25 octobre 2008
Info
Salut à tous j'ai enfin publier mon premier livre THE KEY OF THE WORLDS, vous pouvez dors et déjà vous le procurer sur Lulu.com ou sur The Book Edition, pour y accéder vous avez les lien sur la colonne de gauche de mon blog. Bonne journée.
17 mars 2008
THE LEGEND OF CAMARAAGAN
THE LEGEND OF CAMARAAGAN
LEXIQUES DES DIVINITÉES DE TÉRAMA
LES BHENRIDS ou LES QUATRES CRÉATEURS
-Galwroak : dieu de l’eau, des krakens, des léviathans, des élémentaux d’eau, des nymphes des eaux, des animaux marins, des crustacés, des sirènes. Il a une tête de poisson et porte un trident.
-Némestis : dieu du feu, des salamandres, des dragons, des nymphes du feu, des diables, des élémentaux de feu et des phœnix. Il a une tête de salamandre.
-Amésta : déesse de la terre, des nains, des gnomes, des trolls, des orcs, des guivres, des hydres, des géants, des ogres, des chimères, des licornes, des minotaures, des centaures, des satyres, des golems, des insectes marchants, des animaux terrestres, des élémentaux de terre, des nymphes de la terre. Elle a une tête de vache.
-Sterphax : dieu de l’air, des nymphes de l’aire, des élémentaux d’air, des insectes volants, des griffons, des pégases, des animaux aériens, des anges, des archanges. Il a une tête d’aigle.
LES DARBOCKS ou DIEUX SUPÉRIEURS
-Kardan : Rois des dieux, dieux des hommes, de la masculinité, de la virilité, de la beauté masculine.
-Neumee : Reine des dieux, déesse des femmes, de la féminité, de la beauté féminine, de la fécondité, de l’amour, de la maternité.
-Scrackoturx : dieu du mal, des ténèbres, des mauvais esprits, des gorgones, des banshees, des vampires, des loups garous, des goules, des morts vivants, des squelettes, des démons, des liches et des harpies,
-Celui qui n’a pas de nom ou le dieu sans nom : dieu du bien, de la lumière, des bons esprits.
LES DERS ou DIEUX INFÉRIEURS
-Armanias : déesse de la justice.
-Jukstar : dieu de la guerre, des guerriers.
-Anrom : dieu du savoir de la connaissance, de l’écriture, du calcul, des chiffres, des lettres.
-Mercrédios : dieu du temps, de la mort, de la vie, de la renaissance, de l’immortalité. Serpent ailé.
-Nétia : déesse de la moisson, des cultures, de l’élevage.
-Tanrock : dieu des forgerons.
-Mistorus : dieu de la magie, des druides, des mages, des sorcières, des shamans, des sorciers, des magiciennes, des kobolds, des korrigans,
-Galbox : dieu de la glace, de la neige, du froid.
-So : dieu du sable, de la chaleur.
1 THE BEGINING OF TÉRAMA
Térama a été créé, il y a bien longtemps par quatre dieux Galwroak, Némestis, Amésta et Sterphax. Chacun représente un des quatre éléments. Ils se sont unis pour bâtir cette planète. Chacun eut droit à son royaume personnel sur Térama. Il eut quatre îles en tout et elles avaient la forme de triangles équilatéraux.
Galwroak, Némestis et Sterphax se battaient pour savoir qui s’unirait avec Amésta. Il fut conclu que chacun y passerait et quatre jours seraient utilisés.
Le premier jour Galwroak eut un fils, il ne lui donna pas de nom.
Le deuxième jour Némestis eut un fils : Scrackoturx.
Le troisième jour Sterphax eut un fils : Kardan et le quatrième et dernier jour Amésta eut le droit de choisir son préféré entre Galwroak, Némestis et Sterphax pour faire un dernier enfant. Elle choisi Sterphax et eut une fille Neumee.
Les quatre enfants se disputaient le pouvoir de Térama et Neumee eut une idée, elle décida de se proclamer reine et de choisir un de ses frères pour époux, elle prit Kardan celui-ci devint roi, une île en forme de losange fut créée au milieu des quatre îles déjà existantes. Chacun des quatre enfants eut son bout de terrain Neumee eut le sud, Kardan le nord, Scrackoturx l’ouest et le dieu sans nom eut l’est. La encore il eut un problème car les deux frères : le dieu sans nom et Scrackoturx n’avaient pas de compagne et ne pouvaient faire d’enfants Neumee compatie à leur douleur et décida de leur faire plaisir, elle donna son corps à ses deux derniers frères pour leur faire des progénitures. Ainsi le dieu sans nom eut avec elle deux enfants : Mistorus, Anrom et Armanias.
Scracktorux eut avec elle : Juckstar, Mercrédios et So. Enfin son époux eut avec elle Tanrock, et Galbox.
2 THE BIRTH OF A LEGEND.
Dans les plaines de Gérida vivaient les Scalls un peuple paisible qui ne cherchait querelle à personne. Le chef de cette tribu allait avoir un enfant dans peu de temps et il espérait que Galbox * ne rafraîchirait pas trop le temps, il ne voulait pas que sa descendance meure de froid juste après l’accouchement.
Hanrom attendait devant sa maison de bois, il avait un collier de barbe, les cheveux blond, longs et natté, une cicatrise barrait son oeil droit recouvert par un cache oeil en cuir. Quelques cheveux argentés parsemaient sa tignasse blonde.
Soudains des cris étouffés parvinrent à ses oreilles. La porte de sa demeure s’ouvrit en grand et la doyenne du village sortit avec un petit paquet de langes dans ses bras.
-C’est un garçon. Dit elle en attendant la réaction du père.
-Un garçon.
Il se retourna et sourit. Il s’approcha de la vieille femme et saisi son fils. Une petite tête joufflue sortit du paquet.
-Bienvenu mon fils. Bienvenu Camaraagan.
Ses yeux scintillèrent. La guérisseuse n’osait pas déranger le nouveau père et gâché son bonheur, mais elle devait lui dire. Malgré sa bonne volonté, elle ne parvint pas à sortir un mot.
Hanrom sentit que la vieille femme avait quelque chose à lui dire et se tourna vers elle.
En voyant son air contrit il comprit. Il lui remit l’enfant et se précipita dans sa maison. Il vit sa femme étendue sur son lit et les larmes lui vinrent. Elle était tellement belle et tellement jeune. Elle fixait le plafond. Le temps s’emblait s’être figeait autour d’elle. Hanrom s’approcha d’elle, mais la guérisseuse lui retint le bras.
-Laisse Mercrédios* finir son travail.
Un énorme serpent ailé apparut au-dessus du lit, il vola en cercle fermé et l’âme de la femme de Hanrom s’extirpa du corps.
-Laisse la !
Le dieu avala l’âme puis saisit le bout de sa queue et s’avala jusqu’à disparaître complètement.
Il tomba sur ses genoux se tint la tête entre les mains et gémit.
3 THE DARK WOMAN
Vingt ans avant
Le volcan de Tanrock* était situé à l’ouest de l’île en forme de losange. Le dieu des forgerons aimait la tranquillité c’est pour ça qu’il vivait loin de tous. Les Bhenrids* lui avait un jour donné l’ordre de forger une épée capable de détruire Scrackoturx*, car il était devenu une vraie menace et projetait de contrôlait tous Térama. Mais malheureusement celui-ci eu vent du projet et c’est sous les traits d’une femme qu’il aborda aujourd’hui le volcan de Tanrock*. L’embarcation accosta au pied du volcan et la passagère descendit du navire. Elle avait les cheveux brun et une robe noir. Elle monta les marches qui menaient aux appartements du dieu forgeron. Celui-ci était entrain de façonner un bouclier. Il était trapu, avait une barbe noire et frisée et des cheveux couleurs gaie. Il transpirait à grosse goutte car la chaleur de sa forge était insoutenable. Il sortit le métal brûlant avec une tenaille et le plaça sur son enclume. Il saisit le marteau accroché à son coup par une lanière de cuir et tapa. La femme sombre apparut et le dieu s’arrêta.
-Que me voulez-vous ?
-Je suis venu chercher l’épée que les Bhenrids vous ont commandé.
-Vous devez vous tromper, car l’épée en question doit être envoyé au mortel que les Bhenrids ont choisi pour la porter.
-J’ai pour ordre de donné l’arme à l’élu. Répondit elle.
-C’est moi qui doit l’envoyer.
Elle lui saisit le cou et le leva au-dessus du sol.
-Tu vas me la donnée maintenant sinon je vais te briser le cou.
Et là il comprit la supercherie.
-Scrackoturx!
-Tu as entendu ?
-Je l’ai déjà envoyé pas de chance.
Elle le lâcha, il tomba lourdement sur le sol.
Elle inspecta la pièce et vit une épée suspendue, la lame était recouverte de runes, elle alla tendre le bras, mais le dieu forgeron l’en empêcha et lui donna un coup de marteau dans les jambes.
Elle tomba, le dieu se leva saisi l’arme et menace Scrackoturx avec, celui-ci voyant que son plan avait échoué, quitta les lieux. Tanrock pu souffler un bon coup. Il se dirigea vers la fenêtre de la pièce et envoya l’arme dehors en espérant que l’épée se fera trouver par la bonne personne.
4 THE SWORD IN THE PLAINS
Hanrom avait toujours était un garçon turbulent. Le jour de ses vingt ans alors qu’il marchait dans les plaines de Gérida il était à une centaine de mètres de chez lui et regardait le ciel bleu azur.
Il s’allongea dans l’herbe et se perdit dans ses pensées. Quand une lumière traversa le ciel. Il courut vers l’emplacement où il avait vu se diriger la lumière et s’arrêta stupéfait devant une épée à la lame étincelante.
Il se demandait d’où pouvait provenir cette arme, ne trouvant pas de réponse, il décida de se saisir de l’épée. Il posa ses mains sur la garde et la déterra. Il la trouva bien belle et décida qu’elle lui appartiendrait désormais. Il posa la lame sur son épaule et se dirigea vers son village. Il marcha dans les près, puis dans les champs entourant son chez lui en sifflant. Les paysans qui étaient entrains de couper les blés blonds le regardèrent étonnés et se demandaient ce que le fils de leur chef avait bien pu faire pour être aussi guilleret.
Il traversa la porte du village et vit Élasha avec son corps fin et sa belle poitrine, ses cheveux étaient détachés et le vent les faisait volés.
Elle était dans sa robe jaune et le regardait les bras croisés, elle avait sans doute fini son travail dans la boulangerie de ses parents. Il s’approcha d’elle planta l’épée dans la terre et la serra dans ses bras.
-Je ne t’aie pas trop manqué ?
-Si tu veux le savoir, je n’ai pas arrêté de penser à toi pendant tous mon travail.
Elle regarda l’arme et demanda.
-Et ça ?
-Ho je l’ai trouvé quand je me suis promené. Ça doit être Tanrock* qui l’a envoyé depuis sa forge jusqu’ici. Dit-il en souriant.
-Oui sans doute. Dit elle l’air soucieux.
-Tu as un problème ?
-Tu sais tu vas bientôt prouver ta valeur pendant le rituel de passage.
-C’est de ça que tu as peur.
-Oui.
-Je vais m’en sortir ne t’en fait pas, je n’ai peur de rien tu le sais bien.
-Je ne demande qu’à te croire.
-Ne pense plus à ça tous se passera bien tu verras. Allons flâner un peu tu veux bien.
Elle acquiesça. Il lui saisit la main et l’entraîna avec lui.
5 RITE OF PASSAGE.
“Kardan* donne-moi la force de continuer” C’était les paroles de Hanrom.
Il marchait péniblement dans les neiges éternelles des montagnes : le royaume de Galbox*. Elles étaient dressées autour des peuples mixtes (au centre de l’île principale). Les Scalls attachés beaucoup d’importance au rite de passage qui faisait la jonction entre la vie d’enfant du jeune mâle et sa vie d’adulte. Hanrom avait beau être le fils du chef : Arckon, cela ne l’empêcha pas de devoir faire ce rituel. Du givre recouvrait son visage et l’intégralité de son corps.
Il était emmitouflé dans son manteau de fourrure et tenait fermement la garde de son épée avec sa main droite. Une tempête de neige s’abattit sur lui, il imaginait Élasha entrain de pleurer dans son lit, en pensant qu’elle ne le reverrait plus jamais. Ceci lui donna la force de continuer, de se dépasser, de survivre pour revoir sa bien aimée.
Il avait déjà passé une semaine dans les montagnes, il avait essayé de chasser plusieurs fois, mais cela était vain. La faim le tiraillait. Soudain il s’arrêta, il avait distingué une forme dans la tempête, une énorme forme, qui semblait l’avoir aperçut.
Elle disparut de sa vue. Un ours surgit derrière lui, ses babines étaient retroussées, ses deux pattes avant étaient dressées au-dessus de sa tête. Hanrom se retourna et se fit étalé par l’animal. La forme qu’il avait aperçue et qui avait subitement disparut, se dressa de toute sa hauteur : c’était un deuxième ours, un ours blanc. Le nouvel arrivant décocha un coup de patte à son adversaire, celui-ci se rua et prit en étau le coup du sauveur de Hanrom. Le jeune homme dégaina son épée et transperça le poitrail du premier ours, il rugit de douleur. L’ours blanc en profita et décolla une rouste à l’ennemi. Celui-ci affaiblit et blessé tomba sur la neige et l’imprégna de son sang qui suintait de sa blessure. Hanrom le finit avec son arme. La neige le recouvrit ensuite.
Hanrom souffla un peu, puis il se décida après avoir entendu son estomac criait famine de découvrir l’animal et de le dépiauter pour le manger ensuite. Le plantigrade blanc eut le droit à sa part. Hanrom regarda son nouvel allié et se demandait pourquoi celui-ci l’avait aidé. Voyant qu’il ne trouverait pas de réponses, il réfléchit à l’endroit ou il pourrait dormir. La fatigue le gagna et il tomba dans la neige. L’ours blanc le mit sur son dos et marcha de son pas pesant dans l’épaisse couche de poudreuse.
6 THE RETURN
-Hanrom est revenu, il est là. Criait un jeune enfant.
Tout le village se rassembla sur la place centrale. Les villageois découvrir avec stupeur un ours blanc portant sur son dos un corps. Arckon et sa femme coururent vers la boule blanche et saisirent leur fils.
Ils l’emmenèrent chez eux et le mirent dans des couvertures bien chaudes. Sa mère lui fit un bon potage, son père alluma le feu dans l’âtre. Elasha se présenta à leur porte et demanda si elle pouvait aider. Arckon la regarda, il était assez massif, avait des cheveux roux et une barbe tressées. Il lui dit :
-Va à son chevet nous nous occupons du reste.
-Bien.
Elle monta à l’étage et vit Hanrom sous une pile de couvertures, le feu crépitait près de son lit. Elle s’assit à côté du lit et le regardait.
-Ne meurt pas, reste avec moi.
Le corps de Hanrom se mit à bouger et son bras droit saisi l’une des mains d’Élasha.
Elle pouvait entendre ses mots. “ Pourquoi je mourrai? “
Il la regardait de ses yeux fatigués.
-Tu croyais sincèrement que je ne reviendrai pas vivant. Je ne suis pas fait dans le même bois que les autres.
-Tu es surtout persévérant et fort de caractère. Excuse-moi j’ai douté de ta parole.
- Je vais même faire plus que te pardonner.
Il la regarda droit dans les yeux et dit :
-Elasha veux-tu être ma femme ?
Elle soutient son regard et répondit sans hésiter :
-Oui.
Le lendemain sur la place du village, ils scellèrent leur union devant le druide. Hanrom était dans un complet de cuir noir et Élasha dans une belle robe blanche elle avait une couronne de fleur sur la tête. Ils dirent tous les deux un grand oui et s’embrassèrent sous une pluie de pétales.
Ils allèrent folâtrer dans le lac et se parlèrent tous les deux sur l’herbe verte de la prairie pendant toute la journée.
7 THE WAR IS DECLARED
Le navire de Scrackoturx mouilla sur l’île du roi Xanobe. Le château de ce roi faisait toutes l’île. Scrackoturx descendit de son bateau et se déplaça sur le ponton. Des soldats s’approchèrent de la femme. Ils avaient chacun un plastron, un glaive, une lance, un casque grecque, des cnémides, un bouclier en bronze et une cape rouge. Le capitaine de la garde approcha et fixa la visiteuse :
-Que faites-vous ici ?
-Je viens voir votre seigneur.
-Notre roi n’a que faire des femmes.
-C’est pour faire un accord avec lui.
-Désolé, mais je me vois dans l’obligation de vous reconduire à votre embarcation.
Les yeux de Scrackoturx devinrent rouge sang et d’un coup de bras, les soldats furent étalés.
-On ne me dit pas ce que je dois faire.
Elle marcha entre les corps brisés et sans vie. Une fois devant la porte de l’édifice, elle ouvrit les lourdes portes toutes seul. La salle du trône était immense, le plafond était vitré et les rayons du soleil éclairé les lieux. Des tentures recouvraient les murs en marbre blanc et des statues colossales érigées en ligne pointaient leur tête bronze vers le plafond et tendaient leurs bras nus.
Elle se dirigea vers le trône du roi Xanobe. Il était vieux et approché de la soixantaine, il était revêtus d’une tunique grecque et portait une couronne.
-Que me voulez-vous femme ?
Des soldats étaient postés derrière la femme sombre.
-Je viens vous proposer un accord.
-Je vous écoute.
-Je recherche un jeune homme Scall qui possède une épée runique qu’il m’a dérobée. Si vous le retrouvez et que vous me rendiez mon bien, je vous ferai le maître de l’île Principale.
-Comment être sûr que tu ne me mènes pas en bateau.
Les yeux de Scrackoturx devinrent rouge sang et quitta son apparence de femme. Il toucha le plafond tellement il était grand, sa peau était velue et noire deux cornes saillaient sur son front et sur ses joues, il avait cinq yeux qui formaient une croix et deux grandes ailes sombres.
-Car je suis Scrackoturx.
Les gardes qui l’encerclèrent se prosternèrent.
Xanobe se figea, il suait à grosse goutte et ses mains étaient crispées sur les accoudoirs de son trône.
-Vous me croyez maintenant.
Il se leva et s’agenouilla :
-Je vous suivrais jusqu’à la mort.
Il se releva et appela le général de ses armées.
-Altrax.
Un grand homme de deux mètres arriva par une porte dérobée. Il avait les cheveux noirs, de la barbe et il était musclé. Il portait un plastron de couleur noir, sa cape était en lambeaux son heaume avait subi beaucoup de dégâts, il avait deux glaives, des cnémides.
-Rassemble tous mes hommes nous partons en guerre.
-Très bien mon seigneur.
Scrackoturx avait repris son apparence d’emprunt et avait rejoint Altrax dans ses appartements. Celui-ci consultait une carte de l’île Principale.
Scrackoturx s’approcha de lui et déposa ses mains sur les épaules du général.
-Vous réfléchissez trop.
-J’ai reçu sur parchemin ma mission et je ne sais pas comment prendre l’île sans problème.
-Facile il vous suffit de prendre l’île en étau. Une flotte à l’ouest et une autre à l’est, les petits peuples qui si trouvent sont peu nombreux et leur expérience du combat et quasiment nulle. Puis une fois le nettoyage fini vous progresserez jusqu’au centre de l’île et vous trouverez les Scalls ainsi que d’autres peuplades. Ils s’uniront sans doute, mais s’ils sont encerclés convenablement, ils ne pourront se défendre sur tous les fronts. Vous les affamerez et les épuiserez au combat et puis je vous laisse deviner le reste.
-Ils seront à ma merci.
-Oui.
Elle lui souffla dans le creux de l’oreille.
-Je vous ferai roi. Vous serez mon champion, vous aurez la vie éternelle.
Il se retourna vers elle.
-Pourquoi ça ?
-Parce que j’en ai le pouvoir.
Elle posa sa main gauche sur son torse découvert, au niveau du cœur. Puis elle enfonça ses ongles dans la peau. Le général se sentit vidé tous d’un coup comme déposséder de son âme, puis une grande force s’insinua en lui et il devint le pantin de Scrackoturx.
-Tu m’appartiens.
8 THE TERRIBLE WAR
Vingt ans, c’est le nombre d’années que dura la guerre et la dernière année fut l’une des plus sanglante. Hanrom avait perdu sa femme, mais en échange il gagna un fils, Camaraagan fut confié à la doyenne et Hanrom aidé du peuple Crall et du peuple Shrall. Partit contre les envahisseurs, envahisseurs qui avaient assiégés les peuples mixtes.
La bataille eut lieu dans les plaines de Gérida. L’armée Blackwaves étaient composés d’une trentaine de phalanges, lances en avant et bouclier contre le corps.
Les Scalls et leurs alliés s’étaient dispatchés. Le général Altrax était devant son armée. Il avait dégainé ses deux glaives. Il hurla.
-Première phalange en avant marche.
Les défenses ennemies volèrent en éclats les archers firent volés des flèches, elles obscurcirent le ciel et s’abattirent comme de la grêle sur les boucliers levés des Blackwaves. Mais malgré ça ils continuèrent à avancer. Hanrom était assis sur son ours blanc qu’il avait appelé Whitefury. Il était caparaçonné de la tête au patte. Son cavalier lui ordonna de courir sur la phalange qui avançait dangereusement, l’animale chargea et percuta les Blackwaves la phalange se brisa, le plantigrade se dressa sur ses pattes arrière et fit volé les soldats en l’aire. Altrax pesta contre l’animale et se laissant gagné par la haine qui coulait dans ses veines. D’un mouvement du bras, il ordonna à ses hommes de chargés. Les phalanges furent détruites et les soldats se ruèrent sur l’ennemi la bataille fut sanglante les corps volaient et le sang coulait en abondance, Hanrom fit battre la retraite. Alors que ses hommes quittaient le champ de bataille lui, protégeait les arrières. Il se fit encerclé. Altrax approcha et ses hommes le laissèrent passer.
En voyant l’épée runique entre les mains de Hanrom il sourit.
-Vingt ans, je me suis battu, j’ai fait verser du sang sur cette île, j’ai perdu beaucoup de mes hommes tous ça pour une vieille épée. Tu vas mourir et je vais enfin pouvoir rentrer chez moi.
-Désolé de te le dire mais tu ne partiras pas avec cette épée.
-Ton père et mort tu as perdu une bonne partit de ta vie pour un bout de métal, donne-la-moi et je quitterai l’île sans rien emporté.
-Tu devras l’arraché à mon cadavre.
-Bien, descends donc de ta bestiole et viens te battre.
Hanrom descendit et dégaina son arme. Whitefury s’occupa des hommes d’Altrax à grands coup de pattes.
Altrax tourna sur lui-même telle une toupie en furie et tailla le plastron de Hanrom celui-ci tomba sous l’impacte. Il se redressa et voulu lui faire un estoc, mais le Blackwaves para l’attaque avec ses deux glaives, il se battit comme un possédé Hanrom évitait les coups et paraît comme il pouvait. Altrax le plaqua contre un arbre avec sa jambe gauche et positionna un glaive de chaque côté du cou de Hanrom. Au moment où il voulu lu faire sauter la tête le chef Scalls lui planta son épée dans le poitrail Altrax partit en arrière et Hanrom le poussa vers l’arbre d’en face et planta le bout de l’épée qui sortait du corps d’Altrax dans l’écorce. Le chef ennemi fit tomber ses deux glaives et essaya de repousser Hanrom qui tenait encore son épée. Altrax réussit à repousser Hanrom qui tomba sur le sol. Le Blackwaves s’extirpa de l’épée, on ne sait comment, mais celle-ci resta planter dans l’arbre, il voulut l’enlever mais c’était peine perdu. Whitefury lacéra le dos de Altrax celui ci ayant marre de ce faire déchiqueter fit le mort, l’ours se désintéressa de lui, il marcha vers Hanrom et le mit sur son dos.
Il fit un long parcours jusqu’au village Scalls là-bas Hanrom fut accueillit en héros et l’on fit la fête jusqu’au lendemain matin, malheureusement Scrackoturx prit l’apparence d’une Scalls et lui planta une dague. Le lendemain ont l’enterra à côté de sa bien aimé, Camaraagan pleurait dans ses langes la vieille doyenne le calma comme elle pouvait. Les funérailles durèrent une semaine et on le pleura longtemps. Whitefury repartit chez lui.
9 THE TREE AT THE SWORD AND THE BLIND OLD MAN
Les années passèrent et Camaraagan grandit, il avait atteint vingt ans et se battait farouchement contre des brigands. Armé d’un simple bâton, il leur fit mordre la poussière. Le vieil homme aveugle qui avait été la proie de ces hommes le remercia et le conduisit vers l’arbre à l’épée, arbre dont avait parlé le jeune homme juste avant l’attaque. Le vieillard avait les cheveux longs et grisonnant, un bandeau pour cacher ses yeux aveugles et une longue toge blanche et déchirée. Camaraagan avait des galoches marron, un sayon bleu et jaune, des braies bleues et une saie noire.
-Une question me turlupine, mon jeune ami.
-Qu’est ce vieil homme ?
-Pourquoi recherches-tu cet arbre ?
-Tous simplement pour reprendre l’épée que les dieux ont donnés à mon père.
-Te nommes-tu Camaraagan ?
-Oui pourquoi ?
-Parce que je voulais être sur de ne pas conduire un autre de ces traînes savates qui ne mérite pas de la portés.
-Je vois.
Une fois à l’arbre Camaraagan se pencha respectueusement devant le végétale. Il déposa ses mains sur la garde de l’épée et arracha l’arme au tronc. La lame brillait de mille éclats, il la tint un moment avant de la passer à sa ceinture. Le vieil homme le considéra un moment puis il partit. Camaraagan se retrouva seul. Il se mit à genoux et attendit la tombée de la nuit. Il se releva puis il rentra au village. Il alla chez la doyenne mangea un bous et s’endormit sur son lit. La vielle femme ne rentra que le lendemain.
En voyant les restes de la collation du jeune homme elle su qu’il était rentré.
Quand le soleil apparut à la fenêtre de sa chambre Camaraagan se leva en baillant. Il s’habilla et prit son épée.
Il descendit l’étage et salua la vielle femme qui lui rendit son salut.
-Tu as bien dormit.
-Oui merci.
Elle fit des grands yeux étonnés en voyant l’épée que Camaraagan portait.
-Ou as-tu trouvé ça ?
Il suivit le regard de l’ancienne et vit qu’elle regardait l’arme qu’il avait.
-Ha ça ! Je l’ai trouvé dans un arbre, c’était celle de mon père.
-Tu es notre nouvel espoir, si tu as réussi à la retiré c’est que tu ais prêt à continuer la quête que ton père n’as malheureusement pas pus mener à bien.
-Mais en quoi consiste cette quête ? Demanda-t’il interloqué.
-Tu connais, bien sûre les Bhenrids ?
-Oui, ceux qui ont créé notre monde.
-C’est ça.
-Hé bien qu’ont-ils à voir avec moi ?
-Tu dois les aider à vaincre Scrackoturx, le dieu du mal. Qui est assoiffé de pouvoir. Il tente de s’emparer des quatre pierres. Ces pierres représentent les quatre éléments. Chaque Bhenrids a sa propre pierre, qui renferme le pouvoir élémentaire qui leur est dû. Si Scrackourx s’en empare-il va s’en servir pour détruire toutes vies. Il faut que tu l’en empêche.
-Mais comment ?
-Sers toi de l’épée. Pars le plus vite possible, il ne faut pas perdre de temps.
-Très bien.
-Camaraagan, je te souhaite bonne chance.
Elle le prit dans ses bras.
-Je t’ai connue tout petit, je t’ai élevée seule jusqu’à maintenant et je suis fière de ce que tu es devenu. Prends bien soin de toi mon enfant et ne te détourne pas du droit chemin.
Maintenant va nous contons tous sur toi.
Il quitta son étreinte et sortit de la maison.
En sortant du village, il eût un pincement au cœur.
10 BEGIN OF THE QUEST AND REVELATIONS
Il était désemparé et ne savait ou aller, quand soudain sortit de nulle part Whitefury. Il se leva de toute sa hauteur et regarda Camaraagan.
-C’est toi Camaraagan ?
-Oui, pourquoi ?
-Tu es le fils de Hanrom, n’est-ce pas ?
-C’est ça.
-Je vais t’aider, jadis j’ai servi ton père contre les Blackwaves.
-Je veux bien de votre aide.
-J’ai une chose à te dire. Je sais que tu n’as pas grandi avec tes parents car ils sont mort. Ta mère était ma fille, elle s’appelait Armanias.
-Ma mère était une déesse ?
-Oui.
-Donc elle n’est pas morte, elle vit avec vous, dans votre royaume n’est-ce pas dieu sans nom ?
-Oui je suis bien le dieu sans nom, je me suis donné pour mission de protéger le porteur de l’épée créée pour tué mon demi-frère Scrackoturx. Ta mère siégeait au tribunal des dieux, présidé par mon demi-frère Kardan, ma demi-sœur Neumee, mon demi-frère Scrackoturx et moi. Chaques morts étaient jugés par ta mère et l’âme du défunt rejoignait l’Enfer : le royaume de Scrackoturx ou mon royaume : le Paradis, Kardan et Neumiee approuvés ou refusés, ce qui était très rare. Le dieu de la mort n’a pas amené l’esprit de ta mère au tribunal des dieux, mais il l’a amené chez son père Scrackoturx. Pas pour que celui-ci est une compagne. Non, car il peut changer d’apparence et donc il peut se passer d’une épouse. Il faudra te méfier de Scrackoturx, il pourrait prendre l’apparence de ta mère et te tuait.
-Pourquoi ma mère n’est pas revenu chez vous ?
-Mercrédios sous prétexte qu’il est le dieu de la mort, et que son père prendra le pouvoir bientôt, si tu meurs et que l’épée soit brisée. Elle est bel et bien morte car quand un dieu veut vivre pour toujours sur la terre ferme, il devient mortel, ta mère est morte en te donnant la vie. Le seul qui peut la ressusciter c’est Mercrédios, mais il ne voudra jamais et en temps normal il n’a pas le droit car c’est Kardan et Neumee qui gouvernent les humains et c’est eux qui décident si un être humain doit revivre.
-Je vais aller chez Scrackoturx et le tué, puis je demanderai à son fils de rendre son immortalité à ma mère et mon père reviendra d’entre les morts, car si je tue le dieu du mal, ils me devront bien ça Kardan et Neumee.
-Il faut déjà que tu le fasses.
Camaraagan regarda ses mains et trembla de rage.
-Je dois y arriver sinon qui le fera. Je dois faire ce que mon père n’a pas eu le temps de faire, la guerre lui a pris toute sa jeunesse et même une fois fini il a trouvé mort.
-Même si les Blackwaves ont perdu contre ton père, ils ont réussi à annexer beaucoup de régions. La guerre ne sera finie que quand Scrackoturx sera mort, car c’est lui qui tire les ficelles.
-Par qu’elle bout, je dois commencer ?
-Il te faudra déjà quitter les plaines de Gérida. Monte sur mon dos nous irons plus vite s’il n’a que moi qui marche. Nous allons déjà commencer par le continent de mon père Galwroak.
11 THE DIE OF NÉMESTIS THE GOD OF THE FIRE
Les flammes qui happaient le temple du dieu feu étaient plus rougeoyantes que d’habitude, car Némestis était en colère. Son lieu de villégiature était occupé par son fils et par un mortel : Altrax n’était pas mort, de générale, il était passé à roi, Xanobe avait été tué par Scrackoturx. Le temple était de couleur rouge, des colonnes soutenaient le plafond. Les murs étaient gravés de fresques.
-Pourquoi es-tu venu mon fils et qu’elle cette apparence ? Tu n’est pas satisfait de ce que tu es ?
-Mon père tu sais très bien pourquoi je suis ici et ce que je suis devenu n’a plus d’importance maintenant car tu vas mourir.
-Tu vas me tuer ?
-Ne fait pas celui qui est au courant de rien, je suis venu pour ta pierre.
-Tu ne l’auras pas.
-C’est pour ça que je vais te tuer. Altrax tue le.
Le Blackwaves dégaina ses armes.
-Tu crois que le misérable humain qui te sert d’homme de main va attenter à ma vie et bien tu te trompe.
Soudain sortit des murs, des diables en armes, certains tenaient en laisse des salamandres à l’aire agressive.
-À moi mes fidèles, tué moi ça.
Altrax chargea les nouveaux venus et les terrassa un à un. Les diables disparurent en fumer. Il poussa un cri de victoire qui résonna dans tout le temple et fit s’envoler une nuée de phoenix qui s’étaient perché sur la toiture.
-Pauvre fou tu n’auras pas ma pierre.
Altrax saisit ses glaives du bout des doigts et les envoya sur le dieu, celui-ci se les prit en plein cœur. Le Blackwaves s’approcha et extirpa la pierre de feu du corps du dieu qui se transforma en flammèche. Altrax la rapporta à son maître. Scrackoturx la prit et l’enfonça dans son corps. Le pouvoir du feu coula dans ses veines. Personne ne pourra le brûler. Puis il eut une étrange sensation et tomba sur les genoux.
-Maître est ce que ça va ?
-Prends la nef et va tous de suite sur l’île de Galwroak, le fils de Hanrom compte si rendre, prend la pierre d’eau, mais ne le tue pas.
-Très bien.
Il partit sur le champ.
12 CAMARAAGAN VERSUS JUCKSTAR
Camaraagan chevauchait Whitefury, celui-ci courait plus vite qu’un guépard et ne semblait même pas fatigué. Comment faisait-il pour faire mouvoir son corps énorme et imposant aussi facilement ?
-Nous allons nous arrêter ici.
-Mais pourquoi ?
-Parce que tu es un humain et tu as besoin de manger et de dormir. Moi je n’ai pas besoin.
-J’aimerais tant être immortel.
-Un jour peut être.
-Au faite où sommes nous ?
dans le territoire de Kardan, là où vivent des hommes sans femmes.
-Mais comment font-ils ?
-Ils ne savent pas que les femmes existent, ils savent seulement qu’ils ont été conçus par Kardan. Pareil pour les femmes vivants dans le territoire de Neumee.
-Mais alors les peuples mixtes ?
-Kardan et Neumee voulaient voir si des hommes et des femmes pouvaient vivre ensemble, donc ils ont choisi un homme et une femme et voilà comment sont né les cinq peuples mixtes. Tu as faim ?
-Oui, mais il n’y a rien ici à part du sable.
Soudain le vent se mit à se lever et une tempête de sable se déclencha.
-Horreur So est contre nous, son père à du lui donnait l’ordre de te tuer.
Un bateau surgit de la tempête et s’approcha de nos deux amis. Un filet les attrapa et ils furent hissés jusqu’au pont du navire. Des hommes saisirent le filet et le déposèrent, puis ils le défirent. Camaraagan et Whitefury furent enchaînés. Les hommes d’équipage les encerclèrent et leur chef descendit à leur rencontre.
-Tiens, tiens, qui voilà.
-Jukstar.
-Que fais-tu si loin de chez toi ?
-Ça ne te regarde pas.
Il s’approcha, c’était un squelette entourait d’un aura rouge sang. Il avait une armure et portait deux épées.
-Tu préfères que je te laisse au bon soin de mon frère So ? Whitefury.
L’ours brisa ses chaînes, sous les yeux de ses ennemis.
-Non. Car Camaraagan t’en empêchera.
Celui-ci fixait Jukstar. Le dieu de la guerre se sentit soudain mal à l’aise.
-Pourquoi tu me fixes comme ça ?
-Ton frère Mercrédios m’a pris ma mère.
-Rien que ça, c’est donc pour ça que tu me regardes avec autant de haine.
-Oui…
Whitefury d’un coup de patte défit les liens de Camaraagan, celui-ci récupéra son arme. Il sauta vers Jukstar son arme brandit à deux mains.
-Tu vas payer.
-So.
Un vent de sable s’abattit sur Camaraagan et le fit mordre la poussière. Le sable répandu sur le plancher se rassembla et forma un corps, c’était So le dieu du sable et de la chaleur.
-Tu es impulsif jeune homme, crois-tu pouvoir battre un dieu même avec cette arme, qui aurait dû être plutôt donnait à un immortel qu’à un humain maigrichon. So sourit. Pitoyable chose, je vais t’écraser.
-Au lieu de parler tu ferais mieux d’agir. Lui lança Camaraagan.
-Un seul coup suffit.
Camaraagan se releva et reprit son arme qui lui avait échappé des mains.
-Bien tu es donc décidé à en découdre, tu es pressé de mourir ?
-Non je veux seulement en découdre, mourir… C’est vous qui allez mourir.
-Bien. Il me reste donc qu’une seule chose à faire.
Il donna un coup de poing dans le vide et son bras grandit et atteignit le jeune homme.
-Regarde rejeton de Galwroak, voilà votre héros. Il est faible et ne sait pas tenir une arme. Cela ne peut être le fils de Hanrom.
-Si c’est bien lui, je n’ai pas eu le temps de lui apprendre, quoi que se sois.
-Tu attendais d’être chez ton géniteur à tête de poisson pour lui apprendre comment se battre.
-L’épée le guidera.
-Pff c’est qu’un bout de métal.
-Taisez-vous !
Ils se tournèrent vers Camaraagan.
-Toi tu ne tiendras bientôt plus sur tes jambes.
-Que de sarcasme, et bien agit.
Il tendit les bras et lui présenta son poitrail.
-Vas-y si tu l’ose.
-Je vais me gêner.
Il se releva de nouveau, brandit son arme devant lui et couru.
-Tu me fais vraiment pitié.
Il lança des jets de sable que Camaraagan évita aisément.
-C’est impossible.
Il sauta et atterrit derrière le dieu, il se retourna et attaqua. Son épée traversa le corps de So.
-Je suis fait de sable quand le comprendras-tu.
-Je suis un peu long à la détente.
Il fit tournait sa lame frénétiquement devant lui. Le corps du dieu se dispersa.
-Retourne à la poussière.
-Il reviendra, il en a pas fini avec toi. Dit Juckastar.
-Je sais, j’ai juste le temps qu’il me faut pour en finir avec toi.
Il envoya son arme, elle transperça le plastron du squelette.
Il la regarda un moment vibrer puis dit.
-Tu es stupide tu as perdu ton arme inutilement.
-Non.
Juckstar le regarda sans comprendre.
-Tu es un plaisantin.
Il dégaina ses armes.
-Je me demande si même après la mort tu garderas ton hum…
Un craquement l’interrompit ainsi qu’un bruit de métal. L’épée avait fendu le plastron et s’était plantée devant Juckstar.
La pièce d’armure tomba en morceau et laissa la cage thoracique du dieu vulnérable.
-Cette armure n’était pas sensé être brisé, même par une arme céleste. Je ne comprends pas.
Camaraagan couru, dérapa et saisi son arme au passage.
Il se redressa et voulu attaquer son ennemi, mais celui-ci para l’attaque en croisant ses deus épées devant lui.
“Qu’elle est cette puissance qui émane de lui. “ Se dit Juckstar.
Camaraagan relança son attaque, Juckstar quitta ses pensées, tailla les côtes de Camaraagan et le repoussa d’un coup de pied. Le jeune homme tomba sur le dos. Le dieu s’avança et lui dit.
-Ici s’arrête ta vie, elle aura été courte, mais bon.
Au moment où il allait abattre ses deux armes, Camaraagaan se mit sur le côté ce qui lui ouvra un peu plus ses blessures, mais lui permit d’éviter les coups. Il taillada avec les forces qui lui restaient, l’une des jambes de son ennemi. Celui-ci vacilla un court moment puis de cette jambe frappa le torse de Camaraagan. Il gémit.
-Tu vas…
-Quoi je n’entends pas ?
-…Mourir.
-Hein ?
Camaraagan avait taillé de part en part le squelette sans qu’il ne s’en aperçoive. Il se démantibula de part en part et c’est un tas d’os qui atterrit sur le sol.
-Mon frère ! Comment est ce possible.
Camaraagan vit sa lame devenir rouge un cour instant, avant de reprendre sa couleur métallique. L’âme de Juckstar avait été aspirée par celle-ci. La tempête de sable s’intensifia les hommes d’équipage volaient de tout part, un flot de sable brisa le navire en deux, tout se déversa sur le sol.
-Il ne peut mourir. Nooooooon.
-Camaraagan monte sur mon dos, hurla Whitefury.
Il s’exécuta difficilement à cause de ses blessures. Derrière eux So devenait de plus en plus grand grâce au sables alentour.
-Vous ne vous enfuirez pas.
Il écrasa à plusieurs reprises ses poings de sable sur le sol Whitefury avec une dextérité étonnante évita les attaques.
Le dieu furieux crachait des jets de sables à n’en plus finir.
-Camaraagan as-tu assé de forces pour lui envoyer ton épée ?
-Je crois.
-Fait le, son âme sera aspirée.
-Mais ou vont les âmes que l’épée absorbe.
-Elles sont directement détruites, seules les âmes d’immortels peuvent se faire aspirer, pas celles des mortels.
-Pourquoi ?
-Nul n’a le droit d’aspirer une âme d’humain, c’est interdit, par contre pour les âmes d’immortels non, mais l’épée ne le fait qu’à ceux qui ont fait du mal.
-Bien compris.
Il se tourna et l’envoya dans le corps sablonneux du dieu So. Il stoppa net.
-Que..Que m’arrive-t’il ?
Son corps explosa en des millions de grain de sables et l’épée retourna dans les mains de Camaraagan.
-Bien joué.
Ils quittèrent la région régit par Kardan et partirent vers la mer.
13 TOWARD THE GALWROAK’S ISLAND.
Ils arrivèrent enfin à la mer. Au loin ils purent apercevoir l’île du dieu poisson. Entre temps Whitefury avait guéri les blessures de Camaraagan.
-Comment allons nous traverser ?
-Je vais te montrer ma vraie apparence.
Camaraagan le regarda un moment avant de dire.
-Vous pouvez voler ?
-Oui.
Il se mit sur ses pattes arrière et écarta les pattes avant et regarda le ciel. Un aura lumineux l’entoura, il se mit à perdre son apparence d’ours et devint un esprit aérien, deux grandes ailes éthérées se trouvaient de chaques côtés de son corps.
-Monte sur mon dos, nous n’avons pas une minute à perdre.
Il s’exécuta tout de suite. Le dieu se mit à faire battre ses quatre ailes de grandes envergures et monta haut dans le ciel.
Il mangea en quelques secondes les nombreux miles et ils arrivèrent sur l’île immergée. Une fois les pieds dans l’eau, ils découvrirent une nef qui avait mouillé l’ancre plus loin.
-Il faudra faire attention, jeune homme. J’ai l’impression qu’il faudra se tenir sur ses gardes.
-Ne vous en faites pas.
Ils marchèrent sur le sable et quelques pas après entrèrent dans les terres. Ils firent enfin halte devant un trou d’eau
-Il faudra passer ce portail, il nous permettra de rentrer dans le sanctuaire de mon père.
Ils entrèrent dans l’eau et se mirent à nager vers le fond. A peine avaient ils fait quelques brasses qu’il se trouvèrent devant une porte gardé par deux krakens portant d’immenses tridents.
-Ce sont les gardiens. Dit Whitefury.
-Que venez vous faire ici ? Dirent-ils.
-Nous sommes venus avertir votre suzerain d’un danger.
-Il n’ait pas ici.
-Je suis son fils. Déclama le dieu, et je vois voir mon père.
-Nous ne devons faire entrer personne, car il y a un intrus derrière cette porte. Et nous avons pour ordre…
-Je suis son fils.
Ils ne dirent rien. Puis les portes explosèrent. Ils purent voire Altrax se battant contre des élémentaux d’eau. Derrière se tenait Galwroak qui regardait le spectacle entourait de sirènes qui lui faisaient du charme, des nymphes dansaient au rythme d’une musique qui venait dont ne sais ou, son temple était vaste, les murs étaient tapissés d’algues et autres coquillages. Le dieu se délectait du combat.
-Tu croyais pouvoir me dérober ma pierre aussi facilement. Lança t’il à Altrax.
Il ne lui répondit pas.
-Camaraagan va les aider.
Il nagea le plus vite possible pour atteindre le temple mais c’était trop tard. Altrax on ne sait comment lança une de ses épées en plein dans le cœur du dieu marin. Il laissa échapper une myriade de bulles d’oxygène avait de s’affalait sur son trône et de se liquéfiait. La pierre d’eau tomba par terre. Le Blackwaves la prit, Camaraagan le transperça quand celui-ci se redressa. Il sortit son arme et ne comprit pas pourquoi l’épée n’était pas imprégnée de sang.
-Alors on m’attaque par le dos, fils de Hanrom. Ce n’est pas correcte d’attaquer son ennemi par derrière. Il se tourna vers lui.Tu n’as pas froid aux yeux ?
Il tint fermement la pierre dans sa main droite et décocha un coup droit au jeune homme des tourbillons d’eau l’envoyèrent percuter une colonne.
-Tu as de la chance que mon maître ne veuille pas que je te tue, si ce n’était pas le cas, tu ne serais déjà plus de se monde.
Whitefury se jeta sur lui et le fit tomber. Il le repoussa, des ondes le frappèrent. Le visage de Whitefury était buriné et du sang m’acculait son pelage blanc.
-Ha au faite cela ne servira à rien d’aller chez Némestis il est mort, je l’ais tué de mes mains…
-Tu as osé tué mon père ordure. Je ne te le pardonnerai jamais.
Il ne répondit pas et continua.
-… C’était plutôt facile. Là je vous avez attendu sinon Galwroak aurait déjà trouvé la mort et vous n’auriez rien vue.
-Enf…
Il reçut un coup dans le thorax, qui lui coupa le souffle.
-Vous me faite pitié à voir, vous attaquez sans réfléchir et vous ne vous défendez même pas. D’un autre côté c’est grâce aux pouvoirs que m’a donné mon maître que je peux battre des immortels.
Les krakens arrivèrent et au moment ou ils allaient abattre leurs armes sur lui qu’il disparut sans laisser de trace.
Whitefury se releva péniblement les blessures qu’il avait reçue ne s’était pas guérit. Il ne comprenait pas. Camaraagan lui était mal-en-point, son dos en avait pris un coup et il n’arrivait plus à se lever.
-Si ce Altrax est si fort, si je n’imagine pas la force qu’aura Scrackoturx quand il aura toutes les pierres, nous courrons à la catastrophe.
Il reprit de nouveau son apparence et mit Camaraagan sur son dos.
-Il nous faut agir vite.
Le halo lumineux qui l’entourait brilla de mille éclat et il se retrouva chez lui.
14 THE WHITEFURY’S KINGDOM
Ils arrivèrent dans un torrent de lumière chez Whitefury. Tout y était blanc, chaque mort avaient sa propre maison. Ils étaient tous habillés de la même façon, avec une toge blanche, leur nom était écrit dessus et comment ils sont mort. Il emmena Camaraagan dans un centre de soin.
-Ou suis-je? Demanda-t’il.
-Dans un endroit où l’on peut remettre d’aplomb n’importe qui, car ici se trouve un mortel ayant reçu le pouvoir de guérir tous les maux.
Il l’allongea sur un lit et le mit à l’aise. Un homme entra, il portait un bandeau sur les yeux et portait une toge blanche.
-Bonjour, mon jeune ami.
Camaraagan tourna la tête vers le nouveau venu et le reconnu.
-Je vous connais…C’est vous l’homme que j’ai protégé des brigands qui vous avez attaqués.
-Oui.
-Elructon était celui que nous avons chargé de protéger l’épée jusqu'à ce que son nouveau propriétaire vienne la retirée. Il s’occupera de toi.
-Vous êtes blessé seigneur puis je vous…
-Non tu sais bien que je peux guérir tous seul, mais par contre une chose que je regrette c’est de ne pas pouvoir le soigné.
-Ne vous tourmentez pas.
-Je vais me reposer.
Il se retira et laissa seul le vieil aveugle et le jeune homme.
-Il ne te l’a pas dit, mais ton père est ici.
Camaraagan le regarda.
-Mon père ?
-Oui il s’est battu vaillamment pour la liberté, il a donc bien évidement une place parmi nous ici.
-Quand pourrais-je le voir ?
-Une fois rétabli. Au fait quand tu iras mieux Whitefury compte te faire passer par le territoire de Neumee pour que vous vous rendiez chez Sterphax. Et donc il faudra que tu renonce pendant plusieurs jours à ta condition d’homme et que tu deviennes une femme c’est le seul moyen pour passer chez Neumee, car comme tu le sais ses filles ne sont pas sensées savoir que les hommes existent et Withefury pour ne pas causé d’ennui a trouvé ce seul moyen. De plus pour pouvoir rentrez dans le sanctuaire d’Amésta. Il faut être femme pure, donc il n’y a pas d’autres solutions. Une fois là-bas il faudra se méfier car Scrackoturx sera obligé d’y aller en personne si il veut pouvoir se saisir de la pierre de terre. Méfit toi donc des prêtresses et des nymphes aussi.
-Je ferai de mon mieux.
Il mit ses mains sur Camaraagan et de la lumière blanche en sortit le jeune homme fut enveloppé par une aura de lumière.
-Je vais maintenant te laisser, cette aura te soignera, je suis obligé d’utiliser ce sortilège de réparation corporel car les blessures que tu as subies sont faites par de la puissante magie. Il m’est donc impossible de te soigner en une fois. Demain tu verras ton père.
Le lendemain venu Camaraagan pu voir son père qui était sur le pas de la porte.
-Tu es réveillé ?
-Oui.
Il rentra et s’avança près du lit.
Camaraagan se mit en position assise. Hanrom serra son fils contre lui et versa une larme.
-Je ne t’ai vu que quand tu es né puis je suis partit me battre, je n’ais pu te donner l’amour paternel dont tu avais besoin, j’en suis navré.
-Ce n’est pas de ta faute. Parle moi de ma mère.
-Elle était la plus belle chose qui m’était arrivé, elle avait tous ce qu’un homme aurait pu rêver de mieux. Je l’aimais, je ne sais pas pourquoi les dieux ont voulu sa mort. Ses parents étaient boulangers. Ta mère juste après notre mariage, m’apprit qu’elle était une déesse et que les boulangers du village n’étaient pas ses vrais parents, qu’elle avait décidée de quitter le monde de son père le dieu sans nom pour moi, elle s’était rajeunie, fait prendre pour fille par les boulangers, changea de nom et s’empressa de venir à ma rencontre. Elle avait de la chance car quand je la vis, je suis tombé sous le charme et son désir se réalisa.
-J’aimerais tan la voir.
-Peut-être un jour.
Whitefury entra.
-Je… il va falloir y aller Camaraagan. Elructon t’a expliqué ?
-Oui je suis au courant.
-Bien des vêtements appropriés te seront donnés et avant…
Il marcha vers le lit et toucha Camaraagan.
-Je te donne un peut de mon pouvoir de métamorphose.
Camaraagan se sentit tout bizarre, son corps était entrain de changer.
-Hanrom laissons lui on peut d’intimité.
-Bien.
Ils sortirent et laissèrent Camaraagan seul. Elructon entra une fois que le jeune homme eut fini sa transformation.
-Voilà tes vêtements Elasha.
-Elasha ?
-Oui c’était le nom mortel de ta mère. Il déposa le tous sur le lit.
Whitefury aussi ?
-Oui, dépêche-toi Almara t’attend.
-Almara quel nom.
Elructon sortit. Camaraagan mit du temps à s’habituer à son nouveau corps, Il regarda longtemps les vêtements qu’il devrait porter, puis les mis. Il sortit et vit Whitefury, il avait un pantalon de cuir et un haut en flanelle et des bottes, son teint était hâlé.
-Tu t’es habitué à ta nouvelle morphologie ?
-Oui, je me sens bizarre.
-On si fait.
-Où est mon père ?
-Il est temps d’y aller.
-Où… ?
-Tu le seras plus tard. Monte sur ton chevale nous partons maintenant.
Il s’exécuta sans broncher.
-Suis-moi.
Il fit galoper sa monture et disparut de son royaume, Camaraagan le suivit.
15 THE FALSE NEUMEE
La nuit était venue, la capitale du territoire de Neumee était éclairée plus que d’habitude et le temple était rempli de fidèles car Neumee s’était montrée à ses filles personnellement, en fait c’était Scrackoturx, mais elles l’ignoraient. Elle avait les cheveux blonds et attachés en une longue natte, une taille des plus fines, elle était habillée dans une longue robe décolleté couleur crème avec des volants, un voile transparent et une couronne. Toutes les femmes étaient venues la voire. Scrackoturx sourit et pensé que c’était vraiment facile de berner les mortels.
Il leva les bras et les conversations s’arrêtèrent. Il s’assit et tout le monde attendait son discours. La souveraine et les prêtresses se tenaient derrière lui.
-Mes filles, votre mère bien aimée s’est fait dérober une épée, par une paria, elle a osée pénétrer dans mon royaume et me l’a dérobée, elle est accompagnée d’un ours si vous la voyait amenée la moi ici, je resterais là en attendant.
Le lendemain Whitefury et Camaraagan arrivèrent à destination, la capitale se dressait devant eux belle et prospère, Camaraagan n’avait jamais vu autant de bâtisses réunis au même endroit. Ils descendirent de leurs chevaux et les tinrent par la bride. Ils entrèrent dans la ville qui était en pleine effervescence, de nombreuses femmes se dirigeaient vers le temple, les bras remplit d’offrandes.
-Neumee doit être ici étant donné le nombre de personne qui se dirige vers son temple. Déclara Whitefury.
-Si on allait la voir ? Suggéra Camaraagan.
-Il serait inutile d’aller la déranger.
-Au contraire.
Deux soldates s’avancèrent vers eux.
-Tu as une bien belle épée jeune fille. Dit l’une d’elles. Puis-je connaître ton nom ?
-Elasha.
-Bien Elasha suit nous sans faire d’histoire.
-Que lui voulez-vous ? Demanda Whitrfury.
-Cela ne te regarde pas ma sœur.
-Si car je suis responsable d’elle.
-Et bien viens, si le cœur t’en dit.
Elles désarmèrent Camaraagan et l’attachèrent. Whitefury et Camaraagan furent emmenés au temple.
Une fois arrivé, ils virent que le temple était bondé, Ils eurent du mal à se frayer un chemin vers le fond de l’édifice. Les soldates jouèrent des pieds et des mains.
-Place faite place.
Enfin ils se trouvèrent devant Scrackoturx-Neumee.
-À genoux. Ordonnèrent les soldates.
-Que m’amenez-vous là ?
-Nous soupçonnons la jeune blonde de vous avoir déposséder de votre épée.
Whitefury ne comprit pas de quoi il en retournait et regardait Neumee sans comprendre.
-Montrer la moi.
Celle qui tenait l’arme la lui tendit.
-Oui c’est bien elle.
Scrackoturx n’en croyez pas ses yeux.
-Neumee qu’est ce que ça signifie ? Demanda Whitefury.
Le dieu du mal le regarda et sourit.
-Whitefury !
Il demanda aux deux soldates de faire vider le temple.
Dès qu’ils furent tous les trois Whitefury redemanda :
-Neumee qu’est que ça signifie ?
-Ça signifie que vous avez perdu. Dit-il de sa vraie voix.
-Scrackoturx !
-Oui c’est comme ça qu’on m’appelle. Dit-il en riant.
-Où est Neumee ?
-Qu’est ce que ça peux-te faire ?
-Ça peu me faire que c’est ma demi-sœur.
-Et la mienne aussi tu as oublié.
Il se désintéressa de Whitefury et regarda Camaraagan.
-Vien, que j’en finisses avec toi une bonne fois pour toute fils de Hanrom.
-Non je ne vais pas mourir, maintenant que je suis avec l’assassin de mon père.
-D’après Altrax, tu ne serais pas te battre.
-Vous voulez venir voir ?
Camaraagan tendit le bras et son épée atterrit dans sa main ouverte.
-À part des tours de passe-passe comme tu viens de me montrer, qu’as-tu donc à m’offrir, qui pourrait m’éblouir ?
Il ne répondit pas, mit son épée en face de lui et chargea.
Scrackoturx prit l’apparence de la mère de Camaraagan, celui-ci resta cloué sur place.
-Tu oserais tuer ta mère ?
-Camaraagan ne l’écoute pas, elle est morte. Cria Whitefury.
Il s’approcha de lui et reprit l’épée sans qu’il ne fasse le moindre geste.
-Tu es trop prévisible.
Il le fit tomber sur les marches qui menaient au trône de Neumee. Camaraagan dévala les degrés dans un craquement d’os, jusqu’à ce que son corps s’arrêta. Scrackoturx le rejoignit tranquillement et une fois arrivé à sa hauteur :
-Tu voulais cette épée, n’est-ce pas ? Et bien prend, je te la laisse.
Il planta l’arme dans le corps de Camaraagan. Un jet de sang sortit de sa bouche.
-Noooooooooooon. Cria Whitefury.
Scrackoturx remonta du même pas tranquille et rejoint le trône.
Whitefury coura vers le jeune homme meurtrit extirpa l’épée et monta les marches deux par deux.
-Tu vas payer.
Il brandit l’arme. Scrackoturx reprit l’apparence de Neumee. Whitefury alors qu’il allait pouvoir venger Camaraagan arrêta au dernier moment son geste.
-Whitefury que fais-tu ?
Whitefury abusé par la voix de Neumee et croyant que s’était vraiment elle laissa tomber l’épée.
Scrackoturx reprit une fois de plus l’arme et quand il voulut l’abattre sur son adversaire, son bras s’arrêta. Whitefury n’avait pas pris l’apparence d’Almara pou rien, elle avait vraiment existée et Scrackoturx avant d’être le dieu assoiffé de sang qu’il était devenu, était pacifique et aimait cette fille. Mais son père n’aimant pas que son fils s’entiche d’une mortelle la tua en la brûlant. Fou de chagrin Scrackoturx qui à l’époque avait prit une apparence humaine, car il répudiait sa vraie forme, prit l’apparence d’une femme parce qu’ il avait trop souffert quand il était un homme. Il détesta son père et voulu devenir plus puissant que tous les dieux pour pouvoir enfin les supplanter et décider de l’avenir de Térama. C’est pour cela que Néméstis fut le premier à mourir. Whitefury savait donc qu’il ne lui arriverait rien s’il venait à croiser par inadvertance Scrackoturx, car il était protégé par cette enveloppe charnelle. Scrackoturx reprit contenance et hurla :
-Pourquoi as-tu osé prendre son apparence ?
Whitefury se ressaisit et dit :
-Juste retour des choses, tu as abusé de Camaraagan en prenant l’apparence de ma fille, puis de notre sœur. Il est donc normal que j’abuse de toi en devenant Almara.
-Ne parle plus avec cette voix que j’ais essayé d’oublier.
-Où est Neumee ?
-Je..Je l’ai tué, puis avec son apparence, j’ai assassiné Kardan. Je suis donc le roi et la reine de Térama.
-Monstre.
-À présent, j’ai tout un monde à gérer, donc si tu veux bien m’excuser je dois tirer ma révérence.
Il s’évapora laissant Whitefury seul avec un Camaraagan meurtri.
16 REBIRTH
Whitefury toujours en Almara prit Camaraagan sur son épaule.
-Reste en vie je t’en supplie, ne meurt pas maintenant. Nous allons voir Sterphax, il a des anges qui pourront je l’espère te rétablir. Il prit sa vraie forme et s’envola. Le ciel était obscur et il pleuvait, le tonnerre grondait et des éclaires zébraient le ciel. Whitefury battaient des ailes avec difficulté, la pluie le fouettait. Camaraagan regardait le ciel des gouttes d’eau perlaient sur son visage. Ses lèvres étaient à demi ouverte, il respirait difficilement. On voyait dans ses yeux de la tristesse. Des bourrasques de vent les firent vacillaient à mainte reprise Camaraagan failli tomber dans le vide. Enfin ils furent en vu de l’île de Sterphax, des anges vinrent à leur rencontre.
-Le seigneur nous a demandé de venir chercher le porteur de l’épée. Il est entrain de ce faire attaquer par un homme portant l’épée façonner par Tanrock.
”Altrax nous a devancés. “ Se dit Whitefury.
-Pouvez-vous faire quelque chose pour lui ?
-Nous sommes désolés, seule son épée pourrait le remettre d’aplomb. Nous essayons de la récupérée, mais l’ennemi est puissant.
-Nous faisons le plus vite possible. Dit Whitefury.
-Nous devons le prendre en charge nous-même, le temps nous est comptés.
-Bien je vous le confie donc.
-Nous prendrons soins de lui.
Ils prirent Camaraagan, le mirent sur un griffon et se dirigèrent vers le sol, ils planèrent ensuite, puis atterrirent près du portail.
-Dépêchons nous. Dit l’un des anges.
Ils se saisirent de Camaraagan et l’emmenèrent. Ils traversèrent le portail et se trouvèrent devant la porte du domaine de Sterphax. Les portes étaient grandes ouvertes Altrax était entouré par des anges en armure.
-Saisissez vous de l’épée. Ordonna un archange.
Altrax tournoya sur lui-même et fit plusieurs enchaînements ses adversaires volèrent dans tous les sens et percutèrent colonnades ou murs.
-Ne ne le laissez pas m’atteindre. Fulminait Sterphax.
-Toi tu vas bientôt te taire et rejoindre tes deux enfants s’il y a un paradis pour les dieux, mais j’en doute. Envoya Altrax.
Il envoya l’épée de Camaraagan sur Sterphax.
-Vous êtes tous nuls, vous ne vous battez même pas, je doute même que vous sachiez tenir une arme.
-Garde ça pour toi.
Son corps s’évapora et sa pierre tomba.
-Une de plus. Dit Altrax en la prenant.
-Pose ça ! Ordonna l’un des anges qui tenait Camaraagan.
-Ou ?
-Notre sauveur va te faire payer tes méfaits.
-Quoi ? Vous parlez de cette misérable petite chose que vous portez, à part foncer tête baisser et se prendre des coups il ne sait rien faire d’autre et maintenant qu’il n’est plus un homme. Je doute qu’il ou plutôt elle sache tenir une épée dans son état.
-Tu peux rire, mais sache que… Tu verras.
-Hein !
-Vien dans ma main.
-Comment, que ?
L’ange fit apparaître l’arme dans sa main.
-Sache que mon nom est Kakuro. Posez le !
Les autres anges obéir. Il posa l’épée sur le corps de Camaraagan et dit :
-Renaît Camaraagan.
Le corps de Camaraagan se leva tous seul, l’arme survolait devant sa poitrine. Un torrent de lumière l’immergea et le trou gravé dans sa chaire se referma.
-Pas possible. Dit Altrax.
L’épée qui survolait toujours se positionna à l’horizontale et partit d’un coup chercher le cœur de l’ennemi, elle fusa dans l’aire et s’illumina. Altrax reçut l’épée comme un trait de lumière, son corps était hors du temps pendant une minute qui semblait infinie. Il ne retomba pas par terre, car il avait été dispersé en fumée, l’épée se planta dans le sol, la pierre avait malheureusement était envoyée au dernier moment à Scrackoturx quand Altrax avait été transpercé. Il ne manquait au dieu qu’une pierre, celle de la terre.
17 THE AMESTA’S ISLAND.
Scrackoturx-Neumee était accompagné d’une vingtaine de prêtresses, elles entrèrent dans le temple de Amésta. La déesse de la terre était assise sur son trône et regardait sans comprendre, elle cherchait deux personnes qu’elle ne voyait pas à son grand regret. La fausse Neumee s’inclina, les prêtresses suivirent.
-Ou est Scrackoturx et le dieu sans nom ?
Il prit un air contrit et dit :
-Vous ne savez donc pas que Scrackoturx a décidé de mené à bien ses plans et qu’il n’a pas renoncé. Il a tué Némestis, Galwroak, Sterphax et il a prit mon apparence pour tué Kardan.
-Ils sont donc mort ? Je ne parviens pas à le croire et le dieu sans nom ?
-Il s’est battu avec Scrackoturx et il est mort le porteur de l’épée aussi a trépassé.
-Non ce n’est pas possible.
-Malheureusement c’est la vérité.
Amésta prit un air contrit et dit :
-Je suppose que nous deux nous sommes les prochaines sur sa liste.
-À moins que vous vous excusiez.
-De quoi ?
-Vous rappelez vous de Almara ?
-Oui.
- Excusez vous auprès de lui pour ne pas avoir arrêté Néméstis, quand il a désiré tuer Almara.
-Tu crois sincèrement qu’il va arrêter son projet pour une telle chose ?
-Peut-être.
-Tu as l’air de ne pas avoir peur de mourir ?
-Non cela ne me dérange de me faire tuer par sa main car c’est justifié.
-Qu’oses-tu dire ? Tu appuies sa démarche ?
-Vous n’avez pas empêché la mort injustifiée d’Almara. Il est normal qu’il se venge, car vous lui avez enlevé ce qui conter le plus pour lui.
-Sottise, il n’aurait jamais réussi à la préserver de sa folie.
-Il l’aimait. Il n’aurait jamais pu lui faire de mal.
-Je n’ai pas à m’excuser.
-Alors vous allez mourir.
Les portes du temple d’Amésta s’ouvrir en grand et Camaraagan apparut sous les traits d’Almara.
-Qui ose ? Demanda Amésta.
Camaraagan s’agenouilla et dit :
-Je m’excuse de vous interrompre, mais cette personne n’ait pas Neumee, mais bien Scrackoturx.
-Que dîtes-vous ?
-Il vous abuse par son déguisement, il est venu prendre votre pierre.
Amésta regarda Scrackoturx s’en comprendre.
-Est ce vrai ?
-Vous allez croire cette personne, plutôt que votre propre fille ?
-C’est moi le dieu sans nom. Dit Camaraagan pour donner plus de poids à ce qu’il disait.
-C’est toi ? Demanda Amésta.
-Elle ment.
-Si vous ne me croyez pas.
Il dégaina l’épée forgée par Tanrock.
-Cela vous convient-il comme preuve de ma sincérité.
-Oui je te crois mon fils. Prêtresse saisissez vous de l’imposteur.
-Je ne crois pas. Lança Scrackoturx.
Les prêtresses étaient en fait des liches déguisées.
-Emparez vous de tête de vache.
Les liches saisirent la déesse et la firent se lever de son trône.
-Tu me paieras ça.
-Sauf si vous mourrez.
Il sortit une dague et la lança sur Amésta, son corps se changea en un tas de terre, la pierre était posé dessus. Scrackoturx s’avança. Camaraagan accouru.
-Tu ne m’auras pas Whitefury.
Il saisit la pierre et dit :
-Liches emparez vous de lui.
Ils s’accomplirent. Ils avancèrent et là Camaraagan pu montrer l’entendu de ses pouvoirs. Il écarta les bras et une onde de choc envoya valser les liches qui furent réduites en poussières.
-Tu es Camaraagan, mais c’est impossible. C’est donc pour ça qu’Altrax est mort. Tu n’as pas gagné car la dernière pierre est en ma possession.
Il l’enfonça dans son ventre et fut envahi par sa puissance.
-Le dernier combat n’aura pas lieu ici. Je t’attendrai dans mon royaume et là-bas le destin de tous se jouera. Viens si tu l’oses.
Il s’évapora. Kakuro entra dans le temple peut après.
-Élu, le peuple de l’air attend tes ordres.
-Il faudrait que vous m’emmeniez chez Scrackoturx. Au faite comment va Whitefury.
-Bien son état s’est amélioré, malheureusement il ne pourra nous accompagner, car il a dit qu’il faut que ce soit toi et toi seule qui doit affronter Scrackoturx.
-Je vois, je dois donc finir ça moi-même.
-Oui.
-Très bien allons-y.
18 THE BATTLE
Le royaume de Scrackoturx était ténébreux et divisé en trois : la première partie contient les corps des défunts promis aux Enfers, Scrackoturx, n’a aucun droit de les garder, mais il a désobéi, il se sert des corps pour créer une armé totalement soumise et les a transformés en créatures sordides telles que vampires… La deuxième partie contient les esprits des défunts, ils vivent comme les bons esprits dans des maisons portant leur nom et sont habillés de noir. La troisième partie est composée du temple de Scrackoturx. Les trois parties sont séparées par des murs invisibles. Le royaume de Scrackoturx est invisible à l’œil humain comme le royaume de Whitefury.
Scrackoturx était assis sur son trône et méditait, le temple était silencieux, il pouvait néanmoins entendre les cris inhumains de son armé de corps sans vie et les plaintes des esprits. Le vent soufflé fort. Scrackoturx ne sortait pas de sa rêverie, il imaginait son nouvel empire, ou il serait le seul maître.
Camaraagan arriva enfin, suivi des anges de Sterphax. Ils passèrent dans le royaume de Scrackoturx sans mal et là ils virent le monceau d’abominations qui leur faisait face. Les créatures regardèrent les nouveaux venus et leurs yeux devinrent rouge, signe qu’ils avaient besoin de purger leur soif éternel de sang. Les anges attendirent les ordres, leurs épées étaient déjà dégainées et leurs boucliers levés.
-En avant ! Cria Camaraagan.
Il partit en avant muni uniquement de son épée, de son courage et suivi par ses soldats ailés qui n’avaient qu’une envie purifier cet endroit. Le combat fut terrible, les abominations sautées sur leurs ennemis et d’une manière affreusement barbare s’abreuvaient de leur sang. Les épées tranchaient les corps qui étaient à leur porter. Une fois la boucherie finie l’armé du bien rangea les armes et traversa le second mur. Les mauvais esprits ne firent pas attention à eux. Le peu d’anges qui restaient, se mouvaient dans la foule spectrale. Au moment ou Camaraagan allait franchir le mur menant à la troisième partie du domaine de Scrackoturx. Les esprits devinrent subitement agressifs et s’agrippèrent aux soldats jusqu’à les faire choirent sur le sol et leurs hurlèrent à la face leurs désespoirs ou leurs malédictions. Les anges furent empêtrés et ne se relevèrent plus jamais. Camaraagan se précipita hors de cet espace néfaste et pu enfin souffler.
Il se trouva devant le temple austère du dieu du mal, enfin il allait pouvoir en découdre.
19 SCRACKOTURX THE GOD OF THE EVIL
Camaraagan entra dans le temple, il était gigantesque et entièrement en noir. Il y avait de nombreuses statues, toutes identiques Camaraagan regarda de plus près et pu voir que c’était des représentations d’Almara. Scrackoturx l’aimait tellement qu’il l’avait affiché partout.
-Bienvenu dans mon royaume Camaraagan.
Scrackoturx se leva de son trône.
-Je suis content que tu sois venu.
-Vous avez repris une apparence de femme, à ce que je vois.
-Oui. Il sourit. Ton apparence ne me fait plus aucun effet, car je sais maintenant comment ramener ma bien aimée à la vie.
-Je crois que ça va être inutile car je vais en finir avec vous.
-Tu crois ça ?
-Oui.
Scrackoturx se leva et descendit les marches menant à son trône.
-Je sais ou vont les dieux quand il meurt. Je pourrais ramener ta mère.
-Je contais le demandé à Mercrédios.
-Mercrédios ? Il ne peut pas ramener les dieux à la vie. Seul moi peut le faire grâce aux pouvoirs que j’ai obtenus. Si tu me tue, je ne pourrais pas le faire. Donne-moi l’épée et je…
-Vous oubliez que ma mère est devenu mortel donc je n’ais pas besoin de vous pour la ramenez.
-Peut-être, mais mon fils ne le fera pas sans mon accord, vu que c’est moi maintenant qui gère tous.
-C’est pour ça que je vais en finir avec vous. Si je vous tue Whitefury sera le nouveau roi et donc il autorisera Mercrédios à ramener ma mère et mon père.
-Tu n’ais pas idiot, j’apprécie ça. Mais il a un hic, mes pouvoirs dépassent de loin les tiens et donc ne pense pas pouvoir me battre.
-Quand on est trop sûre de soi il peut arrivé qu’on perde.
-Ça ne m’arrivera pas.
-Nous verrons.
Scrackoturx souriait encore.
-Pour te faire plaisir, je vais te montrer comment j’étais quand j’ai séduit Almara.
Son corps tout entier se liquéfia, puis le tout monta et forma un corps, tout ce qu’il a de plus humain. Il avait les cheveux bruns et un corps bien bâtit. Son corps se recouvra d’un habit sombre pour cacher sa nudité.
- Maintenant prépare toi à mourir Camaraagan.
Il tendit ses bras qui se transformèrent en deux longues épées et une armure noire le recouvrit entièrement. Des ailes sortirent de son dos et il s’envola.
Camaraagan ne savait plus ou se mettre, son ennemi pouvait voler, mais pas lui. Il pensa que c’était fini, quand soudain arriva quelqu’un auquel il ne s’attendait pas à voir. Son père.
-Qu’attends-tu, mon fils ?
Les portes étaient grandes ouvertes et Hanrom se tenait dans l’ouverture.
-Une invitation de sa part pour venir le rejoindre.
Il avança d’un pas tranquille et regarda en haut.
-Enfin je peux voir mon assassin. Assassin qui a prit la voie des aires vu qu’il a peur d’être en bas et de battre le fer à la loyal, avec mon fils. Vous les dieux, vous êtes tous des pleutres. Seul Whitefury sait se battre.
-Je ne sais pas comment tu as pu sortir du royaume des morts, sûrement mon frère qui a bafoué les règles, peut importe je vais te reconduire prestement là d’ou tu viens et en aurais jamais du en ressortir.
Hanrom sourit et dit à Camaraagan :
-Donne-moi l’épée mon fils.
-Tu es sûre.
-Absolument.
Il s’avança et rejoint son fils.
-Non, tu n’as pas le droit cette tache n’est plus la tienne Hanrom. Explosa Scrackoturx.
-C’est entre toi et moi maintenant.
-Alors trouve la mort une fois de plus.
Scrackoturx vola vers le sol, ses deux bras épées en avant.
Hanrom au dernier moment prit l’épée des mains de Camaraagan et para l’attaque. Le dieu du mal fut sous le choc.
-Comment est ce possible ?
-Tu ne sais pas te battre voilà tous.
-Tu vas voir.
Il plia ses ailes et fit jouer de ses bras, Hanrom paraît les coups un par un.
-Tu peux mieux faire.
-Je vais donc te montrer ma vraie puissance.
Scrackoturx prit sa vraie apparence, le plafond risqua de se briser vu la taille du dieu. Des boucliers runiques volèrent autour de lui. Scrackoturx regarda ses ennemis et rit.
-Qu’en dîtes-vous ?
Hanrom ne fut même pas ébranlé.
-Je m’attendais à mieux.
-Tu n’ais pas Hanrom, le vrai Hanrom aurait eu peur.
-Si c’est bien moi, le séjour que j’ai passé au paradis ma changé tous simplement.
Il regarda Camaraagan et dit :
-Ça te dirait de te battre à mes côtés ?
-Oui, mais je n’ai pas d’autres armes.
-Dans ce cas.
Il lança l’épée et dans une vague de lumière elle se divisa.
-Une arme a toujours sa jumelle cachée quelque part. Il suffit de la trouvé grâce à son cœur. Quand tu auras compris ça tu seras invincible et personne ne pourras t’arrêter.
-Bien compris.
-Alors attrape.
Camaraagan tendit le bras et la seconde épée rejoignit sa main.
Hanrom réceptionna la première.
-Maintenant.
Père et fils attaquèrent le dieu. Les deux épées à elles seules réussirent à briser la défense de Scrackoturx. Le corps de Scrackoturx telle une passoire lança s’échapper les quatre pierres. Il était maintenant vulnérable.
-Soyez maudit.
Il transperça le plafond de ses bras et le détruisit.
-Tu ne t’enfuiras pas. Cria Hanrom. T’en que je serai encore sur mes deux jambes et que mon cœur battra dans ma poitrine.
Il prit l’épée à deux mains et se laissa envahir par sa puissance. Il prépara son attaque et laissa son arme se déchaîner. L’arme fit des mouvements incroyables et le corps de Scrackoturx fut enfin détruit, le dieu disparut dans un torrent de lumière tous le temple fut détruit. Le royaume de Scrackoturx fut détruit et toutes les mauvaises âmes furent libres et disparurent.
Le soleil brillait et le ciel était d’un bleu pur.
-Où sont partit les âmes ?
-Elles ont eu sans doute le droit à une seconde chance.
Camaraagan avait repris son apparence après la mort de Scrackoturx. Ils se mirent à regarder le paysage et virent Whitefury accompagné par Neumee, Kardan, Almara, Kakuro et les anges qui avaient accompagné Camaraagan furent aussi présent. Camaraagan ne comprenait pas et sa stupéfaction fut encore plus grande quand il vit que sur le dos de Whitefury était assise sa mère.
-Nous avons réussi Camaraagan. Dit Hanrom. Des larmes coulaient de ses yeux.
Il lâcha l’épée et couru rejoindre Élasha, elle descendit du dos de Whitefury et se jeta dans ses bras. Ils s’enlacèrent. L’épée que tenait Camaraagan disparut de sa main. Il rejoignit ses parents. Élasha en le voyant venir lâcha son étreinte et entoura son fils de ses bras.
-Je suis si contente de te voir, tous ce temps sans que j’ais passé sans pouvoir te donner mon amour doit être rattrapé. Rentrons à la maison.
Kardan et Neumee remercièrent Whitefury et Camaraagan, le roi et la reine des humains promirent à Camaraagan de le récompenser pour sa bravoure, mais il refusa car il avait déjà tous ce qu’il avait besoin : une famille. Tout le monde rentra chez sois. Les Blackwaves furent renvoyés chez eux et désarmés. Les peuples non mixtes se réunirent avec les peuples mixtes. Et tout le monde vécu en paix, enfin.
Almara était resté près de l’épée ou était prisonnière l’âme de Scrackoturx. Elle avait entendu tout ce qui avait été dit sur Scrackoturx pourquoi il voulait contrôler Térama… Elle su donc qu’il avait fait tous ça parce qu’il était triste de l’avoir perdu et qu’il voulait le faire payer. Malgré tous ces dires, elle continua à l’aimer. Alors qu’elle se rappelait tous ce qu’il avait fait ensemble. Elle entendit son nom.
-Almara.
Elle fut surprise, mais après l’avoir réentendu elle commença à comprendre. Ça venait de l’épée.
Elle ne réfléchit pas, elle dégagea l’épée du socle ou elle avait été ferré et brisa la lame dessus. L’arme se brisa en de millier de petits morceaux qui allèrent se répandre sur le sol.
Elle laissa tombé la poigné dans l’herbe. D’abord il n’y avait rien puis, elle pu voire l’âme de Scrackoturx. Il reprit le corps d’homme qu’il avait prit pour séduire Almara. Elle le reconnut tous de suite. Elle se mit à pleurer de joie et alla se réfugier dans ses bras.
-Almara je t’aime.
Elle était heureuse, elle lui répondit.
-Moi aussi.
Ils se prirent par la main et coururent joyeusement dans la nature, ils étaient de nouveaux réunis et plus rien ne pourra les séparés, même pas la mort. Les pierres des quatre éléments qui étaient tombéés du corps de Scrackoturx se brisèrent et les âmes des quatre Berhinds se mirent à volées et allèrent rejoindre leur royaume. Un arc-en-ciel se forma, puis un magnifique couché de soleil vint clôturer cette journée pleines d’émotions. Almara et Scrackoturx s’embrassèrent et regardèrent le ciel. Oui tout était bien qui finit bien.
Fin
26 novembre 2007
THE CHRONICLES TOMES III SILVERWOLF
THE CHRONICLES
TOME III SILVERWOLF
PARTIE1
THE ICE DRAGON
Les elfohumains
C’est une nouvelle génération qui a été inventée, il y a dix ans par inadvertance. Cette nouvelle génération grandit et mûrit très vite il faut un an pour qu’un elfohumain prenne la taille et le physique d’un individu de vingt ans. Ils ne vieillissent pas corporellement. Il a été découvert que si un humain et un elfe couchaient ensemble les deux conjoints deviennent elfohumains et donnent naissance à des elfohumains. Actuellement de nombreuses villes ont été reconstruites et arborent une architecture humaine et elfique et une bonne partie de la population Taj-na-hartiène est composée de elfohumains.
Sur l'Ile des Châtiments la nuit avait pris possession des lieux. La lune était pleine et des flocons de neige tombés sur le sol. Le château des deux rois était éclairé. Véridion et Salomon regardaient le ciel du balcon de leur bibliothèque. Jour funeste car des tréfonds de la terre un être ne reposait pas vraiment aux Enfers le mage rouge supérieur, mais rien ni personne n'avait un jour prévu son grand retour et ce jour ou plutôt ce soir était le moment de ce retour sur Gabtor. Le sol s'affaissa à l'endroit ou gisait son corps et le trou dans le sol révéla un grand squelette de dragon. Il se souleva de lui-même comme un seul homme, ses orbites sombres fixaient le ciel. -Petits humains tremblaient car voilà que les trompettes du jugement dernier sonnent pour vous, c'est le retour à la vie de l'exilé de Dragonias La Belle: moi Alchakmor le mage rouge supérieur.
La neige en le touchant devint de la glace et dans sa cage thoracique battait un coeur en fusion enfermé dans une enveloppe de cristal recouvert de glace. Il était complètement gelé. Il s'approcha des sépultures étendit les bras et dit: -Morts au champ d'honneur, vous ne connaîtrez le repos que lorsque plus un seule humain ne touchera le sol.
Tous les morts enterrés sur l'île se levèrent de sous terre, ils furent recouverts eux aussi de glace. Alchakmor fit jaillir de ses mains un tourbillons de glace qui emprisonna le château des deux rois. Il ferma l'un de ses poings et le bâtiment explosa. Il se rendit dans les montagnes et réveilla les nains morts, ensevelit. Dans les plaines dévastées, dans le champ de ruine de la capitale elfique. Et enfin il réveilla Alrate l'ami d'Élayna tué par Knarmaturawarka et enterré sur une plage. Celui-ci devint général de son armée. Il l'envoya dans un village situé à l'ouest. Après avoir geler tous les endroits qu'il avait visité, il établit son royaume sur le territoire des arcotiques. Dans le village de Na-rà, situé à l'ouest de Taj-na-harta Un jeune poète écrivait à la lueur d'une chandelle. Il s'appelait John Mc Klyne. Il fait partie d'une longue lignée de mage de bataille. La nuit était bien avancée et les étoiles ponctuaient le ciel. Soudain aux portes du village un homme squelettique et gelé se présenta. Le portier ouvrit le judas et l'observa: un homme encapuchonné, le visage livide, les yeux torves. Il prit peur et Alrate s'impatienta. Il souffla la porte qui s'envola à plusieurs kilomètres. Le portier avait été entraîner avec et il mourut écrasé par celle-ci. Alrate entra suivi d'une escouade de squelettes qui avançait péniblement. Une lueur maléfique brilla dans ses yeux. Il s'introduisit en force dans la taverne du village. Il saisit le propriétaire de l'établissement et lui demanda: -Où est le rejeton de Jaspard Mc Klyne: le mage de bataille qui a combattu dans l'armée de Véridion durant la bataille sur l'Ile des Châtiments? -À la sortie de la ville. Alrate le laissa choir sur le sol. Celui-ci se tint sa gorge compressée et demanda à son fils de prévenir John. Il devança Alrate et vint trouver John. Il s'introduisit chez lui et grimpa à l'étage. -John, John Mc Klyne, il vous faut fuir le village. -Pourquoi?
Il se tourna vers l'enfant de l'aubergiste. Il avait un visage avenant et une barbe de plusieurs jours mangé son visage. Ses cheveux étaient blonds et ses yeux bleus. -On vous veut du mal monsieur, un inconnu et au courant de votre famille. Il n'est pas commode. -Très bien, je vais me préparer. Il saisit son manteau de cuir et l'enfila au-dessus de son veston de flanelle. On frappa à la porte et, sans plus d'attente, on la brisa. -Mc Klyne. Hurla Alrate.
John sortit par la fenêtre. Alrate et ses squelettes étaient dans la bâtisse. John pu ainsi s’éclipser ni vu ni connu. Peu de temps après Alrate brûla la maison.
-S’il a réussi à s’enfuir le maître l’attrapera car il veut annexer lui-même Véridia.
À Salommonis, on avait appris qu’un fléau de glace s’était abattu sur Taj-na-harta et une vingtaine d’hommes et de femmes de La Légion De La Paix commandée par la générale Llyana (âgée de dix ans, fille de Élayna et de Éldéront) entreprennent un long voyage pour arriver à Véridion à temps. Le lendemain Alchakmor suivit de toute une escorte se rendit aux portes du château de la reine Xélia.
-Pauvres petits mortels, vous croyez que votre pont-levis et vos douves m’arrêteront c’est mal me connaître.
La reine et son époux étaient sur leur trône dans la salle où Véridion avait lui-même siégé. Le capitaine de la garde entra en trombe :
-Majesté, mon roi.
Il s’inclina puis se redressa.
-Parle, quelle nouvelle m’apporte-tu ? Demanda le roi Alaric.
-Mon roi un dragon attend à nos portes avec à ses côtés une grande armée. La Légion De La Paix va venir nous soutenir, mais il sera sans doute trop tard.
-Un dragon dis-tu ?
-Oui moi roi, il dit s’appeler Alchakmor.
-Je ne connais pas. Que veux-t’il au juste ?
-Nous exterminer.
-Nous sommes fichus, notre armée n’est pas assez grande.
Alchakmor tonna :
-Dites bonjour à la Mort de ma part.
Il cracha de la glace sur le pont-levis et l’explosa en claquant des doigts, puis il gela les douves et son armée entra.
-C’était trop facile.
Une petite troupe de soldats s’était agglutinée devant les marches qui menaient à la salle du trône.
Le capitaine de la garde et sa trentaine d’hommes barraient le passage.
-Vous ne passerez pas immondice. Lança le capitaine, il faudra nous passer sur le corps.
-Comme vous voudrez.
Ses squelettes se jetèrent sur le groupe d’hommes en faction devant les marches.
-Pour nos souverains et pour Taj-na-harta.
La bataille fut sanglante, mais les hommes ne laissaient aucune faille. Alchakmor irrité fit renaître ses quelques guerriers tombés au combat et la défense humaine fut broyée.
-Vous voyez, personne ne peut me résister.
Il claqua des doigts et tous les humains morts se redressèrent et furent sous son contrôle.
-Vous n’avez pas compris que chacun de vos hommes morts dans la bataille grossissent mon armée.
Il escalada les marches et détruisit l’entrée. Une fois dans la salle du trône, il se dressa de toute sa hauteur devant le roi et son épouse.
-Vous êtes pitoyables, petits humains.
-Non elfohumains. Dit Alaric.
-Vous avez une bien belle femme ce serait dommage de tuée pareille beauté. Je vais l’emmener si cela ne vous dérange point ?
Il s’avança et la saisit.
-Non, lâchez la.
Il saisit son épée et se dressa devant Alchakmor.
-Vous croyez qu’une telle arme peut me tuer ?
Il l’envoya atteindre le cœur du dragon, mais une fois que la lame frôla l’enveloppe protectrice du cœur d’Alchakmor, elle explosa en millier de morceaux.
-Idiot.
Il pointa son doigt vers le roi et celui-ci fut pétrifié.
-Vous l’avez tué, gémit Xélia.
Elle essaya de se débattre, mais Alchakmor la tenait ferme.
Il sortit de la salle puis du château. Son armée marchand dans son ombre.
John s’était enfui de Na-rà et se rendit dans un cimetière non loin de la ville maintenant détruite. Il s’approcha d’une crypte et l’ouvrit. Il descendit les marches, dans les cavités reposaient des cercueils contenant toute la famille Klyne. John descendit tout en bas et entra dans une pièce baignée de lumière. Au milieu de l’endroit trôné un grand cercueil de marbre, c’est là-dedans que repose le mort actuel de la famille : Jaspard Mc Klyne mort pendant la bataille sur l’Ile des Châtiments, un grand homme comme tous les autres membres de la famille avant lui. On ne vit pas très vieux chez les Klynes car chaque membre de cette famille étaient très prisés. John se retrouve tout seul, sans père ni mère. Une fois devant, il actionna un mécanisme et le couvercle se souleva. Il s’avança et vit le cadavre de son père, il tenait fermement son épée. John la lui enleva cérémonieusement et la plaça dans le fourreau qui pendait à son côté, il fit de même pour le plastron, le heaume en forme de tête de loup et un pendentif. C’était la tradition de prendre les armes du défunt, elles sont dotées d’une grande puissance magique, seul un Klyne peut les porter et ne doit sans servir que pour faire le bien sinon, il était désintégré par ses armes. C’était le pacte fait avec l’esprit qui habite les armes, sans lui les Klynes n’aurait aucun pouvoir. L’esprit habite le Klyne qui les portes après que celui-ci fasse allégeance.
Après s’être harnaché John sentit l’esprit pénétré en lui et lui donner tous ses pouvoirs. Il sortit de la crypte et fut encerclé par les squelettes d’Alrate.
-Tu croyais sincèrement pouvoir nous faussez compagnie, cette erreur jamais plus tu ne pourras la refaire.
John était encerclé, il n’y avait aucune issue possible.
John pointa son arme vers le ciel, un rayon lumineux fut absorbé par l’arme et entoura John qui la pointa de vers Alrate.
Alrate implosa dans une pluie de lumière bleue, le souffle de
l’implosion lui fit seulement perdre sa peau et ses entrailles.
-Ha ha ha ha, tu croyais pouvoir me tuer avec tes misérables pouvoirs.
Soudain au moment où il s’y attendait le moins, il fut encerclé lui et son armée par l’équipe de sauvetage envoyé pour sauver Véridia.
Llyana s’avança près de lui.
-Tu empestes macchabée.
-Tu es sûre qu’une beauté comme toi sait manier une arme.
Elle lui sourit et dit :
-Nous les elfohumains sommes très beaux, mais aussi de très bons combattants, plus fort qu’un humain et qu’un elfe. Moi et mon groupe nous allons vous reconduire là ou vous devez tous reposez en paix.
-Les vivants sont tellement si sûrs deux. Sachez petite elfohumaine que mon maître est un liche et qu’il vous écrasera tous. Vous pouvez me tuer cela ne changera rien, je ne suis qu’un rouage dans ce mécanisme complexe.
-Que vous soyez exaucé. Explose!
Alrate se consuma et finit en poussière son armé tomba en miette.
Llyana se tourna vers John.
-Il faudrait qu’on vous apprenne à maîtriser vos pouvoirs jeune mage de combat. Si nous n’étions pas intervenu vous seriez mort.
-C’est ma première fois.
-C’est pour ça alors.
-Au faite à qui ais-je l’honneur, au moins que je sache le nom de ma sauveuse.
-Si vous voulez vraiment le savoir mon nom et Llyana fille d’Élayna et d’Éldéront.
-Vous n’êtes pas née de n’importe qui.
C’est vrai.
Elle était blonde aux sveltes membres athlétiques. Une armure d’orium blanc et vert ceignait son corps
-Vous êtes très belle.
-Je vous remercie. Bon ils nous faut partir avant qu’il ne soit trop tard. Ce fut un plaisir Mr Mc KLyne.
-Attendez ! Je souhaite me rendre utile.
-Sans vouloir vous vexer, vous ne me semblait pas encor au point pour tenir dans une bataille.
-Je veux essayer. Je ne veux pas que le déshonneur frappe ma famille.
-Comme bon vous semblera. Partons maintenant.
Alchakmor avait rallié la plage de Véridia et attendait.
-Notre prochaine étape l’Archipel Sans Nom. Car ce n’est pas que je me dérange sur Taj-na-harta, mais c’est qu’il n’y a plus grand chose à explorer et à annexer.
-Vous payerez pour tous ces morts.
-Silence. J’écoute les embruns apaisants de la Mer Sans Retour.
Il se baissa et effleura la surface de l’eau et elle se congela.
-Maintenant avançons, j’espère qu’ils ont l’habitude du froid là-bas.
Alchakmor étendit son territoire, gelant tous sur son passage et grossissant son armée, avec tous les morts qu’il avait fait.
Llyana et son groupe arrivèrent au château d’Alaric.
Ils ne virent que des villages déserts et à moitié brûler. Aucuns morts n’étaient à déplorer, car ils étaient tous devenus les soldats de Alchakmor.
-Quel gâchis. Dit Lyana. J’ai l’impression que nous sommes arrivés trop tard.
Une fois au château, ils virent une effroyable mare de sang et la cour était débarrassée de tous ses morts. Ils se rendirent dans la salle du trône et virent le roi pétrifié tenant dans l’une de ses mains une poignée d’épée.
-Mon dieu, par Taj-na-harta. Ce Alchakmor est un vrai monstre, il va payer pour tous qu’il a fait.
Ils firent tous Véridia de long en large, mais ne trouvèrent personne.
-Il a fait le ménage.
Et enfin ils arrivèrent la où gisent les ruines de l’ancienne tour qui avait servi autrefois a alimenté la tour d’orium de l’Ile des Châtiments.
-Les vestiges d’une ère révolu, depuis longtemps. Continuons notre chemin.
Ils arrivèrent enfin la où se tenait Alchakmor.
-Voilà une piste, cet étendu de glace sans doute crée par
Alchakmor pour se rendre sur l’Archipel Sans Nom à pied sec. Suivons la.
Le chemin fut long et harassant. Ils s’arrêtèrent pour souffler un peu. Non loin ils purent voir le territoire arcotique et la vieille tour en ruine. Soudain quelque chose semblait se mouvoir sous leur pied une énorme forme d’au moins vingt mètres de hauts avec huit appendices. Un trou se fit soudain dans le chemin de glace et un énorme kraken des glaces en surgît. L’énorme forme gelée et de couleur bleue fixa ses proies et s’enfonça sous les eaux, puis elle se retourna et fit apparaître à la surface ses longs tentacules qui gesticulaient dans tous les sens essayant de happer des amuses gueules. Les soldats de Llyana se défendaient avec courage, quelques-uns trouvèrent la mort.
-Implose !
Avant de mourir le kraken des glaces brisa le chemin glacé faisant un énorme trou. Puis il implosa dans une pluie de chaire gelée et bleutée.
-Nous avons perdu beaucoup de soldats, dans cette bataille. Dit Llyana.
-J’espère que nous ne perdrons pas tous la vie dans cette quête, dit John.
-Je vous avez prévenus.
Ils s’arrêtèrent quand la nuit tomba et firent un feu de camp.
Le lendemain, un souffle glacial les réveilla et leur fit rappeler qu’ils étaient près du royaume des arcotiques. Après plusieurs jours, dans le froid glacial. Ils arrivèrent en vue de l’île des minotaures. Toute l’île avait déjà était refaite. Ils s’y arrêtèrent et mangèrent ce qu’ils purent trouver.
Sur la planète de Arckédia . Le Dieu, maître de toute la galaxie de Séptarayan observait la planète Gabtor depuis qu’il avait envoyé quatre de ses entités. Elles étaient revenus au bercail et lui avait dit que cette planète ne pourra plus jamais vivre dans la paix, à cause du mal qui si était implanté.
-Cette planète a sombré dans la désolation à cause des deux fils de Mer-kant-io. Mais je vais faire le nécessaire pour que cela ne se reproduise plus. Cette planète va bientôt périr comme Dragonias La Belle. Et tous ces occupants vont être réduit en cendres.
L’expédition pour sauver la reine Xélia piétinait et ses membres ne savaient où chercher leur souveraine.
Ils quittèrent l’île des minotaures et se rendirent près du fleuve qui séparait la plus grande des îles de l’Archipel Sans Nom en deux. Ils virent des radeaux flottaient à sa surface et dessus des Touaregs, le chef au heaume étrange que le roi Véridion, Éldéront et Élayana avaient rencontrés, se tenait sur le premier radeau et était accoudé au bastingage.
-Qui êtes-vous étranger ? Êtes-vous responsable de ce fléau ?
-Nous sommes des Taj-na-hartiens et nous venons en paix. Lui répondit Lyana.
-Qu’elle est l’objet de votre quête ?
-Notre reine nous a été ravie.
-Désolé, mais nous ne pouvons vous aider, le fléau à ravager notre territoire et nous essayons de trouver refuge sur une autre île.
-Vous n’avez qu’à venir vous réfugier sur Taj-na-harta, notre continent, une bonne moitié a été dépeuplée et nous serions ravi de vous accueillir chez nous. Vous n’avez qu’à suivre la longue traîné de glace jusqu’au bout.
-Nous vous remercions de votre hospitalité et espérons que vous retrouviez votre souveraine saine et sauve.
-Merci.
L’expédition descendit vers le sud plein d’espoir, mais ne trouvèrent aucune trace de Alchakmor.
Pendant la nuit des hommes-loups les attaquèrent et les firent prisonniers. Lyana se réveilla accrochée à un poteau en bois et en sous- vêtements, John était dans le même état qu’elle. Le roi hommes-loups les fixa de ses yeux vides et brillants. Il avait un chapelet de crânes réduits autour du cou.
-Où sont mes hommes cria Lyana ?
-Autour de mon cou oreilles pointues et ton compagnon va aussi y passer si tu me manque de respect.
-Que voulez-vous de nous ?
-Vous offrir au nouveau roi de Gabtor le grand Alchakmor. Enfin l’homme pas toi. Hum je sens beaucoup de puissance en toi, tu n’es pas une oreilles pointues comme les autres, je dirai même un hybride. Tu feras partie des nôtres et tu feras une bonne reproductrice.
-Je ne suis pas comme vous et de toute façon vous ne vivrez pas assez longtemps pour profiter de mon corps.
Il se leva de son trône et s’approcha de Lyana.
-Devient homme-loup !
-Noooooooooooooooon !
Lyana se débattait de toutes ses forces et commença sa métamorphose. Elle s’évanouit peu après.
John après avoir vu la scène fit une chose qu’il regrettera toute sa vie. Il appela le Silverwolf.
“Je renonce à mon humanité et je te demande la fusion, pour sauver Lyana.”
Une lumière bleue recouvrit son corps, le Silverwolf sortit de l’équipement de John et fit son office. Le poteau explosa et John ne fit plus qu’un avec l’esprit, son corps devint un avatar à l’apparence du Silwerwolf. Il se redressa et fixait le roi des hommes-loups. Il le saisit par le cou.
-Qui êtes-vous ?
-Silverwolf. Que la lune te consume misérable.
-Ahhhhhhhhhhhhhhh. Je brûle.
Le roi se transforma en un tas de cendres de couleur bleu. Le Silverwolf avança vers Lyana.
-Lyana répondez-moi !
Elle ouvrit les yeux et fut étonnée de ce qu’elle vit.
-John ?
-Non, Silverwolf, John a renoncé à son humanité et a fusionné avec moi. Pour vous sauvez. Maintenant rhabillez vous, nous avons une mission.
Les hommes-loups qui les entouraient s’inclinèrent devant le Silverwolf.
-Ordonner et nous obéirons.
Le Silverwolf tourna sa tête vers Lyana, elle le regarda et approuva.
-Nous serons vos monarques, mais avant quelqu’un sait-il comment rendre son apparence à ma compagne.
-Seul notre roi avait le pouvoir de le faire.
-Cela ne fait rien Silverwolf, je suis comme je suis.
-J’aurai tant voulu, vous aidez.
-Tutoie-moi s’il te plaît, je suis à John maintenant, corps et âme.
-Prenez vos armes nous partons en campagne maintenant.
Les hommes-loups hurlèrent à la mort et s’équipèrent hommes et femmes. Silverwolf et Lyana se trouvaient devant la troupe. Ils avancèrent et à la fin de la journée, ils avaient longé toute l’île et n’avaient rien aperçut. Une fois chez les Longteeths, les soldats postés sur les créneaux lancèrent l’alerte. Le commandant Pouareg avertit le roi.
-Messire, nous sommes attaqués.
-Qui ose troubler mon royaume ?
-Les hommes-loups sire.
-Très bien, nous allons montrer à ces sauvages, comment reçoivent les Longteeths. Qu’un déluge de feu s’abatte sur leurs têtes.
-Bien sire.
Il sortit des appartements du roi et se posta sur les remparts.
-Notre bien aimé roi veut qu’on les sauces.
-Très bien, dit le capitaine de la garde, nous les enverrons aux Enfers. Faites pleuvoir sur eux l’huile bouillante. Que les canons aux boulets enflammés se tiennent près.
-Pour notre roi feu !
L’huile bouillante tomba sur les hommes-loups.
-Écartez vous ! Cria le Silvewolf.
Les canons firent des victimes.
-Rassemblons nos pouvoirs !
Tous les hommes-loups eurent soudains leurs yeux qui brillèrent de mille éclats et d’une même voix monocorde ils hurlèrent.
-Longteeths devenaient hommes-loups.
Toute l’armée se métamorphosa en un clin d’œil.
-Frères ramenaient nous votre ancien roi !
Les nouveaux homme-loups obéirent et ramenèrent au pied des murailles leur roi attaché et surprit.
-Qu’elle est cette mascarade ?
-Grâce à notre pouvoir de transformer, n’importe quel être vivant en loup ou hommes-loup, nous avons remporté cette abjecte bataille et avons empêché que le sang soit versé. Lui répondit le Silverwolf.
-Je ne vous aiderai pas, j’ai mon honneur au nom de Alchakmor soyez maudits.
-Silence vous ne portez allégeance qu’aux créatures du mal, vous mourrez donc.
-Haaaaaaaaaaaaaaa.
-Misérable hommes-loups. vous m’aviez fait allégeance. Maintenant vous vous rebellez, je ne comprendrai jamais votre sale espèce.
Alchakmor apparut dans la cour du château des Longteeths.
-Les hommes-loups ont de nouveaux monarques, ma compagne Lyana et moi Silverwolf.
-Mais où est l’autre ?
-Mort.
-Vous payerez pour cette forfaiture misérable limaces, je n’en ais pas fini avec vous.
-Nous voulons la reine Xélia que vous tenez en otage.
-Elle est une prise de guerre et vous ne l’aurez jamais.
Il disparut dans une tempête de neige.
-Maudit, soyez maudit être infâme, alliage d’os et de glace, vous retournerez là où vous auriez dû rester. Cria Lyana.
-Où se trouve son repaire ? Demanda Silverwolf au doyen de la meute.
-Là où jadis le grand dragon noir le sombre Nag-tark-arkuague a siégé avec son ange de mort Knarmaturawarka, cela fait dix ans maintenant que cette contré n’ait plus sous leur influence. Car ils ont trouvé la mort en voulant manipuler les entités que Le Dieu a banni de son monde.
-Mais où ?
-Sur l’Ile Noir.
-Où se trouve-t’elle ?
-Nous allons vous y conduire.
Plusieurs jours après ils se trouvèrent devant L’Ile Noir. La glace avait recouvert l’île anciennement habitée par Nag-tark-arkuague. Une forteresse se dressait de toute sa hauteur devant les envahisseurs.
Silverwolf s’avança lui et son armé de plus de cinq mille membres et pris d’assaut l’édifice. Les immenses portes s’ouvrir et tout une troupe de squelettes en sorties l’arme à la main.
-Formation et attaque! lança le capitaine de l’armé de squelettes.
Les morts formèrent un triangle compact et attaquèrent.
Les hommes-loups n’eurent aucun mal à transformer l’ennemi en un paquet de cendres.
Alchakmor apparut et fit trembler le sol de ses membres squelettiques.
-Vous voilà arrivez au bout de votre voyage.
La cendre reprit consistance et tous les os vinrent compléter le corps du dragon.
Il devint encore plus grand et plus imposant que jamais.
-Je vous avais prévenus.
-Nous sommes finis. Dit Lyana.
-Non, lui répondit Silverwolf, car je suis là. Quittez l’île sur le champ, je me charge de lui.
-Bien.
Il éleva les bras et cria :
-Meurt …
-Cela ne marche pas pauvre idiot.
-… Avec moi.
-Ha ha ha.
Une énorme sphère entoura Silverwolf et pompa toute son énergie. L’esprit quitta l’avatar et laissa un John affalé sur le sol glacé. L’esprit vola dans la sphère et percuta Alchakmor celui-ci se mit à s’effondrer sur lui-même et ne fut plus qu’un paquet de cendres bleues. La glace recouvrant l’île fonda. John se releva péniblement il n’arrivait presque pas à marcher. Il se dirigea vers la forteresse et la parcouru de long en large jusqu’à trouver Xélia qui était enfermée dans une cellule.
Plusieurs jours passèrent. Les funérailles du roi Alaric furent faites en grandes pompes et le deuil de la nation dura une semaine. La moitié ravagée de Taj-na-harta fut repeuplée par les Touaregs comme promit. La reine Xélia se rendit sur l’Ile des Châtiments et fut horrifiée de ne voir plus âmes qui vivent. Les restes des deux rois morts furent reconstitués par magie et ils trouvèrent de nouveaux le repos dans une crypte aménagée pour eux sur l’Ile des Châtiments. Xélia fit reconstruire le château et y habita, l’autre présent à Véridion fut habité par le chef des Touaregs. John et Lyana ainsi que le clan des hommes-loups furent remerciés. L’Archipel Sans Nom fut détruite par Nag-tark-arkuague qui après sa mort était devenu le maître des Enfers. À la demande de Taj-na-harta.
PARTIE 2
THE VAMPIRE
Les vampires de Naptarion
Les vampires de Naptarion se nourrissent d’âmes. Une fois que la victime n’a plus d’âmes les vampires de Naptarion peuvent les manipuler, ou prendre leur place grâce à leur pouvoir de métamorphose, ils sont peu résistants et peuvent brûler à cause des rayons du soleil. Pour se reproduire ils sont obligés d’aller sur d’autres planètes pour trouver une femme, voler son âme et prendre sa place, une fois la chose faite, ils peuvent faire quatre enfants maximum quand ils le veulent.
Le soleil luisait et les oiseaux chantaient. La forêt elfique : Naj-Rà était plus resplendissante que jamais. Mais une forme incongrue va troublait le repos de ses occupants. Une énorme pierre rouge cendre percuta de plein fouet le milieu de Naj-Rà et vint troublait la paix qui y régnait. Un gigantesque cratère défigura complètement la forêt. Des débris de roches volés de tous sens, et une créature noire et cendreuse surgit de la poussière de roche. Un vampire venu d’une lointaine planète : Naptarion. Il était le précurseur d’une ère, certes courte, mais démoniaque. Une ère qui laissera longtemps sa marque dans l’histoire de tous Taj-na-harta par sa noirceur. Soudain, la créature sembla surgir de plusieurs années de léthargie ses ailes qui recouvraient son corps se déplièrent et elle poussa un long râle qui fit trembler tous Gabtor et la fit déviée de son axe de rotation. Elle sauta de son piédestal de gravas et sortit hors du cratère.
Non loin de là, la reine Xélia faisait une balade dans sa voiture tirée par deux chevaux. La créature se cacha dans les fourrés et vit l’équipage de la reine. Elle souffla dans la direction des quatre soldats à chevale. Leurs âmes se mirent à s’envoler hors de leurs enveloppes charnelles et furent aspirées par le vampire avaleur d’âmes. Ils s’arrêtèrent ainsi que le cocher qui avait aussi était touché. Le soleil était brillant et il faisait chaud, des gouttelettes d’eaux perlèrent sur la peau sombre et cendreuse du vampire, il fixa l’astre solaire et une brûlure lui fit une tache blanche et fumante. Il commençait à se consumer. Il rentra dans la voiture et vit Xélia. Qui fut étonnée de voir une telle abomination, se précipiter dans la seule zone d’ombre disponible. Il la regarda de ses yeux jaunes et vit en elle la possibilité de faire toute une armé de vampire. Grâce à son pouvoir de métamorphose, il pourrait prendre sa place et échapper ainsi à une mort atroce. Il prit sa place et la vrai Xélia trouva la mort. Le cortège reprit son chemin vers l’île Des Châtiments. Le chemin dura tout l’après midi. Pour enfin arriver à la Mer Sans Retour. La fausse Xélia descendit. Sa robe épousait sa silhouette délicate. Elle avança vers une petite barque blanche. Et prit place à son bord. Le rameur fit vogué son embarcation sur l’onde bleue. La nuit survint. Les étoiles apparurent et une bise légère souffla sur le visage de Xélia. Elle fixa le ciel et se laissa caresser par cette bise, ses cheveux blonds et soyeux flottèrent. Une fois arrivée l’embarcation fut arrimée sur la berge. Ses occupants en descendirent, une voiture recueillie la reine et l’emmena vers le château. Elle sortit et monta les marches qui mènent au hall. Deux soldats étaient postés, sur les extrémitées de chacune des marches. Ils étaient en armure, ils tenaient une lance et avaient une épée à leur côté. Leurs casques englobaient toute leur tête et l’on ne voyait que leurs yeux fixant l’horizon.
Xélia entra à l’intérieur de l’édifice et les portes se refermèrent derrière elle. Elle alla vers ses appartements. Une fois à l’intérieur, elle alluma sa cheminée et établit une ligne de communication avec la planète Septarion. Un vieux vampire apparut dans l’âtre la dévisagea puis finalement dit :
-Roi Scarleumn !
-Oui.
Il s’inclina.
-Que désirez vous de moi ?
-Mon cher Romptan, où en est la désagrégation de Septarion ?
-Elle est au stade ultime de sa destruction, cela n’est qu’une question de temps. Avez-vous trouvez une nouvelle planète pour accueillir votre peuple ?
-Oui, j’ai trouvé un lieu de villégiature. Vous pouvez commencer l’évacuation.
-Et puis je savoir vers quelle planète nous devons nous diriger ?
-Gabtor.
-C’est à côté, bien, je vais commencer l’évacuation tous de suite excellence.
Il le salua et s’évanouit.
-Bien maintenant à moi de jouer. Comme je suis reine et que mon pouvoir s’étend sur toute cette planète, je vais y imposer des lois. Tous d’abord, je vais dissoudre sa défense.
Elle demanda à un valet d’aller quérir le commandant de son armé personnel. Il entra le valet referma la porte derrière lui. Le commandant s’inclina.
-Qu’attendez vous de moi ma reine ?
-Je désire me rendre à Salommonis. Et vous ainsi que tous vos hommes disponibles.
-Puis je connaître la raison de cette sortie ?
-Non.
-Allons nous combattre ?
-S’ils s’opposent à moi oui.
Le commandant réfléchi.
-Les gens du peuple ?
-Non, les gens de La Légion De La Paix.
-Mais…Je bien votre altesse. Quand partirons-nous ?
-À l’aube.
-Bien.
-Vous pouvez prendre congé, que tous vos hommes soient près demain sans fautes.
Le lendemain à l’aube. Tous les hommes se tenaient sur la berge de l’île. Les deux bateaux de transports venus tout droit du chantier naval de Salommonis furent arrimés et tous les soldats purent entrer à l’intérieur. Xélia fit partit du voyage. Ils arrivèrent en vue de Salommonis, les embarcations accostèrent et toute la troupe en sortit. Ils bloquèrent les villages et firent enfermés les paysans dans leurs maisons. La reine avança vers le château de Salommonis et entra suivie de deux cents hommes le reste de l’armée bloquée toutes les sorties du territoire. Le plus haut gradé, des Enfants Du Dragon vint à la rencontre de la reine, dans le hall appuyé de ses généraux et d’une troupe d’hommes de La Légion De La Paix.
-Vous auriez dû nous dire, que vous passeriez nous voir votre altesse, nous vous aurions accueillies mieux que cela.
-Manten’ort je suis venue ici, pour être sûre de votre loyauté.
-Insinuez vous que nous sommes des traîtres potentiels ?
-Je vais le savoir maintenant. Vous savez les hommes-loups ?
-Oui.
-Et bien je vous donne l’ordre de ratisser toute la région et de me parquer tous ce beau monde.
-Mais ils vous ont aidé, sans eux vous ne seriez pas parmi nous ? Et en plus le général Lyana et l’une des leur et est elle l’une de nos plus brillant cerveau. Nous ne ferons pas cela, vous avez oublié notre fonction. C’est d’assurer la paix.
-Vous êtes des traîtres, Manten’ort je vous relève de vos fonctions et je dissous La Légion De La Paix et votre caste. Embarquez les.
-Vous ne ferez rien de nous, démon, nous savons que vous n’étiez pas nôtre bien aimée reine. Elle ne ferait pas une chose aussi absurde, si vous la possédez lâcher votre emprise.
-Je ne la possède pas. Je l’ai tué et j’ai pris sa place et je ne suis pas un démon, mais un vampire.Tuez moi tous ça.
Ses hommes obéirent.
-Enfants Du Dragon, mes frères et mes sœurs détruisons cette menace.
Ils firent un bouclier de protection.
-Votre magie ne vous servira à rien.
Elle draina leurs forces en levant ses bras blancs vers le plafond. Le bouclier se dissipa tous les Enfants Du Dragon tombèrent complètement épuisés. Les quelques membres de La Légion De La Paix qui les suivaient furent vampiriser et d’un geste désinvolte Xélia leur indiqua leur cible. Ils firent leur office sans broncher et le sol du hall fut inondé par un sang innocent. Tous Salommonis fut mis à sac. Xélia repartie satisfaite d’elle-même et rentra au bercail avec son armée. Le lendemain, son commandant et son armée se dirigèrent vers Bas-Dâr (nom de la chaîne de montagnes des nains). Les homes-loups s’étaient accommodés au climat froid des montagnes et avaient construit des habitations en pierres. L’armée de Xélia entra dans le village qui encadrait toute la chaîne de montagnes. John et Lyana sortirent de leur habitation, ils furent étonnés de voir tous ce monde. Réunis à leurs portes.
-Que ce passe-t’il ? Demanda John.
-Vous êtes considérés comme du bétail, vous devez vous rendre sans histoire ou vous serez tous tués. Ordre de la reine Xélia.
Il baissa la tête comme s’il regrettait ses paroles dont il n’en pensait pas un mot. Il dégaina son arme fit volte face se dirigea vers l’armée de sa reine et cria.
-Je ne serai pas un assassin.
Il broya quelques hommes et une épée lui transperça le cou. Il tomba à genoux, le capitaine fit tournoyer son épée et lui délogea la tête.
-Pour la reine.
L’armée se dirigea vers les baraquements, tous fus détruits. John et Lyana en réchappèrent et s’enfuirent de Bas-Dâr.
PARTIE3
THE END OF THE GOD
Sur Arckédia, le Dieu n’en pouvait plus de voire toute cette violence.
-Voilà c’est la fin de Gabtor. Contaminée une fois de plus par le mal. Je vais envoyer mon armée et exterminer tout le monde pour pouvoir tous rebâtir. C’est malheureux d’en arriver là. Alchrétamor !
-Oui, mon roi.
Une immense silhouette de cristal apparut, il portait un pagne noir et rouge, son bras gauche était en or et drapé de rouge. Il avait deux ailes de cristal cerclées d’or et un casque rouge avec deux cornes. Il tenait à la main droite un bâton en or. C’était le gardien des entités. La main droite du Dieu.
-Finis- moi cette planète prend autant d’entité que tu veux.
-À vos ordres.
Sur l’Ile Des Châtiments. Xélia était assise et pensive. Elle avait la tête dans le vague et regardait le feu entrain de crépiter dans l’âtre, soudain la forme de Romptan apparut.
-Nous arrivons mon roi nous serons là dans quelques minutes.
-Très bien je vous attends.
La forme s’évapora.
Aux Champs-Élysées Taj-na-harta recevait la visite de son frère.
Éldéront et Élayna qui était devenus ses conseillers l’entourait.
-Mon frère, je t’ais fait venir car je pense que le Dieu va essayer…
Soudain une pluie de météorites passa à côté d’eux et frappèrent la terre de plein fouet.
-Ho non, le vampire en a rappelé d’autre. C’est la fin de Gabtor.
-Que veux-tu que cela me fasse, tu sais bien…
-Ne sois pas égoïste.
-Tu n’avais qu’à bien t’occuper de ton continent et tu aurais pu empêcher tous ça.
-J’avais essayé et tu m’as mis des bâtons dans les roues.
-Tu n’avais qu’à y aller toi-même au lieu d’envoyer un ange.
-Aide moi je t’en supplie seul le mal peut vaincre le mal.
-Je t’aide cette fois ci, mais après s’il arrive, quoi que se sois-je ne t’aiderai pas.
-D’accord.
-Bien je vais envoyer cent guerriers tous nettoyer, mais ce sera tous.
-Je te remercie.
À Bas-Dâr, le dernier des nains : Hymjir qui avait trouvé la fontaine de jouvence de Ker-na-dara l’un des anciens disciples de Argus le hardi se promenait dans la galerie cimetière là où reposé justement la tombe de Argus le hardi.
-Ho Argus le hardi donne-moi la force de détruire ces sales zombies qui on osaient profaner le Sanctuaire des Morts.
Soudain la porte du tombeau s’ouvrit et une dizaine de zombies rentrèrent. Hymjir se leva et saisi sa hache de combat.
-Nous les nains avons appris à nous battre quand les légions du dragon de glace ont foutu leur merde dans les rares villages qui avait survécu à la fureur du dragon blanc. Il nous a puni de notre couardise, nous les nains rescapés nous nous sommes vaillamment battus pour redorer l’honneur de nos ancêtres couards certes mais bons forgerons. Et il ne sera pas dit que Hymjir mourra dans la honte.
Il fracassa les zombies qui tombèrent en miettes.
-Ils n’étaient pas très résistants les bougres.
Soudain un tremblement de terre vint bouleverser la victoire du nain. Une météorite vint exploser le plafond du tombeau.
Et des vampires se réveillèrent de leur sommeil.
-Qu’est ce que c’est que çà ? Par la barbe de mes ancêtres, je ne serais jamais tranquille à la fin.
Les plaques tectoniques sous la chaîne de montagnes s’écartèrent et des entrailles de la terre sortirent cent esprits en armure sur des chevaux squelettes. Ils avaient tous des casques grecques et un seul oeil. Les montagnes avaient été rasées et Hymjir et les vampires étaient les quatre fers en l’air.
-Mes aïeux.
Il se releva et vit les esprits.
-Encore des morts.
Les vampires se redressèrent, mais n’eurent pas le temps de dire ouf car ils tombèrent sur le sol tué par les cent esprits.
-Hé vous ne manquez pas d’air, c’était les miens.
-Nous sommes venus pour purifier cette planète.
-Ça me fait une belle jambe.
Le ciel post-apocalyptique fut ponctué par une deuxième vague de météorites.
-Nous n’avons pas le temps de discuter.
Ils laissèrent le nain complètement outré sur place.
-Pas le temps, pas le temps. Dîtes que je vous gêne pendant que vous y êtes.
John et Lyana se jetèrent sur lui.
-Bas les pattes.
-Nous allons t’étriper suppôt d’Alchakmor.
-Moi. Vous êtes fou Hymjir n’obéit qu’à lui-même.
Ils le lâchèrent.
-Vous n’êtes pas un…
-Mort non, je suis en chair et en os.
-Excusez nous pour notre méprise.
Il fixa Lyana et dit.
-Je veux pas être méchant mon gars, mais ta demoiselle à une tête qui ne me revient pas, pour sure j’ai jamais vu de ma vie un humain à tronche de loup.
-Reste poli mon ami. Sinon il va t’arriver une bricole.
-D’accord.
-J’espère.
-Au faite comment vous nommez vous ?
-Hymjir. Et vous,
-Ma compagne Lyana et moi John Mc Klyne.
-C’est pas que je m’ennuie, mais je dois partir car maintenant que tous Bas-Dâr a été pulvérisé, je n’ais plus d’attache.
-Nous comprenons.
Hymjir attacha sa hache à l’arrière de son dos et s’en alla.
Sur l’Ile Des Châtiments Xélia se sentait en danger malgré son armée, elle décida de faire un héritier sur le champ, à peine émit elle le désir d’en avoir un que son ventre se mit à gonfler et prit la taille d’un ventre de neuf mois. Elle tomba sur le sol totalement impuissante, elle avait perdu ses eaux et son héritier était près à sortir. Elle tomba sur le dos, se pressa de se mettre nue malgré le choc qu’elle avait subi à cause de sa chute, elle se ressaisit et se mit a poussé de toutes ses forces l’enfant fut éjecté comme un boulet de canon. Il atterrit sur le sol et se mit à grandir d’un coup jusqu’à atteindre sa taille définitive. Des soldats accoururent et entrèrent dans la pièce, ils avaient étés attirés par les bruits.
-Vous avez un problème votre majesté ? Dit l’un des gardes.
Puis il réalisa que sa reine était évanouie et qu’une créature remuait sur le sol en poussant des gémissements.
Elle les fixa et ses yeux les dévoraient du regard, puis elle se mit sur son séant sa longue queue saisi l’un des gardes qui essayait de fuir et l’attira vers elle. La créature se jeta ensuite sur les épaules du malheureux et lui saisi la tête, la déboîta et l’avala toute ronde. Le second nu guère de chance non plus, il finit tous dépiauté.
Xélia se releva enfin et vit sa création déchiqueter les soldats et les mangers. Elle eut un haut de cœur puis se ressaisie. Romptan apparut dans l’âtre tout décontenancé et dit :
-Mon roi, j’ai une grave nouvelle à vous apprendre.
Elle se tourna vers l’âtre et vit le vieux vampire.
-Oui.
-Votre peuple est à la merci d’êtres spirituels très puissants. J’ai peur que vous n’ayez attiré l’attention sur vous et que les forces qui régissent cette planète veulent votre mort pour avoir troublé l’équilibre.
-Je vous vois envoie mon armée pour vous aider.
-Gardé vos hommes car vous en aurez besoin, la menace se dirige vers vous. Je suis désolé que notre plan n’est pas marché comme prévu.
-Gardez vos excuses.
-Ma reine !
-Quoi encore ?
Elle se retourna et vit l’un de ses hommes les membres tous tremblants.
-Nous sommes attaqués.
-Défendez le château !
-Bien ma reine.
Il s’en fut.
Elle se tourna vers l’âtre Romptan était partie.
-Maudit, soyez maudit dieux qui osent s’opposer à mes plans. Vous avez gagné, mais…
Le château s’ébranla, le plafond se mit à s’effondrer et toutes les fondations tombèrent. Le bâtiment s’affaissa sur lui-même et écrasa tous ses occupants jusqu’aux derniers. Les esprits regardés leur travail et furent satisfaits.
-Nous avons mené à bien notre mission.
Soudain une énorme forme délétère s’approcha du sol, puis le toucha, toute la végétation de la planète flétrie.
Les esprits se tournèrent vers cette nuisance et virent des formes prendre vie. Toutes les pires entités du Dieu étaient là : Poison l’entité du poison, Venom l’entité du venin, Death l’entité de la mort, Darkness, Fear l’entité de la peur… et Alchrétamor.
Ce dernier prit la parole.
-Peuple de Gabtor écouter mon appel, le jour de votre fin est venu, car votre planète a perdu son équilibre à mainte reprise. Le Dieu notre maître à tous a décrété que tout êtres vivants doivent mourir et que des nouvelles espèces verront le jour une fois le nettoyage fini et la planète assaini.
-Non, s’insurgea le chef des esprits, vous ne tuerez personne.
-Si, le peut qu’il y aura à tué, je le tuerai.
-Sauf si on vous en empêche.
-Je ne crois pas.
-Tous avec moi, charger.
La vague d’esprit submergea les entités, leur passant au travers et leurs dispersants leurs corps éthérés dans l’air en faisant des moulinets avec leur épée. Les entités avaient beau leur envoyer tous ce qu’il y avait de plus néfastes en eux, mais rien n’y fit vu que les esprits étaient déjà morts seules les armures en prirent un coup. Alchrétamor fut le seul restant vu qu’il avait un avatar.
-Vous avez de la chance d’être déjà mort. Qui vous envoi ?
-Son nom importe peut, vu que tu vas mourir.
-Non je ne crois pas. Car c’est vous qui passerez en premier.
-Que veux-tu dire ?
-Le Dieu détruira votre planète vu que vous avez tué ces entités obscures. Vous n’avez aucune chance d’en réchapper.
Soudain le sol s’affaissa tout autour du chef des entités, le bout de terre sur lequel il était, vacilla dans tous les sens. Soudain une énorme flamme consuma tous et Alchrétamor chauffa il s’envola loin de la fournaise mais une main noir l’attrapa, et le serra tellement fort que l’Avatar explosa en mille morceau.
Nag-tark-arkuague sortit de sous terre et se posa près de ses esprits, il les regardas et dit :
-Pour vous être battu contre cette menace, je vous libère, vous n’êtes plus damnés.
Les esprits à ses mots s’évaporèrent et fur libre. Le dragon fixa le sol et se dit à lui-même :
“ Il est vrai que je n’ais fait que du mal autour de moi, je n’ais pas respecté les dernières paroles de mon père, je suis resté dans mon coin, j’ai fait du tort à Taj, j’ai cherché et trouvé les entités, mais dans mon esprit de conquête j’ai failli tous détruire. Pardonne-moi mon père. “
Il s’éleva dans l’air traversa l’espace infini durant des jours pour trouver la planète Arckédia et une fois trouvé. Il atterrit sur celle ci.
Il marcha sur la planète et ne vit rien puis, sortit du néant un œil gigantesque.
-Nag-tark-arkuague toujours là pour semer le trouble comme ton père.
Il a recherché les Avatars pour le bien de notre planète, pour la rééquilibrer.
-Non pour asservir la planète, pourquoi il a attaqué le roi alors ci ce n’est pour le pouvoir.
-Le roi était vieux et plongeait notre planète dans le chaos.
-J’ai sondé ton père et je lui ai donné les informations qu’il voulait sur les quatre Avatars que j’avais envoyés sur Gabtor pour qu’il les trouve, je voulais voir si comme il disait votre planète se serait mieux porté avec eux, si au contraire il n’allait pas aggraver la situation et soit devenir un despote ou soit devenir le pion des Avatars.
-Mon père…
Il ne finit pas sa phrase il fixait le sol.
Il donna un grand coup dans le sol et un énorme cratère, ce fit-il se plongea dedans et creusa jusqu’au noyau de la planète.
-Non je ne te laisserai pas détruire ma planète.
Mais c’était trop tard le dragon était devant le noyau. Le Dieu le rejoint.
-Tu vas mourir.
-Peut-être, mais vous allez me suivre.
Il donna un grand coup de queue dans le noyau et le brisa. La planète explosa. Et ce fut la fin du Dieu. Nag avait donné sa vie pour empêcher la mort des habitants de Gabtor. Malheureusement personne ne le sus et aucunes funérailles ne fut célébré pour sa mort. Comme s’il n’avait jamais existé. Tous fut une fois de plus reconstruit, mais pas par les habitants, par Taj-na-harta en personne, John et Lyana furent les nouveaux monarques de Taj-na-harta, les humains, les elfohumains et les elfes se répartirent sur le continent.
Fin
23 novembre 2007
THE CHRONICLES TOME II GABTOR'S AVATARS
THE CHRONICLES
TOME II
GABTOR'S AVATARS
PARTIE I THE ANGEL
Véridion était sur son cheval et galopait dans la forêt elfique. Depuis Que le mal ne régnait plus surs Taj-na-harta tous étaient différents, il n'y avait plus de guerre, les gobelins avaient été terrassé jusqu'aux derniers, les mages bleus ne pouvaient plus soumettrent les Arcotiques vu qu'il avait tous trouvé la mort dans leur centre. Les nains commencèrent à sortirent de leur trou et construisirent des villes. Le camp des gobelins et L'île des Châtiments n'était plus habité que par des ruines. Vu que les mages bleus n'étaient plus surs cette terre la frontière magique, qu'ils avaient crée a disparu, laissant libre accès à tous navire voulant naviguer au-delà de Taj-na-harta, pour s'assurer qu'il n'y avait aucun n'autre continent. Ils ne revinrent jamais et la Mer Sans Retour garda son titre de sans retour. Une fois la forêt traversée, Véridion déboucha sur le chemin caillouteux qui menait au château de Salomon. Véridion avait sur ses épaules une cape en fourrure accrochée par un cordon. Il était revêtu de son armure et son épée pendait à son côté. Il se posta devant le pont-levis en chêne et hurla pour se faire entendre: -C'est moi Véridion. Le pont-levis se baissa, il le traversa et se retrouva dans la cour de l'édifice. Des écuyers vinrent le faire descendre de sa monture et conduisirent son chevale aux écuries. Des gardes marchèrent derrière le roi et le guidèrent jusqu'à la salle d'audience. Salomon en le voyant descendit de son trône écarta ses bras et s'écria: -Véridion mon ami, quelle joie de te revoir en ces lieux. -Salomon toujours aussi hospitalier. Ils s'étreignirent et rirent. -Je suis content que cette guerre soit enfin finie. -Moi aussi. -Mais j'y pense tu veux sen doute que je fasse quérir ta fille. -Oui cela me ferait grand plaisir. Il fit venir un valet et lui demanda d'aller la chercher. -Qu'on apporte un fauteuil, pour notre inviter et fait couler le vin. -Elle sera contente de te revoir après tous ce temps. Il regarda son ami et dit: -Tu as l'air songeur? Que se passe-t-il? -Ce qui m'amène ici, en faite et que depuis un moment bon nombre de mes navires marchands partent au-delà des terres, pour essayer de commercer avec d'éventuel, personne habitant sur des contrées reculées, mais aucun ne sont revenus, jusqu'à ce jour. Salomon resta un moment perplexe. -Que puis je faire pour t'aider? -Prête- moi un navire de guerre, tes artisans savent mieux les faire que les miens. Tu veux surtout des balistes et des canons. -Oui, car je veux avoir le cœur net, si des personnes mal avisées s'amusent à les faire couler. Ça ne peut pas continuer ainsi. -Je te comprends, moi-même aurai affrété des bâtiments de guerres pour couler d'éventuel mécréant quelque chose me dis que cela ne vas guère enchanter ta fille. -Je sais mais que veux-tu. -Elle a failli te perdre sur l'Ile des Châtiments, elle ne sera pas tranquille en te sachant sur la mer… -Je ne crois pas que cette mer soit sans retour et je le prouverais. -Il se peut qu'elle soit nommée ainsi parce que, il a de terribles dangers et peut être un terrible léviathan, il doit y avoir une raison pour que les mages bleus et bâtit une barrière magique. -C'est surtout pour ne pas qu'on les déranges. Mais en tout cas, je ne pensais pas qu'ils soient tombés si bas en aidant Knarmaturawarka. -Quand je pense aux atrocités qu'ils y avaient dans son domaine, je suis encore sous le choc. Véridion entendit des pas qu'il lui était familier et qu'il n'avait pas entendu depuis un bon moment. -Xélia! Véridion se leva et la jeune femme se jeta dans ses bras. -Mon enfant. Des larmes se mirent à couler aux commissures de ses paupières. -Pourquoi, pleurer vous mon père? -Je suis si content de te revoir… Sa tête blonde reposait sur l'épaule du souverain. Il la redressa. -…Malheureusement, il va me falloir partir en mer. -Pourquoi? Lui demanda-t-elle. -J'ai une chose à éclaircir, je dois lever le voile sur la disparition préoccupante de nombreux de mes navires marchands, qui ne sont pas revenu à bon port. -Pourquoi, ne pas envoyer quelqu'un de confiance? Je n'ai pas envi de vous perdre vous aussi. -Il n'en saura rien. -Je dois te laisser encore ici et après je te promet de venir te reprendre qu'en tout sera fini. -J'ai tant attendu votre retour et voilà que vous repartez. -Puis l'ange de Taj-na-harta veillé sur toi. Il vit le château s'éloigner, ses mains gantées se crispèrent sur le bastingage du navire. La mer était calme, le vaisseau s'éloigna progressivement du rivage. Le soleil se couchait sa teinte orangée éclairée l'embarcation qui était toutes voiles dehors. Xélia était debout sur l'un des pontons du port et regardait la silhouette se profilait au loin. Des larmes se mirent à couler. Elle resta là impassible jusqu'à ce que la lune pointe. Salomon était derrière elle et méditait. -Revient moi, murmura t-elle du bout des lèvres. Une petite brise souffla dans ses longs cheveux blonds et elle se laissa caresser par le souffle froid du vent. Le pâle astre lunaire et son manteau de nuit recouvrit la terre suivie par son cortège d'étoile scintillante, qui fascine tant les hommes.
La terre était humide, les fossoyeurs avaient de la boue partout sur leur bas de chausse, ils trimaient comme des forcenés. Les pelles se soulevaient et s'abaissaient sans discontinu, un corps envoyer dans une fosse et au suivant. La pluie battait drue, le maître fossoyeur regarda ses gens travaillait la terre sans ménagement, il se frotta le bouc, l'air pensif. -J'en ai ralbol de patauger dans la gadoue, on n'aura jamais fini vu le nombre de mort. Se plaignit un des travailleurs. -Arrête de te plaindre, on sera payé en conséquence, comme d'habitude. Lui répondit son compagnon d'infortune. Le geignard regarda le maître fossoyeur: -Lui au moins, il ne risque pas de se salir. -C'est sûr. Soudain l'un des deux vilains cogna contre quelque chose de dur. -C'est quoi ce truc. Il sortit de la gadoue un plastron surdimensionné. -Quel est l’être qui a pu porter un truc pareil? -Fais voir, lui demanda son compère. -C'est incroyable. Soudain il se mit à glisser, puis tomba sur le dos. Il tenait ferment la pièce d'armure avec ses mains sales, ses bras tremblaient et supportaient le poids de l'objet, il le jeta devant lui, se leva et retira la gadoue sur son dos. Le geignard regarda autour de lui et découvrit des traces de pas. Il saisit les épaules de son compagnon et le tourna dans sa direction. -Regarde par terre. L'autre se mit à scruter le sol. -Des traces de pieds nus. -Allons voir ou ils conduisent. Le geignard suivi les traces, l'autre fossoyeur le regarda sans dire un mot. -Alors tu viens? -Vas, je te rejoindrai après. -Trouillard va. Le geignard traversa la porte de la muraille noire entourant la tour de Knarmaturawarka. Il entra dans l'édifice et déboucha dans une salle, ou des cages pendaient au bout de chaînes rouillées. Des cadavres crasseux les occupaient. Leurs regards vident fixer le néant. Soudain il entendit un bruit de respiration, comme une plainte. Il chercha d'où cela pouvait provenir, puis il vit un corps, tout ce qu'il y a de plus vivant. Une femme était assise dans un coin de la salle, une zone d'ombre la dissimuler. -Excusez-moi. La femme le regarda d'un drôle d'air. -Vous êtes qui? -Je suis un fossoyeur et vous? -Je ne sais pas. -Vous voulez rire? -Je ne crois pas. Embarrassé, il essaya de trouver une question adéquate. -Qu'est que vous faites ici? -Je ne sais pas. C'était perdu d'avance. -Avancer au moins que je puisse vous voir. Elle se leva et avança jusqu'à la limite de la zone d'ombre. -Je suis gênée. -Pourquoi? -Je suis dévêtue. -Vous voulez que j'aille vous chercher quelque chose à vous mettre sur vous. -Non, je veux juste que vous vous retourniez. Il se retourna, intriguer. De grandes ailes noires sortirent de son dos et l'enveloppèrent complètement. -Vous pouvez, vous retournez. Il se retourna et vit une jeune femme aux cheveux brun foncé, enveloppée de noir. Le froussard voyant que son ami ne revenait pas se risqua à suivre ses traces. Et une fois devant la tour, il cria: -Alors qu'est ce que tu as trouvé? Il sortit suivi de la jeune femme. -Bon Dieu. Alors tu me présentes? -Elle ne sait pas son nom. -Tu veux rire? -Non, je t'assure. -On va faire quoi d'elle? -La montrer au patron. Ils firent le chemin inverse et interpellèrent le maître fossoyeur: -Hep messieur. Il se retourna. -Que me voulez-vous, vous deux? Il se retourna et vit la jeune femme. -Où est ce que vous avez trouvé pareille beauté? -Dans la tour. -Dans la tour! Il déglutit. -Ou ça dans la tour? -Au rez-de-chaussée là ou il y a des cadavres. -Amener la au bateau et occupez vous d'elle. Ils l'emmenèrent à l'embarcation, une fois sur le pont, ils la conduisirent à une cabine. -Vous souhaitez quelque chose à manger? -Oui je veux bien, merci. Quelques minutes après ils revinrent de la cuisine avec un plateau chaud. Elle bu la soupe en silence. Le geignard brisa la glace. -Je m'appelle Ludvic et mon ami s'appelle Gontrand. Elle les regarda tous les deux et demanda: -Vous faites quoi sur cette île? -Cela peut paraître bizarre, mais on fait un cimetière et bientôt un autre groupe va venir ériger un monument avec tous les noms de ceux qui sont morts au combat. -Pourquoi? Ils la regardèrent étonner. -Pour faire propres et pour rendre hommage à tous ceux qui sont morts pour nous avoir libérer de Knar…Knar je n'y arrive pas. Bon sang c'est quoi son nom déjà. -Ha oui Knarmaturawarka. -Qui? -Knarmaturawarka. -Vous ne le connaissez pas? -C'est un homme? -Non c'est un démon, on dit qu'avant il avait été envoyé par le grand dragon blanc pour faire régner la paix. Il paraît que c'était un ange femelle. Avant de devenir ce qu'il est devenu. La jeune femme eut comme un flash-back. Des mages noirs l'entouraient et semblaient prononcer des incantations. Elle était attachée sur une table de pierre et des liens invisibles la retenaient prisonnière ses ailes devinrent noires et elle sentait des transformations importantes se former en elle, elle devint un être hideux, tous en elle se démultipliaient, sa transformation en démon ne dura qu'un cour laps de temps. De ce corps frêle, on passa à une masse de muscle noir à quatre bras et ignoble, elle changea de sexe. Les mages noirs regardèrent avec délectation leur œuvre macabre. Elle sursauta, elle était dans un lit. Le bateau tanguait doucement sur une mer d'huile. Elle sortit de sa couche, récupéra son habit, l'enfila et ouvrit la porte de sa cabine les yeux dans le vague. Ludvic l'aperçu les bras croisés sur le bastingage, elle regardait la mer d'un air songeur. -Ça va? Elle reconnu le son de sa voix. -Oui. Il vint se mettre à côté d'elle. -Hier vous vous êtes évanouie, vous étiez toute pâle comme si vous aviez vu un fantôme. -Non pas tout à fait. -Comment ça? -C'étaient des démons du passé, ils m'ont surprise c'est tout. -Si vous avez besoin de vous confier à moi, n'hésitez pas. Au moment où il allait se retirait, elle lui tint le bras. Il la regarda. -Merci. -Ce n'est rien. -Si, vraiment merci. Il la fixa un long moment et dit: -Vous êtes étranges. Elle le regarda en souriant. -Suis-je pour vous une curiositée? -Je ne serais dire. Elle l'implora du regard. -Vous êtes à la fois étranges et fascinante. Il allait tourner les talons. Quand elle l'interpella. -Ludvic. -Oui -Où allons nous? -Chez le roi Salomon, car le roi Véridion s'est absenté en mer pour l'instant, rien de bien dangereux, il veut percer le mystère des navires disparut en mer en cherchant s'il y avait autre chose de l'autre côté de la Mer Sans Retour. La journée se passa très vite, et le lendemain, ils arrivèrent en vue du royaume de Salomon. Une fois arrivé au port les dockers déchargèrent le matériel contenu dans la soute. Les fossoyeurs descendirent par la passerelle en ligne et rentrèrent dans leur foyer respectif. Seule Ludvic, Gontrand et le maître fossoyeur restèrent au port la jeune femme aux cheveux brun foncé avec eux. Ils virent un fermier qui leur trouva une place dans sa charrette. Une fois au château de Salomon. Ils furent accueillis par une escouade de soldats aux hauberts blancs aux plastrons rutilants sur lesquels étaient gravés un griffon et aux capes surmontaient d'un grand S cousu aux fils d'or. Des heaumes coniques reposaient sur leurs têtes. -Nous allons vous conduirent au roi, leur dit le capitaine de la garde. Une fois dans la salle d'audience, ils s'agenouillèrent devant le trône de Salomon. Le seigneur arriva suivit d’hommes munis tromblon, de casque à visière et de pèlerines bleues qui recouvraient les casques de leurs capuchons. Le roi s'assit et les gardes aux nombres de quatre se répartirent sur les côtés du trône. -Relevez-vous, allons pas de ça avec mes sujets. Alors que me vaux votre venu? -Noble roi, la raison de notre venue en votre noble domaine est simple. Nous avons trouvé cette jeune personne dans les décombres de l'ancienne tour d'orium. Et nous nous demandions si votre grandeur puissiez l'accueillir en votre maison le temps que nous trouvions son identité perdue.
-Bien maître fossoyeur, votre action est noble et je me met en accord avec vous. Je l'hébergerais donc en ma maison. Vous pouvez disposer.
Ils partirent de la salle d'audience remplie d'énorme pilier ouvragé et de statues de griffons en marbre, toutes griffes dehors, la gueule béante et la langue pendante. Leurs yeux en rubis fixaient les trois individus sortant de la salle. -Viens mon enfant approche. La jeune brune avança. Le soir venue elle eut encore une vision. Les mages noirs lui demandèrent d'aller dans le royaume de Taj-nar-harta et de capturer son âme divine à l'aide d'une épée recouverte d'inscriptions. Elle saisie l'arme. Xélia qui avait entendu les gémissements entra dans la chambre. La jeune femme brune avait saisi un chandelier posé près d'elle. Tout d'un coup dans sa vision, elle s'envola. Elle déplia ses ailes noires. Xélia eut un cri de stupeur en voyant deux grandes ailes déployaient derrière l'étrange jeune femme debout sur son lit et un chandelier dans sa main. Xélia voulue reculait mais tomba. La jeune brune voleta. Et se crut dans le ciel, elle était saisie par sa vision et reproduisait tous les mouvements que son autre "elle" faisait. Elle sauta devant Xélia qu'elle croyait être Taj-na-harta et alla planter son chandelier dans le corps de la fille de Vérdion. Quand soudain la porte claqua violement et deux soldats se ruèrent sur la rêveuse et l'étalèrent sur le sol. Elle lança impulsivement le chandelier et alors que les deux hommes croyaient tout perdu, une silhouette draper de blanc fit irruption dans la pièce et stoppa net l'objet juste avant qu'il ne se plante dans le corps de la pauvre enfant mortifier. Le lendemain, le roi fut averti et les deux soldats, sa nièce et le mage blanc furent convoqué dans la salle du trône plus petite que la salle d'audience, mais décoré dans les mêmes tons, seules les statues n'étaient pas les mêmes: c'était des statues d'anciens monarques. Le regard grave et leur main de marbre posé sur la garde de leur épée. Xélia commença, disant qu'elle avait entendu des bruits dans la chambre de leur invitée. Les gardes poursuivirent en omettant aucun détail, puis vint le tour du mage blanc. -J'ai le triste devoir de vous dévoiler le fond de ma pensée. Je pense que celle que vous hébergez n'est autre que la personne que vous avez juré d'anéantir. Le roi en resta pétrifier: -Et ou est t'elle? -Dans sa chambre étroitement gardé. Oui Knarmaturawarka est revenue…Mais pas pour vous tué monseigneur. -Alors pourquoi? -Notre créateur a ses raisons que la raison ignore. C'est sans doute pour lui laisser une seconde chance. -Jamais, vous m'entendez, jamais je ne continuerai à héberger ce monstre. -Mes confrères, humains et elfes s'occuperont de son destin seigneur lors de notre grande réunion. -Vous avez omis les nains. -C'est pour cela que je suis ici, les nains sont morts. -Comment cela a pu être? -À trop vouloir creuser, voilà ce qui arrive. Ils sont ensevelis vivant dans leurs galeries. Et sont tous mort asphyxié. Ils ont été punis, à cause de leur indifférence pendant toutes ces années. -Mais ils nous fournissaient nous et les elfes en armure et j'en passe. Leur mort est triste. -Comment contez vous l'emmener avec vous, cette furie? -Ce n'est pas une furie, sont corps, c'est seulement rappelé de toutes c'est action passées. Et les a reproduits. Mais une chose est sur elle est amnésique. Enfin elle l'était. -Une raison de plus pour en finir une bonne fois pour toutes. -Elle est devenu l'abomination que vous avez connue, à cause des mages noirs. -Mais au faite d'où ils venaient ? -Ils étaient avec nous, ils sont partis à la quête d'autres territoires, ils sont revenus, mais transformés, ils se sont mis à être fuyant et ont ne les revit plus, un jour nous avions tous sentit que quelque chose n'allait pas, ils avaient corrompu l'ange du dragon divin et l'ère de chaos était revenu. -Je vous la laisse et je vous ferez escorté jusqu'à l'endroit ou vous faite vos réunions. -C'est fort aimable à vous sire. Mais je ne pense pas qu'il y est le moindre problème. -C'est vous qui voyez. -Nous partirons seuls. Le lendemain, ils partirent à l'aube, il faisait froid, les deux silhouettes marchaient, alors que le jour était naissant. Knarmaturawarka était recouverte d'une pèlerine noire, le capuchon couvrait son visage. Le mage blanc lui avait seulement son habit blanc de mage, du peuple humains. Soudain ils s'arrêtèrent. -Que faites-vous? Il la regarda: -Tu ne crois tous de même pas, qu'on va continuer à marcher, mes vieux os ne pourraient supporter un long trajet. Il fit des signes dans la terre avec le bout de fer de son bâton. Ils se dissipèrent dans un courant d'air. Le vaisseau de Véridion naviguait sans avoir rencontrer aucun danger. Ils étaient entrains de traverser le territoire des mages bleus quand soudain, ils virent au loin une énorme forme sortirent de l'eau, la chose ouvrit une large gueule de la forme d'un cercle, deux grands yeux menaçants étaient fixés de chaque côté de sa tête. -C'est un léviathan! Hurla l'homme posté au nid de pie. -Malédiction. Le roi se mit à donner toutes une série d'ordre. -Vite braquer la baliste sur cette chose. D'énormes traits furent lancés le léviathan les engloutit. Il se mit à aspirer l'eau, le navire fut entraîné jusqu'à sa gueule énorme. Il la ferma et découpa le navire en deux. La proue fut totalement engloutie, Véridion en réchappa. Il s'accrocha à un débris et se laissa aller sur la mer. Il vit le monstre s'enfonçait dans l'eau. Véridion fixa la zone de combat et remarqua que quelques hommes avaient survécu, il ferma les yeux et essaya d'oublier ce désastre.
Knarmaturawarka et le mage blanc étaient arrivé au point de ralliement des mages blancs et verts. Humains et elfes virent le vieil homme accompagné par la jeune femme. Ils se trouvaient au milieu d'un cercle de pierre recouvert d'inscriptions à moitié effacer. -Bonjour, mes amis. -Qui est cette jeune personne? Demandèrent-ils. -C'est…Je n'irai pas par quatre chemins, Knarmaturawarka. -Comment? Tu n'as pas le droit de l'emmener ici. -Elle ne nous fera aucun tort, elle n'est plus un démon, elle est redevenue comme avant. -En es-tu sûre? -Oui. -Bien, elle pourra rester mais s'il y a le moindre problème… -Il ne se passera rien. -Nous te faisons confiance. C'est avec ses ultimes forces que Véridion défit les courroies de son armure et déboucla sa cape gorgée d'eau de mer. Il enleva le fourreau de son épée de sa ceinture et le plaça sur son bout d'épave. Il bougea pendant un moment ses jambes, frénétiquement pour faire avancer l'épave. Il s'arrêta fatigué et se fit emporter par les flots capricieux de la mer. Le ciel était bleu et les nuages blancs et cotonneux. Le naufragé arriva en vue d'une barrière de récifs. Les remous de la mer le firent accosté sur l'un d'eux. Le bout de bois de fortune râpa la roche et stopa net. Le vieux roi était tout poisseux à cause de l'eau salée. Soudain il sentit une source de chaleur le réchauffer. Il leva sa tête et vit une forme humaine baignée de lumière. Son corps était recouvert d'une armure d'orium, deux ailes lui sortaient du dos. Il examina la figure de l'être céleste et reconnu Élayna. Elle lui tendit la main. Véridion leva son bras et Élayna disparut. Il vit une petite embarcation à la place de l'ange. Il entendit des voix d'hommes et vit ses hommes se battrent contre des dépravés en guenilles. Il se leva et dégaina son épée, son pourpoint et ses bas de chausses étaient dégoulinants. Il regarda les hommes contres qui se battaient ses gens d'arme. Ils avaient les yeux ternes, semblaient avoirs perdus toutes traces d'humanité. Leurs longs cheveux étaient recouverts d'algues et leurs barbes de coquillages. Ses soldats ne firent pas de cartier. -Mon bon roi, dit le capitaine. Nous sommes heureux que vous soyez sain et sauf. -C'est réciproque. Au faite combien êtes-vous? -Une dizaine sire. -C'est fort regrettable ce qui nous arrive. Nous n'avons plus de navire et nous avons perdu beaucoup d'hommes. -Pensez vous, qu'on devrait continuer? -Oui, car nous avons une embarcation à notre disposition. Elle est assez petite, mais je pense qu'on pourra tous montez dedans. Par contre, le retour nous sera difficile. -Espérons qu'il y est une terre sire. -Oui espérons le. Bon nous allons essayer de partir de cette barrière de récifs. Ils mirent l'embarcation à l'eau et ramèrent sans s'arrêter. Ils espéraient de tous leurs cœurs trouver une terre. Mais cela ce fit attendre. L'étendue d'eau leur fit découvrir une île, plusieurs jours après. Il n'y avait pas grand-chose à se mettre sous la dent, mais le peu qu'il y avait les aida tous de même à recharger leurs batteries. Dans le clan de Thanaï, celui où avait vécu Élayna et qui était situé à la lisière de la forêt elfique. Knarmaturawarka se leva d'un sommeil agité, elle avait entendu un appel dans son rêve qui lui demandait d'aller sur l'Ile Noire. Elle ne le dit à aucun des mages verts lors de leur décision sur son sort. Elle apprit qu'elle allait être envoyé en un clan beaucoup plus important, le clan du roi Slian. Là-bas, elle sera prise en charge par le mage vert supérieur qui vit dans ce clan. C'est là-bas que l'on forme les novices, dans la grande école du clan de Slian. Slian est le roi des elfes et son clan est la capitale de Naj-Rà (qui est le nom du pays des elfes, ce nom n'est connu que des elfes) les elfes qui y habitent vivent dans des maisons de bois contrairement au clan de Thanaï et aux deux autres clans. Le clan du roi Slian se situ près de la tour qui a été érigée par les elfes, au commencement. Les soldats de Slian arrivèrent dans le courant de l'après-midi suivi d'une chaise à porteur, porté par quatre esclaves gobelins. Les soldats elfes avaient des plastrons en orium vert sur lesquels étaient gravées des guivres, leurs heaumes ressemblaient à des casques grecs. Leurs corps étaient recouverts d'une cotte de maille matelassée vert et pardessus, ils avaient une armure complète. Ils l'emmenèrent dans la capitale une fois les remparts traversés, ils marchèrent entre d'immense bâtissent de bois, les maisons avaient un style particulier. Les habitants de la capitale étaient très actifs et des patrouilles de soldats allaient et venaient à travers la ville. Ils arrivèrent enfin au château de Slian, le parvis était encadré par deux immenses guivres en basaltes. Ils entrèrent dans la salle du trône. Slian était là assis et les regardait. Il renvoya ses hommes et fit signe à Knarmaturawarka de venir plus près. Son corps était enveloppé dans une étoffe vert émeraude, son noble visage était encadré par des cheveux grisonnants, sa couronne était sur sa tête. -Alors te voilà enfin seigneur des ténèbres, sous ta vraie apparence, est-ce la rédemption qui t’a fait expirer tous tes péchés et ta ramener parmi nous avec je l'espère une plus noble tâche à accomplir. -Sachez seulement que ce n'était pas de mon plein grès que je suis devenu cette chose dénuée de pensée. Les mages que vous appelez les mages noirs ou nécromancien, mon eu en traître pendant mon long sommeil sur l'île ou je me trouvais et ont abusé de moi. -Je veux bien te croire et sois assuré de ma bonne fois, je ne porterais aucune atteinte à ta vie. Cette seconde renaissance a été bénéfique pour toi. -Je vous suis reconnaissante, de m'avoir laisser une seconde chance. -Que compte-tu faire? -Allez sur un continent au-delà de la mer. -Il n'y a rien là-bas. -Je pense qu'il y en a un. -Bien je ne m'opposerais pas. -Moi si. Knarmaturawarka se retourna et vit le mage vert supérieur. -Je m'excuse de vous interrompre. -Non il n'y a pas de problème. -Je pense qu'elle devrait d'abord passer par mon école de magie la seule de Taj-na-harta. Pour la sondé et pour qu'elle retrouve sa paix intérieure, ces intentions ne sont peut-être pas mauvaises, mais je sens quand elle, il se passe un combat intérieur, entre le bien et le mal et je ne suis pas sûr qu'elle devrait entreprendre de voyage pour l'instant. -Très bien, je vous la laisse et quand elle sera prête. Elle pourra aller où bon lui semblera. Il sortit avec elle dehors et la conduisit jusqu'à l'école de formation des novices. Ils rentrèrent dans le bâtiment, un immense hall s'ouvrit à eux, Ils y avaient les statues de Dranfus le sage et de Sarmas le sylvicole, leurs mains de marbres étaient levées vers le ciel. Le sol était de marbre, ils y avaient des piliers ouvragés, des lustres et des vitraux baignés de lumières. Des novices et des mages menés leurs vies dans le grand bâtiment et déambulé dans les couloires. Le mage vert supérieur l'emmena dans ses appartements et la fit s'asseoir sur un fauteuil. Il s'assit en face d'elle et un bureau les séparé. Il posa ses coudes sur le bureau et la regarda. -As-tu eu des rêves retraçant des moments de ta vie de démon? Elle hésita à répondre, puis finalement elle décida de lui dire non, mais elle se ravisa, elle était persuadée qu'il lisait dans ses pensées et dire un mensonge n'irait pas en sa faveur. -Oui. -Combien? -Au moins trois. -Bien. -À ton essayé de t'appeler par la pensée? -Je ne crois pas. -Qu'est ce qu'on t'a dit? -Je… Il la fixa longuement. -Si tu veux que je te laisse en paix il serait sage de répondre. -Oui, on m'a demandé de me rendre sur l'île Noire. -Pense-tu qu’il s'agirait de mages noirs, qui voudrait que tu retourne à l'Ile des Châtiments, et qu'ils t'aient dit l'Ile Noire pour que personne ne sache qu'il s'agit de cette île? Car…ha moins qu'il ne s'agisse de l'endroit d'où ils sont revenus complètements changés. -Je ne sais pas. -Tu peux disposer quelqu'un t'emmènera dans tes appartements. Elle se leva et sortit. Très loin de là, sur l'Ile Noire. Une personne encapuchonnée suivit par deux formes spectrales marchèrent sur la terre cendreuse. L'homme de tête était un mage noir suivit par deux hommes en pèlerines noires, ils avaient tous deux une armure d'argium sur lesquels des os étaient soudés, leurs heaumes étaient des crânes creux recouverts de métal. Le mage noir frappa avec sa canne sur un lourd portail, qui s'ouvrit ainsi qu'une herse rouillée. Ils pénétrèrent dans une grotte obscure et glaciale et se dirigèrent vers le fond et le mage noir lança dans l'abîme d'un gouffre très profond c'est parole. -Ho seigneur, nous avons besoin de vous. Il entendit un grondement qui se répercuta sur les parois de la grotte. Et deux grandes pattes griffues s'agrippèrent sur le rebord du gouffre. Une grande tête noire surgit. -Ho grand Nag-tark-arkuague, vos serviteurs sont à votre service. -Que me voulez-vous? -Seigneur les mages blancs et verts sont au courrant de ce que nous complotons. Nous vous demandons la permission de récupérer l'ange noir: Knarmaturawarka. -Oui prenez avec vous autant de fidèles que vous le souhaitez et récupérez la. Il a été assé dur de la corrompre. Elle deviendra votre chef à tous, vous lui donnerez une armure et des armes. -Et vous seigneur? -J'ai beau être un dragon, mais je sens que bientôt mes forces vont me quitter, mon frère, je veux qu'il me suive dans la mort. -Vos recherches aboutissent seigneur? -Oui, les mineurs creusent sans discontinu, les avatars seront bientôt en ma possession et ça sera la fin pour lui. Allez les heures sont comptées mage. -Et l'école? -Détruisez la, pierre par pierre qu'il ne reste plus rien. -Il en sera fait selon vos ordres. Ils sortirent de la grotte et la herse et le portail se refermèrent derrière eux. Il rassembla ses confrères et des hommes armés. Ils disparurent dans un torrent de lumière. Ils arrivèrent devant les portes de la capitale elfique et la détruisirent. Des soldats avertis par le bruit arrivèrent arme aux poings. Les soldats noirs les combattirent jusqu'à ce que mort sans suive. Certains trouvèrent la mort sous les volées de flèches. Les elfes tombèrent sur le sol. Slian suivit d'une armée et de mages, marchèrent contre eux. Les cordes vibrèrent et des hommes tombèrent face contre-terre. L'ennemi fit un corps à corps mortels, les elfes dégainèrent leurs épées. Les mages blancs et les mages verts invoquèrent des élémentaux et soignaient progressivement les blessés. Les mages noirs ressuscitaient leurs hommes et invoqués des démons. L'armée elfique tomba et les mages blancs et les mages verts encadrèrent le roi. Knarmaturawarka qui avait entendu le carnage était sortit, elle saisit un arc abandonné encocha une flèche et la lâcha. Le trait transperça Slian Les mages surpris la regardèrent et leur inattention leur fut fatale les mages noirs déchaînèrent la magie noire et tuèrent les survivants, ils tombèrent l'un après l'autre au pied de Knarmaturawarka, l'obscurité avait eu raison d'elle. Les vainqueurs s'agenouillèrent devant leur chef et les ténèbres s'abattirent sur la capitale elfique, elle fut détruite et réduite en cendres. -Donnez vos ordres. -On rentre. L'armé noire disparut du champ de bataille. La mort du roi Slian se répandit comme une traînée de poudre, les trois autres clans furent sous le choc. Sur l'île Noire, Knarmaturawarka était assise sur un trône en argium noire, ses ailes noires étaient plaquées contre elle, son corps était recouvert d'une armure en argium noire. Elle était pensive, le meurtre qu'elle avait fait suivie d'un massacre ne l'avait pas ébranlée. -Le seigneur Nag, vous attends. Lui fit savoir un mage noir. Elle se leva du trône et descendit les marches en colimaçon de sa tour. Elle se rendit dans la grotte et attendit. La masse sombre du dragon sortit des abîmes du gouffre et se posta devant elle de toute sa hauteur. -Vous avez demandé à me voir maître. -Oui, je suis ravi de vous revoir, on ne s'est pas vue depuis que je vous ai demandé de garder votre poste sur l'Ile des Châtiments. Si cette maudite elfe ne c'était pas dressé contre vous, vous auriez gagnée. Je sais qu'après votre défaite, vous vous êtes délesté des mages qui vous encadraient. Les mages rouges, les mages bleus et les mages noirs. Je ne vous en veux pas, de toute façon, ils ne servaient plus nos plans. Il se trouve que Véridion est à notre porté, car il est sur l'une des îles de cet archipel. -Doit-on le laissait en vie maître? -Oui car, il est temps pour lui de continuer à souffrir. PARTIE II
THE ARCHIPELAGO WITHOUT NAME
Le chef Thanaï savait que Slian était mort et qu'il ne pourrait plus gouverner, tous comme les autres chefs de clans, la mort du roi Slian l'avait affecté. Thanaï avait envoyé un messager au roi Véridion pour lui apprendre la triste nouvelle. Nombreux d'elfes son mort pendant cette boucherie et des mages, aussi sont tombés. La capitale a été mise à sac et le monde elfique sans est trouvé affaibli. Thanaï avait décidé de faire appel à Élayna par des prières et la chance fit que le lendemain même Élayna arriva devant la forêt. Une pèlerine marron recouvrait son armure, son heaume englober sa tête et la capuche de la pèlerine le dissimulait en partit. Elle s'engagea entre les arbres sinueux ses deux ailes étaient pliées et dissimulaient derrière son dos. -Rien n'a changé ici. Elle entendit un bruit derrière elle. Elle se retourna et vit un loup blanc en regardant dans ses yeux et en se plongeant dans son esprit elle cru reconnaître… -Éldéront. Le loup la regarda avec un air de plaisir évident. Il s'avança vers elle et luit tendit l'une de ses pattes. Elle la saisit entre ses mains gantées. Et la lui baisa. -Je suis contente de te revoir.
Elle se remit à marcher en direction du clan de Thanaï. Et resta immobile, le sol résonnait des pas d'un énorme golem. Il détruisit les arbres qui lui barraient le passage, de ses bras de pierres. Il s'avança d'un pas lourd Élayna dégaina son épée. Le golem voulut lui assenait un coup, mais il se heurta à un champ de protection et se décomposa.
Une fois arrivée dans son clan, elle vit Thanaï. Il était assis sur une peau d'ours. Il se leva quand il la vit. -Ah Élayna, te voilà. -Pourquoi m'as-tu appelé? -Assis toi et je vais te le dire. Elle se mit à genoux. Thanaï lui expliqua la chose.
-Je la retrouverai. -Ou? -Taj-na-harta m'a tout dit quand j'étais dans son royaume dans le ciel. Comment il est venu ici, sa dispute avec son frère…Je pense Que Knarmaturawarka et sur l'île Noire, là où se trouvait le frère du créateur. Voilà d'où viennent les mages noirs et l'armée qui a attaqué la capitale.
-Tu devras la tuée.
-Les mages noirs la contrôle. Taj-na-harta ne veut pas que son sang soit versé, il l'a fait revenir pour faire le bien et réparer ses erreurs. Maintenant il faut que je parte, je n’ais pas un instant à perdre.
Elle déplia ses ailes, pris Éldéront dans ses bras et s'envola vers les Monts Fumants. Elle continua son trajet et arriva vers les banquises des Arcotiques. Elle fut arrêtée par une tempête de neige et tomba dans l'eau gelée suivit par Éldéront. Ils se retrouvèrent sur une banquise, ils étaient à moitié gelés. Des hautes silhouettes se découpèrent dans la tempête, ils saisirent Élayna et Éldéront et les firent montés dans leur iceberg. Ils se réveillèrent dans une immense salle creusée dans l'iceberg où ils se trouvaient, des Arcotiques les entouraient de leurs corps de cristaux. Un d'eu s'avança vers eux c'était le chef. Ils se redressèrent et lui firent face. -Merci de nous avoir aidé. Le chef se prosterna ainsi que les autres membres du groupe. -Nous sommes à votre service ange divin. -Connaissez vous l'île Noire? Le chef la regarda et fit non de sa tête. -Savez-vous si le continent qui se trouve derrière votre royaume est loin d'ici? -Nous allons vous y conduire ange divin vous et votre fidèle compagnon, car les icebergs ne sont pas seulement nos maisons se sont aussi des moyens de transport. -Nous vous remercions, je voulais savoir, à quoi vous servent les banquises? -De point d'attache. La glace se mit à bouger et un pan de mur de la sale fut broyé. -Les ices diggers mes frères aller, vous réfugiez dans vos trous. Élayna dégaina son arme, les Arcotiques rentrèrent dans des trous creusés un peu partout dans l'immense salle et les rebouchèrent. Le chef Arcotique prit une épée de glace la lame était en dents-de-scie. Le ice digger sortit de la fissure. Sa grande gueule formait un cercle ses dents elles aussi. L'énorme lombric rampa vers eux. Les deux défenseurs se ruèrent vers lui. L'épée d'Élayna perfora la peau de cristal. Elle s'attaqua à la chaire. Le chef découpa la queue du lombric. Le sang de la bestiole se gela et il mourut sur le coup. -Je vous remercie de votre aide ange divin. -Ce n'est rien c'était un plaisir de vous aider. "Il faudra que je trouve aussi Véridion là-bas, j'espère qu'il ne lui est rien arrivé." Sur l'île où se trouvait Véridion et sa troupe, vivait des minotaures. Alors que la nuit allait survenir les créatures mi-hommes mi-taureaux sortirent de leur caverne. -Grmbl, il faut trouver ces humains, les sorciers noirs veulent qu'on les trouve. -Oui seigneur. -Partait en éclaireur avec une poignée d'homme. Grmbl s'enfonça dans la végétation, suivi de quelque minotaures. Le chef Scrarl les regarda partirent, son torse d'humain était recouvert d'une armure de cuire, d'épaulières et il portait dans ses mains une hache à double lame. Grmbl trouva Véridion et ses hommes autour d'un feu de camp. Un soldat montait la garde. Grmbl alla retrouver son chef. -Ils ne sont qu'une dizaine. -Bien demain nous irons leur faire une petite visite. Après un trajet qui semblait interminable l'iceberg arriva enfin à bon port. Les récifs avaient arrêté le moyen de transport. Élayna sortit de l'iceberg, Éldéront dans ses bras et elle s'envola vers l'île où se trouvait Véridion. Scrarl dégagea sur son passage les arbres qui se trouvaient devant ses hommes d'un coup de sa hache à lame double. Le soleil était entrain de se lever. Les minotaures étaient en vus du camp. Élayna atterrit sur le sol ferme et s'enfonça dans la forêt. Alors que Scrarl abattait le dernier arbre qui était entre eux et le campement humain, l'homme de garde donna l'alerte. Les minotaures débarquèrent, leurs haches et massues à la main. -Tué les humains. Véridion qui s'était réveillé se tenait dans le cercle que ses soldats avaient fait avec leurs corps. -Protéger le roi. Les minotaures brisèrent le cercle de métal et de chair avec leurs armes. Un homme tomba. L'ennemi était en sur nombre. Les hommes firent tomber quelque minotaures. Vérdion en étripa deux qui étaient trop près de lui. Scrarl mugit de rage au moment où il allait trucider Véridion. Un éclaire blanc s'abattit sur lui. Le minotaure eut le coup prit en étau par la gueule de Éldéront. Élayna arriva et poussa gentiment son compère du plat de sa lame. Elle dirigea son arme vers le chef. -Alors tu vas me tuer humain ailer. -C'est trop facile. Elle rengaina son arme et se tourna vers Véridion. -Vous allez bien? -Oui, merci d'être venu. -Ce n'est rien. Les minotaures voyant leur chef hors de danger marchèrent vers Élayna, leurs armes brandies. -Vous voulez vraiment mourir. Elle tendit son bras et tous les minotaures furent repoussés en arrière. Elle dégaina son arme et l'envoya, l'arme trucida un à un les derniers minotaures. Scrarl se releva, il était ébahi et enragé. -Vous avez tué, mes hommes sorcières. Je vais vous tuer. L'arme lui transperça le dos et retourna dans les mains de son porteur. Véridion remercia Élayna, ses hommes n'étaient plus qu'au nombre de cinq. -Au faite l'embarcation que vous nous avez donnée. Nous a bien servi. -Je suis contente que cela vous ait servi de quitter cette barrière de récifs. -Maintenant que vous savez pourquoi vos vaisseaux ont coulés les un après les autres, le mieux serait que vous quittiez cette île et retourniez chez vous. -Je désire observer cette île. -Elle appartient à un archipel. -Il y a donc d'autres contrées à explorer. -Ça risque d'être dangereux et vous n'êtes plus que six. -Oui, mais il reste vous aussi, que demander de plus, un ange pour nous protéger. -Je ne veux pas avoir votre mort sur la conscience. -On écoutera vos conseils, et l'on exécutera toutes les recommandations que vous nous dicterez. -Soit. Où est votre embarcation? Ils quittèrent l'île à la fin de la journée. La mer était calme et le vent de leur côté. Ils débarquèrent sur l'archipel le lendemain. Les voyageurs déposèrent leurs jambes, sur le sable fin. Ils ne virent rien sur cette plage, qu'un campement éloigné de quelque pas de là ou ils se trouvaient actuellement. Après une journée de marche, ils arrivèrent au campement qu'ils avaient aperçus lors de leur arrivée. Il était désert, ils n'y avaient que des cadavres jaunâtres, des crabes étaient entrains de manger les restes de ces habitants qui se dressaient jadis, ici et dont leurs cadavres recouvraient le sol où ils avaient planté leurs tentes et leurs rares cabanes construites avec des épaves de vaisseaux de guerre ou de commerce. -C'est immonde. S'écria Véridion. Les crabes étaient énormes, des piquants recouvraient tous leurs corps, ils étaient de couleur rouge. Soudain ils virent un homme dépravé se battre contre des crabes, l'un d'eux découpa la jambe du malheureux, il s'écroula sur le sol, les énormes crustacés le recouvrirent entièrement. -C'est de la boucherie. Dit Élayna. Elle se jeta sur les crabes et les éclata de son arme. Des carapaces volèrent et des bouts de viandes blanches. Elle dégagea l'homme des cadavres. -Vous allez bien. L'homme la regarda et sourit, de ses dents jaunes. -Vous parlez hu hu, ça fait plusieurs jours que je n'ai pas entendu quelqu'un me parler, ces maudits crabes. -Pourquoi, ils se sont pris à vous. -C'est à cause du roi des crabes le terrible Crabusrus. Il n'appréciait pas qu'on mange son peuple et donc pour nous punir, il a commencé à inonder des parcelles de sable, puis, il envoyait ses enfants nous manger à leur tour pour venger leur frère. C'était horrible, la plage était recouverte d'un tapi de ces crabes. Ils nous ont étripés et nous mangé les un après les autres. Une énorme silhouette sortit de l'eau, un énorme crabe d'au moins dix mètres. Ses pattes laissaient des énormes trous dans le sable. Il s'approcha du campement et nos amis purent voir cette monstruosité recouverte d'algues et de coquillages. -Seigneur, la situation est entrain de nous échappez, il faudrait peut-être quitter le terrain. -Vos hommes ont raison, c'est trop risqué ici, partez devant je vous rejoindrai dès que j'aurai mis ce crustacé hors d'état de nuire. -Je raserai tout ce qui se trouve sur mon passage, humain, vous avez osé sauver ce bout de chair insignifiant et tué mes enfants. Je jure que je ne connaîtrai pas le repos avant de vous avoir tué à mon tour. -Partez votre majesté, haaa. -Capitaine. Cria Véridion. -Partez seigneur. L'énorme pince qui l'avait saisie le broya. -Nous ne pouvons plus rien faire pour lui seigneur, partons- nous mettre à l'abri. Lui suggéra un de ses soldats. -Allons-y. Véridion et ses hommes partirent. -Il ne reste plus que nous d'eux, je vais t'arracher les ailes, puis je t'éclaterai humaine ailée. -C'est ce que nous allons voir. Crabusrus fit jouait de ses pinces coupantes. Élayna évita les coups et les paras de son épée. Au moment où il ne si attendait pas Élayna lui sectionna une de ses pattes munie de pince. -Rhaaa, tu m'as eu, mais tu ne pourras rien contre la force dévastatrice de la mer. À ses mots, un tsunami se forma, les énormes vagues démesurées s'abattirent sures la plage et sur le campement. Élayna avait eu la bonne idée de s'entourer d'un champ de protection. L'énorme masse liquide s'abattit sur le sol et détruisit le petit village. La plage était entièrement couverte d'eau. -Tu es encore vivante misérable. -Oui et jamais plus tu ne feras de mal à un humain. Elle allait l'achever avec son arme, mais il dit.
-Pitié ne me tue pas. -Tu n'as eu aucune pitié avec les habitants qui se dressaient ici. -Ils mangeaient mes fils. -Est ce un raison, pour les tués? -Oui. -Tu t'es mis sur le dos une grande entité. -Qui ça? -Taj-na-harta. -Je ne le connais pas. Je connais seulement Nag-tak-arkuague. -Je te parle de son frère. -Il a un frère ? Crabusrus mis fin à ses jours et son corps reposa à jamais dans ces eaux. Élayna partit rejoindre Véridion et ses hommes. Éldéront était assis près d'un autre campement fantômes. Véridion et ses soldats étaient autour d’un feu de camp. L'ange les trouva. Soudain le sol s'affaissa et une multitude de petite créatures sortirent du sable. Elles étaient chétives, leurs peaux étaient lisses. Des épines dorsaux saillaient sur leurs corps, leurs yeux étaient remplit de méchanceté et un queue avec une pointe vénéneuse pendait derrière leurs dos. Leurs court bras griffus s'attaquèrent aux jambes des soldats horrifiés. Ils dégainèrent leurs armes et découpèrent les assaillants, mais ils étaient en sous nombre. La deuxième vague les terminas. Les corps empoisonnés chutèrent sur le sol. Les étranges êtres les agrippèrent et les emmenèrent avec elles sous le sol sableux.Véridion les yeux emplis de larmes tomba à genoux. Élayna le redressa. -Je sais que votre tristesse est grande, mais il nous faut quitter les lieux.
-Qu'ais- je fait. Je me suis entêté à vouloir explorer ce continent. -Je vous jure sur mon honneur, de continuer ce périple avec vous et de vous ramener sain et sauf chez vous. -Merci. Il se leva et se remit en marche, l'ange à ses côtés et le loup à l'arrière. Plus loin le sol était herbeux et quelques arbres se dressaient fièrement, ce n'était pas une forêt mais bon. Ils installèrent un campement pendant que Éldéront allait chercher à manger. Le loup trottinait sur l'herbe grasse. Quand il vit un cerf. Le carnassier s'aplattit sur le sol et avança vers sa proie, sans faire de bruit. Au moment ou il allait s'abattre sur le paisible herbivore. Une éclair de lumière foudroya la proie. Éldéront étonné recula. Et craignant une menace montra les crocs. Une silhouette sortit de l'ombre. Éldéront aperçu l'individu, grâce aux éclats de la lune, car la nuit était tombé et ont n'y voyait goutte. Une tête de loup sur un corps d'homme s'approcha du gibier. Il allait emporter la proie et soudain se tourna vers Éldéront. Ses yeux étaient lumineux, et vides. Il pointa une canne surmonter d'une pierre vers l'animal pétrifier. -Loup devient homme-loup. Éldéront trembla de tous son corps, sa fourrure disparut et il reprit son apparence d'homme. Voyant qu'il était devenu seulement homme, l'homme-loup fut à moitié satisfait. -Je te laisse là, tu n'ais pas devenu comme je l'avais espéré. Il siffla et d'autres êtres comme lui, vinrent à sa rencontre. -Mes frères j'ais sentit des hommes, à nous de les convertirent, ou de les tués. -Et pour celui-là? Demanda un vieil homme-loup. -On le laisse là. Je veux surtout l'ange. Ils se mirent à quatre pattes et coururent vers le campement de Véridion et d'Élayna. Une fois arriver, ils firent tomber le vieux roi, Élayna découpa le bras gauche du chef adversaire. -Prenez le vieux fripé, on tir notre révérence. Ils s'enfuirent dans un courant d'air. -Éldéront où es tu? Elle ne savait que faire, Véridion a été capturé et Éldéront ne revenait pas. Elle décida de partir à leur recherche maintenant et sans plus tarder. Elle suivit les traces de pas. Elle ne comprenait comment il pouvait exister des êtres mi-hommes et mi-loups. Elle marcha sans s'arrêter et découvrit Éldéront allongeait dans l'herbe. Elle se demandait pourquoi Taj-na-harta l'avait réincarné en loup et non en homme. Elle toucha son visage, enleva son heaume, se mit à genoux et l'enlaça. Elle aimait le sentir contre son corps. Elle voulait le préserver, le garder près d'elle. Elle enleva sa pèlerine et lui mit. Éldéront leva ses paupières et il était content de pouvoir la voir de nouveau avec ses yeux d'homme. Son visage délicat, même si elle n'était plus une elfe, elle gardait cette grâce propre à ce peuple. Son corps tremblait, pas de froid, mais à cause du contre coup de l'amour, cette douce sensation qui nous enrobe le corps et l'âme. Elle ne laisse indifférent personne, amour, amour quand tu nous tiens. Elle rend aveugle et quand on retrouve la vue c'est pas forcement le paradis qu'on vois mais l'enfer. La fusion de ses deux corps en mal d'amour, dans ce monde de brute ce fit. Dans les plus pures traditions, je n'en dirai plus, seulement que les chauds rayons du père Soleil réchauffa les deux corps entièrement nus qui reposaient sur l'herbe verte et grasse. Ils retrouvèrent la vue mais pas pour voir le paradis douce illusion, mais pour voir l'enfer. Ils étaient encerclé d'homme-loups. Ils pointaient leurs bâtons magiques. Le chef mutilé s'approcha et donna un bon coup de bâton à Élayna. -Tu me dois un bras. -Rhabillez vous, et suivez nous sans faire d'histoire. Ça ne vous a pas beaucoup ébranlez la capture de votre protégé. Ils les conduisirent à leur camp constitué de tente de peau. Un trône de bois trônait au milieu du campement. Le chef si assit. Véridion se trouvait accrocher à un poteau -Qu'on m'ammène l'arme de l'ange. Un des hommes-loups le lui tendit. -Cette épée est très belle. Dommage qu'il me manque un bras. Une épée digne de ce nom doit être manié avec deux mains. Qu'on les attaches avec le vieux. -Je suis content de vous revoir, Éldéront comment êtes vous redevenu humain? -Grace à leur chef. -Qu'on libère Trorc L'écrabouilleur. Des hommes-loups se saisirent d'une cage de bois et la déposèrent près des captifs. Ils l'ouvrirent et un énorme loup-garou en sortit le poil brun clair, puissants bras et jambes. Ils étaient enchainés. L'énorme bête se rhua sur les prisonniers. Élayna le fit mordre la poussière en le projetant avec ses jambes. Elle tira sur ses chaînes et les brisas, tendit son bras vers son arme tenue par son ennemi. L'épée vola jusqu'à sa main. Elle l'envoya dans l'abdomen du monstre qui à peine relevé fut cloué au sol sans plus jamais pouvoir se relever. -Attrapez la. Elle défit les liens de Véridion et de Éldéront. Les hommes-loups les encerclaient, elle fit jouait de sa lame et plus un seul ennemi n'était sur pied. Le chef était cerné et ne pouvait s'enfuir. -Je vous donne le choix, la mort ou la rédemption. Ses yeux vides et brillants la fixèrent. -Vous croyez sincèrement que je vais laisser me faire tuer ou me faire prisonnier. Il devint une sphère de lumière et disparut. -On ferait mi partir de cet endroit et se diriger le Nord. Avec un peu de chance on trouvera peut être une autre peuplade qui ne sois pas agressive. Quand dite vous sir? -Du moment que nous partons d'ici. Ils mirent plusieurs jours avant d'arriver vers les terres du Nord. Une fois arrivé, ils virent une longue étendu d'eau. Elle coupe tout l'archipel en deux. De l'autre côté, ils virent un paysage de sable, battu par de puissants simouns. Élayna saisi Éldéront et Véridion. Elle les fit voler de l'autre côté. Une fois sur le sol ferme nos trois amis virent ce nouveau paysage se dévoiler à leurs yeux. Ils n'avaient jamais vu ça. Autant de sable, une immense terre aride sans rien, il y avait quelque arbres offrant leurs ombre, mais pas suffisamment. Ils furent vite surprit par un simoun, le puissant vent leur envoyait du sable sans arrêter, nos compagnons d'infortunes furent vite écrasé par cette force de la nature. Leurs corps s'effondrèrent, sur le sol sablonneux. Des Touaregs revêtus de leurs tenus du désert de couleurs bleus, les soulevèrent et les déposèrent sur d'étrange monture reptilienne. Les hommes du désert portaient des cimeterres, leurs visages étaient recouverts d'un masque de cuire et de plaques de métal. Ils avaient sur leurs habits des pièces d'armures. Une fois Élayna et les autres bien calés sur les selles et les Touaregs les pieds dans les étriers le petit groupe galopa vers son campement. Les trois voyageurs se réveillèrent sous une toile de tente. Le chef de leurs sauveurs dégagea les deux pans de toiles qui formaient l'entrée et s'engouffra à l'intérieur. Élayna et les autres se levèrent. L'homme portaient sa tenu du désert, un casque avec une corne de chaque côtés, pleins de piquants de métal sur le dessus et le bassinet représenté une face de fauve. Tous le heaume était fait de morceau de cuir recouvèrent de plaques de métal. Il tenait à la main, un long manche, qui était terminé par une boule de fer sur lequel était soudé quatre lames effilaient. L'autre bout était terminé par un long fléau qui reposait sur les épaules du chef. Ses trois protégés étaient impressionnés. L'homme les regardaient du haut de ses deux mètres. -Nous vous sommes reconnaissant de nous avoir sauvé. -Ce n'est rien. -Il y a t' il d'autres endroits à voir sur cet archipel? Se risqua Véridion. -Oui, il y a d'autres endroits, mais ils ne sont pas sûrs. Comme l'Îlot. -Qui a t' il là bas? -Les Longteeth. -Qu'est ce? -Des créatures aux oreilles pointues, ils sont recourbés, musculeux et ont des longues dents. Qui vous découpe un homme. -Ou se trouvent ils? -Vers le Sud Ouest. Et au Nord Ouest, il y une île noire, il n'y a rien que de la terre cendreuse, des montagnes qui craches du feu, il fait sombre et des hommes lugubres recouverts de tuniques noires, leurs armements et constituait d'os recouvert de métal fondu. Je vous le dit n'allaient surtout pas dans cette zone, vous ne trouverez que la mort au tournant. -Et comment s'appelle cette île? Demanda Élayna. -L'Ile Noire. -Je dois aller là bas. -Vous êtes folles. -Il le faut. S'il vous plaît, pendant que j'irais là-bas veillez sur mes compagnons. -Très bien, j'espère seulement que vous savez ce que vous faites. -Seigneur Véridion.
-Oui, mon enfant. -Je suis désolée de vous le dire, mais dès que j'aurai fini, il nous faudra repartir. -Je pense que c'est mieux en effet. Éldéront s'avança vers elle et il s'étreignirent. -J'espère qu'il ne t'arrivera rien. -Ne tans fait pas. -Je t'attend. Elle salua tous le monde et sortit de la tente. Le chef en voyant Éldéront habillé d'une simple pèlerine lui donna une de ses tuniques. Elle déploya ses ailes et décolla vers l'île Noire et vers la fin de sa quête.
PARTIE III THE BIG BLACK DRAGON
Élayna se tenait juste devant l'Ile Noire. Elle pouvait voir d'où elle se tenait, que s'était une étendue noire, composait de volcans et de grandes montagnes aux fronts hauts. Il n'avait pas l'air d'avoir beaucoup de vie, de toute façon là ou germe Le Mal plus rien ne pousse. Elle l'a déjà remarquée. Elle savait que ce qu'il l'attendait dépasser l'entendement. Trouver les avatars, avant Le Mal, ce n'était pas chose aisé d'autant plus qu'avec la chance qu'elle avait, ses ennemis les ont déjà déterré et se servent d'eux pour leurs pouvoirs. Pendant ce temps là dans le refuge de Nag-tark-arkuague. -Je la sens Knarmar, je la sens. -Oui mon maître. -Les avatars sont scellés derrière une grande porte et il m'est impossible de l'ouvrir. -Qu'allons nous faire?
-Quand nous avons quittés notre planète natale Dragonias La Belle, nous avion tous deux, deux colliers, notre père après des recherches et des fouilles a trouvé quatre colliers clefs de cette porte. J'ai eu droit au feu et aux ténèbres et mon frère à l'eau et à la lumière. Comme il était vieux il nous a demandez d'y aller afin de rétablir l'équilibre. -Donc il vous manque les deux autres. -Oui. -Mais qu'elle est leur histoire? -A qui? -Aux avatars. -D'après ce que je sais, ces que ces quarte avatars, son les prisons charnels de quatre entités, qui ont étaient bannis de la planète ou siège Le Dieu: Qui est la plus grande entités, s'est elle qui à créé l'univers. elles sont quatre, mais se mettent par deux pour être plus puissantes, l'eau avec le feu, la lumière avec les ténèbres. -Allons nous encore le faire souffrir? -Oui il n'en a pas eu assez. Nos amis les Longteeths se chargerons de lui et d' Éldéront. Dans le domaine des Longteeths. Le seigneur des Longteeths Graburkg revêtu d'une armure difforme et d'une cape rouge, contemplait la mer qui entourait son île. Son commandant se tenait derrière lui. La salle ou ils se trouvaient était grande, tapissé de rouge des statues de bronze représentaient les anciens rois Longteeths. -Bientôt nous irons nous battre contre les Touaregs. Dit le roi. Ses longues dents s'entre choquèrent les une contre les autres dans un bruit indescriptible. -Pourquoi sire? Lui demanda son commandant: Pouareg. -Le dragon noir veux qu'on capture un roi. -Enfin nous aurons notre revanche sire. -Oui. Nous partons maintenant, préparez mon armée. -A vos ordre. Dans la cour du château se tenait des étranges montures ressemblants à des tortues géantes aux carapaces rouges. Elles traînaient des grandes roulottes remplies de Longteeths. Les portes de la muraille étaient adaptées à la forme de ces étranges montures. Les animaux aux nombres de cinq avançaient péniblement. Une fois au bord de l'île des embarcations robustes purent les transporter de l'autre côté. Le trajet fut long, il dura au maximum Cinq jours. Avant que la troupe rencontre le campement ou se réfugiaient le roi Véridion et Éldéront. Dès qu'elle fut arriver, les animaux s'arrêtèrent et déversèrent les quelques cinq cents Longteeths que les roulottes qu'ils avaient fait roulé jusque là contenaient. Le chef Touareg sortit de sa tente, suivi par Véridion et Éldéront. Quand ils virent ce qui se tenait devant le campement Touareg le chef leur dit. -J'ai l'impressions qu'on ai venu vous chercher. -Des Longteeths? Demanda Éldéront. -Oui, je me demande qui les a envoyés? Graburkg sortit d'une tente fichée sur l'une des carapaces des montures. -Touaregs, moi Graburkg vais réduire votre sale espèce à néant. Il dégaina une longue épée et fit signe à ses soldats d'attaquer. Les Longteeths avancèrent en brandissant des lances. -On nous attaque. Cria le chef Touaregs. Ses hommes sortirent de leurs tentes, armés. -À l'attaque. Le chef saisi son arme et s'élança ses hommes derrières lui. Les Longteeths se mirent à courir, puis ils lancèrent leurs lances, certaines allèrent se ficher dans des corps Touaregs. Ils dégainèrent ensuite leurs épées Le chef cassa le crâne de quelque Longteeths avec son fléau. Ses hommes se battaient avec acharnement, mais les Longteeths étaient des combattants acharnés. Le chef voyant son armée diminuer et se résumant à une dizaine décida de sonner la retraite. Une fois qu'ils furent partit très loin du champ de bataille, le chef annonça à ses protégés. -Nous allons partirent maintenant vers notre ville. Le campement que nous leur laissons était un simplement poste avancé. -Donc le voir mis à sac, ne vous peine pas? Lui demanda Véridion. -Non seul la perte d'une bonne partie de mes hommes me peine. -Je vous comprend. Sur l'Ile Noire Élayna trouva une haute tour et devant celle ci un morceau de rempart se tenait juste devant, il était accoudé à une chaîne de volcans. Elle vit qu'il y avait une porte dans le rempart, mais des hommes aux armures squelettiques étaient posté devant et sur le rempart. Elle devra donc passait incognito. Elle s'approcha et aperçut que la porte était une simple herse rouillé. Elle se cacha derrière un volcan prit une pierre et fit diversion avec. Les Quatre hommes postaient devant la herse se précipitèrent vers la source du bruit et ne virent rien. Les autres hommes postaient sur le rempart ne faisaient que longer les créneaux et ne virent donc pas ce qui se passait en face. Elle passa entre les barreaux et se dirigea vers la tour. Une escouade de dix hommes gardaient l'entrée.Elle approcha des soldats et des qu'ils la virent s'étonnèrent. -Que faîtes vous là? Risqua le capitaine. Elle ne répondit pas et envoya voler son épée, ils tombèrent tous un par un avant même d'avoir pu dégainaient leurs armes. Elle se dirigea vers la porte de la tour et l'ouvrit. La elle se trouva dans une salle circulaire ou des mages noirs faisait des sacrifices et torturaient des être vivants complètement anéantit ce n'était qu' un empaquetage de corps inerte et sans vie. Ces mages étriper les corps flasques et les étalaient sur des bancs de pierres. Avec des incantations ils extirpaient les âmes de ces créatures misérables et les laissaient montés avec les autres qui volaient dans la tour. Ces pauvres airs crié de tous leurs soûl. Priaient pour rejoindre l'autre monde au lieu de rester dans cet endroit. Puis les mages utilisèrent leurs sombres magies ramenaient les corps à la vie et dépourvu d'âmes. Ils ne ressentaient plus rien, ils avaient les yeux dans le vague, gesticulaient comme des pantins, ils iront grossir bientôt les rangs des pantins désarticulés et sans vie de Knarmarturawarka. La présence d'Élayna fut trahie, les serviteurs du Mal lancèrent sur elle leurs abominations. Se fut à grande peine qu'elle découpa ses pauvres, avec son épée. A chaque fois qu'elle en faisant tombé un flot d'amertume la saisi à la gorge. Quant enfin le cauchemard fut fini. Elle fit tomber le plafond sur les tortionnaires.Elle monta tout en haut de la tour sans rencontrer la moindre résistance. Une fois qu'elle atteignit le sommet elle vit un grand trône diriger vers un balcon. Un homme en noir regardait l'horizon. -Je savais que l'envoyé de l'ennemi de notre maître viendrai ruiner nos plan. Mais cela est trop tard. Il se retourna et Élayna put voir le visage de l'homme qui avait le visage strié de marque. -Nous avons prit les deux clefs à votre maître. Maintenant les avatars seront réveillé et un nouvel ère de mort et de destruction régnera vous êtes arrivé trop tard. La grande fierté des hommes et des elfes est détruit, plus un seul mage se dressera contre nous. -La cause de ce que nous avons enduré est de votre faute, c'est vous qui avez transformer Knarmarturawarka en démon. Vous l'avez envoyé kidnapper Taj-na-harta et l'emprisonner dans cette épée que je tiens à mes côtés. Transformer l'île ou Knarmar reposait en une terre aride...Je suis venu en finir une bonne fois pour toute avec vous et je vais vous envoyer au centre de Gabtor là ou vos âmes damnées reposeront pour l'éternité. Cela ne parut pas ébranler l'étrange homme. Élayna sortit son arme et la planta dans le sol une formidable onde de choc détruisit la tour dans son intégralité, les décombres recouvrirent tous les corps. Elle avait sauver l'homme et le laissa tomber lourdement sur le sol. Elle pointa son arme sous sa gorge et lui demanda: -Où est Knarmar? -Vous n'obtiendrez rien de moi. -Je crois que tu n'as pas compris, ta misérable vie est au bout de mon épée, je peux te tuer maintenant. -Dans la grotte. Il se craqua le coup et trouva la mort. Élayna chercha la le dit grotte sur toute l'île, elle finit par perdre espoir quand elle vit l'objet de sa quête au bout de l'île. Elle réussit à rentrer sans difficulté. Elle ne vit personne. Toute la grotte fut fouillé de fond en comble. Jusqu'à ce qu'elle trouve une énorme crevasse. Un trou dans la chair de Gabtor. Elle déploya ses ailles et sauta. La chute dura longtemps enfin elle arriva au bout. Elle vit un long couloir taillé dans la roche et la terre. Elle marcha vers le fond de la galerie et trouva une colossale porte ouverte. Elle s'engouffra dans la salle. Au milieu se tenaient Nag-tark-arkuague et Knarmar. Élayna les rejoignit avec méfiance. La porte se ferma. -Nous t'attendions. Ils se tournèrent vers elle la masse imposante de Nag fut un désavantage pour lui surtout pour se mouvoir. Knarmar dégaina son arme. -Je vais maintenant ouvrir les deux prisons qui m'intéresse. Il avait ses deux clefs et il se dirigea vers les tombeaux de Fire et de Darkness. Il inséra la première sur l'emplacement de Fire. Puis de Darkness. Les deux entités se réveillèrent. Fire était une grande masse de feu. L'atmosphère fut irrespirable tellement il dégageait de chaleur. Darkness lui, avait la même taille que Fire il était une grande masse d'obscurité. Soudain à peine furent ils sortit de leur prison. Leur corps furent entouré d'une grande armure, l'un avait une armure en orium rouge et l'autre en argium noir. Ils étaient emprisonnés dans leur avatar. Ils avancèrent de leur pas lourd en direction de Nag. Celui-ci était fasciné. -Enfin j'ai concrétisé le travail de feu mon père, il serait fier de moi. -Vous êtes un malade, ils vont tous détruire. S'insurgea Élayna. -Le pouvoir est a moi. Fire lança des gerbes de flammes qui carbonisèrent les ailes de Knarmar. Elle tomba à terre et agonisa. Élayna courra chercher les deux autres clefs. -Tuez la! La pièce était dans l'obscurité et des flots de flammes jaillirent. Élayna vola jusqu'au plafond et le longea. -Maître arrêté les ils vont tous détruire. Elle fut morte carbonisé, happé par les flammes et son armure tomba sur le sol suivi de poussière. Élayna arriva à la porte et sortit les deux autres clefs. Elle se dirigea vers le fond de la salle et ouvrit les deux autres prisons. Water l'entité de l'eau en sortit ainsi que Ligth l'entité de la lumière. Ils furent encastrés dans leurs avatars. La lumière dissipa l'obscurité et l'eau éteignit le flot de flammes et rafraîchit l'atmosphère. -Noooon! Tuez la! Fire et Darkness allaient la saisir quand Water et Ligth les arrêtèrent. Les deux entités maléfiques furent mis hors d'état de nuire. Puis une chose surprenante se produisit dans une explosion de lumière: Fire et Water ne firent qu'un, de même pour Ligth and Darkness. L'entité de l'eau et du feu eurent un avatar en orium bleu et rouge et l'entité de la lumière et de l'obscurité eurent un avatar en orium blanc et en argium noir. Ils avancèrent tous deux WaterFire et LigthDarkness vers Nag-tark-arkuague et lancèrent sur lui leurs forces de frappe mille fois décuplées le grand dragon noir tomba comme une masse et son corps se désintégra. Élayna assista à la scène horrifié. Les deux avatars se désagrégèrent et libérèrent les quatre entités, celle ci une fois libre s'évanouir dans les aires. Les volcans de l'île se mirent en activités et les eaux se dressèrent de toutes leurs hauteurs. Le tous alla recouvrirent l'île et ses installations. Élayna qui avait sentit les perturbations sortit de l'endroit ou elle se trouvait juste au moment ou l'île allait subir le courroux des éléments déchaînés. Cette terre stérile fut purifiée. Ses ailes battaient l'air et la firent monté haut dans le ciel. Elle retrouva l'endroit ou elle avait laissé ses protégés, mais elle ne vit que des tentes piétinaient et saccageaient. Elle inspecta le sol et vit des traces de pas s'éloignaient du campement. Des Touaregs et d'étranges créatures au dents proéminentes gisaient sur le sol. Le sable finira par tous recouvrirent et il n'y aura nul trace pour rappeler la sanglante bataille qui a du se faire ici. Elle suivit les empreintes et fini par aboutir au village Touareg. Des grandes murailles de sables secs entouraient le village constituait d'habitation et fait dans le même matériel. On la fit rentrée dans le village et dès que le chef fut au courant il alla la rejoindre suivi par le vieux roi et son chevalier.Elle fut heureuse de constatait qu'ils n'avaient rien. Elle leur demanda ce qui s'était passé pendant son absente. Le chef lui répondit qu'ils avaient essuyés une attaque de Longteeths. -Avez vous détruit Le Mal? -Il ne pourra plus rien vous arrivez sauf une attaque de Longteeths ou d'hommes-loups. -Les hommes-loups ne s'aventurent jamais ici et les Longteeths ne connaissent pas ce village, nous sommes donc en sécurité. -Très bien. Ils nous faudra retourné chez nous. Mais nous n'avons pas d'embarcation. Je vais donc devoir vous portez tous deux. -Vous sentez vous la force de faire ce long voyage? S'enquit Véridion. -Je ne vous conseil pas de le faire, car c'est la saison des simouns. Tout d'un coup une forme blanche sortit du ciel et déploya ses longues ailes. Elle descendit en piqué et atterrit sur le sol c'était Taj-na-harta. Nos amis s'inclinèrent respectueusement devant le dragon. -Je vais vous ramenez. -Je vous remercie d'avoir veillez sur eux homme des sables maintenant je crois qu'il est temps pour moi de m'impliquer dans cet histoire. Il indiqua aux trois Taj-na-hartiens de monter sur son dos. Ils obéirent. Le dragon s'éleva dans les airs et évita les terribles simouns qui s'abattaient sur la terre sablonneuse. Et en quelques battements d'ailes, ils arrivèrent en vu des terres de Salomon en ayant volé plein Ouest. C'était le chemin le plus cour. Une fois posé sur les terres de Salomon nos trois amis descendirent du dos du dragon et le remercièrent. Taj disparut peu après. Salomon les accueillies à bras ouvert. Et leur proposa de se restaurer. Véridion indiqua à son vieil ami qui les rejoindras plus tard. Il monta des escaliers et arriva près de la chambre de sa fille. Il frappa à la porte et entra. Il la vit entrain de se coiffer devant son miroir. Elle n'avait pas remarqué sa présence. Il entra, elle entendit ses pas et se tourna vers lui. Elle reconnut cet homme crotté la barbe emmêlé et les yeux fatigués. Elle se leva et se jeta à son coup. -Père, j'ai eu si peur qu'il vous arrive quelque chose. -Tu vois bien je suis entier. Dix années passèrent Xélia se maria et devint reine de Véridia et de Salommonis vu que Salomon n'avait pas eu d'enfants. Véridion et Salomon décidèrent d'aménager l'Ile des Châtiments pour leurs besoins personnels et d'y prendre leur retraite.Tous les champs de bataille furent nettoyés, les corps des nains furent enterrés. Les derniers vieux mages trouvèrent la mort. Un nouvel ordre en sortit Les Enfants Du Dragon tous les jeunes mages qui avaient survécus apprirent le maniement des armes et furent promus généraux d'une grande armée de croisés La Légion De La Paix. Et des jeunes gens y étaient enrôlés. Les vieux chevaliers de Véridion se reconvertir en maître d'arme mais les plus jeunes adhérèrent à La Légion De La Paix. Élayna et Éldéront eurent une fille qui fit partit de l'ordre des Enfants Du Dragon. Ces deux la vécurent chez Taj-na-harta. À SUIVRE
THE CHRONICLES TOME I SECRET ABYSS
THE CHRONICLES TOME I SECRET ABYSS
PRÉLUDE
Première partie Il y a bien longtemps. Aucune planète n’était encore créée dans l’univers. Puis des profondeurs de l’espace apparu un énorme œil sans nom.
Il créa la galaxie Séptarayan composée d’une dizaine de planètes : Arckédia la planète de l’œil qui se donna pour nom Le Dieu, Dragonias La Belle : habitait par des dragons très intelligents, Neptarion : habitait par des vampires, Gabtor : habitait par des Longteeths, des Touaregs, des hommes-loups, des minotaures, des Bigheads… , les autres planètes n’étaient pas habitées. La planète du Dieu était composée de deux partie, une partie baignée de lumière et une autre partie baignée dans l’obscurité. Le Dieu s’était divisé en une centaine d’entités environs (peut être même plus) et fit vivre les bonnes entités dans la première partie et dans la deuxième les mauvaises entités. Ses entités étaient gardées par un Avatar appelé Alchrétamor, qui devait régir correctement les deux parties de la planète.
Gabtor était coordonnée correctement, tous ses peuples ce rencontré rarement et donc aucun conflit n’a été enregistré à ce jour. Les Bigheads était un ancien peuple, ils ont été créés en premier. Ils vénéraient le Dieu. Mais un jour funeste arriva Le Dieu envoya quatre de ses entités sur l’île Noire là où vivaient les Bigheads, ce peuple qui le vénérait trouva la mort à cause du changement de climat causé par deux des quatre entités leur environnement était devenu post-apocalyptique. Certain avait survécu, ils avaient écrit que Le Dieu avait banni quatre entités, qu’il avait foré un trou dans le sol, les avait enfermés dans des Avatars, avait mis ceux-ci dans des tombeaux et les avait accroché au murs puis avait condamné l’accès à la chambre avec une porte scellée par quatre clés, qu’il avait disséminé et il avait ensuite bouché le trou dans le sol. Puis les derniers Bigheads trouvèrent la mort après avoir laissé derrière eux cette triste légende.
Dragonias La Belle était la plus belle des planètes de la galaxie de Séptarayan. Les dragons avaient construit de puissantes villes très élégantes, la végétation était luxuriante, tout le monde vivait dans la plénitude. Mais les dragons avaient soif d’aventure et ils s’ennuyèrent vite sur leur planète. Un jour un dragon nommé Vertanox fut le premier à voler dans l’espace après plusieurs tentatives ratées, puis il découvrit qu’il y avait d’autres planètes dans l’espace. Après cette expérience, les autres dragons fascinés décidèrent de partir à la conquête de ces territoires inexplorés. Il y eut alors une grande ruée vers l’inconnue, pleins de colons entreprirent le voyage, le roi des dragons bien sûr poussa ces sujets à faire de même. Toutes les planètes furent colonisées à part Neptarion qui était déjà habité par des vampires qui repoussèrent les colons venus envahir leur planète, la bataille avait été sanglante et finalement les colons laissèrent la planète à ses habitants. Le roi Nagar I était devenu vieux et sénile il décida de faire main mise sur toutes les planètes, mais Alchakmor son conseillé lui conseilla de ne pas le faire celui-ci fut banni par le roi et exilé, il trouva refuge sur Gabtor qui avait été abandonné par les colons et ce fit passer pour un homme. Un jour Mer-kant-io un dragon rebelle au joug de Nagar décida de prendre le pouvoir, il avait entendu parler des Bigheads et de la légende des entités, il s’était mis en tête de les trouver pour ramener la paix. Le Dieu qui l’avait repéré lui donna en songe toutes les indications pour trouver les clefs celui-ci les trouva, il avait deux fils, il donna à l’aîné Nag-tark-arkuague les deux clefs qui libéreraient les deux entités du mal et au plus jeune les deux clefs qui libéreraient les deux entités du bien. Il leur a demandé de partir pour Gabtor et de trouver ces entités pour rétablir l’équilibre. Ces deus enfants partirent de la planète. Leur père avait créé une poche de résistance et décida d’attaquer le roi qui était devenu menaçant. Une grande guerre s’ensuivit entre les rebelles et l’armée du roi finalement les rebelles en sortirent vainqueur. Le Dieu voyant le chaos qui régnait sur la planète la raya de l’espace. Les deux fils de Mer-kant-io trouvèrent la planète Gabtor, mais il ne savait pas que Dragonias La Belle n’existait maintenant plus.
Première partie bis
Deux grandes silhouettes se profilaient dans le ciel d'un rouge pourpre, des nuages couleurs cendre ponctuaient le ciel. Galbtor était une petite planète inhospitalière se trouvant dans un écrin de ténèbres. Elle était isolée dans l'immensité ahurissante de l'univers. Les deux ombres évoluèrent dans ce climat lourd et ténébreux. Le sol était noir comme le gaie, des petites interstices zébraient sa surface sombre et rugueuse. Des filés de lave rehaussaient la teinte noir de la terre mêlée à la cendre. Le terrain présentait plusieurs imperfections majeures. Des éclaires surgirent des nuages. L'une des formes fut touché. Elle fit un piqué et se frotta contre le sol rugueux. La deuxième silhouette descendit et s'approcha de son compagnon. La masse de muscle bougé faiblement. Son poitrail avait râpé le sol et avait été marqué à vie. Les deux grandes ailes reposèrent pitoyablement à côté de lui. La grande tête cornue était secouée. La membrane de ses deux grands appendices étaient trouées. Le dragon noir, le plus âgé des deux: Nag-tark-arkuague regardait son jeune frère qui était d'un blanc laiteux. -Taj, vient près de moi. Le jeune dragon s'approcha. -Aide moi à me relever.
Le dragon blanc saisit son lourd frère et l'emmena dans une grotte. Il le déposa ensuite. Nag se mit à son aise difficilement, il soufflait et haletait. Taj s'assit près de lui. -C'est sinistre cet endroit. -Il va à ma convenance. Ses lourdes paupières se fermèrent. Il essaya de récupérer des forces. -Ça manque de vie ici… -Arrête, on n'est pas venu ici pour s'amuser à faire des êtres vivants. -Je trouve… -Tu ne peux pas te taire. Nag le regarda durement, des éclaires sortirent de ses pupilles qui firent tomber des bouts du plafond. -Tu es fou! -Tais-toi! Tu ne peux pas te taire? Taj sortit une pluie acide tomba sur lui. Il entendait fulminer son frère. Taj en avait assé des remarques, il s'envola, loin d'ici et rendit invisible le continent où se trouvait son frère.
Quelques jours après grâce à son souffle béni, il donna naissance à un continent qui porta son nom puis il créa la vie. Les premiers êtres qui foulèrent cette terre n'étaient autres que les hommes, puis vint les elfes, les nains, les gobelins et les arcotiques. Taj-na-harta le dragon donna à chaque peuple des guides pour les mener vers le droit chemin: ils furent appelés les mages tout simplement. Chaques mages se fit assigner un peuple: les cinq premiers mages s'appelaient: Dranfus le sage, il était avec les hommes et portait la couleur blanche, Sarmas le sylvicole, il était avec les elfes et portait la couleur verte, Argus le hardi, il était avec les nains et ne voulut pas porter de couleur représentative, Magus le fourbe, il était avec les gobelins et portait la couleur rouge et Arfilius le glacial, il était avec les arcotiques, et portait la couleur bleue. Deuxième partie Le dragon constructeur de monde: Taj-na-harta mit sur le continent qu'il avait créé, des frontières pour chaque être, vivant sur ce monde, il mit des prairies, des champs, un océan, des rivières, des créatures…… Le peuple des hommes un jour se divisa en deux clans. Chaque clan habita une extrémité du continent et Taj-na-harta fit en sorte que les deux factions eurent les mêmes quantités: au niveau du terrain… Le dragon souffla un peu, mais ce n'était pas fini, car le lendemain tous les peuples se cherchèrent querelles les mages qui avaient des disciples pour les aider, eurent du mal à contenir cette guerre des espèces. Le dragon qui s'était façonné un habitat dans le ciel envoya sur le continent qui portait son nom, un ange, qui arriva donc pour relier les différents êtres; Quand il arriva les différentes espèces lui vouèrent un culte et ils lui fabriquèrent une immense tour d'orium sur l'île où il avait atterri: elle était ronde comme un soleil. Il s'y reposa et c'était pour lui un sanctuaire, des tours furent érigées dans chaque territoire et les mages devaient les alimenter pour que la grande tour d'orium puisse puiser dans cette énergie et assurer la paix. Troisième partie Mais un jour funeste arriva, des mages décidèrent de créer une nouvelle source d'énergie le noir et s'étaient spécialisés dans la nécromancie. Ils réveillèrent l'ange qui s'appelait Knarmaturawarka et le corrompirent, le chao arriva et les espèces se firent de nouveau la guerre, puis les tours furent abandonnées. Dranfus le sage, et Sarmas le sylvicole, se soulevèrent contre cette guerre, ils demandèrent à leurs protégés (les hommes et les elfes) de les aider mais rien n'y fit. Argus le hardi, lui qui avait refusé de porter la couleur représentative, refusa de les aider lui et ses disciples et ils se terrèrent dans leurs montagnes avec le peuples des nains. Magus le fourbe était pour la poursuite de la guerre et Arfilius le glacial construisit lui et ses disciples un centre, où ils pourraient exercer leur connaissance de la technologie, ils prirent leurs protégés (les arcotiques) comme cobayes et se firent aider par un homme (le passeur) pour leur amener d'autres personnes. Dranfus et Sarmas aidés de leurs disciples créèrent le secret de Taj-na-harta. Ils le cachèrent au fond de la Mer Sans Retour, c'est comme ça que naquirent les Illuminés, mais personne ne sait à quoi sert ce secret ni s'il reste des Illuminés, pour le protéger. Knarmaturawarka était devenu un démon à cause des mages noirs et l'île où reposait la tour d'orium se brisa et forma un croissant de lune. Quatrième partie Plusieurs années après cette tragédie les deux rois des deux clans humains rivaux firent la paix et leurs fils Véridion et Salomon s'entre aidèrent et allèrent jusqu'à l'île ou vivait l'ange devenu démon, qui s'appelait l'Ile des Châtiments et l'assassinèrent. Mais les mages noirs le ressuscitèrent plusieurs années après et lui fabriquèrent une armure d'argium pour qu'il résiste aux attaques de ses ennemis. Les deux rois qui étaient maintenant vieux ne purent y retourner et l'ère du chaos revint, plus puissant que jamais. Le démon envoya des troupes tous les mois pour tuer Véridion, mais rien n'y fit, à part que la femme de Véridion qui était la sœur de Salomon trouva la mort pendant l'un de ces raids, et son époux ne trouva plus la force pour continuer à vivre.
I Les métaux
Les métaux utilisaient sur Taj-na-harta sont l'or, l'argent, le bronze, le cuivre, l'étain… Les plus utilisés sont l'orium: un métal proche de l'or, il est indestructible et ne se ternit jamais. Il y a plusieurs coloris: le bleu, le rouge, le vert, le blanc et l'orium pur. L'argium proche de l'argent et lui aussi indestructible et ne se ternit jamais il n'y a que deux coloris: Le noir et l'argium pur.
II Les hommes
Les hommes eux utilisent tous les métaux leurs préférés sont l'orium pur et l'orium blanc. Ils utilisaient avant comme monture des griffons mais plus les années se sont écoulées et plus l'espèce s'est mise à diminué et en voir devenait rare. Ils se sont donc mis aux chevaux. Leur armoirie est un griffon et des bandes vermeils.
III Les elfes
Les elfes eux utilisent l'orium vert, ils vivent dans des huttes végétales, ils n'ont pas de monture et aiment les guivres, ils les vénèrent, mais quand elles deviennent dangereuses, ils n'hésitent pas en tué et a utilisé leurs écailles pour leur besoin personnel, leur armoirie est une guivre.
IV Les nains
Ils sont forgerons et approvisionnent en équipement de guerres les hommes et les elfes. Les nains ont refusé de porter une couleur pour représenter leur espèce, ils n'ont pas d'armoirie et en temps de conflit, ils restent neutres et ne font aucune alliance, ils ne vivent que pour travailler dans les mines et ne savent pas se battre.
V Les gobelins
Les gobelins sont vicieux et personnes ne les apprécient vraiment, ils utilisent l'orium rouge, leur moyen de locomotion est le dragon, mais utilisé seulement par les hauts dignitaires et par l'armé. Leur armorie est le dragon.
Ils utilisent les dragons aussi pour alimenter leurs forges et fabriquent eux-même leurs équipements de guerres.
VI Les arcotiques
Les arcotiques vivent dans des icebergs, ils travaillent dans des mines de glaces. Ils sont exploités par leurs mages, qui se servent d'eux comme des esclaves et des cobayes. Les arcotiques ne peuvent pas utiliser l'orium bleu, ce sont les mages bleus qui l'utilisent à leur place pour leurs machines. Les arcotiques ont peur des ices diggers des énormes lombrics avec la peau en cristal qui perfore la glace, il existe un ice digger faisant plus de dix mètres de longs, c'est la mère de tous les ices diggers, elle produit quatre œufs par ans.
VII L'armée de Knarmaturawarka
Elle est composée d'orques, de spectres, de squelettes et de morts vivants. Elle utilise l'argium pur et l'argium noir, ces deux métaux sont fabriqués exclusivement par les mages noirs, l'armée de Knarmaturawarka et un tas d'immondices en tour genre, des excréments de la terre, qui ont été refoulés aux portes du monde du dragon constructeur de monde: Taj-na-harta.
PARTIE I
VÉRIDION’S KNIGTHS
C'était un jour comme les autres dans le royaume des hommes. Le roi de Véridias: Véridion était sur son immense trône d'orium, l'un des métaux que les nains exploitaient, dans leurs immenses fourneaux. La pièce ou plutôt la salle où était installé le trône était gigantesque. Le sol était en or, un métal que les vieux rois avaient l'habitude de voir. La porte de chêne fermée, était surveillée par des gardes en armures d'orium blanc. La salle était tapissée de superbes tapisseries, représentant de grandes scènes de combats ou d'anciens monarques. Les hommes qui gardaient la porte avaient pour blason un griffon qui représentait leur fureur de vaincre. Le roi avait le mal de vivre depuis que sa pauvre femme était décédée. Il se leva tout engourdi, tellement il était resté assis sur son trône et fit un pas devant l'autre. Il sortit de la salle, puis son conseiller vint à sa rencontre. -Votre majesté il est l'heure de la conférence, vos vassaux attendent le verdict. -Oui je m'y rends de ce pas. -Il faut se hâter. Enfin ils y arrivèrent, des hommes munis de tromblons, gardaient la porte de conférence. Ils leur ouvrent la porte. Le roi entre, les vassaux se lèvent. Véridion se dirigea vers son siège et s'assit, les autres firent de même. -Mes chers vassaux, dit le roi. Si je vous ai rassemblés ici c'est pour choisir dix valeureux chevaliers, pour aller quérir le roi Salomon, seigneur de Salommonis, afin de recevoir aide et assistance en ces jours sombres. Les vassaux se regardèrent l'air perplexe, car pour choisir dix chevaliers, ils n'avaient que l'embarras du choix. -J'irai, dit un homme de forte carrure, nommé Sparcius. -Moi aussi, dit un autre vassal, au nom d'Artis. -Puis huit autres chevaliers vinrent s'ajouter à la liste. -Très bien messieurs, je suis fier de vous. Votre dévouement est sans faille. Dès maintenant, vous partirez donc vers Salommonis. Tout à coup les flambeaux s'éteignirent et une vague de peur s'étendit sur l'assemblée pétrifiée. Les fenêtres claquèrent, puis se brisèrent, les morceaux de verre s'éparpillèrent dans la salle, une immense silhouette drapée de noir fit irruption. Il dégagea un pan de sa cape, qui laissa entre voir une partie de son armure en métal d'argium, un métal indestructible de couleur noire. Il dégaina une longue épée à double tranchant. C'était un spectre et les chances de le tuer étaient minces. Il se dirigea vers le roi et enfonça son épée dans le corps du souverain, la lame traversa son habit et s'arrêta net, puis se brisa. Le spectre arracha son arme, par la déchirure, il vit une scintillante armure d'orium. Il était déçu que son attaque ait échoué. Les gardes entrèrent, ils braquèrent leurs tromblons et tirèrent. Le spectre surpris, fut projeté en arrière et passa par la fenêtre brisée, puis il se redressa au cours de sa chute et s'envola vers l'Ile des Châtiments, repaire de son maître le seigneur des ténèbres Knarmaturawarka. L'assemblée sortit de sa torpeur. -Vous comprenez pourquoi vous devez y aller, car nous ne résisterons pas longtemps à leurs attaques. -Heureusement que nous avons de vaillants gardes pour assurer la sécurité des lieux, dit un chevalier aux cheveux châtains qui se prénommait Fénure. -Oui sinon nous serions rayés de la carte, ajouta Sparcius. -Il faudrait que vous partiez maintenant, sans plus tarder, dit le roi. -Malheureusement le parcours sera semé d'embûches jusqu'à Salommonis, car il vous faudra traverser la chaîne des Monts Fumants, le repaire des hordes gobelines et puis les dangereuses mines des nains et enfin parcourir la forêt élfique. -Ne vous en faites pas, nous serons prêts à endurer ce long et pénible voyage pour le bien du royaume, nous vous en faisons le serment. -Notre salut repose entre vos mains qu'il en soit ainsi. Ils se levèrent et prirent congé. Le roi quant à lui, fit entrer les gardes et les félicita. Les dix chevaliers préparèrent leurs chevaux, dans la cour du château. Ils les équipèrent et les montèrent. Sparcius enroula la carte que le roi lui avait donnée et la mit dans l'une des sacoches, qu'il avait accrochée sur son cheval. Le pont-levis se baissa, ils empoignèrent la bride de leurs chevaux et les talonnèrent. Un à un les cavaliers traversèrent et se dirigèrent vers la chaîne de volcans où habitaient les gobelins, des affreuses petites créatures vertes aux oreilles en pointes. Ils parcoururent deux lieux et enfin s'arrêtèrent dans une zone défrichée. Il n'y avait pas une seule trace de végétation, tout avait été coupé au centimètre prêt, excepté quelques arbres, qui avaient survécu au massacre. -Nous nous arrêterons ici, car il se fait tard, dit Sparcius. Ils descendirent de leurs montures. -Fénure, tu iras chercher du bois pour le feu, dit Artis. Fénure attacha les rênes de son cheval à un arbre et s'exécuta. Il était sur le qui vive, car la région n'était pas sure Une ombre se glissa derrière lui. Fénure se sentit suivi, il pivota sur le côté et vit une grosse et énorme silhouette trapue, sa bouche était grande ouverte et déjà, il se pourléchait les babines. C'était un ogre! Fénure prit les jambes à son cou en direction du camp. L'ogre courut après lui, Fénure trébucha. La grosse masse pestilentielle le prit par la jambe et le mangea. -Ahhhhh
Alertés par ce cri de détresse les chevaliers dégagèrent leurs épées du sol et se dirigèrent vers l'ogre qui n'était qu'à quelques mètres, puis un deuxième chevalier perdit la vie. Sparcius les vengea en enfonçant sa terrible épée à double tranchant, dans le cou du monstre, la terrible créature rendit un dernier soupir. Ils étaient partis depuis quelques heures seulement, deux des leurs étaient déjà tombés. Ils n'étaient plus que huit. Ils décrochèrent leurs couvertures, ficelées sur le dos des chevaux. Ils prirent les brindilles qu'avait eu le temps de ramasser Fénur et firent un feu, les huit compagnons s'enroulèrent alors dans leurs couvertures, sans manger, car après toutes ces émotions, ils n'avaient pas eu le temps d'attraper du gibier. Artis ne ferma pas tout de suite les yeux, la journée avait été éprouvante. Le lendemain matin, Sparcius et les autres se réveillèrent. Éldéront un jeune chevalier fougueux fut choisi pour la corvée de bois. Il prit son épée espérant de tout son cœur ne pas faire de mauvaise rencontre. Sparcius quant à lui était parti à la chasse. Éldéront chercha partout des branchages, il n’y avait que des rochers, puis au loin il aperçut un tronc. Il s'en approcha sortit son épée et tapa dessus, une petite entaille se forma sur l'écorce, un peu plus loin Sparcius, découvrit un sanglier, de quoi faire un bon repas. Il sortit son énorme épée et le colosse s'approcha doucement de l'animal, qui ne l'avait pas vu. Il était entrain de se désaltérer dans une petite flaque d'eau. Sparcius s'approcha, souleva son arme au-dessus de sa tête l'abattit sur le sol, et le trancha net. Il rangea sa lourde épée et prit la carcasse saignante. Éldéront était encore occupé à tailler l'arbre. Sparcius qui l'avait vu avancer d'un pas lourd, dégaina son arme et d'un coup précis, découpa l'arbre comme du beurre. L'arbre s'effondra lourdement sur le sol, Éldéront était stupéfié, Sparcius mit un pied sur l'arbre, posa ses mains sur la garde de son épée et dit en riant. -Ha ha ha ha! Ça ce n'est pas un arbre pour les chiffes molles.
Éldéront se gratta le menton d'un air pensif. Sparcius et Éldéront revinrent au camp. Ils furent applaudis et remerciés de bon cœur, puis ils découpèrent des morceaux de bois. Artis avait trouvé du silex, ce qui n'était pas très difficile dans ce désert de pierres. Ils firent un bon feu de camp, puis après avoir embroché et cuit le sanglier, ils le dégustèrent de bon appétit. Une fois le délicieux festin terminé, ils éteignirent le feu et se dirigèrent vers les volcans. Leurs montures harnachées, ils galopèrent et enfin s'arrêtèrent, devant une grande palissade, entourant la chaîne de volcans. Elle était en bois et les poteaux étaient attachés les uns aux autres par des tendons de sanglier, des tours de guet étaient postées derrière la palissade, des tentes de peaux étaient dressées, devant le volcan central. Les volcans servaient aux gobelins d'immenses fourneaux, toujours en activité, des dragons y naissaient, au sein de la lave. Les gobelins s'agitaient dans tous les sens, cherchant leurs armes pour combattre ces visiteurs indésirables, déjà des ogres entravés par des chaînes poussaient de lourdes catapultes sous l'œil attentif de leurs dompteurs. Malheureusement pour eux, ils ne savaient pas ce qui se tramait derrière la palissade, ils dégainèrent leurs épées, avancèrent en deux lignes bien distinctes et talonnèrent leurs montures. Un énorme bloc de pierres s'abattit sur le sol. Il dégringola et percuta deux chevaliers et leurs montures qui s'étalèrent plusieurs mètres derrière les rangs. Ils n'avaient pas eu le temps d'esquiver le bloc rocheux qui leur avait ôté la vie, deux autres cavaliers qui avaient constitué la première ligne offensive échappèrent à la mort et disparurent au loin, Artis en réchappa. Sparcius, Artis, Éldéront et Bruttor un colosse de deux mètres au visage agressif et à la barbe tressée, étaient les seuls à ne pas avoir prit la fuite où même trouver la mort. Ils descendirent de leurs roncins et se dirigèrent vers la fortification. Artis sentit une vague de chagrin lui embaumer le corps et l'esprit. Il tomba à genoux sur le sol rugueux. -Artis, dit Sparcius qui s'étaient retourné. Il dévala la pente et dit. -Ils ont fait leur devoir et maintenant c'est à toi de faire le tien. Il lui tendit la main, Artis s'arrêta de sangloter prit la main de Sparcius et se releva. -Maintenant nous resterons soudés et rien ne nous empêchera d'accomplir notre destinée. Ils se mirent à brailler un cri de guerre et foncèrent. Les lourdes portes s'ouvrirent et une multitude de gobelins dévalèrent la pente, dans le plus grand désordre. Bruttor fut le premier à battre une douzaine de gobelins d'un seul coup de son marteau de guerre. Sparcius quant à lui brisa facilement les lignes ennemies. Nos quatre valeureux amis étaient au cœur de la bataille. Éldéront lui était aux prise avec un ogre. L'immonde créature l'envoya valser d'un coup de massue en orium rouge. Éldéront avait l'armure toute cabossée, sa joue gauche avait été endommagée par la pointe de la massue, et du sang chaud sortit de la blessure. L'abjecte créature s'approcha de lui pour lui donner le coup de grâce, quand un rocher vola dans leur direction. Éldéront eut le réflexe de rouler sur le côté l’ogre, lui se prit le projectile en plein sur la tête, ce qui le tua sur le coup. Le carnage ne s'arrêta pas là car les catapultes lancèrent leurs projectiles meurtriers et des gobelins sortaient aux commandes d'engins de guerre fabriqués en orium rouge. Bruttor, d'un coup de marteau détruisit une des machines qui se mit à flamber, le gobelin fut brûlé sur place et poussa un cri perçant, Bruttor fixa la petite masse verte qui, se consumait devant ses yeux. Éldéront se redressa et étripa un machiniste qui s'enfuyait, une des machines lança un boulet de canon. Bruttor fut expulsé sur un rocher pointu qui traversa son armure dans une explosion de sang Ils rangèrent leurs armes une fois le carnage terminé et se dirigèrent vers Bruttor agonisant. -Mes amis, je n'étais pas à la hauteur, j'ai échoué. -Non ne dis pas ça, dit Artis. Bruttor ferma les yeux et partit vers un monde meilleur. Ils l'extirpèrent du rocher pointu; firent un trou et l'enterrèrent. Éldéront fit une croix improvisée et l'enfonça dans le talus. Ils se levèrent prirent le chemin de la fortification, l'air penaud, regrettant leurs amis, ils se ressaisirent et foncèrent vers les escaliers taillés dans le volcan. Artis, Eldéront et Sparcius montèrent quatre à quatre et arrivèrent au sommet, une haute tour leur faisait face, la porte de l’édifice était fermé, mais Sparcius d'un coup de sa longue épée la taillada et une ouverture se forma dans le bois. Les trois hommes s'engouffrèrent dans l'ouverture, la salle était sombre et peu éclairée, le sol était recouvert de cristal qui laissait se refléter la lave incandescente qui se trouvait sous leurs pieds, au fond de la salle, le roi des gobelins était assis sur un trône en orium rouge. Il était flanqué de quatre gobelins en armes, des shamans crièrent des incantations magiques, puis le sol se mit à trembler, une masse sombre s'extirpa du magma brûlant, deux immenses ailes se déployèrent. Nos trois compagnons étaient face à un gigantesque dragon couleur pourpre. Ses deux prunelles brillaient comme des rubis dans la semi obscurité qui l'enveloppait comme une cape de voyage. Sa gueule sortit de l'ombre et cracha des flammes rougeoyantes, nos compagnons esquivèrent le déluge de feu. Les shamans finirent dans le ventre du monstre, il les avala goulûment et une éructation rauque se fit entendre. Sparcius fonça vers le dragon qui essaya de le happer. Il évita heureusement la gueule béante du monstre et lui tailla le gosier dans une gerbe de sang. Le saurien eut le temps de dégager son cou trapu et de le diriger au-dessus du petit seigneur vert dans son manteau de soie pourpre. Il souriait tout en touchant la lame d'un petit couteau effilé, la tête se sépara du corps et écrasa le monarque qui hurla à la mort, des pierres se détachèrent du plafond et aplatirent les gardes, le corps du dragon percuta le sol qui se brisa, les trois chevaliers sortirent de la tour. L'édifice s'écroula et une nappe de lave le recouvrit, nos amis dévalèrent les escaliers, la lave les poursuivait, des ogres et des gobelins rescapés s'enfuyaient, d'autres dragons sortirent des volcans alentour et obscurcirent le ciel de leurs masses sombres. Sparcius, Éldéront et Artis dépassèrent la chaîne de volcans et arrivèrent dans la chaîne de montagnes, le sol se déroba sous leur pied et ils tombèrent dans une ancienne galerie bouchée. La galerie était obscure, on n'y voyait goutte, mais une lueur laissa découvrir un nain, le petit être s'approcha pour observer ces formes insolites de plus près. Il fut stupéfait de découvrir trois chevaliers. Le nain ne se posa pas de question et fit signe aux voyageurs de le suivre, puis il fit volte face, les trois hommes le suivirent et durent se baisser pour ne pas se cogner à la tête. Ils débouchèrent dans une grotte tout illuminée par des lucioles enfermées dans des bocaux. Ils découvrirent des nains affairés à leur travail. Il y en avait qui manipulaient le métal brûlant avec des tenailles, d'autres s'occupaient des fours. Ils fabriquaient toute sorte d'équipement, des épées, des écus… Leur guide leur fit signe de ne pas faire de bruit, pour ne pas déranger les ouvriers. Ils débouchèrent dans un autre tunnel. Sparcius, Éldéront et Artis respiraient difficilement. Ils arrivèrent ensuite dans une galerie aérée où ils purent se reposer. Plusieurs minutes après Ils se rendirent dans la salle du trône. Le roi des nains était vieux, ses longs cheveux et sa longue barbe traînaient à ses pieds, les chevaliers s'agenouillèrent, celui-ci les invita à s'asseoir sur un banc en plomb. Il leur demanda de lui raconter leur périple. Artis lui raconta la bataille contre les gobelins, le combat contre le dragon… Le roi des nains leur dit: -Vous avez été très courageux et je voudrais vous offrir quelques modestes présents pour vous remercier de nous avoir débarrassés des gobelins. Il frappa dans ses deux mains toutes ridées et des nains débouchèrent dans la grotte avec une brouette remplie d'outils. -Et donc en gage de ma gratitude deux de mes ouvriers vont rafistoler vos armures bien cabossées. Les deux ouvriers ôtèrent les pièces d'armure, leur prirent leurs épées ébréchées et les échangèrent contre des épées en orium. Ensuite à l'aide de leurs enclumes, leurs tenailles et leurs marteaux, ils arrangèrent les armures. Une fois le travail fini, ils les rendirent à leurs propriétaires, les trois chevaliers remercièrent le roi des nains, prirent congé et furent raccompagnés vers la sortie, bien contents d'être sortis de la grotte dans laquelle ils suffoquaient. Ils remercièrent le nain et se dirigèrent vers la forêt, le soleil était à son zénith, la forêt était luxuriante, ils marchaient sur des chemins battus, les arbres touchaient le ciel, il y avait de nombreuses variétés, on aurait dit que la forêt était une sorte d'immense serre. le ciel tout à coup s'assombrit et une nuée de karnataures (la troupe délite de Knarmaturawarka) survola la forêt. L'essaim de spectres descendit en piqué, puis vola en rase motte, pour enfin se poster devant nos héros. À chaque fois qu'ils s'approchaient, on aurait dit que la vie s'arrêtait, tout à coup, les fleurs fanèrent et se recroquevillèrent, l'herbe cessa d'être verdoyante, les arbres perdirent leurs feuilles et les oiseaux cessèrent de pépier. On aurait cru que l'hiver était survenu et que la végétation se retirait, le souffle haletant et le cœur battant à tout rompre, les trois compères prirent leurs jambes à leur cou. Ils s’arrêtèrent brusquement, une masse noire et compacte leur bloquait le passage, des petits yeux rouges flamboyaient, ils étaient remplis de haine et les fixaient sans ciller. Tout à coup le soleil se coucha subitement, l'obscurité prit place, ils étaient encerclés, les karnataures dégainèrent leurs épées et resserrèrent les rangs, plus rien ne semblait pouvoir les aider, soudain les karnataures arrêtèrent subitement leurs gestes. Le soleil dissipa les ténèbres, quelques spectres explosèrent, des débris d'armure parsemèrent le sol, puis des hurlements firent sursauter la poignée de karnataures, une rangée d'arbres explosa dans une gerbe de flammes, une lumière d'une clarté intense et pure, aveugla les spectres et soudain surgirent de nulle part six loups d'un blanc immaculé et enveloppé d'une douce lumière chatoyante. C'était surnaturel: -Ils sont revenus, murmura Éldéront. Les loups se ruèrent sur les spectres qui une foi touchés par la meute se dématérialisèrent dans une pluie de lumière, la longue bande spectrale poussa un dernier et ultime hurlement avant de disparaître comme par magie du monde matériel, Nos trois amis virent soudain sortir du sol les arbres qui s'étaient fait carbonisés. Ils virent entre les arbres un shaman elfique ainsi que deux archers. La femme dit: -Noble étranger, je suis désolée de vous le dire, mais vous avez contribué au massacre de ces arbres et comme il est de coutume chez nous, ceux qui ont commis le délit devront pour se faire pardonner, aider notre peuple. Les deux archers lièrent les mains de chaque chevalier derrière leurs dos, avec des lianes et les emmenèrent dans leur clan assumer leur acte. Une fois arrivés, tous les habitants s'approchèrent d'eux. Ils fixèrent avec étonnement les nouveaux arrivants, le chef des elfes sortit de sa hutte de branchages et de feuilles, les archers jetèrent les trois chevaliers à ses pieds. Il avait un large front, était grand, ses sourcils étaient broussailleux. Soudain une jeune femme elfe sortit du rang, elle avait de longs cheveux bruns et soyeux, son corps était serré dans son ensemble de cuir qui soulignait sa belle silhouette fine. Éldéront releva sa tête et la vit, il tomba instantanément sous le charme. -Élayna! Elle se retourna et avant de rejoindre la personne qui l'avait appelée, elle fit un clin d'œil à Éldéront et partit. Il était comme pétrifié et un seul mot sortit de sa bouche engourdie: -Élayna. Un pied se souleva derrière lui et lui pressa la tête contre le sol. Le chef les fixa longtemps, le temps d'analyser la situation et eut une idée. -Qu'on les emmène faire leur besogne et je me montrerai peut-être clément avec eux. Ils les redressèrent et suivirent le roi qui ouvrait la marche, la foule s'écarta laissant passer les condamnés. Ils débouchèrent dans un sous-bois, éclairé par les puissants rayons du soleil. Ils courbèrent l'échine et avancèrent à pas comptés, les archers désarmèrent les trois chevaliers et enfoncèrent les armes dans un tas de glaise. Ils les regardaient faire, étonnés. Le chef s'adressa à eux: -Comme vous pouvez le constater, vous êtes sans arme, dommage car il vous les faut si vous voulez vivre. Les archers rassemblèrent les liens et les attachèrent à un pieu. Sparcius se trouvait devant leurs armes et Éldéront et Artis étaient sur ses flancs, on les laissa seuls dans cette posture très embarrassante, seuls et à la merci des bêtes sauvages, la nuit tomba, le ciel était tellement obscur qu'on ne pouvait voir la voie lactée. Soudain une ombre s'approcha près d'Éldéront, il leva la tête et réussit à reconnaître à qui appartenait l'ombre. -Élayna. -Chut. -Vous êtes venue nous aider ? -Oui. Elle sortit un couteau et découpa leurs liens. Sparcius se releva empoigna les trois armes et explosa la gangue de glaise. Artis et Éldéront se relevèrent, ils étaient éreintés et affamés, ils furent envahis par une fatigue lourde et pesante, comme si le monde entier reposait sur leurs épaules. Ils tombèrent à genoux. Élayna leur intima de se relever, elle avait ses raisons, car déjà des bruissements se firent entendre, derrière l'enchevêtrement d'arbres sinueux. Un grand et puissant reptile recouvert de plaques osseuses et muni de défenses, sortit hors des fourrés, il les regarda l'air envieux. La guivre à plaques décida d'attaquer, son corps ondulait sur l'herbe tendre qui garda une trace de son passage, la guivre arriva à leur hauteur, elle essaya de profiter de leur somnolence pour les étouffer avec ses anneaux, mais Élayna saisit son arc qu'elle avait apporté au cas où il faudrait se battre. Elle prit une flèche et la décocha, le reptile la prit dans l'œil. Éldéront releva les autres, une fois remis sur pieds, ils formèrent un triangle compact. Ils avancèrent prudemment vers l'ennemi, qui ne s'occupait déjà plus d'eux. Élayna tourna la tête pour voir ce qu'ils faisaient et la guivre l'ayant vu distraite, l'envoya valdinguer avec sa queue. Élayna fut propulsée dans les airs et retomba sur le sol. Édéront sortit du rang pour aider Élayna, mais la guivre bloqua le passage avec son corps. Sparcius se mit à côté de Éldéront et d'une main experte entama l'abdomen de la guivre, la créature poussa un hurlement déchirant, son sang se déversa de la plaie béante, la guivre ouvrit une large gueule laissant voir une effroyable dentition, elle essaya de happer Artis, mais celui-ci l'esquiva juste à temps. Il empoigna son épée à deux mains, la guivre renouvela l'attaque, Artis enfonça sa lame dans la mâchoire du monstre jusqu'à atteindre le cerveau de la créature qu' il transperça, la guivre s'effondra. Il extirpa son épée de sa gueule et souffla soulagé. Sparcius ne l'avait jamais vu déborder autant d'énergie, même fatigué. Le lendemain matin Éldéront se réveilla, il étendit son bras devant lui et fut surpris de ne rien toucher, il ouvrit les yeux et ne vit pas Élayna, il se releva et vit les autres se faire réveiller par le roi. Artis et Sparcius se redressèrent péniblement, le chef leur dit: -Vous nous avez débarrassés de cette guivre. Éldéront lui, chercha une explication à la disparition d'Élayna, il regarda dans tous les sens. -Grâce à vous nous pourrons dormir sur nos deux oreilles. -Il n'y a pas de quoi, dit Sparcius. -En gage de remerciement, nous vous donnons ces modestes victuailles. Il leur tendit une besace en peau de lapin remplie de galettes… Ils prirent congé et partirent. Ils marchèrent longtemps dans les broussailles, l'atmosphère se fit pesante, les arbres cachèrent le soleil rougeoyant. Ils prirent chacun une galette, enfin ils étaient sortis avec quelque chose à se mettre sous la dent. Soudain la consistance du sol changea, ils regardèrent à leurs pieds, le sol était recouvert de dépouilles à moitié calcinées. Ils pensèrent que c'était des gobelins rescapés qui avaient échappé à l'éruption et que finalement, ils avaient trouvé plus fort qu'eux, puis, à leur étonnement, ils découvrirent un des hommes qui avait fui le combat, c'était un déserteur et donc ils ne l'enterrèrent pas, une voix se fit entendre, celle d'un homme. Ils tournèrent leurs regards vers leur étrange interlocuteur. -Vous ne lui avez même pas fait une fosse. C'était le deuxième déserteur. Il s'approcha à grandes enjambées, il était jeune et il avait des cheveux noirs. -Au fait c'est moi qu'il les ait tués après qu'ils aient égorgé notre compagnon. Éldéront réagit, il dégaina son épée et dit: -Soit, tu as su prouver ta valeur, mais pas autant que nos cinq autres compagnons morts au combat, même celui que nous venons de voir, ils sont revenus du royaume des morts sous l'apparence de loups blancs pour nous sauver d'une mauvaise passe. Si tu veux gagner un jour le droit d'aller aux Champs-Élysées et réintégrer l'ordre, il te faudra me battre pour laver ton honneur. -Très bien j'accepte. Il sortit son épée et le duel commença, le déserteur s'approcha, il serra très fort la garde de son arme. Éldéront qui ne pouvait plus contrôler sa haine courut sans réfléchir vers le chevalier. Il brandit son arme la fit tournoyer et voulu l'abattre sur le plastron, mais le jeune contra son attaque, les lames s'entre choquèrent, le combat était chevronné, celui-ci reprit largement l'avantage, les deux duellistes suèrent abondamment. Éldéront eut un moment de déconcentration qui lui fut fatal, car le jeune en profita pour lui faire lâcher son épée. Il repositionna son épée et lui taillada la hanche, Éldéront tomba sous la puissance du coup. À l'instant même où il voulut porter le coup fatal, il se ressaisit puis lâcha son arme et accourut au chevet d'Éldéront qui agonisait: Alors que personne ne s'y attendait, le shaman elfique arriva à leur hauteur comme par magie. Elle s'agenouilla près du blessé. Elle était habillée en vert et portait un plastron d'armure, ses cheveux étaient noirs et dépassaient de sa capuche de bure, ses mouvements étaient gracieux, ses mains gantées détachèrent une petite bourse, elle défit le cordon et, en cinq minutes, elle lui avait posé un cataplasme, rassura les chevaliers et repartit comme elle était venue. Le lendemain Éldéront était guéri.
Ils se réveillèrent, Éldéront était au mieux de sa forme, Sparcius demanda au nouvel arrivant. -Excuse- moi, je ne me rappelle plus ton nom. -C'est Ulric. -Ah oui c'est ça, et bien Ulric te rappelles-tu notre mission? -Oui et d'ailleurs j'ai oublié de vous le dire, nous ne sommes qu'à quelques enjambées de là, et je vais vous montrer le chemin. Ulric ouvrit la marche, derrière lui ses compagnons étaient satisfaits, ils empruntèrent un chemin caillouteux, puis arrivèrent finalement devant le château: L'immense édifice était tout blanc, le pont-levis était en chêne et sur le bois était clouée une grande plaque en orium blanc en forme de S. -Nous avons réussi, dit Éldéront. Ulric cria haut et fort. -C'est sire Ulric. Et le pont-levis se baissa. Ils le traversèrent, puis ils débouchèrent dans la cour du château, le capitaine de la garde escorté par cinq gardes vint à leur rencontre. -Suivez- moi. Le roi Salomon vous attendait. -Comment le roi Salomon a-t-il été averti? Ulric prit la parole: -Le roi m'avait accueilli avec notre défunt compagnon, il m'a demandé d'aller quérir les éventuels rescapés c'est-à-dire vous. Ils gravirent plusieurs marches, puis entrèrent, dans la salle d'audience. Ils avancèrent jusqu'au trône richement décoré, le roi était assis sur un confortable coussin en velour brodé de fils d'or. Ils s'agenouillèrent, le souverain leur fit signe de se lever. -Bonjour, seigneurs chevaliers. -Votre compagnon m'a tout dit et je suis prêt à aider mon vieil ami comme il se doit, mais j'oubliais, vous devez être fatigués. -Oui seigneur. -Et bien ne vous inquiétez pas je vous offre le gîte et le couvert, ma nièce va venir vous accompagner, pour vous indiquer vos chambres. -Merci seigneur. Ils prirent congé et sortirent de la salle, la nièce du roi les attendait. -Venez, je vous accompagne à vos appartements. Ils la suivirent, elle était belle, jeune, elle avait de magnifiques yeux bleu azur, de longs cheveux blonds. Elle leur parlait d'une voix si douce, mais comment résister à son charme? Ils gravirent plusieurs marches de marbre blanc, une fois arrivés elle leur indiqua leurs appartements, puis avant de partir elle leur dit. -Le repas sera servi dans la salle à manger. Plus tard ils mangèrent en compagnie du roi. Artis demanda : -Seigneur quand pourrons-nous repartir chez nous? -Vous partirez avec nous jusqu'à Véridias, car si vous repartez seuls, vous risquez de vous faire tuer. -Le seigneur de l'ombre sait tout ce que nous complotons et en ce moment même il a dû envoyer des troupes vous occire -Sire, dit Sparcius, je crois que les troupes qu'il a envoyées nous ont déjà repérés. -Quand ça ? -Quand nous allions déboucher dans la forêt. -Horreur, il va falloir agir vite alors, mais en attendant vous resterez en notre compagnie, le temps que je rassemble mon armée. Nos amis devront donc attendre avant de pouvoir repartir avec les secours.
PARTIE II
THE CHOSEN
Il faisait froid et la neige recouvrait le paysage, près du clan qui était à la lisière de la forêt, une jeune femme elfe chassait, accompagnée d'un jeune homme, un ami d'enfance, la jeune femme s'appelait Élayna. Éldéront, la première fois qu'il l'avait vue était tombé sous le charme.
Elle avait de longs cheveux bruns soyeux, ses beaux yeux couleur noisette fixaient un cerf en train de chercher à manger dans la couche épaisse de neige, son compagnon était bien bâti, il avait des yeux bleus. Ils avaient tous deux la vingtaine. Élayna tenait un arc en if, elle le positionna de façon à ne pas rater sa proie, le jeune homme la regarda faire.
Il se frictionna les mains engourdies par le froid et attendait immobile, de la buée sortait de la bouche d'Élayna, des flocons de neige parsemaient sa tête comme une fine couche de glaçage sur un gâteau. Elle respirait calmement, ses sens étaient en alerte. Elle banda son arc, mit une flèche puis visa.
-Pourvu que je l'aie.
Le cerf était toujours là en mouvement puis s'immobilisa. Il avait enfin trouvé à manger et se mit à brouter.
Élayna allait lâcher la corde quand tout à coup un son de cor se fit entendre. Élayna qui ne s'y attendait pas, lâcha la corde, le trait partit en biais et rata de peu sa cible qui s'enfuit.
Élayna il faut y aller.
-J'arrive Alrate.
Vexée elle se retourna puis suivit son compagnon vers le clan, déjà tous les elfes se rassemblaient. Ils formaient un cercle autour du chef de clan.
Élayna et Alrate arrivèrent, ils trouvèrent finalement une place, le chef demanda le silence et dit:
-Notre shaman a eu une vision.
-Elle a eu une vision?
Il ne suffisait que d'une phrase pour que la foule se remît à parler, l'atmosphère se fit pesante.
-Silence.
Puis il reprit:
-Elle a dit que le seigneur de l'ombre allait abattre sa fureur sur le peuple des hommes et ensuite sur nous et le peuple des nains. Le secret de Taj-na-harta doit être trouvé.
La shaman sortit de sa hutte et dit d'une voix de stentor:
-Une personne devra le trouver et cette personne est l'élue, une jeune femme d'une vingtaine d'années au cœur pur comme le cristal.
Tout le monde regarda la shaman d'un oeil étonné. La shaman avança et entra dans la foule, elle fixait tout le monde, puis baissant ses paupières, elle se laissa guider par son esprit. Tout le monde reculait à son passage.
Élayna se disait mentalement pour se rassurer.
-Ce n'est pas moi, c'est impossible, je ne suis pas l'élue, je ne risque pas d'être choisie.
Mais elle n'eut pas le temps de s'esquiver car la shaman lui saisit le poignet.
Élayna eut un moment de panique, elle allait dégager son poignet, puis lui expliquer qu'elle s'était sûrement trompée, mais elle n'eut pas le temps, la shaman souleva ses paupières et dit en la fixant droit dans les yeux.
-Tu es l'élue Élayna.
-Non ce n'est pas vrai, ce n'est pas possible, balbutia t-elle.
Alrate s'approcha et dit calmement:
-Il y a sans doute erreur.
-Non.
-Il vous faudra partir maintenant, dit elle.
Élayna ne se le fit pas dire deux fois.
Elle entra dans sa hutte prit un sac en peau de guivre, ainsi que plusieurs choses.
Elle sortit de sa hutte ramassa son carquois et son arc.
Alrate l'attendait, il s'approcha d'elle et dit.
-Tu es prête?
-Plus que jamais.
Élayna se retourna, la shaman arriva à sa hauteur.
Elle lui tendit un étrange objet. C'était un pendentif en orium, en forme d'étoile.
Élayna le prit et le regarda longuement.
La shaman dit:
-Quand j'ai eu la vision une voix m'a dit "donne ce pendentif à l'élue, c'est la clef qui l'aidera dans sa quête" et en ouvrant les yeux, il était à mes pieds.
Élayna le pendit à son cou et dit.
-Je ne m'en séparerai jamais, car c'est cet objet béni par les mages illuminés qui nous sauvera.
Elle fit vole face et s'éloigna, Alrate, sur ses talons.
Élayna ne se retourna pas et marcha droit, tout droit sans s'arrêter tout droit vers sa destinée.
Ils sortirent de la forêt et se dirigèrent vers les montagnes, tout d'un coup, ils découvrirent une forme étrange drapée de vert qui tenait un bâton en bois de séquoia, l'étrange forme qui était de dos se retourna.
C'était un vieil homme, un mage vert.
-Bonjour, Élayna, dit-il.
-Vous me connaissez?
-Oui car je suis un mage, nous sommes les gardiens de Naj - Rà.
-Nous! Cela veut dire qu'il y en a d'autre.
-Bien sûre, je t'attendais, je voulais te dire que ta quête ne sera pas chose aisée, car il sait tout.
-Mais qui?
-Knarmaturawarka, le seigneur des ombres et grâce à ses mages noirs, il peut tout savoir, d'après les écrits, c'est un monstre hideux.
Il a quatre bras, portant quatre épées, qui dès qu'elles frappent l'ennemi, provoque une onde de choc qui broie l'imprudent. Il est aussi nécromancien, il contrôle des armées entières de monstres décharnés, qui ne connaissent pas la pitié, prends garde, dit-il avant de disparaître.
-Mais s'il sait tout, il va peut-être essayer de nous tuer.
Ses doutes étaient fondés une fois de plus, (comme avec la guivre qui avait failli tuer Artis, Sparcius et Éldéront) car déjà une nuée de dragons miniatures obscurcirent le ciel.
Ils les fixèrent intensément de le leurs petits yeux noirs, puis la nuée descendit en piqué pour débarrasser leur maître de ces gêneurs, un dragon vert surgit hors de la forêt semant la panique au coeur de l'essaim.
Élayna prit son arc et tira une volée de flèches qui transpercèrent de part en part les dragons miniatures. Affolés le reste attaqua le reptile qui les calcina, une fois la menace passé, le dragon vert repris son apparence de vieillard. Élayna et Alrate l'aidèrent à se relever.
-Merci d'aider un vieillard;
De nombreuses blessures parsemaient son corps.
-Ils ne m'ont pas fait de cadeau.
Élayna était au petit soin, mais le mage lui dit:
-Ça ne sert à rien, mes blessures sont trop profondes…
Une quinte de toux l'interrompit subitement, son état ne s'améliora pas, puis il reprit:
-Laisse-moi, mon destin est scellé.
-Non, murmura t-elle.
-Accepte-le.
-Je refuse de laisser tomber, dit-elle d'un ton énergique et déterminée.
-Tu es vivante c'est le principal.
Son cœur le lâcha et il s'affala sur le sol.
Une brise se leva et fouetta les oreilles d'Élayna et elle crut entendre"On se reverra bientôt." Puis un halo lumineux entoura le mage et il disparut.
Élayna et Alrate mangèrent de bon appétit, après tout ce qui s'était passé, il fallait bien se restaurer. Dès qu'ils eurent terminé, ils fourrèrent toutes leurs affaires dans leurs sacs et décidèrent de repartir.
Ils se dirigèrent vers les montagnes jusqu'à ce qu'ils trouvent l'entrée de la mine. Élayna déposa son sac et en sortit une poignée de branchages et deux silex. Elle enflamma les branchages, empoigna le flambeau et s'engagea dans l'embouchure.
Alrate la suivit mal assuré.
Ils marchèrent tout en cherchant le bon chemin.
Enfin ils débouchèrent dans l'atelier où ils virent une bonne centaine de nains afférés à leur tâche.
Ils traversèrent l'atelier sans se faire remarquer. L'air devenait de plus en plus pesant. Ils commencèrent à suffoquer, le flambeau s'éteignit, ils étaient dans l'obscurité la plus totale, l'oxygène leur manquait. Ils étaient cloués sur place, leurs yeux se fermèrent, puis ils sombrèrent dans le néant. Un vrombissement se fit entendre et une foreuse manuelle montra le bout de son nez, le cône de fer torsadé fit voler la roche en fines particules, puis un nain habillé en cuir élimé, arborant un casque de fer grossièrement taillé les vit, là, allongés sur le sol et posa sa foreuse à terre.
Ils se réveillèrent sur une couchette en peau de sanglier.
Ils étaient dans la salle du trône, le roi les regarda longuement, puis il dit:
-Qui êtes-vous ?
Élayna tourna la tête en direction du roi et lui répondit;
-Nous sommes deux elfes en quête du secret de Taj-na-harta, nous devons le trouver avant le maître de l'ombre.
-Je vois, mais d'après la légende, il serait caché dans les abysses de la Mer Sans Retour, mais il n'y a rien à part les mages bleus et leur armée de machines.
-Mais il faut qu'on aille là-bas, notre monde est en péril;
-Désolé nous ne pouvons pas vous aider.
-Mais vous n'êtes que des pleutres, dit-elle sous l'action de la colère.
-Non nous sommes seulement réalistes, même si vous y arrivez vos chances de retour seront minces
Élayna se calma, au grand soulagement de Alrate qui attendait les jambes en tailleurs.
-Je mourrai pour une bonne cause au moins.
Tout à coup un trou dans le plafond se forma, une large tête plate dépassa du trou.
Elle se laissa tomber dans la grotte et un long corps recouvert d'écailles suivit le mouvement, c'était un python décharné. Il rampa vers le trône et fixa le roi de ses yeux jaunes. Il ouvrit une large gueule qui laissait voir quatre crochets à venin aiguisés comme des poignards. Élayna saisit son arc et prit une poignée de flèches, le python se retourna et dès qu'il vit Élayna un sourire se peignit sur ses lèvres. Il s'approcha d'elle et ouvrit sa large gueule, il voulut la happer, mais Élayna l'esquiva ce qui rendit furieux le reptile.
Il détendit son abdomen et se jeta à corps perdu vers sa proie, qui l'irritait. Élayna l'évita une fois de plus. Alrate voulu l'aider, mais elle lui fit savoir qu'elle n'avait pas besoin d'aide. Le saurien en profita pour s'enrouler autour de sa victime qui laissa tomber son arc. Alrate le réceptionna, ramassa deus flèches, il visa la tête et lâcha ses traits meurtriers qui allèrent se ficher dans les yeux du python, le serpent poussa un long sifflement strident. Il lâcha son emprise laissant tomber Élayna qui avait le souffle coupé. Alrate s'approcha du monstre aveugle arracha l'un de ses crochets et le lui enfonça dans la tête, le venin sécrété se répandit dans le corps du reptile l'achevant sur le coup, le roi des nains était soulagé Élayna et Alrate l'avait sauvé il les remercia vivement.
-Ce n'est rien votre majesté.
-Si cela à beaucoup d'importance, car vous m'avez sauvé la vie.
-N'en parlons plus, il faut repartir maintenant et sans plus tarder.
Ils prirent congé, on leur indiqua la sortie, une fois dehors ils se dirigèrent vers les volcans. Tout d'un coup une ombre monstrueuse se dessina sur le sol, un grognement affreux suivi de cris aigus se fit entendre.
Ils virent tout un bataillon de gobelins dirigés par les mages rouges enveloppés de la tête aux pieds, d'habits rouge pourpre: Après la mort du roi des gobelins, les mages avaient décidé de prendre les rênes, eux-mêmes dirigés par un mage supérieur, qui avait décidé de faire parcourir le domaine aux hordes de gobelins, afin de trouver d'éventuels survivants pour les punir de leurs couardises. Il attendait aussi des gobelins qu'ils lui trouvent des prisonniers, afin de reconstruire le donjon jadis détruit par Sparcius, Éldéront et Artis. Les gobelins les repérèrent, les encerclèrent, leur entravèrent bras et jambes et les emportèrent. Une fois arrivés au chantier, ils les conduisirent devant leur nouveau maître: Le mage rouge supérieur était assez grand, ses habits étaient d'un rouge vif brodé de fils d'or, une masse noire s'approcha de lui. Le mage qui avait senti la présence du nouvel arrivant dit:
-Est-ce eux seigneur?
-Oui.
C'était Knarmaturawarka, ses quatre bras saisirent Élayna.
-C'est toi le parasite qui essaye de trouver le secret de Taj-na-harta?
-Oui c'est bien moi ( elle était confiante) quand elle lui répondit c'est à croire qu'elle ç'était préparer à cette rencontre pendant tout son parcours jusqu'au Mont Fumant.
Il relâcha son emprise laissant tomber Élayna à terre.
-Immonde petite chose comment oses-tu me parler
ainsi.
Il la fixa longuement puis reprit.
-Par clémence, je vais te libérer malgré tout, mais je vais garder ton précieux compagnon avec moi.
Il claqua de ses vingt doigts et le sol se mit à trembler, des squelettes de gobelins sortirent de terre.
Ils marchèrent jusqu'à Alrate et le saisirent.
-Si tu veux le retrouver sain et sauf, je te conseille de trouver ce maudit secret ou sinon, il périra et son squelette viendra compléter ma Grande armée. Ils disparurent laissant seule Élayna qui se retenait de pleurer. Élayna reprit confiance en elle et se redressa.
En une journée, elle quitta la chaîne de volcans et arriva devant le château de Véridion. Élayna contourna l'édifice, la nuit était tombée et elle ne savait où dormir. Finalement elle trouva refuge dans un village de pêcheurs, là elle trouva un logis, dans une remise remplie de filets de pêche, barques…
Elle s'en accommoda facilement, le lendemain, elle fut réveillée par les rayons du soleil, puis elle repartit le plus vite possible, car les hommes n'avaient pas l'habitude de côtoyer des elfes. Éreintée elle se reposa au pied d'un arbre, mangea une galette et se remit en marche, en continuant ainsi, elle rejoignit la mer.
Elle était impressionnée par tant de beauté, car elle n'avait jamais eu la chance d'y aller. Elle se demanda comment elle pourrait traverser, quant un homme encapuchonné s'approcha d'elle.
-Qu'avez-vous mon enfant? Lui demanda-t-il.
-Je me demandais comment je pourrais traverser.
-Il n'y a rien de plus facile.
-Mais je n'ai pas de barque et de toute façon qui serait assez fou pour me faire traverser la mer sans retour, dit elle.
-Moi.
-Vous?
-Oui car je suis là pour ça, je suis le passeur et j'accepterai de vous prendre à bord.
Elle se montra sceptique, mais accepta.
-Je vous en serais très reconnaissante.
Elle grimpa dans sa barque, le passeur prit une longue perche et se mit à ramer, la mer était calme et le soleil brillait, puis ils traversèrent un épais rideau de brume et le temps changea subitement, des éclairs traversèrent le ciel, la pluie se mit à tomber et la mer se déchaîna.
-Pourquoi ce changement subit?
Le passeur lui répondit calmement.
-Les mages bleus qui vivent sur la mer sans retour voulait être surs de ne jamais être dérangé et donc ils ont formé une limite, quiconque la traversera mourra englouti. Un gigantesque rouleau faillit les percuter, mais le passeur manoeuvra habilement. Il s'arrêta devant un formidable édifice sur pilotis.
-Je vous laisse ici.
-Pourquoi?
-Parce que je ne peux pas franchir cette limite et de toute façon il n'y a rien après, sauf le néant.
Il la saisit par la taille et la jeta par-dessus bord.
Élayna surprise mit un certain temps à réaliser ce qui était arrivé, puis soudain un drône, voleta devant elle, il s'avança et une voix de synthèse lui demanda:
-Que faites-vous ici?
Étonné Élayna mit du temps à répondre puis finalement dit avant de prendre la tasse:
-Le passeur m'a conduite ici.
Elle faillit se noyer à plusieurs reprises, mais le drône s'emblait s'en moquer et continua.
-Très bien je vois que vous êtes un spécimen de choix, vous ferez une très bonne ouvrière dans les mines de glace, un câble de remorquage l'agrippa et le drône s'éleva dans les airs et reprit son monologue.
-Mais faite attention aux Arcotiques.
-Qu' est ce que c'est?
-Des humanoïdes constitués de glace.
Ils passèrent par un sas disposé sous la ville flottante et arrivèrent dans un compartiment très actif où des Arcotiques et quelques humains attendaient en file Indienne. Des robots-centurions les encadraient de leurs masses imposantes de boulons et de métal.
-Mine de glace tonna un des robots.
L'un des prisonniers se rebella.
-Non je ne veux pas y aller, je ne suis pas habitué aux températures dépassant le sol zéro, je vais mourir congelé.
-Attrapez le! Fulmina un des guerriers mécaniques.
L'homme voulut s'enfuir, mais un des robots l'attrapa et vérifia quelque chose à la tempe du prisonnier.
Élayna fut étonné d'apercevoir une petite sphère greffée sur le rebelle. Elle entendit le drône dire d'un air las.
-Pff c'est le deuxième cas en l'espace d'une heure, ce n'est pas possible.
Elle regarda de nouveau en dessous, le prisonnier fut agenouillé et désintégré. Elle hurla d'effroi. Le drône la conduisit devant une porte qui s'ouvrit à leur approche et la laissa choir sur le sol.
Une voix se fit entendre:
-Approche n'ai pas peur.
Elle se retourna et vit un homme en bleu, assis derrière un bureau transparent, qui la regardait.
-Mais qui êtes-vous?
-Je suis un mage bleu et toutes ces choses, que tu n'as sans doute jamais vues auparavant sont de la technologie.
-Ce que j'aimerais surtout savoir c'est le nom et l'utilité des petites sphères, qui sont sur les esclaves.
-Ce sont des bloqueurs, ils servent à empêcher aux esclaves de penser par eux mêmes, ce sont donc des pantins, malheureusement il y a quelque disfonctionnement, mais tu en sais beaucoup trop. Il prit un bloqueur et s'approcha d'elle.
Élayna ne bougea pas, il dégagea sa nuque et à sa grande stupéfaction découvrit ses oreilles pointues et dit:
-Une elfe! Je vois, je croyais que ce n'était que des chimères, dans ce cas, ça change tout, comme vous êtes la première que j'ai vue, je vais vous conserver.
-Et vous avez l'ultime privilège d'être clonée.
Soudain son regard se fixa sur le médaillon, il le saisit.
-Vous êtes Élayna? Ma parole, je ne le crois pas.
Il la prit à bout de bras lui injecta un puissant narcotique et l'enferma dans une coupole qui se remplit en entière. Élayna ouvrit les yeux et réalisa qu'elle était enfermée. D'abord elle crut qu'elle allait mourir, asphyxiée, puis elle vit un tuyau respiratoire alimenté par une bonbonne à oxygène. Elle balaya la salle des yeux et remarqua des ordinateurs allumés, qui laissaient voir une multitude de chromosomes. Elle ne savait pas qu'elle était entourée de mages en pleine phase de manipulation d'A..D.N, puis d'autres coupoles sortirent du sol et se remplirent d'eau et des fœtus apparurent et le cycle de la vie défila devant ses yeux, enfin tout s'arrêta. Les fœtus étaient à maturité. Ne pouvant en supporter d'avantage, elle saisit son médaillon et fissura sa prison; sous l'effet de la pression, le verre explosa. Elle se débarrassa des tuyaux et courut hors de la salle, les mages hurlaient. Elle s'arrêta étonnée de voir surgir ses doubles génétiques protégés d'une épaisse armure en orium bleu, leurs cheveux bruns attachés, ils tenaient tous leurs casques de la main gauche et de la droite ils tenaient des blasters braqués sur elle, celle-ci esquiva la première salve, s'arrêta près d'une bouche d'aération et s'y engouffra, les clones s'étaient soudain tus.
Élayna soulagée d'être encore en vie s'empressa de s'agenouiller et de ramper dans le conduit.
Elle se dit:
"Maintenant il faudrait que je réfléchisse comment me sortir d'ici ainsi que les esclaves. Il me faudrait d'abord trouver une arme."
Soudain son talisman se mit à briller. Elle regarda sous son ventre et vit une pièce, à l'intérieur, elle pouvait apercevoir trois mages avec un décrypteur. Au centre de la pièce se trouvait une magnifique épée, le sol se déroba sous son corps et elle tomba au milieu de la salle. Elle saisit l'épée et tua les deux mages qui étaient près d'elle. Elle empoigna le dernier et lui mit le plat de sa lame sous le menton.
-Comment désactive -t-on les bloqueurs?
-Il…Il…fau…drait trouver la tour de con…trôle, oui c'est ça.
-Où est-elle?
-Je ne peux pas y accéder, je ne suis qu'un novice, mais je peux vous conduire au générateur central.
-D'accord.
-Oui mais d'abord endossez une armure, il en a une derrière vous.
Élayna enfila sans mal la combinaison, elle prit un blaster le chargea, puis se retourna.
Ils arpentèrent bon nombre de couloirs et enfin ils s'arrêtèrent, le générateur était là, elle tira dessus et la géante colonne éclata.
Tous étaient plongés dans l'obscurité la plus complète.
-Je suis bête.
-Pourquoi, j'ai oublié de vous dire que la cité est protégée par un écran de protection et que vous l'avez détruit.
-Donc?
-La cité va être détruite par le sortilège, qu'avait fait le fondateur, le premier mage bleu, le sortilège va se retourner contre nous car il est instable, aïe.
Élayna sélectionna le mode infra rouge de son casque, elle se retourna et regarda le novice, des ailes lui sortaient du dos, sa peau se recouvrit d'écailles et sa tête s'allongea. Ses yeux bleus fixaient Élayna. Elle lui tira dessus à maintes reprises.
Il inspira bruyamment et cracha une longue gerbe de flammes. Élayna se mit à courir, le saurien à ses trousses.
Elle le sema de justesse, elle se retrouva dans un immense hangar en pleine activité, des sirènes d'alarme se mirent à retentir, des vaisseaux se remplissaient de clones et de mages.
Un clone la vit:
-Et toi, qu'est ce que tu fais là plantée comme une potiche, il faut évacuer.
-Ou sont les esclaves?
-Ne t'en fais pas pour eux ils sont tous dans les mines de glace.
Tout d'un coup une longue vague engloba la cité, elle s'infiltra par tous les interstices et rencontra des composants électriques et des explosions survinrent.
Boummmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm!
-L'eau s'est infiltrée dans la tour de contrôle tout va exploser.
Élayna prit les jambes à son cou poussa le clone qui se fit happer par le souffle. Elle courut le souffle augmenta de puissance et se mit à accélérer la cadence, il emporta tout sur son passage Élayna se jeta à corps perdu dans l'eau, juste à ce moment-là la cité implosa.
Un siphon l'engloutit, elle fut ballottée dans tous les sens et atterrit devant une grande porte gravée de runes et d'inscriptions bizarres, puis elle vit une encoche en forme d'étoile, elle mit le pendentif et rien ne se passa
Elle recula, l'épée qu'elle avait accrochée derrière son dos tomba et s'incrusta dans une fente au sol. Elle se retourna et ne comprit pas tout de suite, puis après avoir inspecté minutieusement elle vit un socle, elle se redressa, saisit la garde de son arme et tourna le tout, un déclic se fit entendre. Elle vit le sol se fissurer en ligne droite, la ligne allait de la pointe de l'épée fichée dans le socle à la porte, un trait de lumière bleuâtre suivit la fissure jusqu'à la porte, elle fut recouverte par le trait bleu, l'étoile tourna sur elle-même.
Clang.
La porte s'ouvrit à la volée.
Élayna récupéra l'épée et entra dans l'embrasure.
-Bienvenu Élayna.
Un vieil homme recouvert d'une robe de bure en lumière s'avança
-Vous êtes un…Un illu…
-Un illuminé, oui.
-Suis-moi, je vais te conduire au secret de Taj-na-harta.
Ils marchèrent jusqu'à une pièce noire.
-Entre.
Une porte se referma derrière elle.
Elle était enfermée, elle glissa son dos sur le long de la porte et s'agenouilla.
-J'ai failli.
Elle regarda tout autour d'elle et mit sa tête dans ses bras.
-Unis nous serons fort, unis nous ferons sombrer le mal et ses suppôts, ensemble nous relierons tous les êtres, clamèrent des voix en chœur.
Soudain des esprits apparurent, ils étaient deux: Dranfus le sage et Sarmas le sylvicole.
-Unis nous ferons revenir la clarté et détruirons l'obscurité et unis nous ne ferons plus qu'un.
Elle releva la tête.
-Viens.
Ils lui tendirent la main. Elle se redressa et approcha, elle tendit la main droite vers les esprits, qui lui sourirent, disparurent et laissèrent place à un piédestal sur lequel était posé un ouvrage ouvert en son milieu. Deux yeux rouge sang apparurent suivis par une voix sombre.
-Tu as trouvé le secret de Taj-na-harta.
Elle se retourna Knarmaturawarka se dressa devant elle.
-Maintenant je n'ai plus besoin de toi.
Au moment où ses quatre bras armés allaient s'abattre sur elle, elle fit une roulade et sectionna ses deux membres antérieurs qui tombèrent sur le sol et se transformèrent en cendres.
-Comment est-ce possible?
-Où est Alrate?
Il laissa tomber son corps inerte sur le sol.
-Vous l'avez tué espèce d'ordure.
-Prends le livre Élayna, avant que le mal le prenne, firent les voix.
Elle se jeta sur le livre et posa ses mains dessus.
Soudain elle fut entourée d'un étrange halo lumineux qui l'enveloppa, une armure composé d'orium, blanc, vert, bleu et rouge la recouvrit de la tête au pied, le livre s'effrita, puis se consuma.
-Malédiction, dit le maître des ombres qui disparut.
Élayna rangea son arme dans le fourreau qui pendait à son flanc gauche.
Elle prit Alrate, disparut et réapparut sur la plage là où elle avait rencontré le passeur.
Sur le sable elle lui fit des funérailles. Elle avait peut-être réussi sa mission, mais celle-ci lui avait coûté la vie d'un être cher.
PARTIE III
LIGTH AND DARKNESS
Artis, Sparcius, Éldéront et Ulric, chevauchaient de superbes chevaux à robes blanches, le roi Salomon était devant l'armée, composée de dix millions de fantassins, vingt-cinq mille cavaliers et trente mille archers.
-Allons-y mes braves pour la sauvegarde de la paix et pour débarrasser Taj-na-harta de ses pourritures. En avant.
L'immense armée partit en direction de la forêt, qui était toujours aussi gigantesque, mais magnifique. Éldéront et ses compagnons se rappelaient de leur passage dans la forêt… Ils étaient satisfaits de leur remarquable travail, mais ils avaient perdu des amis que personne ne leur rendrait. Élayna se sentait rongée par les remords, pourquoi n'avait elle rien fait pour sortir Alrate de ce pétrin. Son fidèle ami, lui manquait, mais en tant qu'élue, malheureusement, elle devait faire des sacrifices et tout Taj-na-harta comptait sur elle. Soudain le passeur qui semblait venir de nulle part, ne sachant pas que c'était elle, lui proposa:
-Seigneur chevalier puis-je vous aider?
Élayna se retourna.
-Tu m'as assez aidée comme ça.
-Vous! Mais c'est impossible, vous devez être morte.
-Hé bien comme vous pouvez le constater, ce n'est pas le cas et si vous ne voulez pas que je me courrouce, vous devrez m'emmener sur l'Ile des Châtiments et au trot, j'épargnerais peut-être votre pitoyable personne.
Le passeur ne sachant pas quoi dire s'exécuta.
Élayna satisfaite le suivit vers son embarcation, espérant qu'il ne fasse pas de coup tordu, si c'était le cas. Elle serait dans l'obligation de le tuer. Le passeur se mit soudain à douter de ses compétences, car ayant survécu la jeune femme le mettait dans l'embarras professionnellement. Il serra sa perche contre lui espérant de tout son cœur ne pas finir empalé au bout de la lame de l'elfe. Il rama calmement, sa réputation avait pris un sérieux coup et il ne savait comment faire pencher la balance en sa faveur. Il réfléchit un certain temps puis voyant que cela ne servait à rien, il arrêta sa méditation. Élayna quant à elle avait le visage impassible, puis remarquant le stress du passeur elle fut satisfaite du résultat, mais craignit malgré tout la rébellion de celui-ci. Elle enleva son heaume, le posa à côté d'elle et finalement abandonna ses noires pensées pour enfin connaître la quiétude et le soulagement qui lui manquait tant, la journée passa rapidement sans qu'elle eût besoin de manger ou de se reposer, elle ne sentait aucune fatigue, aucun stress. Ce qui n'était pas le cas de son prisonnier qui était en sueur, transpirant sous sa cape à cause du soleil qui tapait fort. Il regretta les multiples trahisons et coups bas qui le consumaient de jour en jour. Sa vie était restreinte, il était un pion sur l'échiquier des mages bleus qui se servaient de lui pour apporter des esclaves. Finalement il n'y gagnait rien, à part le mépris des autres et ses nuits agitées de remords, qui ne cessaient d'accroître de jour en jour, à mesure que ses heures le rapprochaient du sommeil éternel.
Le soir tomba sur l'armée comme un marteau de forge, le sommeil et la fatigue étaient présents et étaient ressentis par chacun. Le roi Salomon malgré son âge avancé résista à la tentation, des grands feux de camps furent quand même allumés malgré la fatigue collective, les montures étaient attachées aux arbres alentours, l'armée se restaura et goûta un repos bien mérité.
Artis, Éldéront, Sparcius et ULric, eux se concertèrent pour savoir, comment ils allaient prévenir leur roi. Finalement, il fut décrété, qu'ils devraient aller le prévenir, une fois rentrés dans son royaume avec l'armée de Salomon, mais avant ils devraient faire face une fois de plus à l'armée des gobelins, mais ils n'étaient pas vraiment inquiets car ils pensaient qu'elle avait été décimée.
Le lendemain Élayna ne voulut pas faire escale sur la terre ferme, mais voyant son guide dans un tel état, c'est-à-dire la peau sur les os, les yeux cernés par manque de sommeil et la puanteur qui va avec, finalement elle accepta de faire escale. Elle n'avait pas envisagé de s'arrêter, mais il en tenait de la vie de son guide. Une fois à terre, il attacha l'embarcation à un tronc d'arbre.
Élayna reconnut juste après le territoire froid et inhospitalier des hordes gobelines. Elle voulut rebrousser chemin, mais elle n'en fit rien. Bien entendu ils eurent du mal à se trouver quelque chose à se mettre sous la dent. Élayna pensa soudain, mais comment les gobelins pouvaient-ils se nourrir sur cette terre stérile? Elle eut l'idée qu'ils devaient manger leurs victimes. Cette idée qu'ils pouvaient être cannibales lui glaça le sang rien que d'y penser.
Elle marcha un certain temps puis trouva finalement le passeur en train de dépecer une charogne, le spectacle était ignoble, le sang de la bête giclait dans tous les sens, puis elle vit posté dans un arbre, un gobelin qui était en train d'engager un carreau sur son arbalète, le temps qu'Élayna avertisse le passeur, le trait meurtrié avait transpercé le cou du malheureux. Le corps tomba lourdement sur le sol dans une mare de sang, le gobelin voulut recommencer, mais Élayna lui envoya son épée dans le ventre et la créature chuta.
Elle la récupéra et la rangea dans son fourreau.
Elle continua son trajet, car elle pensait que les gobelins avaient coulé son embarcation. Elle arriva devant les remparts en bois entourant les volcans, la palissade n'était pas tout à fait réparée, elle se faufila à l'insu des gobelins et passa de l'autre côté des remparts. Elle monta quatre à quatre les marches, malheureusement elle se fit repérer, des cors sonnèrent et les gobelins sortirent de leur tente en courant. Les mages arrivèrent, Élayna décima les gobelins sans trop de mal, les mages déçus se métamorphosèrent en de magnifique dragons. Des éclairs sortirent de leurs pupilles explosant une à une les marches. Élayna atteint le sommet, soulagée. Elle voulut souffler, mais le temps ne le lui permit pas. Elle enfonça la lourde porte et se réfugia dans l'édifice.
Tout avait été refait exactement, comme au temps où le roi des gobelins siégeait là, c'était le même décor. Elle pouvait contempler le magma qui se trouvait sous ses pieds, là des dragons se battaient dans la lave incandescente, les dragons en la voyant arrêtèrent leur activité et vinrent percuter de plein fouet le sol de cristal, qui explosa. Ils portaient tous deux des armures rougeoyantes, de leurs mains s'échappèrent des boules de feu et des éclairs. C'étaient des dragons mages. Pour être plus précis des dragons qui ont des pouvoirs magiques et qui sont plus intelligents que la moyenne, les supers sauriens la regardèrent sûrs d'eux. Les dragons se collèrent l'un à l'autre pour ne former plus qu'un saurien à deux têtes et à quatre bras, colossal et indestructible. Élayna se trouva dans une situation critique qu'il lui était impossible à résoudre.
-Mon dieu que vais-je faire?
Elle fit un bon sur le côté, évita la première salve de flammes.
Élayna trouvait ça plutôt facile, mais cela s'aggrava au bout du deuxième projectile. Elle fut touchée à la cuisse, sous l'impact de l'armure contre son corps, sa jambe se trouva momentanément engourdie. Le super guerrier lézard se prépara à porter le coup fatal. L'épée d'Élayna se trouvait à côté de son ennemi. Avec la volonté qui lui restait, elle fit voler son arme et la projeta sur le dragon qui n'avait pas eu le temps de se mettre sur le côté. L'impact fit ployer le lézard, du sang chaud coulait de sa poitrine, il tomba peu après.
-Tu as tué deux de mes créations. (C'était le mage supérieur.)
-Vos créations?
- J’ai une révélation à vous faire. Je ne suis pas un humain, je suis-moi même un dragon.
-Comment est-ce possible?
-C'est simple car les mages humains peuvent se transformer et bien moi je suis un dragon mage et je suis le seul à pouvoir faire ça. Je m’appel Alchakmor jadis j’étais le conseiller du roi des dragons Nagare, mais celui-ci ma banni. J’ais atterrit sur votre planète. J’ais une formidable idée, celle de créé des dragons mages. Il y avait déjà des dragons ici, mais ils n’étaient pas doués de parole. Puis j’ais enfin réussi. Mais toi petite écervelé tu as tué deux de mes prototypes.
Sa longue barbe se raccourcit, des cornes lui sortir de la tête, ses yeux s'allongèrent, des puissantes dents poussèrent…
Il poussa un hurlement déchirant, puis il se mit à voler, il explosa le plafond et partit, les trois derniers mages rouges et l'armée de dragons mages le suivirent.
Élayna quitta la chaîne de volcan déçue d'avoir laissé partir le mage rouge supérieur. Elle se trouvait maintenant dans les montagnes, il y faisait grand froid, elle marcha, résista au blizzard, puis le soir tomba. Elle se reposa quelques minutes à peine, de jour comme de nuit, elle escaladait, elle marchait, marchait jusqu'à n'en plus finir.
Elle mangeait très peu, sa pesante armure reposait sur son corps, engourdi et frigorifié, elle avait du mal à résister. Son épée battait son flanc glauche, le bruit du fourreau contre son cuissard était assourdissant ses tympans n'en pouvaient plus. Elle n'aspirait qu'au repos, mais elle continuait, elle était déterminée. Elle voulut venger Alrate, elle en devenait malade, son cadavre hantait ses nuits, même le jour, elle y repensait. Elle n'arrivait pas à faire le vide en elle, elle n'était plus la même. Elle était rongée de remords.
Son fardeau devenait lourd elle devait sauver les peuples libres de l'esclavage, mais elle ne faisait rien de tout ça, cette quête servait ses comptes personnels et pas la sauvegarde de ce monde en perdition. Elle n'osait plus se montrer au grand jour, elle voulait goûter au repos éternel. Mais, pour l'instant elle était complètement gelée, pourchassée par ses craintes, ses remords, elle avait l'impression qu'une harpie la survolait et ne cessait de lui rappeler les mauvais moments passés de sa vie: son deuxième fardeau.
Que dire de plus que ce qui n'a été déjà dit sauf peut être la rencontre de l'armée, du roi Salomon et l'armée du clan des elfes. Qui découvrirent Élayna morte de froid dans les neiges éternelles des montagnes de Taj-na-harta. Éldéront fut celui qui la réveilla, le plus simplement possible, avec des mots doux. Elle ouvrit les yeux puis elle eut un hoquet de stupeur, à peine était elle revenue d'entre les morts qu'un beau jeune homme, la fixait tendrement, elle était comme paralysée, puis elle se rappela.
-Él…dé…dé…ront.
Elle s'évanouit sous l'émotion.
-A t'elle dit quelque chose? Demanda Véridion.
Il hésita puis il dit:
-Non elle n'a rien dit, affirma Éldéront.
Élayna fut réveillée par une voix qui ne lui était pas inconnue, elle se réveilla, le chef de son clan était assis à côté d'elle.
-Comment te sens-tu? Lui demanda-t-il.
-Je me sens bien. Comment êtes-vous tous arrivés là?
-Notre shaman est morte pendant une méditation, elle à eut juste le temps de dire "Si vous voyez demain arriver des hommes accueillez les comme il se doit et vous les suivrez alors, ils vous mèneront à elle.
-Comment sauverons-nous notre monde?
-Ils nous emmèneront dans un château où un grand roi attend des renforts. Pour préserver la paix, nous irons là-bas, Élayna sur l'Ile des Châtiments pour lui faire payer tous ses massacres.
Après plusieurs jours, ils débarquèrent victorieusement dans la campagne entourant le château du roi Véridion.
Celui-ci accueillit comme il se doit son vieil ami et les renforts qu'il apportait.
-Mes amis demain nous partirons sur de somptueux navires que mes charpentiers ont mis des mois à bâtir pour aller leur botter les fesses à tous ces morts.
Tout le monde poussa des vivats et des cris de joie, le lendemain, ils se préparèrent à partir. Déjà le chargement était finis, les chevaux suivirent peu après. Élayna respirait l'air marin, elle était sûre, que plus rien ne l'arrêterait maintenant. Elle pouvait souffler après le séjour passé dans les montagnes, elle n'en pouvait plus. Ils partirent dans l'après-midi, le vent leur était favorable.Éldéront passa le plus clair de son temps à parler avec Élayna. Elle avait le visage radieux au grand soulagement d'Éldéront, il n'avait jamais connu le grand amour et là, il découvrit pourquoi les hommes ne pouvaient se passer des femmes. Ils s'enlacèrent sur l'avant pont se prodiguant des conseils, parlant de choses et d'autres. Après la mort d'Alrate, elle était en manque de chaleur humaine et revoir Éldéront était une aubaine pour elle et pour son moral. Elle ne pouvait pas nier que dès leur première rencontre Éldéront lui avait fait une belle impression, elle qui pendant toute son enfance n'avait côtoyé que des personnes de son espèce qui vivaient exclues du monde, qui ne connaissaient rien des humains. Artis et les autres trouvaient qu'Éldéront flânait trop avec cette fille, mais ils ne savaient pas encore que c'était elle qui leur apporterait la victoire.
Ils trouvaient que c'était hors contexte les rapports humains de ce genre et que ça n'avait rien à voir avec la chevalerie, la nuit tomba vite, ils n'étaient plus qu'à quelques encablures de l'île maudite, le jour se leva enfin sur l'armée de la liberté.
-Elle est là, je ressens sa présence.
Les yeux rouges de Knarmaturawarka brillèrent de mille feux.
Il se trouvait dans la tour de sa forteresse, qui couvrait le quart de l'île, une immense muraille entourait le château, elle-même entouré d'une fosse, remplie de pieux en fer, le seigneur des ombres endossa son armure, mit son heaume. Ses mandibules en dépassèrent.
Il prit ses deux nouvelles armes, un fouet ardent et une épée démesurée. Il passa son fouet autour de sa paume, son épée, elle, était dans un fourreau qui se trouvait sur son dos.
Il prit une coupe d'ambroisie, (boisson destinée aux divinités grecques), le nectar sacré maculait ses lèvres.
Il descendit les escaliers et se trouvait maintenant dans la grande salle. Il y trouva tous les mages, sauf les blancs et verts, les autres mages lui devaient obéissance sous peine de mort. Il regarda satisfait l'assemblée avec un rictus méprisant.
-Où est mon armée? Demanda-t-il aux mages bleus.
-Elle se trouve dehors.
Ils débarquèrent sur la plage, les vaisseaux laissèrent sortir une immense armée impitoyable. Salomon et Véridion ainsi que Thanaï, le chef du clan des elfes, passèrent en revue leurs rangs.
-Messieurs, je ne le répèterai pas deux fois. Derrière cette muraille se trouve une puissante armée. Il est dans notre devoir de l’ annihiler, mais ne sous-estimez pas l'ennemi.
Le seigneur des ombres hurla de son balcon qui donnait, dans la cour de sa forteresse:
-Anéantissez les tous, que leur sang recouvre cette terre, à l'attaque, chargez!
Des archers envoyèrent des flèches pour percer les lignes ennemies, le carnage commença, les derniers chevaliers de Véridion défoncèrent des trolls, des orques…
Élayna pourfendit les morts vivants, des karnataures et des spectres, la lame vibra et s'abattit sur tout ce qui bougait, elle se défoulait et se vengeait par la même occasion. Knarmaturawark voyait l'armée adverse s'amoindrir, ainsi que l'armé des mages bleus, il ne comprenait pas.
-Vous êtes surs que votre armée est au point, demanda-t-il aux mages bleus.
Les mages bleus ne savaient que dire.
-Vous n'êtes que des incapables.
Il dégaina son épée et les éventra ainsi que les mages noirs qui lui avaient assuré la victoire.
-Lâchez votre armée de dragons mages dans la bataille, pour aider mes troupes, c'est un ordre Alchakmor.
-Mais.
-Tout de suite j'ai dit.
Le mage rouge supérieur inclina la tête.
-Je ferai tous ce que vous voudrez seigneur.
Il s'envola, son armée le suivit. En voyant Élayna le mage supérieur se mit à cracher de puissantes flammes.
Il atterrit sur le sol suivi par les autres.
-Ton heure a sonné Élayna.
-Ce n'est pas encore la mienne, mais la vôtre.
Elle courut à en perdre haleine et se propulsa vers le mage.
Il évita l'attaque et la projeta grâce à sa queue. Éldéront voyant son amour en mauvaise posture, planta son arme dans le dos du monstre. Celui-ci arracha l'arme qui était plantée dans son dos. Il se retourna.
-C'est ça ton arme?
Il brisa l'épée.
Élayna en profita pour l'attaquer par derrière.
-Ahhhhh.
Il tourna sa tête vers elle, et s'effondra. Élayna vit que l'armée des peuples libres étaient en mauvaise posture, elle planta son épée dans le sol et une formidable onde de choc acheva l'armée noir de Knarmaturawarka, ainsi que les dragons mages.
L’ armées des peuples libres crièrent:
-Vive la liberté.
Le seigneur des ténèbres sauta des remparts et envoya valser Éldéront.
-Je vais te tuer péronnelle tu as osé me défier laisse-moi te rendre la monnaie de ta pièce.
Il détendit son fouet ardent qui percuta Élayna au deuxième assaut, elle coupa l'arme.
Il prit son épée et une onde de choc alla la percuter, mais Éldéront s'interposa, il encaissa l'attaque et fut projeté en arrière.
-Éldéront, vous l'avez tué, vous allez payer pour sa mort et pour celle d'Alrate.
Elle enfonça sa lame dans le coup du démon. Il tomba, elle souleva son arme et l'abattit sur le heaume qui se fendit ainsi que sa tête.
-Noooooooooooooooooooooooooooon.
Son corps se transforma en poussière et son esprit en sortit, il allait se jeter sur elle.
Élayna dirigea son épée, le spectre s'y empala, un esprit doré de la forme d'un dragon consuma le spectre, qui s'évapora.
-Tu as sauvé notre monde, dit le dragon. C'était Taj-na-harta qui avait été emprisonné dans l’épée d’Élayna, il y a un moment déjà, par le démon.
Des ailes recouvertes de plumes sortirent de derrière le dos d’Élayna et ses oreilles s'arrondirent: elle était devenue un ange.
Elle prit le corps d'Éldéront et s'envola vers le ciel avec la personne qu'elle avait apprise à aimer, et elle apporta sur Taj-na-harta la paix et la prospérité pour tous.
À SUIVRE.
06 août 2007
IN MY HEART AND MY SOUL
IN MY HEART AND MY SOUL
C'était par une froide journée d'Octobre, un jour où la pluie s'était invitée. Un jeune homme d'une vingtaine d'années pleurait devant une tombe, la pluie tomba à torrent, il était agenouillé et il se morfondait: "Je m'appelle Franck et je me souviens d'une jeune fille. Anne que j'ai tant aimée." Sa tête était plaquée contre la stèle gravé où l'on pouvait lire: Ci-gît Anne mon amour perdu (1980-2005) "La vie me la enlevé et je ne cesserais d'y penser, c'est une raison que la raison n'a pas." Il avait une tête ovale encadrée par des cheveux bruns qui étaient mouillés et plaqué devant ses yeux, larmoyants, il avait une barbe de cinq jours. Son smoking noir était détrempé, ses genoux reposaient sur l'herbe grasse et humide et ses souliers trempaient lamentablement dans la gadoue. Elle avait été enterrée, sur un talus au cimetière de Monmartre. Le cadre d'Anne qui était posé sur la tombe, lui souriait. Il essuya ses yeux avec la manche, sale et dégoulinante de son costume et vit, un vieux bonhomme au béret noir, petite moustache cheveux grisonnants, salopette de travail boueuse et il avait les ongles encore sales de la terre déplacée des tombes. -Eh mon petit monsieur, on ferme. Franck se releva, il était encore tout chamboulé, l'homme le releva aimablement et semblait comprendre ce que ressentait le jeune homme. -Elle devait être très gentil votre amie. -Elle était bien plus que cela. Une fois sur ses deux jambes, il remercia l'homme et partit. Il sortit du cimetière, la grille en fer forgé grinça sur ses gonds quand il la referma. Il traversa seul, le XVIII arrondissement de Paris, elle lui manquait horriblement. Il se posa dans une cafétéria, où se trouvait un bon nombre de personnes parlant de chose et d'autre. Il n'avait plus personne à qui parler, plus personne à qui se confier. Il était seul et abandonné, la vie lui avait enlevé la plus belle chose qui luit soi arriver au monde, c'était injuste, il voyait les autres accompagner, qui exprimer leur passion commune, par des enlacements, cela devint insoutenable,il partit sans même prendre un café. "Il y en a qui ont de la chance, se disais-t-il." Soudain, un poids lourd sortit de nulle part et vint percuter une voiture, qui venait d'apparaître subitement au coin d'une rue. La remorque du camion se décrocha et vint briser la vitrine du café. Franck se protégea le visage avec ses deux bras, la vitrine explosa, tous les clients furent broyés, ils avaient juste le temps de voir s'exploser la vitrine et la remorque volait à l'intérieur, des morceaux de verres se logèrent dans les avants bras de Franck. L'affreux spectacle, le goût du sang dans sa bouche lui donna le tournis et il tomba sur ses genoux, puis il s'écroula sur le dos en écartant les bras et fixa le ciel, l'air à demi sonné avec le sourire sur les lèvres comme s'il voulait rejoindre sa bien aimé. Encore des victimes de l'impétueuse Vie: qui donne et qui reprend tout, on n'y peut rien. Une ambulance freina suivi par un camion de pompier. Les pompiers sortirent leurs matériels et éteignirent la remorque qui avait pris feu. Des chiens suivis par leurs maîtres cherchaient d'éventuel survivant. Les brancardiers sortirent le brancard et y déposèrent Franck qui avait la bouche encore pleine du sang de tous ces pauvres morts, victime de la Vie. Il eut une pensée pour eux. Ses bras saignants posés sur ses jambes. Il fut emmené à l'hôpital. Une fois arrivé à la BD de la Chapelle du XVII arrondissement. L'ambulance freina, les pneus crissèrent sur l'asphalte gris de la cour de l'hôpital Lariboisière. Ils poussèrent les portes à double battants comme des possédés, ils évoluèrent dans l'hôpital froid et austère et l'emmenèrent au bloc opératoire. Le docteur suivit de ses aides-soignantes, entrèrent habillées de leurs blouses bleues. Le docteur s'approcha du billard, la lumière était au-dessus de sa tête. -Un ange, il sourit bêtement. Le docteur, lui sourit, mit son masque et commença. -Ciseaux! Le docteur qui était une femme découpa les manches du smoking. -Pinces! Elle prit la pince et extirpa un à un les morceaux de verres logés dans la peau des avants bras de Franck, elle les posa sur un plateau métallique. -Aïe! -Calmez-vous! Il respira faiblement, elle le calma. -Respirer! Respirer! Elle enleva le dernier. -C'est fini maintenant. -Eau oxygéné! Elle prit un coton et tamponna sur les coupures. Il avait des frissons dans ses bras et serrait les dents. -Je ne savais pas qu'il faisait froid au paradis. -Non, vous êtes bien les deux pieds sur terre. Il lui sourit de nouveau et ferma les yeux. Il se réveilla dans un lit d'hôpital, les bras bandés. Vers la fin de la journée, le docteur vint lui rendre visite. -Je peux entrer? Elle poussa la porte de la chambre et s'approcha de lui. -Ça va mieux? -Oui un peu. Elle s'assit près de lui. -Vous pourrez partir dès demain. Il regarda devant lui, la tête obstruée par des idées noires. Elle lui toucha délicatement le visage. -Vous avez les mains froides. -Je sais, il fait froid ici. -Je voulais vous dire merci. -C'est mon métier. Elle se releva, se dirigea vers la fenêtre et regarda par la vitre. Il pleuvait, de longues enfilades de larmes: celle des proches, des victimes qui avaient trouvé la mort dans l'accident du café. -Sale temps hein? -On n'est mieux ici. Je crois que je vais rester. Personne ne m'attend chez moi, dit elle le nez collée contre la vitre Elle retourna à sa place et mit sa tête sur la couverte. -Oui on est bien mieux ici, un peu de chaleur humaine, ça réchauffe le cœur. Ses cheveux bruns reposaient sur la couverture. -Vous êtes seule? -Oui. Elle le regarda. -Il y avait quelqu'un dans votre vie? -Oui, mais la Vie me la soutirer. -Je suis désolé. Il regarda le plafond. -Je sais que là où elle est, elle pense à moi. La nuit obscurcie la chambre la pluie redoubla ses attaques. Le bruit des voitures dans la nuit persistait. Elle ferma les yeux. Il sentait la tête contre son corps. L'un des bras bandés lui caressa les cheveux. -On est bien, on est bien. -Oui on est bien, dormez. Il trouva le sommeil, dans sa position, peu confortable. Le lendemain, elle se réveilla. -Vous dormez? Il ronflait même, sa respiration soulevait la tête du docteur. Elle se releva, l'embrassa sur le front. -Dormez bien. Puis elle sortit. Il se réveilla peu à près, se leva, une infirmière entra dans la chambre. -Tendez-moi vos bras SVP. Il les lui tendit. Elle déroula délicatement les pansements de ses doigts souple et agile. -C'est bien vous êtes enfin libre. Il plia et déplia ses bras à plusieurs reprises. -C'est parfait. -Mais allez-y doucement quand même, pour laisser cicatriser. Elle sortit de la chambre. -Passer une bonne journée, dit-elle. Il se releva enleva son pyjama et remit ses défroques pleines de terre, de sang et d'eau. Il sortit de sa chambre puis de la BD de la Chapel. Au lieu de marcher il prit le métro à la Gare du Nord arriva à la Gare Salazar, et se dirigea vers la rue Lafayette. Il entra dans un grand bâtiment, monta quelques marches et arriva à son studio. Il ouvrit la porte à la volé, abandonna ses chaussures sur le parquet et s'écria: - Temps de chien! En refermant la porte derrière lui. Son studio était assez: à droite de l'entrée c'était la cuisine avec four micro-onde et mobiliers de chez IKÉA, la pièce était visible, aucun mur ne séparait la cuisine de l'entrée. À gauche de la porte d'entrée, le salon, composé d'un canapé, d'une table basse et d'une télé. En face de la verrière avec balcon, la salle de bain. Le studio était décoré de deux trois tableaux sans la moindre valeur apparente, une chaîne hi-fi et une bibliothèque remplie de livres de toutes sortes. Il laissa traîner son manteau sur le parquet. Il avait un chat qui vint lui dire bonjour en miaulant. -Ha c'est toi Oscar? Il monta les marches d'un escalier en colimaçon la où se situait sa chambre bureau. Il choisit rapidement ses affaires et descendit. Il abandonna son costume détrempé devant sa douche et il entra à l'intérieur se frotta consciencieusement tout le corps avec du gel douche quand soudain le téléphone sonna. Il sortit précipitamment de la douche, enfila un peignoir et décrocha le combiné. -C'est toi maman? Oui c'est moi, je voulais dire que je compatissais à ta douleur et que… -Maman, tu me l'à déjà dit hier avant que je parte. Il eut un grand silence. -Oui je sais, mais je pense à toi -À part ça, papa va bien? -Oui, je crois je vais lui demander. La télé était très forte, un grand canapé cachait l'écran et un petit vieux tout fripé tourna la tête. -Qu'est ce que tu dit? Elle lui fit un signe de la main. -Laisse tomber. Elle remit le combiné à son oreille. -Oui il va très bien, il regarde la télé. Il reprit de plus bel. -Qu'est que tu dit? -Rien, c'est ton fils qui te demande si ça vas. -Si je veux des anchois. -Non merci mais dit au poissonnier que c'est gentil d'y avoir pensé. -Oui je lui dirais, puis elle reprit sa conversation téléphonique. À part ça mon fils, ça va? -Oui je prends ma douche. -Tu prends ta douche maintenant? -Oui j'ai eu un accident. -Un accident! On ta emmené aux urgences?. -Oui. -Bon, il faut que je te laisse, j'ai laissé quelque chose sur le feu. -Au revoir. Il raccrocha en soupirant. Des gouttes d'eau dégoulinaient le long de son corps pour s'écraser sur le parquet en minuscules particules. Il retourna à la salle de bain et à chacun de ses pas, la trace de ses pieds laissait, des marques sur les lattes du plancher. Il ferma la porte de la douche et entreprit de se laver les cheveux. Ses mains mousseuses frottaient frénétiquement sa tête recouvertes de pellicules. La mousse dégoulinait sur son visage mal rasé. Des mèches pleines de shampoing se plaquèrent devant ses yeux. D'un coup rapide de la main, il dégagea sa figure. Se rinça les mains avec la paume de douche, arrêta l'eau et saisit une serviette d'urgence pour essuyer ses yeux qui le piquaient. Il reprit le rinçage. Il sortit de la douche et enfila son peignoir. Il se dirigea vers sa cuisine, ses pieds nus marchaient sur le parquet avec chauffage au sol. Il se fit un lait chocolaté et s'assit sur le canapé. Il alluma la télé et se laissa bercer par son bruit, posa sa tasse sur la table basse et se mit en position allongé, puis s'endormit. Il rêva de Anne. Il avait 15 ans et elle en avait 20 ans. Ils étaient devant un étang, le soleil se couchait, les nuages et le ciel avaient une teinte rosée. Ils étaient bien tous les deux. Franck regardait Anne, il était accoudé à un arbre. Anne contemplait le ciel sans se lasser. Quelle beauté, ils allaient tous les samedis soirs regarder le couché de soleil. Son chat vint le ramener chez les vivants, à son grand mécontentement. -Tu as les crocs? Le miaulement approbatif se mit en accord avec les dires de Franck. Il se releva péniblement et se dirigea vers la cuisine. Il prit la gamelle de son chat et la remplit avec une boîte de pâté. Oscar qui était angora et noir de la tête aux pattes, se jeta sur sa gamelle. Franck lui flatta l'encolure et dit: -Mais oui tu avais faim mon grand. Il s'étira et poussa un bâillement retentissant. Il retourna dans sa salle de bain enfila les habits propres qu'il avait laissé là, prit un calepin un crayon de papier et sortit de son studio, en fermant derrière lui. Une fois dehors, il se rendit à la gare St Lazare. Puis, de la gare, il alla au parc Monceau. Il se posa sur un banc mit son calepin sur ses genoux. Le parc était peut fréquenté ce jour, Franck dépeignait, les passants qui passaient devant lui à vive allure. Soudain une jeune femme le regard déterminé, avança à pas compter. Franck se sentit mal à l'aise, la jeune femme tourna la tête pour regarder derrière elle, et il aperçut sur son visage, comme un masque, il regarda de plus près et vit la tête de Anne, elle avança vers lui et dit: -Franck rejoins moi, je ne peux vivre sans toi. Il lâcha son crayon et son calepin. -Franck viens à moi. -Anne, Anne. -Viens à moi Franck, viens. Il s'affala sur le banc et ses yeux se fermèrent, il se tenait le ventre comme s'il avait reçu un poignard dans le corps et criait "Anne, Anne". -Hé réveillez vous! Il ouvrit les yeux. C'était le docteur. -Doc c'est vous? Elle le redressa. -Vous avez fait un mal aise? - Ça va, ça m'arrive souvent. -Vous voulez que je vous raccompagne chez vous? -Non merci, ça va aller. -Vous en êtes sûr? -Oui. Il y eut un long silence, puis Franck brisa le silence. -Au faite comment vous appelez vous? -Mathilde Duros et vous? -Franck Duchêne. Mathilde s'assit à côté de lui. -Vous pensez encore à votre ancienne petite amie? -Oui ça devient même maladif. -Où que j'aille, je la vois partout, même dans mes rêves et mes cauchemards. Elle lui passa ses mains sur ses cuisses, pencha son visage et dit: -Je sais que ça ne me regarde pas, mais de quoi est elle morte? -Anne? -Oui. -Vous voulez vraiment savoir de quoi elle est morte? Elle secoua la tête. -Si ça ne vous dérange pas. Il fronça les sourcils, rassembla ses souvenirs. -C'est un homme, il l'a tué avec un revolver de sa voiture. Je ne sais pas qui c'est, la seule chose que je sais c'est qu'il a eu un accrochage plus loin. -Qui pensez-vous être coupable dans votre entourage. -Je n'en est aucune idée, pour l'instant. Mathilde se leva et lui dit: -Si un jour, je le vois, je vous le dirais. Je vous en donne ma parole, une personne aussi infâme n'a pas sa place sur terre. Il lui tint le poignet. -Ne prenez pas de risque, je… -Vous? -Je n'ai pas envie qu'il vous arrive quelque chose. Il savait au fond de lui-même que c'était surtout parce qu'elle l'attirait et qu'il ne voulait pas la perdre. Il savait aussi qu'il bafouait la mémoire d'Anne et cette perspective lui fit froid dans le dos. Il n'avait pas encore fini son deuil, que penserait Anne, la haut dans les nuages. Mathilde était bien faite, poitrine parfaite, elle avait un corps fin, elle portait un jean, des talons hauts, un teeshirt bleu et une veste marron. Elle le regardait du haut de ses un mètres soixante-dix. Ses yeux verts le fixaient et elle dit en riant: -Franck vous rougissez. Il la regardait bêtement et il était effectivement entrain de rougir, de ce qu'il allait faire sans doute. -Anne pardonne-moi. -Quoi? Il se leva et ne calcula plus rien, elle était là devant lui et son corps de rêve le narguait. Il l'enlaça et l'embrassa passionnément. Elle fut surprise et ne se rebella pas. Mais elle prit conscience de ce qu'ils faisaient et la phrase qu'avait dite Franck avant de l'embrasser prit soudain une importance pour elle. Elle lui saisit les épaules et le repoussa doucement. -Qu'est ce que vous faites? -Je ne voudrais surtout pas vous causer de problème. -Qu'est ce que vous voulez dire par là? Ce n'est rien Il allait recommencer quand elle lui dit. -Non c'est mal, ce que l'on fait. -Pourquoi? -Vous avez pensé à Anne? Elle baissa ses bras, il la lâcha et n'osa plus la toucher. -Elle est morte et je voudrais oublier, et en plus ça ne semblait pas vous faire grand chose hier soir. Quand je vous ai dit qu'elle était morte et que vous aviez passé la nuit avec moi. -Et c'est vous qui me dîtes ça. -Je sais, je regrette sincèrement ce que j'ai fait. Je n'aurais pas dut, je voulais vous montrer de la compassion. -Eh bien c'est rater. -C'est comme ça que vous me remercier. Si j'avais su ce qui se passerait ensuite je crois que j'aurais dû, vous laissez avec vos morceaux de verre dans les bras. -Vous n'aviez pas le choix. -J'aurai pu feindre un malaise. -C'est ça votre conscience professionnelle, c'est ce qu'on vous a appris à la fac. -Ne remettais pas en cause mes études et je vous signale que grâce à moi vous n'avez plus rien aux bras. -Peut-être mais ais eut mal. -Ne vous en fait pas c'est normal, ça veut dire que vous êtes un être humain et pas un bloc de pierre. -Je pourrais aller me plaindre. -Si vous n'avez rien d'autre de mieux à faire de la journée, allez-y ça vous occupera au moins, dit-elle en s'éloignant. -Je plains la pauvre Anne, sa mort a dû être une délivrance. Et sur ses mots, elle disparut de son champ de vision. Franck s'en alla et il prit le métro pour rentré chez lui. Il était assis contre la vitre du transport en commun et bougonnait. Il pensait: "Putain qu'est ce que je suis con dès fois. Elle m'a soigné et en plus de ça elle a éprouvé de la compassion pour moi. Je ne méritais pas de la rencontrer. Ça aurait pu être une seconde chance pour moi." Il se mit à souffler. " Anne me manque horriblement". Sa silhouette fine se rappela à lui. Ses longs cheveux blonds encadraient son visage angélique. À l'époque il n'avait que quinze ans et elle vingt ans. Il l'avait aperçu lors de sa première année de lycée. Dès qu'il l'avait vu son cœur s'était mis à battre à plein régime. Il avait pris un jour son courage à deux mains et cela a été bénéfique pour lui. Après les cours, ils se retrouvaient près d'un étang et ne cessait de s'enlacer de s'aimer. Il se mit à somnolait pendant tout le trajet et oublié qu'il était dans un métro à moitié tagé et aux vitres fissuraient. Il oublia même la présence des autres passagers aux visages blêmes et fatigué après une longue et dur journée passé au bureau mais soulagé de se retrouver bientôt, bien au chaud dans leur pantoufle, chez eu et au calme. Tous d'un coup le conducteur du métro arrêta violement les machines, les passagers tombèrent à la renverse Franck se releva et regarda par la vitre à côté de laquelle, il s'était mis. Il chercha du regard ce qui avait bien pus faire freiner aussi brutalement le métro. Puis il se vit sur le quai. Son double le fixé intensément. Il mit sa main sur sa tempe, baissa rapidement son bras, il mit ses bras en arrière et sauta à corps perdu sur la voie ferré. Son corps fit un craquement sinistre et du sang sortit de sa bouche, il sourit à un autre Franck qui était aux commandes de l'engin, ils se saluèrent, le Franck blessé se mit à fermer les yeux et un esprit sortit de sa tête c'était Anne, elle regarda le corps puis tourna sa tête vers Franck qui regardait la scène sans comprendre et elle lui dit: -Franck c'est ça que tu veux? Franck n'était plus maître de son corps et sa tête pivota sur elle-même en signe de négation. Anne reprit: -Alors oublie- moi, oublie- moi. Tous s'obscurcit, Il vit son double sur une civière qui roulait toute seule, elle se dirigea vers un halo blanc et disparut. -Ohé. On le releva, son nez était en sang, quand le métro s'était arrêté, il s'était pri violement une barre de maintenance. -Vous êtes amoché. Franck ne distinguait pas nettement son interlocuteur, à cause du coup. -je ne voudrais pas vous inquiétez, mais je crois que votre nez est cassé. -Ce n'est riiiiien. -Je vais appeler les urgences. Franck lui tint le bras. -Non, je vais m'en sortir, tous seul sans l'aide de…de…de. -De qui? -Mat..thilde. L'homme qui l'avait aidé le regarda avec étonnement. -Mais, vous n'allez pas rester comme ça! -Je vous empr… Je suis assez grand. Il appela quand même l'hôpital. Franck était sur une civière, il entendit très nettement. -Le docteur Duros, et demandé au bloc opératoire A, dit l'infirmière de l'hôpital Lariboisière dans son interphone. Franck grommela. -On vas me placer ou? L'un des brancardiers lui dit: -Au bloc opératoire A. "Merde." Se dit Franck. Une fois placer sur le billard, il souffla un bon coup. Mathilde arriva en le voyant là allongée sous ses yeux, elle eu un moment de recul. "Elle va le dire ou pas."Se dit Franck. -Désoler je ne m'occupe plus de ce genre de cas, dit-elle à ses collègues. Au moment ou elle allait tourner sa tête Franck lui dit. -Ce n'est pas de ma faute. Elle le fixa avec une pointe d'ironie dans le regard. -De toute ce n'est jamais de ta faute? Il regarda les autres personnes autour de lui en leur montrant du regard qu'il n'a rien avoir avec ce genre de familiarité. Il tendit ses bras vers elle en signe d'impuissance. -Vous noterez que c'est elle qui a commencer. -Il faut toujours que tu en fasses une tonne. Il se leva. Elle lui dit sèchement: -C'est toi qui tes mis dans ce pétrin alors je t'ordonne de rester allongé. -Tu n'as rien à m'ordonner vu que ce n'est pas toi qui vas me soigner. Elle sortit du bloc opératoire. -Vous vous occuperez de lui sans moi. Ça ne va pas être difficile vu qu'il s'est déjà remis de ses émotions. Franck la suivit, personne ne bougea le petit doigt. -Écoute Mathilde, je te rassure, je ne me suis pas automutilé rien que pour t'embêter. Elle se retourna. -Ce n'est rien, je m'en sortirai tous seul. Elle se mit à rire. -Tu as regardé au moins ton nez, il est à moitié gonflé, et tu dit que ce n'est rien, tu es vraiment spéciale. Il sourit un peu gêné. -Et c'est ça qui me plaît. Elle baissa son masque, retira sa charlotte et enlaça Franck sous les yeux étonnés des autres agents du service médical. Elle enleva sa tenue de docteur et la laissa tomber ainsi que ses gants et son masque. Franck lui murmura dans le creux de l'oreille. -Il va se faire tard, si tu veux, je t'emmène… -Ou tu veux du moment qu'on soit ensemble. -Allons chez moi, alors. Ils partirent tous les deux comme s'il ne c'était rien passé. Une fois chez Franck, Mathilde regarda dans quel endroit elle était tombée. Ce n'était pas le pays des merveilles, mais par contre le lapin blanc était plutôt sexy. Elle s'accommoda vite du lieu. -Tu veux que je te serve quelque chose à boire. -Non ça va. Ils mangèrent un bout, puis ils se laissèrent tomber sur le canapé. -Bon ou en étions-nous resté. Elle enleva la veste et la chemise de Franck d'une main experte. Il s'allongea sur le canapé. Elle monta sur lui et ce ne fut qu'embrassade position coquine… Franck se coucha à deux heures du matin avec un affreux mal de crânes. Il ferma ses yeux et à ce moment-là, il plongea dans un cortex rempli de souvenir. Les souvenirs s'enchaînèrent à une allure folle. Il revit Anne sous le ciel d'un bleu si pur et là à son grand étonnement, elle lui dit une phrase remplie de mystère directement à lui pas à son autre lui, qui est présent dans tous ses souvenirs. Il ne comprit rien à rien de ce qui ce passé. -Sous l'ombrage du chêne qui, à scellé, notre amour se trouve tous ce que je n'ai su te dire étant vivante trouve le secret et tu comprendras. Puis après, il fut propulsé dans un souvenir qu'il aurait préféré oublier toute sa vie. Il était sur un trottoir, c'était la nuit. Il était bien habillé et attendait Anne dans sa voiture, qu'il avait garé sur le trottoir, opposé à celui sur lequel elle habité. Enfin elle sortit de chez elle belle comme tous. Il sortit de sa voiture pour aller à ça rencontre. Une voiture déboucha de nulle part et rouler à contre-sens. Elle s'arrêta, une vitre se baissa, une main gantée en sortit, elle tenait un silencieux. Un coup partit, une balle siffla et atteignit la tête d'Anne. -Ahhh Elle tomba Franck la retint. Il vit qu'entre ses deux yeux il y avait une tache de sang écarlate. Il mit la tête d'Anne contre son corps et pleura. -Noooooooon, Pourquoi moiiiiiiiiii. La main armée cracha une balle qui toucha Franck à l'épaule. -Allons y. Dit une voix de femme. Et la voiture se mit rouler. Tous d'un coup, une voiture surgit de nulle part, les percutas de plein fouet, le conducteur et la passagère s'était engagée dans une voie à sens unique, mais ils avaient eu la mauvaise idée de la prendre à contre-sens et ils ont récolté ce qu'ils avaient semé. La voiture contenant la meurtrière et sont laquais perdit son capot et prit feu. Les deux hurluberlu sortirent de l'épave, La femme courait comme une dératée suivit de loin par le chauffeur qui avait la jambe en sang et qui boitiller. Franck se leva en sueur des "Anne" et des "Non" plein la bouche. Il n'était que six heure du matin, mais pou lui ça n'avait pas la moindre importance. -Qu'est ce qu'elle a bien pu mettre sous l'ombrage du chêne qui a scellé notre amour. -Je veux en avoir le cœur net. Il s'habilla rapidement pris les clefs de sa voiture et partit pour le bois de Boulogne. Une fois arrivé, il sortit de sa voiture. Ouvrit grand son coffre et sortit une pelle, qu'il avait empruntée à ses parents et qu'il avait oublié de leur rendre. Il arriva à l'étang et trouva l'arbre. Il toucha l'écorce et sentit une gravure, il regarda et vit le cœur qu'il avait gravé sur l'écorce. Au centre, il avait rajouté un "A", un "+" et un "F". -C'est bien de cet arbre qu'elle parlait. Il saisit la pelle et creusa sans discontinu, enfin il atteignit un coffré genre bois sculpté. Il l'enleva de son écrin de terre et le posa à côté de lui. Il entreprit de reboucher le trou. Il repartit comme il était venu. Il s'acheta un sandwich et le mangea sur un banc. Il mit le coffré sur ses genoux et l'ouvrit. Il découvrit une liasse de petit papier, il la sortit et lit le premier papier. 5 Octobre 2005 Mon cher Franck, je suis désolé de t'apprendre une chose pareille, mais il le faut. Je me suis attaché à quelqu'un. Cette personne, je la connaissais avant de t'avoir rencontré. Puis quand tu m'es apparu je l'ai laissé tombé pour toi. Il n'a pas apprécié tu dois t'en douter, la première chose qu'il m'a dite est: "Qu'est que tu lui trouves." Je lui ai tout simplement dit que nous deux ça ne colle plus, il a eu du mal à se contenir et il m'a répondu "Si je ne t'aie pas personne ne t'auras." Et il est parti. Méfie toi de lui on ne sait jamais, si un jour il essaye de te faire du mal, il faudra répondre par les poings, je sais ce n'est pas ton truc, mais avec lui il faut utiliser la manière forte. Je suis désolé de te mettre dans cette situation. J'espère que tu me pardonneras un jour. PS: Quoi qu'il arrive je t'aimerais pour l'éternité et j'espère que c'est réciproque. Prends bien soin de toit. Ta Anne Franck se mit à pleurer, il serrait bien fort les papiers dans ses mains et maintenant il était sur d'une chose, s'il retrouvait le gars, il lui fera très mal. Il tourna le papier et vit griffonner une adresse. Marc Kaméron: 11 AV DE LA RÉPUBLIQUE. Il retourna dans sa voiture après avoir remis les papiers dans le coffrer, il le mit sous son bras empoigna le casse-croûte et démarra. Les heures défilaient et Franck se rapprochait à vitesse grand V. Il acheta une arme et se rendit au 11 AV De LA RÉPUBLIQUE. Pendant ce temps-là Mathilde avait une urgence, un patient l'attendait dans le bloc A. Elle demanda à ses assistantes ce qui lui était arrivé: on lui répondit que la personne avait eu accrochage, il a un mois et il avait eu une hémorragie externe. Qui c'est rappelé à son bon souvenir aujourd'hui. Mathilde repensa à ce que lui avait dit Franck: "C'est un homme, il la tué de sa voiture avec un revolver. Je ne sais pas c'est qui, la seule chose que je sais c'est qu'il a eu un accrochage plus loin." Elle regarda l'homme allongé sur le billard, sa jambe gauche saignée abondamment. Elle pensa: "si c'est lui le tueur d'Anne, il faut que je prenne des risques, même si je perds mon travail, j'aurai quand même fait une bonne action. -Réveillez le! -Comment! -J'ai dit réveillez le s'il vous plait! Les infirmières se regardèrent. Voyant que ça n'avance pas Mathilde prit l'initiative de le réveillez. -Réveillez vous! Le patient ouvra un oeil. -C'est fini. -Non ça ne fait que commencer. -Comment? -Avez-vous tué une jeune femme? Elle appuya sur la jambe pourpre de l'homme. -Aïe! -Répondez-moi! -Qu'est ce que ça peut vous faire si j'ai déjà tué une femme. -Anne, connaissiez-vous Anne. -Je ne vois pas de qui vous vouliez parler. Elle recommença. -Aïe, vous êtes malade. Anne. OK, je vais vous répondre, oui je la connais ont fréquentaient le même lycée, mais ce n'est pas moi qu'il l'ait tué, je ne faisais que conduire; -Qui aviez-vous conduit? -Une femme, elle voulait se venger. -De qui? -Anne et moi aussi, mais elle, elle voulait la tuée moi je voulais seulement la sermonner, la séquestré peut être. Mais pas la tuée. -Pourquoi Anne? -Elle sortait avec Franck et la femme était jalouse. -Quel est le nom de la femme? -Hélène Mation. Le téléphone sonna, c'était celui de Mathilde, elle décrocha. -Allo. -Mathilde c'est Franck. -Allo tu es ou? -Devant la maison de l'agresseur d' Anne. Mathilde entendit des bruits de talon. Puis plus rien. -Franck! La communication stoppa. Le patient sourit. Mathilde lui lança: -Pourquoi se sourire? -C'est elle, Franck et tombait au bon moment et au bonne endroit. -Expliquez-vous? -Elle m'attendait, elle a dû voir Franck par la fenêtre de chez moi. Elle va profiter de cette rencontre inattendue -Vous habitez ou? Franck sentit le canon d'une arme contre sa nuque. -Comment on ce retrouve Franck? Il reconnu la voix. -Hélène! -Bingo! -Je suis sur que c'est toi, et tu t'es servit de Marc. -Tu es perspicace. -Mais pourquoi? -Devine. -Non pas pour ça quand même. Il fit un sourir et se retint de rire tellement il trouvait sa stupide, de tué quelqu'un pour des gamineries. -Tu te fout de moi? -Bien sûr que non, je ne me le permetterais pas? -J'espère, tu sais, je t'aimais vraiment bien Franck, mais ton choix m'a déçu. -Parce que je sortais avec elle et pas avec toi. -C'est en effet ça. -Te servir de l'ex d'Anne était pitoyable. -C'était plutôt facile. -Je suis étonné qu'il ne t'ait rien fait après ce fiasco. -Je le tenais par la laisse. -C'est bien gentil tout ça, mais on va rester longtemps ainsi. -Ne t'en fait pas tu ne t'ennuieras pas crois- moi. -Tu as quelque chose derrière la tête, je ne me trompe. -Tu ne crois pas si bien dire, allez tourne-toi. Il la regarda, cette jeune femme brune le visage dessiné au fusain, ses yeux marron le fixaient. -Oh Franck ne compte pas t'enfuir, c'est un conseil. -Ou? -Je te descends, allez monte! Il s'exécuta, car elle ne s'emblait pas plaisanté. Ils montèrent les nombreuses marches puis arrivèrent devant une porte. -Ouvre là! Franck tourna la poigné, il vit un appartement tout retourner. Tout était en désordre, c'était un véritable capharnaüm. -Assis toi! Elle ferma la porte à clef. Franck s'assit. Elle se dirigea vers ce qui devait être un canapé. -Tu as réussi à m'échapper, à cause de Anne, cette fois si elle ne seras pas là pour m'empêcher de faire une chose que j'avais envie de faire avec toi et pas une autre personne: l'Amour. -Désolé, mais je n'ai rien pour me protéger, on devra reporter ça à un autre jour. -Oh non c'est trop facile. Elle se déchaussa défit la robe dans laquelle elle était roulée. L'habit tomba comme une plume et laissa apparaître son corps. Alors qu'elle se préparait à dévoiler ses partis les plus intimes, Franck tourna la tête. -Alors Franck je ne te plais pas. Il regarda et la vit nue. Elle s'approcha de lui et l'attacha, puis elle grimpa sur lui et commença à le déshabiller. Soudains des bruits se firent entendre. Hélène avait enlevé la chemise de Franck et touchait la plaie que lui avait faite la balle tirée par elle. -Ça te fait toujours mal, j'imagine. La porte fut forcée et éventrée. Et dans l'encadrement de la porte ont pouvait voir Mathilde, tenant Marc ferré dans un attirail de bandage et autre. Hélène se dégagea de Franck et s'écria. -C'est qui elle? Mathilde se jeta sur Hélène et la repoussa. -Pas de casse, Franck, dit-elle en se relevant. -Non ça va, au faite si ça ne te dérange pas tu peux me détacher s'il te plait. Mathilde lui défit ses liens. Marc sautilla jusqu'à Hélène. -Ça va. -J'ai connu pire, dit-elle. Marc se dirigea vers la fenêtre de son logis et attrapa un morceau de verre brisé. Il essaya de défaire ses liens, mais Mathilde l'en empêcha. -N'essaye même pas. Franck se redressa et demanda à Mathilde son téléphone cellulaire car le sien était tombé. Elle le lui envoya et il lui dit: -Garde les biens, je vais appeler la police. Il descendit et composa le numéro. Quelque minute après les agents de l'ordre arrivèrent sur le terrain. Mathilde regarda par la fenêtre, Marc se fit défaire les liens grâce à Hélène. Elle lui demanda de prendre son flingue et de tué Franck. Mathilde entendit la discussion, elle les regarda et fut étalée par Marc. Il se dirigea vers la fenêtre, visa et… Franck se dirigea vers les agents; -Tous vas enfin prendre fin. Soudain une détonation se fit entendre, son corps tomba en avant un petit filet de sang s'échappa par sa nuque. Les policiers levèrent la tête et virent: une femme complètement nue, qui tenait un revolver en tremblant des mains. Des larmes coulèrent de ses yeux. -"Je t'avais dit que je te tuerais, si tu essayais de t'enfuir." Mathilde se releva et vit Marc un morceau de verre dans le ventre. Elle regarda et vit Hélène les bras tendus vers l'extérieur de la pièce. Elle se saisit d'elle et lui fit lâcher sans trop de mal l'arme qu'elle tenait entre les mains. Les policiers investirent le périmètre et ils coffrèrent Hélène. Mathilde était dehors et tenait Franck dans ses bras, elle lui murmura à l'oreille: -Franck ne me laisse pas toute seule. Il avait les yeux rivaient vers le ciel, des larmes coulèrent de ses yeux, son corps prit froid, il se fit léger. Les battements de son cœur faiblirent petit à petit et le dernier battement clôtura la triste existence de Franck. Le ciel se dévoila à ses yeux morts, une lumière blanche enveloppa son corps meurtri, déjà la sirène d'une ambulance se fit entendre, mais il était trop tard. Une silhouette se profila au bout d'un tunnel : c'était Anne. Franck se sentit soudain soulevé, il était allongé sur une civière, qui roulait toute seule, elle suivait la lumière blanche, jusqu'à s'évanouir complètement.
Fin
THE FOUR ELEMENTS
THE
FOUR
ELEMENTS
CHAPITRE
1
Il y avait bien longtemps notre planète était belle est verdoyante.
Mais la cupidité et l'arrogance des hommes eurent bientôt raison de notre écosystème.
Notre planète se désagrégea est s'effrita au fil des années, car les guerres et la pollution causèrent notre perte à tous.
La couche d'ozone disparut à cause de la pollution et de la climatisation.
Notre seule chance de survie devait résider dans notre lutte pour la sauvegarde de notre environnement.
Mais aller expliquer ça aux hommes politiques, ils ne feraient qu'étouffer l'affaire, ou bien achèterons votre silence.
Nous ne sommes pas protégé de la corruption que les hommes politiques utilisent pour arriver à leur fin.
Toujours est il qu'un matin un énorme astéroïde s'abat sur la terre.
Étant dépourvu de notre couche d'ozone, l'astéroïde fit d'effroyables dégâts.
Il était de plusieurs couleurs qui se segmentèrent en plusieurs parties. Chaque couleur atterrie dans un endroit bien spécifique, le bleu endommagea les plages et les ports.
Le blanc les aéroports.
Le rouge les volcans. Le marron, les régions montagneuses et la France y échappa.
Des curieuses anomalies furent présentes après le crash de l'astéroïde, les plaques tectoniques furent remodelées.
Elles prirent toutes la couleur de chaque partie de l'astéroïde.
Elles formèrent ensuite une grande étendue de terre sur un océan qui a décuplé.
CHAPITRE
2
Le bleu représente maintenant le peuple de l'eau, les Dorassiens, qui après le cataclysme ont reçu l'enseignement des Atlantes. Ils pouvaient donc fabriquer et contrôler des équipements, et des moyens de locomotion propre à cet ancien peuple .
La culture se transmit de génération en génération, ils eurent un lien de parenté avec eux.
Mais ils se ressemblaient en rien, ils avaient des ouïes, des pieds palmés et la peau légèrement bleutée.
Ils prenaient même les Atlantes pour leurs ancêtres.
Malgré tous ces événements, ils constatèrent que leurs ancêtres avaient réussi à s'adapter à la vie aquatique.
Ils gardèrent le style architectural de leurs ancêtres par exemple le cirque, mais ils ne l'utilisèrent pas à des fins violentes.
Le blanc représente le peuple Najien, ils vivent dans un arbre immense qui traverse les nuages. Il est tout en verre, ses fruits
sont en cristal avec un liquide enfermé à l'intérieur.
Très nourrissant ils leur permettaient de tenir toute la journée.
L'arbre renferme un véritable village.
Il y avait des entrées bloquées grâce à des plaques de verres disséminées sur celui-ci.
On ne pouvait y accéder quand volant, c'est pour ça que ce peuple utilisait des ailes solaires, ou lunaires.
Il faisait tellement froid que l'arbre était recouvert de givre, de glace et de neige.
De grandes tempêtes de neige survenaient parfois.
CHAPITRE
3
Le marron représente le peuple Fhounsien ce peuple est très primaire, il affectionne un jeu vraiment bizarre appelé shoot roc. Il y a deux équipes en tout, qui tous les ans s'affrontent dans une arène, le but du jeu est de taper dans un rocher et de l'envoyer dans le camp adverse, qui assez petit, vu qu'il se situe entre les jambes du gardien à ras le sol.
Le rouge représente le peuple Nakirossien et leur paysage et recouvert de sable rouge.
Ce peuple était régi par lord Touïnara un homme cupide et sournois qui décida un bob matin de dresser un blocus tout autour des peuples libres.
Il inventa l'armé de terre pour surveiller le peuple Fhounssiens. Cette armée était dirigée par le maréchal Termac
Secondé par le général Griword.
Il inventa l'armée de l'air commandé par le général Spickleus et Touïnara inventa aussi la marine régie par l'amiral Sorckn.
Les rescapés du crash construisirent des palais monumentaux, les rescapés étaient les seules qui n'avaient pas été métamorphosé après le cataclysme, qui avait bouleversé la planète entière. Ils construisirent des armes, sachant qu'ils seraient peut-être attaqués, tôt ou tard, par un être humain ayant subie des mutations génétiques ou intellectuelles.
Il fallait réagir, il faudra se battre pour sa liberté.
La tache ne serait pas facile et même peut être ardue, car la moitié du globe avait été touchée.
Ils étaient gouvernés par des souverains.
CHAPITRE
4
Au nord vivait les Nakirossiens ainsi que lord Touïnara. Leur territoire était à sa surface d'un sable rouge, et son sous-sol recouvert d'une nappe de lave.
Dans sa forteresse, le lord contemplait son territoire d'un œil expert. Une épaisse muraille entourait son domaine.
Des tempêtes violentes et la chaleur écrasante pouvaient souvent avoir raison des petits importuns, qui n'étant pas acclimaté, soufraient sous d'atroces douleurs.
Il ne manquait rien à son bonheur, sauf des esclaves.
Il était livide, ses yeux étaient injectés de sang.
Il avait une épaisse chevelure brune, il était froid et cruel et aimait voir les gens souffrir.
Il avait des projets en ce qui concerne les raids et les pillages et une cible: le dernier peuple qui n'avait pas subit de transformations.
Il les détestait pour lui ils étaient des sous-espèces qui ne méritaient pas de vivre.
Il se dirigea vers un énorme écran, mit ses mains sur un tableau de bord, et positionna une immense parabole vers le territoire Fhounssien.
Il l'activa, l'écran crépita et une immense silhouette aux cheveux grisonnants apparut, se tenait droit, les mains derrière le dos.
-Maréchal Termac.
-Oui seigneur.
-Donné immédiatement l'ordre a vos troupes d'envahir le peuple inoccupé par nos forces sur le champ.
-À vos ordres excellence.
-Et tué le couple royale, terminée.
L'écran redevint opaque et à ce moment-là un sourire s'afficha sur les lèvres du lord.
-La moisson va commencer.
Il prit un gobelet en cuivre et en but son magma chaud.
Dégaina deux grandes épées et les fit tournoyer dans les airs.
-Et cela accentuera la peur des autres peuples qui sont sous ma juridiction ha ha ha ha ha ha ha, mon pouvoir sera décuplé.
Ses yeux brillèrent d'une lueur malsaine, il fit volte-face dans un bruissement de cape de velours noir.
CHAPITRE
5
Le peuple rescapé fêtait l'anniversaire de l'héritière au trône
Qui s'appelait Jane âgée maintenant de 18 ans, fille du roi Ménéras et de la reine Morganant.
Alors qu'une réception était en son honneur dans le palais royale richement décorés de colonnades de marbres, de tapisseries diverses, de lustres…
Les invités étaient installés dans une immense salle de bal attendant patiemment l'heure de l'ouverture, se délectant de mets digne de leur nom.
Le roi et la reine étaient sur une estrade, assis dans des sièges en velours rouge.
La princesse était vêtue de ses riches atours: robe rouge en satin, longs gantelets qui montaient jusqu'aux épaules…
Elle descendait les marches d'un grand escalier au fond de la salle, soudain.
Les murs vibrèrent, puis explosèrent dans un tonnerre de pierre cassées.
Des gigantesques machines de guerre apparurent, c'étaient des sortes de chars d'assaut sur des chenilles.
La machine de tête se posta vers le trône, pendant que les autres faisant fuir les invités apeurés.
Jane descendit les marches à toute allure, brusquement le lustre central se dévissa et tomba lourdement sur le sol.
Elle eu juste le temps de courir, la machine de tête s'ouvrit par derrière et une passerelle se déroula, Lord Touïnara descendit Jane en le voyant prit peur. Les yeux vitreux du Lord se posèrent intensément sur le roi et sa compagne.
-Mes hommages sir, dit-il en se courbant.
Il sortit ses deux épées et prit les deux cous en étau.
D'un geste vif, il les décapita.
Jane s'effondra en larme à la vue de ce massacre. Un robuste majordome la fit taire.
-Reprenez vous et suivez moi en silence.
Il la prit dans ses bras, elle mit sa tête sur son épaule et pleura.
-N'ayez crainte, nous allons fuir cette enfer.
-Vous croyez? Dit le maréchal derrière leur dos.
Ils se retournèrent tous deux vers l'homme, qui braquait un browning.
-Vous n'irez nulle part je le crains.
Le lord arriva sur les lieux.
-Qu'avez-vous là Termac?
-Deux fugitifs votre excellence.
-Ha voyez vous ça. La princesse fait une fugue à présent.
-Vous avez tué mes parents sale monstre.
-Ils commençaient à se faire vieux.
-Comment pouvez vous?
-J'ai tous les pouvoirs.
-Ce que je vois c'est un lord pathétique est raciste.
Le majordome se retint de rire.
Touïnara se retourna.
-C'est désopilant n'est-ce pas.
-Très.
-Et vous je vous préviens espèce de sale garce, vous parlerez moins quand vous les rejoindrez.
Elle soutint tellement son regard perçant qu'il en fut courroucé.
-Vous serez mon esclave.
-Je préfère mourir que de voir tous les jours votre horrible visage.
Il la gifla violement, elle tomba à terre, sa joue droite était écarlate.
-La prochaine fois, vous ne me tiendrez plus tête.
Ses cheveux châtains clair reposaient sur le sol, elle le regardait d'en bas, ses yeux marron se refermèrent et elle sourit.
-Mettez la à l'intérieur.
Il se pencha et caressa ses cheveux soyeux.
-Ce serait dommage de gâcher pareille beauté.
Il se releva puis regarda les gardes l'emmener à l'intérieur du tank.
Il les suivit monta les marches et prit une dague.
-Au fait, voilà pour toi. Dit- il en se retournant, il lança son couteau qui transperça le coup du majordome.
-C'est marrant n'est ce pas.
Les gardes la déposèrent sur la banquette arrière, le maréchal Termac se tenait à l'avant.
Touïnara était avec Jane, il l'avait soigneusement attaché avec des câbles paralysants.
Il caressait ses cheveux sans se lasser.
Tu es mienne à présent.
-Seigneur.
-Qu'est qu'il y a?
-Nous n'avons plus de carburant.
-Comment?
-Il faut sortir, il va y avoir un surchauffe.
Il regarda par le hublot derrière lui et il vit le majordome découper des câbles.
-C'est même très marrant, dit le majordome.
Touïnara sortit par le toit Jane dans ses bras, il bondit et fit un salto avant. Le char d'assaut explosa et il atterrit sur ses deux jambes. Il donna un coup de pied contre le majordome;
-Tu as failli la tuer imbécile.
-Maréchal, maréchal Termac.
Il se retourna et vit l'officier brûler sur le tableau de bord.
-Je vais siffler mon dragon.
Il prit un petit tuyau de cuivre et siffla dedans.
Sa monture débarqua sur les décombres et rétracta ses ailes.
Touïnara monta sur le dos du dragon.
-On rentre Arcon.
Le dragon fit volte-face et s'arracha du sol, il bâtit frénétiquement des ailes jusqu'à devenir un point dans le ciel bleu azur.
CHAPITRE
6
Plusieurs miles après, ils arrivèrent en vue du territoire Nakirossien.
Juste sous leurs pieds toutes une enfilade d'engins de guerre rentrait au bercail.
Jane se réveilla et faillit glisser de la selle, Touïnara la retenait.
-Ça serait une grande perte si vous tombiez.
-Qu'est que ça peut vous faire si je tombe dans le vide.
-Je ne vous aurais pas à mes côtés pour soulager mon stress.
-Vous êtes angoissé, ho pauvre petit cœur.
-Ceci ne me fait pas rire.
-Alors qu'est ce qu'il faudrait faire pour attendrir votre cœur de pierre.
-Je vous est préservé de la mort, vous me devez le respect.
-Vous voulez peut-être que je vous remercie en plus.
Arcon se posa sur une plate-forme d'atterrissage, il replia ses immenses ailes déployées et s'arrêta.
Touïnara défit les liens de Jane.
Il voulut la prendre pour la faire descendre, mais elle ne voulut pas se faire aider.
-Laisser je vais le faire moi-même.
-Vous êtes sûr.
Pour toute réponse, elle se laissa glisser sur le dos du dragon.
-Vous me prenez pour une empotée My lord.
-Non je voulais être sûr que je vous ramènerais dans mes appartements entière.
-Votre sollicitude me va droit au cœur.
-Oh fait puis-je vous appelez par votre prénom.
-Je n'y tiens pas, gardons nos distances.
-Vous êtes ravissante.
-Je prendrais cela pour un compliment.
-Bon vous êtes prête à servir mes moindres désirs.
-Ça par contre je le prendrais pour du sadisme.
-Plait-il.
Elle lui donna un coup de pied dans le genou, elle ressentit la douleur.
-Vous ne sentez rien!
-Je me suis cassé les deux jambes en tombant de mon dragon, il cogna son genou, et maintenant je suis doté de deux prothèses en métal.
-C'est ignoble.
-Et ce n'est pas tout, car maintenant tout mes os, ont été recouverts de métal, et ma cage thoracique a été soudée.
Maintenant je suis obligé de cacher mon apparence grâce à ça, dit-il en montrant un bracelet métallique.
-Mais pourquoi?
-Je me suis fait broyer par un char lors de mon travail quand, j'étais encore général.
-Je comprends pourquoi vous avez besoin de moi, pour vous faire oublier votre accident.
Il la conduisit dans ses appartements, qui étaient luxueux et tapissés de rouge du sol au plafond.
Des lustres étaient accrochés au plafond, un très beau divan était au fond de la pièce.
Un bureau en chêne sculpté était en face d'une fenêtre.
Un lit à baldaquin était disposé à droite de la fenêtre.
Il y avait une fontaine de marbre au milieu de la pièce et dans le bassin, il y avait Artémis (Diane) la déesse de la chasse.
Et derrière eux à gauche et à droite de la porte, il y avait une statue d' Arès (Mars) dieu de la guerre et Athéna (Minerve) déesse de la science et des arts accompagnée de ses accessoires de guerre, d'un olivier et d'une chouette.
-Wilmore.
Une porte secrète s'ouvrit, laissant apparaître un Najien dans la force de l' âge.
C'était le roi du peuple Najien réduit au statut de domestique.
Votre majesté je vous laisse à vos bons soins cette charmante personne, qui se trouve être aussi un sang bleu. Moi je vais me retirer, assurez-vous qu'elle ne manque de rien merci.
Le lord claqua la porte et partit. Jane fit le premier pas.
-Bonjour, je me prénomme Jane. Vous aussi vous êtes en captivité ?
-Malheureusement oui.
-Pourquoi s'adresse t-il à vous de cette façon ?
-Je n'ai pas à ma plaindre, d' habitude il me crie dessus dès qu'il rentre. Là je le trouve jovial.
-Au faite j'y pense, ça doit être grâce à vous cette vague de bonheur.
-Oui malheureusement.
-Pourquoi dite-vous cela.
-Je suppose qu'après il va me demander de l'épouser.
-Ce n'est pas dans ses habitudes, dit-il.
-Quoi que vous êtes tellement belle, que je me demande s'il va faire abstraction à la règle, qu'il s'est toujours imposé.
-Laquelle?
-De ne jamais s'attacher à quelqu'un.
-Mais ça ne sert à rien de s'inquiéter.
-Pourquoi?
-Nous partirons d'ici ce soir.
-Comment?
-Sous mes airs de soumis, j'ai peaufiné pendant deux le moyen de sortir d'ici.
-Mais comment, c'est impossible?
-Hé non, impossible n'est pas Najien, je dispose d'aide extérieur.
-Un Fhounsien: Tatouït l'un des plus intelligent de son peuple et un Dhorassien, c'est un véritable géni celui-là.
-Qu'est ce qu'il a fait d'aussi extraordinaire?
-Il a réussi à voler des combinaisons anti flamme, il est allé dans les différents peuples, chercher différentes armes, qui nous sont appropriés à tous les trois.
Tout d'un coup la fenêtre se brisa, et le Dhorassien surgit de nulle part.
Suivit par le Fhounsien, le géni fit une pirouette dans les airs et se posta sur le bureau. Tatouït qui était derrière, attendit patiemment que le Dhorassien descende du bureau.
-Wilmore nous ne sommes pas en retard?
CHAPITRE
7
-Non vous êtes même pilepoil à l'heure.
-J'ai tout ce qu'il faut.
Il descendit de son perchoir et s'agenouilla devant Jane.
-Et vous aussi, je vous ai rapporté vos affaires pour le voyage, votre majesté.
-Ha bon?
-Oui bien sure.
-Comment ça bien sure?
-Wilmore ne vous l'a pas dit?
-Dit quoi?
-Je suis voyant aussi, je lis l'avenir. Je savais que vous seriez des nôtre.
Il prit un paquet dans son sac et lui tendit.
-Merci.
-Bon allons à côté, et laissons la se changer.
Ils empruntèrent le passage.
Elle déposa tout sur le lit, enleva sa robe et ses atours.
Puis elle mit un pantalon moulant et un tee-shirt bleu.
Une ceinture équipé d'un holster pour blaster, un blaster, une capuche à capuchon bleu, des protèges poignées et chevilles et une paire de bottes de voyage bleu.
Ensuite elle s'attacha les cheveux. Elle ouvrit le passage secret quand tout à coup une voix se fit entendre.
-Seigneur vous êtes là.
Il se risqua à l'intérieur et la vit ouvrir le passage.
-Halte là mademoiselle, je suis le général Griword et …
-Vous ne m'aurez pas.
Elle dégaina son blaster et tira vers le général. Il ne faisait pas le poids avec son browning.
Le passage s'ouvrit, elle s'y engouffra.
La plaque de tôle se referma ensuite, le général voulu la retenir mais il était trop tard.
-Général Giword, à poste de sécurité, rattraper la princesse Jane, immédiatement, dit-il dans son talkie-walkie.
Elle était à l'abri, mais pas pour longtemps, car le sol se déroba sous ses pieds, elle glissa dans un énorme conduit qui l'envoya dans une petite pièce. Une porte s'ouvrit et elle arriva dans un hangar, ou se trouvait une ribambelle de transport de troupes. Une main l'entraîna vers l'arrière, et la mit dans l'ombre d'une caisse de munition.
-C'est nous.
Elle se retourna, et elle les vit.
-Vous avez prévu quoi par la suite;
-La dissolution.
-Rien que ça.
-Ils sont des membres importants de leur peuple, ils se glisseront chacun dans un transporteur qui se rendra près de chez eux.
-Je fais quoi moi?
-Vous viendrez avec moi, chez mon peuple, vous y serez en sécurité.
-Je veux d'abord tuer le lord.
-Ne vous en faite pas, il paiera pour ce qu'il a fait, je peux vous le garantir.
-Qu'est qu'on attend pour y aller alors.
-Vous n'irez nulle part. Dit un officier entouré d'une troupe de sécurité.
-Encore arrêté dans mon élan, c'est à peine croyable.
CHAPITRE
8
Lord Touïnara débarqua flanqué d'une troupe en armure noire, moucheté de rouge
-J'ai l'impression que vous n'aimez être en ma compagnie.
-Je ne voulais pas vous indisposer.
-Qu'elle sage parole, vous êtes réticentes voilà tout.
-Non je suis, vous et moi ça ne marchera pas.
-Après tout vous avez peut-être raison, nos relations n'avaient pas lieu d'être en tant qu'ami.
-C'est pour ça que je vais passer à l'étape supérieur, dans un mois vous serez ma femme, que vous le vouliez ou non.
-Aussi pendant ce mois vous serez enchaînée et fouetté, pour vous apprendre ce que c'est, que de refuser mes avances et d'avoir voulu vous enfuir, emmener là.
-Vous ne méritez pas de vivre sur cette terre.
-Ou du moins ce qu'il en reste, lança t'il.
Les gardes les saisirent et les emmenèrent dans les geôles.
Les geôliers sourirent en les voyants arriver.
L'un deux (car ils étaient deux) demanda au garde.
-On les gardes au frais pendant combien de temps?
-Un mois, ordre de sa majesté, et veillez bien à ce que la fille est des coups de fouets tous les jours.
-Ha oui une dernière chose encore, mettez la en sous-vêtement et suspendez la en hauteur.
Bien sure vous n'oublierez pas de la nourrir c'est comprit.
-Oui je crois.
-Il y a intérêt, à ce que ça soit clair, dans vos cervelles
-Pas de problème, on va vous la pouponner votre petite sang bleu.
-C'est bien ce qui me fait peur. Ils partirent sur ces mots.
-Allez ma jolie, tu vas te déshabiller et après on va commencer la séance de coup de fouet.
On commencera par une dizaine de coups puis demain ça ira croissant, jusqu'à atteindre une centaine de coup de fouet.
-Et on espère qu'après ça, tu tiendras moins tête au maître, enfin on espère, pour votre intérêt.
Il sourit, ses dents jaunes vacillaient sur sa mâchoire inférieure et supérieure.
-Très bien ça vous amuse espèce de vulgaire anarchiste et analphabète de surcroît, en une phrase, il n'y à pas d'ordre c'est le désordre total, vous faite tout ce que bon vous semble n'est ce pas?
Il la regardait étonner, surprit qu'elle montre une quelconque rébellion face à un ordre du lord.
-Je vais me déshabiller ci c'est ça que vous attendez avec impatience.
Elle obéit donc à cette ordre incongru et rentra dans ça cellule.
Là elle se mit en sous-vêtement et attendit.
L'un des primates de service la rejoint avec un sourire satisfait.
Il avait en sa possession un fouet à lanières en cuir rougi par le sang de ses dernières victimes.
En la regardant droit dans les yeux, il comprit qu'en voyant son fouet rougeâtre, elle avait pris peur.
-Ne craint rien ma jolie, ceux que j'ai fouetté au paravent n'ont rien sentit.
Car ils ont tellement pris peur en me voyant qu'ils étaient déjà mort avant que je donne le premier coup.
-Ça ne me rassure pas.
-Pas de simagrée, je vous pris, car vous les femmes, vous êtes réputé pour être plus résistantes au mal, que nous les hommes.
-Ce n'est pas une raison pour faire preuve d'autant de tyrannie.
Il la prit par le bras gauche puis attacha son poignet au-dessus de sa tête et fit la même à l'autre bras.
Elle était suspendue à ras du sol, il la tourna dans l'autre sens si violement, que sa poitrine se heurta contre le mur. Elle poussa un cri rauque.
Il lui fouetta le dos sans ménagement, il le fit de plus en plus vite et de plus en plus fort.
Et la dixième fois, il s'arrêta comme promit. Il lui donna une rasade d'eau et lui enfourna un quignon de pain dans la bouche.
-Je comprends pourquoi le maître vous aime vous êtes un joli bout de femme.
Il se risqua à jeter un coup d'œil furtif sous son soutien gorge, mais il eut pour tout récompense un coup de pied vengeur sous le menton. Ce qui acheva sur le coup ses dents jaunies, qui se mirent à dégringoler hors de sa bouche.
-La ftu a afevait mes fielles fdents tu es pfolle.
Il se tient sa mâchoire sanguinolente et sortit de la cellule en titubant. Son comparse le saisi et le mit sur un tabouret. Il referma la porte et regarda son compagnon avec un air de dégoût. Jane comprit que ça n'allait pas être un moment de détente, car déjà l'envie de trouver un moment de repos, se fit ressentir et ses paupières commencèrent à se fermer.
Elle tomba dans un sommeil profond, une mèche de cheveux tomba devant ses yeux et son corps se détendit instantanément, puis resta ainsi pendant toute la nuit. Le lendemain, un seau d'eau glacée lui fut jeté à la figure.
Elle se réveilla en sursaut, son gardien la fixa avec un air ahuri. Elle se demanda, qu'est ce qui pouvait bien lui passer par la tête, pour lui faire une plaisanterie de si mauvais goût.
Puis elle se ravisa, il était tout bêtement dérangé, rien qu'avec son air de parfait abruti, on pouvait le constater.
-J'émets le désir de recevoir mon pain quotidien.
Il ne comprit rien évidemment.
-Non, mais ne chercher pas midi à quatorze heure, j'ai faim voilà tout, on n'y peut rien c'est la vie.
Elle le regarda et constat qu'il n'était pas une flèche. Heureusement son compagnon, qui de son tabouret avait tout entendu lui dit.
-Elle a pfaim bvoila ftous, bvas donc lui pfdoner de quoi elle a pfesoin.
Son comparse courut chercher de l'eau et du pain. Il revint ensuite avec la nourriture, qu'il déposa au pied au pied de Jane.
-Ça serait sympa de me détacher.
L'autre se retourna et la fixa.
-Est-ce que tu es sûr que tu ne feras pas faux-bond?
-Oui j'en suis sûre.
Il la regarda longuement, puis la détacha du mur, elle tomba dans la poussière. Elle se remit sur ses jambes le regarda froidement, puis prit un air de chien battu et dit en mettant ses genoux dans la poussière et en joignant les mains.
-S'il vous plaît dite que je me tiendrais à carreaux et que contre toute attente. J'accepte d'être son épouse.
Il rit à gorge déployer.
-Ah ah ah c'est la meilleure, c'es vous qui le suppliez d'être son époux.
-Vous trouvez ça marrant?
-Avouez quand même que vous lui avez repoussé ses avances.
-Hé alors?
-Heu rien, oui je vais lui dire.
Il courut hors de la cellule jusqu'aux appartements de Touïnara.
Jane ramassa son dû et le mangea à belle dent, elle sortit de la cellule et vit son gardien affalé sur son tabouret. Elle se dirigea vers la cellule voisine et appela Wilmore. Celui-ci en la voyant se leva.
-Ils n'ont pas été trop dur avec toi? Demanda-t-il.
-Non ils n'ont pas eu vraiment le temps de me faire vraiment le temps de me faire vraiment du mal.
-Tu lui a dit oui alors? Je t'ai entendu.
-Oui je le lui ai dit.
-Pourquoi tu renonce à te battre?
-Ce n'est pas ça, tu n'as donc pas comprit. On va filer à l'Anglaise toi et moi.
-Mais il va vouloir se marier maintenant.
-Ne tant fait pas on s'en ira loin d'ici.
-Tu sais ce que tu fais au moins.
-Oui tu me prends pour qui?
-Je ne sais pas on est jamais assez prudent.
Elle lui sourit et alla chercher son arme à l'armurie, elle alla aussi se rhabiller. Elle cacha son blaster sous ses habits. L'idiot de service revint à la cellule.
-Il a tout préparé ma jolie, les inviters, le prêtre et tout le bataclan.
-allez y je vous rejoins.
Il partit au trot jusqu'à la sortie.
Elle prit les clefs de la cellule et les donna à Wilmore.
-Bonne chance, lui dit-il.
-Si je ne reviens pas le plus vite possible, ça voudra dire que soit, je suis resté bloqué la haut ou soit en m'enfuyant il m'a tué.
-Ne me parle pas de malheur.
-À tout à l'heure peut-être.
-Je l'espère.
Elle monta les marches quatre à quatre jusqu'à la sortie. Elle se fit ensuite emmener dans une pièce lugubre, il n'y avait rien à part la robe qu'elle avait porté lors du bal, le jour de son anniversaire.
-Le maître a pensé à vous, il a demandé que vous la portiez aujourd'hui.
-Je vois
-Bon maintenant je vous laisse, vous préparez, il sortit ensuite de la salle.
Elle se changea le plus vite possible. Elle remit en ordre son épaisse chevelure et décida après de les laisser en cascade derrière son dos. Elle prit le holster, qu'elle avait repris en bas, souleva sa robe, régla les lanières et les fixa autour de sa cuisse droite rangea le blaster dans l'étui puis elle laissa retomber le pan de sa robe. L'arme était complètement camouflée. On alla ensuite l'accompagner pour l'emmener dans la salle où on l'attendait. Le prêtre était au fond de la salle remplie d'hommes en armes et de gradés, Touïnara était devant l'autel encadré par ses généraux. Le geôlier la conduit vers le fond puis la laissa seule. Elle marcha la tête basse jusqu'à l'autel, le lord la fixa et sourit. Le prêtre après force parole, prononça enfin la phrase attendu par tous.
-Seigneur Touïnara acceptez-vous de prendre pour épouse la princesse Jane ici présente et de la chérir jusqu'à ce que la mort vous sépare.
-Oui.
-Et vous princesse Jane acceptez-vous de prendre pour époux…
-Non.
La foule était stupéfaite, le prêtre allait tout remballer, mais le lord l'arrêta tout de suite.
-Ou comptez vous-allez comme ça?
-Heu chez moi car…
-Non ce n'est pas fini, alors vous allez me…
-Si c'est bel est bien fini.
-Comment? Le lord se retourna.
-Je ne vous aime pas.
Elle enleva sa robe et laissa découvrir ses habits bleus et braqua son blaster.
-C'est fini entre nous my lord faite-vous une raison.
-Non tu es à moi.
Le prêtre profita de cet instant pour partir en catimini.
Touïnara soupira prit ses épées tourna sur lui même et les projetas sur le pauvre vieil homme qui fut cloué au mur. Jane tira sur son œil et des bruits de sussions se firent entendre. Il se tint le visage en gémissant. Il se retourna, récupéra ses armes et dès qu'il eut fini, il jeta un coup d'œil derrière son épaule, mais elle n'était plus là. En revanche il vit par la fenêtre un point noir se déplacer au loin.
-Général Griword auriez-vous l'obligeance de me prêter votre monture, Général Spickleus appelez sur le terrain deux de vos traqueurs.
-Oui dirent-ils d'une même voix.
Il fit signe à l'assemblée de partir et lui alla se diriger vers les paltes-formes.
CHAPITRE
9
Jane et Wilmore étaient sur le dos d'Arcon, le dragon planait au-dessus des nuages. Ils avaient le coucher de soleil derrière et le vent en poupe, les nuages avaient une teinte rosâtre et ballottaient faiblement au rythme du vent. La fine équipe avait réussi à s'échapper des griffes du lord démoniaque et put enfin souffler un peu bercé par le dragon, ils trouvèrent le sommeil.
La nuit tomba peu à peu et les étoiles se mirent à briller de mille éclats jusqu'à Naj. Le lendemain matin le vent glacial les réveilla, une tempête de neige survint ainsi qu'un effroyable blizzard.
Les traqueurs les avaient pistés jusqu'à l'arbre et déjà ils commencèrent à les prendre pour cible. Ils étaient affublés d' épais parkas noir strié de rouge, de gros gants, de pantalons amples, de casques en cuir d'aviateur, de lunettes d'aviateur, de jetpacks et de snipers. Leurs dragons étaient d'un bleu glacial.
Arcon s'agrippa à l'arbre et escalada jusqu'à trouver une ouverture qu'il agrandit d'un coup de patte. L'un des traqueurs repéra son petit manége et le visa.
-Je vais t'avoir mon petit bonhomme.
Dès qu'il eut bien centré sa cible, il tira, le trait rouge toucha l'aile droite d'Arcon.
-Je t'ai eu.
Jane et Wilmore se dépêchèrent d'entrer dans l'interstice.
Arcon chancela et tomba dans le vide. Le traqueur le chercha des yeux et ne le vit pas.
-Mais où est ce qu'il est passé celui-là?
Arcon sortit du brouillard et percuta la monture de l'homme.
Le dragonnier chercha désespérément le moyen de s'envoler, mais il réalisa une chose.
-Merde de merde tu vas marcher oui ou…non je n'ai plus de carburaaaaaant, dit il en se débattant dans le vide jusqu'à tomber lourdement sur le sol.
-Je suis encore en vie.
Un filet de sang dégoulinait de sa bouche, il rit, ses dents étaient à moitié cassées et d'un rouge écarlate.
Puis il s'arrêta de rire car sa monture tomba vers lui.
-Nooooooon.
Et la carcasse l'écrasa.
Puis à plusieurs mètres du sol Touïnara apparut.
-Maître.
-Tuez ma monture c'est un ordre.
Le deuxième tira sur le poitrail d'Arcon, la grande masse rouge s'évanouit.
-Restez ici je m'occupe d'eux.
Il s'engouffra dans le cratère et amarra sa monture.
-Vous ne m'échapperez plus à présent.
Arcon qui était revenu de loin se mit à cracher des flammes rougeoyantes sur son ancien maître.
-Haaaaa c'est chaud.
Il fut projeté en avant sa cape se consuma et son bracelet fonda et fut soudé à son bras. Il se releva et le monde pu enfin voir son apparence métallique, son armature était d'un noir cramoisi, ses organes palpitaient dans leur bocal de fer.
Wilmore s'approcha de lui.
-Nous voilà maintenant sel et personne ne pourra s'interposer entre nous, tu es devant ta destinée vieil homme.
Le seul œil qui lui restait fixa le roi Najien.
-Même si je viens à mourir sous vos attaques, je saurai qu'un jour prochain elle vous fera payer vos tueries.
-En n'êtes-vous certain Wilmore? C'est ce que nous verrons.
Il lui lança l'une de ses épées.
-Prouvez-moi votre vaillance, terrassez-moi avec ma propre arme.
Touïnara fit un moulinet puis s'élança dans les airs, Wilmore le suivit. Le fer se croisa Wimore tomba sur le sol. Touïnara l'attaqua, le vieil homme riposta, le lord devant tans de fougue lui donna un coup de pied dans la mâchoire.
-Haaaaaaa.
-C'est pitoyable.
Wilmore voulu récupérer son arme mais le cyborg lui écrasa la main. Il récupéra sa deuxième arme lui tourna le dos puis tourna sur lui-même et lui fit sauter la tête.
-Noooooooooon.
Il se retourna.
-Votre altesse est trop sentimentale ce n'est qu'un vieil homme.
-Vous n'êtes qu'un monstre.
Elle prit son arme et lui tira dessus en sanglotant, les tirs effleurèrent le cyborg. Il ricana.
-C'est tout ce que vous pouvez faire.
Arcon l'enfourna dans sa grande gueule béante et se dirigea vers la sortie. Au moment où il allait s'envoler Touïnara lui découpa l'abdomen et il tomba dans la neige poudreuse et Arcon le suivit.
Jane pleura sur le corps sans vie de Wilmore. Tout d'un coup une main se posa sur ses épaules.
-Ne pleure plus.
-Qui êtes-vous?
-Ké-Rhâ, le chef Najien.
-C'est sensé être Wilmore.
-Je suis son fils.
-Il m'a dit que je pourrais vivre avec vous.
-Oui je pressens ce qu'il t'a dit. Tu vivras avec nous et tu pourras même m'appeler père si tu le souhaites.
-Je pourrais même changer de nom?
-Si tu le désires.
-Shayna-Khâ.
-Oui ça sonne bien. Alors Shayna bienvenue chez toi.
Ils partirent dans une galerie adjacente et des hommes prirent Wilmore et l'emmenèrent. Plusieurs étages plus bas Touïnara était allongé sur la neige et délaissé. Déjà la glace recouvra ses membres noirs et il ne bougeait plus d'un pouce, le verre protecteur de son dernier oeil était assaillis par le givre et ses organes battaient faiblement. Tout d'un coup une petite navette de sauvetage se posa près de lui, déjà des ingénieurs des toubibs et des mécanos faisaient cercle autour de lui. On le mit sur une civière volante, on le débarrassa de la glace, on lui revissa des écrous…Puis ils l'emmenèrent à l'intérieur et s'envolèrent loin d'ici et manoeuvrèrent péniblement dans la tempête puis on les perdit de vue.
CHAPITRE
10
10 YEARS AFTER
Le vent soufflait en rafale sur la base Nakirosien, chez les Najiens. Le colonel Wonreud était devant une verrière laser, ça faisait une demi-heure qu'il avait envoyé des traceurs pour lui rapporter les nouvelles du front, mais toujours rien. Il avait peur de ce que lui ferait le général Spickleus s'il avait lamentablement échoué devant des adversaires inférieurs en nombre.
Puis soudain il vit au loin dans la tempête une nuée d'ailes translucides et devant des traceurs effrayés qui volaient le plus vite possible pour échapper à la cohorte. Il soupira car s'il survivait au massacre, il se ferait sûrement dégradé. Ils s'approchaient de plus en plus vite et la verrière ne se désactivait même pas.
-Hé qu'attendait-vous pour ouvrir le hangar.
Une voix de femme lui répondit.
-Tu vas déjanter.
-Shayna.
-Bonne pioche, je te donne le droit de regarder derrière toi.
Il se retourna et se prit un poing en pleine figure. Elle était là habillé de son éternel ensemble bleu, des ailes s'ouvrirent derrière son dos.
-Bon je te laisse, c'est pas que ça m'ennuie de bavarder avec toi mais j'ai un dragon à prendre à plus, elle disparut.
Le colonel essuya le sang sous son nez et jeta un coup d'œil derrière lui Une nuèe de dragons percuta la verrière de plein fouet, la base aérienne se retourna sur elle-même. Puis elle explosa dans un vacarme assourdissant. Le gros des troupes avait pour ordre de se battre même sans ordre direct ou indirect. Les Najiens en eurent pour leur frais. Leur ennemi était devenu véloce au point qu'ils éparpillaient les rangs Najiens.
Puis venue de nulle part, des immenses ailes aux couleurs chaudes et chatoyantes apparurent hors de la brume.
Des phoenix mordorés caparaçonnaient de plaques métallique doré arrivèrent. Ils étaient montés par des Nakirosiens.
Déjà les oiseaux faisaient tomber des trombes de flammes sur les Najiens, qui tombèrent comme de mouches.
Leurs ailes de substitutions fondirent comme un rien fasse à cette puissance de feu.
Shayna du se rendre à l'évidence elle avait perdu. Mais une puissante tempête de très forte intensité s'abattit sur le champ de bataille.
Les volatiles avaient de se réchauffer mais en vain.
Ils furent congelés et soufflés par le vent avant de retomber plus loin sur le sol dans une explosion de glace et de sang.
Seul quelque membre de l'infanterie de Shayna avaient survécu.
Il ne restait plus rien du blocus sur Naj.
Ils retournèrent tous chez eux éreinter mais contents d'être encore en vie.
Shayna vola vers le sommet de l'arbre enneiger. Elle s'engouffra à l'intérieur hotta son sac contenant ses ailes solaires et ses vêtements trempés par la neige fondue. Ké était assis sur une chaise près d'une table et dit:
-Alors ça c'est présenté cette révolution?
-Maussade, on n'a tous failli y passer, mais bon on est encore en vie, c'est l'intention qui compte. Il la regarda avec graviter et dit:
-Mon ange tu sais ta mère et moi, nous avons décidé que tu arrêtes tout ça.
-Mais, vous ne pouvez me dire ça je…Grand père n'aurait pas apprécié que tu dises ça.
-Je sais et…
-…Non tu ne sais pas et en plus tu as oublié tout ce qu'il t'a inculqué. Tu renonces c'est ça?
-Tu ne comprends pas j'ai l'impression. Il a dit de ne pas renoncer, mais il n'a pas stipulé que tu dépeuples l'arbre avec ces guerres qui n'en finisse plus.
-Tu prives notre peuple de sa jeunesse t'en rend tu comptes?
-Oui maintenant que tu me le dit, je me rends compte que l'image que je me donne, d'un terre sans Nakirosiens, ne se réalisera jamais vu la mentalité de certain.
Shoû arriva dans ce qu'on pourrait appeler un salon.
-Ma chérie tu dois comprendre que ton père se fait beaucoup de soucis pour toi. Aller maintenant nous allons passer à table. Ha oui aux faites Shayna nous avons de la visite.
Ils allèrent tous les trois dans la cuisine et Shayna vit assit près de la table…
-Touk, Touk-Shark c'est bien toi.
Le jeune homme qui était brun et bien battit lui fit un sourire. Elle s'agrippa à son cou.
-Comment à tu réussis à obtenir un moment de libre.
Ké répondit à sa place.
-J'ai pensé qu'il lui fallait plusieurs moments de liberté, pour qu'il ne sente pas trop persécuter, à la longue, le pauvre.
-Merci pour lui.
-Ce n'est rien, tu auras besoin un peu de compagnie pendant un bon mois, donc on n'a tout de suite pensé à lui.
-Oui mais à savoir qu'il est présent simplement, pour que je n'aille pas me battre pour notre sauvegarde, me rends malade. Surtout que j'ai détruit le blocus.
Oui je sais, mais qui me dit que tu n'iras pas au-delà de notre arbre pour aller sauver les autres formes de vie existante sur notre planète.
-Oui en effet, je pense qu’eux aussi ils ont le droit à un monde sans Nakirosien.
-Écoute tu auras beau y mettre autant de bonne volonté, tu n’arriveras pas à faire régner la paix.
Après les Nakirosiens, ça sera qui? Les Dohrassiens.
Que tu le veuilles ou non il y aura toujours une race qui dominera l’autre et vice-versa.
-De toute façon tu auras toujours le dernier mot.
-Non, je veux simplement que tu sois lucide.
-Tu n’as qu’à m’enfermé si c’est ça, au moins tu serais sûr de ne pas me perdre.
-Arrêtez vous deux, tonna Shoû, il est l’heure de se mettre à table.
Ils s’assirent tous à leur place respective, devant une vieille table élimée. Ils prirent chacun un fruit de cristal le brisèrent avec une petite pioche en cuivre et burent le jus frais contenu à l’intérieur. Après le repas, les deux jeunes gens sortirent et s’assirent sur une branche d’arbre congelé.
-Je sais à quoi tu penses, il tourna sa tête vers elle, tu n’es pas prise au sérieux, c’est ça.
-Oui si on veut, mais c’est plutôt de la frustration que je ressens, car ils me prennent pour une irresponsable, je n’ai plus dix-huit ans.
-Ça je peux le confirmer, tu n’as plus dix-huit ans, car depuis que je te connais d’ailleurs ça fait dix ans et crois- moi ces dix longues années passées avec toi mon beaucoup apporté.
-À quel niveau.
-Au niveau mentale, car tu m’as appris à me battre jusqu’au bout parce que avant j’étais un peu…
-Laisse-moi deviner, heu trouillard.
-Oui un peu.
-Pleutre.
-Là tu en fais un peu trop.
Elle se mit à rire et lui chuchota au creux de l’oreille.
-Tu ne vas quand même pas me dire que tu étais un modèle de courage.
-Je n’en irais pas jusque-là.
-Tu sais à quoi je pense?
-À tous les libérer.
-Tu n’y penses pas, je veux dire ton père, il va…
-Ne tant fais pas on ira que toi et moi.
-Mais je, bon très bien.
-Tu n’as pas peur de mon père tout de même.
-Moi avoir peur de ton père tu ne vas pas bien. Je te suivrais jusqu’au bout du monde.
-Ça me rassure parce que l’à bas c’est vraiment le bout du monde par excellence.
La nuit tomba et nos deux jeune tourtereaux rentrèrent à l’intérieur quand la bise fut venue. Le lendemain, ils se réveillèrent de bonne heure pour ne pas se faire apercevoir. Ils prirent une dizaine de fruits variés et les mirent dans un sac à dos. Ils mirent leurs parkas, des lunettes, des gants et leurs ailes portatives. Ils montèrent au sommet de l’arbre déployèrent leurs ailes translucides et se firent emporter par un vent violent. Une fois dans le vide, ils se mouvaient dans le ciel comme des oiseaux en liberté. Ils se dirigèrent vers l’Ouest: chez les Dorassiens.
CHAPITRE
11
Ils y arrivèrent sans grande difficulté et se posèrent sur une plage.
Ils prirent une grande inspiration et sautèrent dans l'eau.
Elle était claire et chaude, claire comme du cristal.
Ils nagèrent pendant plusieurs minutes puis ils plongèrent, ils synchronisèrent bras et jambes et virent une grotte sous-marine obscure et ténébreuse.
Ils s'y engagèrent sans grande conviction de ce qu'ils trouveraient de l'autre côté.
Alors qu'ils étaient à l'intérieur, Shayna se fit attraper la jambe par une chose longue et visqueuse qui avait deux grandes prunelles jaune, avec une amande noire au milieu de chacune. Ses deux yeux brillaient dans l'obscurité grandissante.
Le long tentacule approcha Shayna jusqu'au grand bec-de-perroquet du poulpe, qui brisait les os de ses victimes.
Touk eut la présence d'esprit de s'attaquer à l'énorme appendice gluant et visqueux de cette énorme poulpe.
Il prit une petite lame et s'attaqua au tentacule, mais sept autres sortirent de l'ombre et s'attaquèrent à lui.
Il fut saisi par l'un d'eux, mais nagea en direction de l'agresseur de Shayna et fini de le découper. Le monstre marin les lâcha et leur envoya dans sa colère de l'encre, qu'il avait en réserve. Touk était tout poisseux et maculé de noir de la tête au pied.
Ils virent que la grotte était bouchée, ils décidèrent de rebrousser chemin, quand soudain, de curieux objets métalliques passèrent près de la grotte, ils décidèrent de suivre ces drôles d'engins, qui filaient en banc compact, vers une destination inconnue.
Dès qu'ils les eurent rattrapés, ils virent que c'était des sous marins à la coque argentée, ils avaient encré à côté d'une ville, immense, composé de temples en ruine, d'habitations aux colonnades torsadées…
-Nous y sommes.
Soudain l'un des sous-marins lança un missile guidé, qui fut arrêté net, par un bouclier à particule magnétique. L'obus explosa en pleine course.
Des Nakirosiens en scaphandriers de combat marchèrent d'un pas lourd sur le sable qui voltigeait dans l'eau.
Ils passèrent le champ de force sans la moindre difficulté apparente, une fois de l'autre côté on les entendis marcher sur des dalles de marbres.
Des Dhorassiens s'enfuirent de chez eux ils pouvaient les voir nager le plus vite possible pour échapper au Nakirosiens.
Certains furent capturés par des filets électriques.
Des gardes sortaient d'un poste de commandement, ils avaient des sortes de combinaisons à la Grec, avec des tridents électriques.
Ils furent cloués par la force de frappe de l'empire Nakirosiens, ils avaient utilisé des armes adaptées à la vie aquatique c'était le peuple qui produisait le plus d'armes dans d'énormes forges activées par des esclaves.
Shayna et Touk mirent hors services les sous-marins, les soldats virent leur engin explosé sous leurs yeux.
Des gardes en profitèrent pour les attaquer de front.
Les Nakirosiens moururent un par un.
Puis les Dhorassiens arrivèrent à leur hauteur et les interpellèrent.
Ils furent conduits au tribunal là-bas.
Les gardes les laissèrent dans une vaste salle entourée de gradins.
Au fond de la salle se trouvait un grand bureau de marbre blanc où se tenait trois individus.
Il y avait au milieu un vieux Dharassien à la peau tanné avec une barbe enrubannée d'algues, de coquillages et d'objets d'apparats en or traînait qui à ses pieds.
Il avait un beau pectorale en or massif et pierres incrustées, attaché sur son torse plat comme une limande.
Il y avait à sa gauche un autre Dhorassien qui avait lui une longue toge bleue ainsi qu'une vieille canne de corail usé par le temps.
Et le dernier, celui qui était à la droite du souverain était jeune et fringant il était étrangement familier à Shayna.
-Tarou.
Le principal intéressé s'adressa au roi, celui-ci acquiesça.
-Shayna-Khâ votre réputation vous a précédé, je suppose que vous êtes venu nous aider dans cette mauvaise passe, puis il regarda interloquer Touk, Heu et vous, vous êtes?
-Touk-Shark seigneur.
-Et vous êtes qui pour elle.
-C'est mon ami, répondit-elle à sa place.
-Je vois, bien la séance et levée.
Tout le monde sen fut, le vieux roi s'approcha d'elle.
-Vous vous connaissez, dit-il en désignant Tarou.
-Oui.
-Il m'a beaucoup parler de vous Votre Majesté.
-Majesté! Dit Touk interloquait.
-Je t'expliquerais ça plus tard. Lui dit elle.
-Vos illustres parents, ont été très bon pour nous et cela sera un réel plaisir, que de combattre à vos côtés.
-Je n'en doute pas seigneur.
Ils sortirent et virent une multitude de sous-marins d' où sortaient des Nakirosiens ayant à la main d' imposants blasters à répétitions.
Les Dhorassiens avaient construit une petite ligne fortifiée en vase et en pierres, derrière la fortification des énormes machines cylindriques pointaient leurs museaux vers la zone de combat.
Des soldats en armures argentées étaient postés derrière les défenses.
Ils avaient des tridents et des petits harpons rouillés.
Shayna se demandait comment ils comptaient gagner cette guerre avec leurs armes archaïques, qu'elles seraient l'issue de cette guerre qui semblait jouer en leur défaveur.
Déjà les canons tonnaient et des sous-marins furent mis, hors d'état de nuire.
Des soldats ennemis tombaient à chaque slave peut-être pourront-ils la gagner cette guerre, se dit elle.
Mais malheureusement pour eux, les ennemis tirèrent des slaves en continue, des Dhorassiens tombèrent face contre sable, leurs corps jonchaient le mur.
Les armures de certains survivants se mirent à voler en éclats, sous le bruit des armes à feu.
Shayna s'était baissé, elle se posta près du mur et s'agenouilla, Tarou était à-côté d'elle.
L'amiral Sorkn était avec le dernier détachement de soldats.
-Général Rrad demander au seigneur Touïnara des renforts nous subissons de lourde perte brrr.
Plus loin à Nakiros.
-Seigneur nous avons perdu la transmission de l'amiral.
Le corps métallique de Touïnara reposait lourdement sur des coussins disposés sur un trône en or.
-Ne vous en faite pas, puis il fit signe à un Nakirosien qui se situait derrière lui, de venir devant, il inclina la tête.
-Voici mon champion Grigeurd, il retrouvera la princesse et la tuera, maintenant laissez nous.
L'officier partit.
-Tenez, dit-il à Grigeurd, c'est une seringue contenant un poison des plus puissants. Vous irez à l'arbre en verre, vous y trouverez le cœur de celui-ci et vous enfoncerez la seringue, puis après trouvé la princesse et tuez la.
Il sortit de la salle, il était grand, massif, le crâne chauve, une lourde combinaison sur son corps musclé, il tenait fermement la seringue, dans l'une de ses mains gantées, il mit un casque et retrouva son dragon sur une piste d'atterrissage.
Sa monture était gigantesque et d'un bleu métallique, son corps était affublé d'une multitude, de composants cybernétiques, d'armes de traque et d'un œil robotique.
Son possesseur monta sur la selle et le talonna, la lourde carcasse s'éleva dans les airs.
Shayna tira sur l'amiral qui tomba lourdement sur le sable qui s'éleva dans l'eau en fines particules.
Ils avaient gagné la bataille.
Grigeurd arriva peut après à Naj, il commanda à son dragon de chercher le point faible de l'édifice.
L'énorme créature le trouva et fit un énorme cratère dans l'arbre.
Grigeurd sauta à bas sa monture sortit la seringue d'une sacoche et s'approcha du cœur même de l'arbre.
Il la planta sans ménagement dans une sorte de cristal vert émeraude. Le liquide qui était renfermé à l'intérieur devint rouge sang et l'essence même de l'arbre de verre, se propagea dans sa totalité et dans les futurs fruits de cristaux, qui seront consommés au plus tard le lendemain matin.
Grigeurd était satisfait de son travail, il remonta sur sa monture et vola à tire d'ailes.
Shayna retrouva Touk et après avoir dit au revoir au Dhorassiens enfin libre, ils partirent ensuite pour Fhoun.
-Vous avez fini le travail? Demanda le petit hologramme squelettique qui était apparu sur une plaque holographique.
-Oui, mon maître, comme je vous l'avais promis.
-Très bien, vous serez largement récompensé une fois rentré, vous venez de nous sauvez la mise. Nous venons de perdre Dhoras.
Le visage deGrigeurd se durcit.
-Je ne pourrais donc pas avoir le centre de commandement que vous m'aviez promis, dit-il en donnant un coup de poing sur le plastron de son dragon.
-Je suis désolé, mais l'incompétence de l'Amiral Sorkn n'est plus de mon ressort, nous avons perdu ce territoire et donc ils ne me servent plus à rien.
Il appuya sur un bouton de commande d'un pupitre de législation des territoires conquis et la pastille qui était sur l'écran devant lui, représentait sa base sous-marine, elle fut annihilée.
Puis il reprit:
-Je vous ai dédommagé mon premier général de mes forces personnel.
-Merci seigneur.
Puis la forme spectrale disparut, Grigeurd fit un sourire de contentement, cibla sur son G.P.S: Fhouns, mit en marche des réacteurs auxiliaires disposés sur sa monture pour l'aider à démarrer et disparut dans une onde de choc bleuâtre.
Shayna et Touk volèrent pendant plusieurs jours sans s'arrêter.
Enfin ils arrivèrent à Fhouns, qui était caillouteux et recouvert d'énormes rocs tranchants et effilés.
Ils entendirent des sortes de cris mi-hommes et mi-bêtes et une voix élevée parlait et semblait commenter quelque chose.
Soudain ils furent remarqués, c'était la débandade, le commentateur observait de son perchoir les gradins en face de lui et entr'aperçut les deux silhouettes.
- Mais c'est la princesse!
Elle se leva et l'aperçut.
-Touïnara a tué Wilmore.
-Quelle tragédie.
Un petit bonhomme arriva en trottinant, jusqu'à Tatouït la deuxième personne qui avait aidé Wilmore, le chef qui s'appelait Tonnava était tout recourbé, il avait une longue barbe de petits yeux sombre et une tête de demi-babouin, une canne supportait son petit bout de corps tout rabougri, son front était plissé et marqué par les âges.
-Tatouït qui est-ce?
-La princesse Jane.
Il le regarda et eu un soubresaut dans la voix.
-Elle est recherchée, on va s'attirer des ennuis de très gros ennuis.
-Non je ne pense pas.
-Hé bien moi je pense que-ci.
-Mais votre majesté, on ne va tout de même pas la livrer.
-Non car cela est déjà fait.
-Comment ça?
Grigeurd arriva les bras croisés de son pas de conquérant, il parcourt les nombreuses enjambées qui le séparaient du monarque et de son champion.
-Grigeurd ici présent va retirer ses troupes qui sont sur notre site, n'est-ce pas?
-J'ai bien peur que votre volonté de protégé coûte que coûte votre immonde peuple de macaques ait eu des répercussions sur votre manière de réfléchir clairement à ce que je vous ai dit. Car je ne me rappelle pas vous avoir dit que j'enlèverais des troupes qui ne sont pas sous mon commandement, votre majesté.
-Co…Comment mais je…je.
-Vous avez mal pensé, ce qui fait que votre royaume va tomber.
-Non.
Il sortit un petit silex et voulu tué le Nakirosien qui sortit une arme et le tua sur le coup.
-Assassin.
Puis des vrombissements se firent entendre.
-Il est trop tard maintenant, je vous souhaite bien l'au revoir.
Il sauta du balcon et retomba sur le sable du colisé, son dragon démembra le champion après avoir escaladé le bloc de roc brut.
Shayna descendit.
-Qui êtes-vous?
-Il se trouve que nous ne nous sommes pas présentés, je suis Grigeurd et vous mon prochain trophée.
Un pan de mur tomba derrière elle, elle l'esquiva, un énorme char de guerre apparut sous une pluie de poussière de roches.
Pendant ce temps-là à Nakiros, le général Griword rendit visite à l'ancien général des forces aériennes.
-Griword que me vaut votre visite?
-Un allé simple pour l'enfer, je le crains.
-Pourquoi?
-Pour votre défaillance passée.
-Mais le maître m'a assuré que…
-Rien du tous sauf de votre mort.
Il dégaina son arme.
-Nonnnnnnnnnn.
Le bruit de l'arme fit taire la complainte.
Des Fhounssiens étaient montés en haut de l'édifice et lançaient des pierres sur les agresseurs qui les canardaient depuis le bas.
Plusieurs trouvèrent la mort criblée par le fer, le laser ou les pointes acérés des chenilles de tank.
Un Nakirossien sortit de l'engin près de Shayna.
-Ici le colonel Spénite nous venons de rentré.
-Très bien colonel, dit le général dans l'appartement de sa victime, faite attention gagner cette bataille pour notre salut.
-Bien reçu.
-Hé vous là? Dit le colonel Spénite à Shayna.
-Vous avez quelque chose contre moi? Lui dit elle.
-Vous êtes en état d'arrestation.
Grigeurd regarda Shayna et interpella l'officier.
-Laissez-la-moi, ordre du seigneur.
-Je regrette mais.
-Tu ne regrette rien du tous sauf ton existence, adieu et désolé pour le général, mais il a fait une grosse erreur en vous prenant.
Le colonel tomba, un trou dans le corps et ses hommes entrèrent dans l'enceinte.
Une ribambelle de Fhounssiens sortirent de l'ombre et attaquèrent leurs ennemis.
Ils étaient caparaçonnés de plaque de métal grossier et portaient des lances aux pointes de silex taillé
Des pierres tombaient sur la tête des envahisseurs certains trouvèrent la mort sous l'avalanche.
-Tu es une plaie toi, tonna Grigeurd à l'intention de Shayna.
Touk sauta de son perchoir.
-Ne l'insulter pas.
-Tu es qui? Son chien?
-Non, son ami.
-Voyez vous ça, son ami!
Mais il n'y avait plus personne pour lui répondre. Il fixa Shayna.
-Raaaaa, tu as gagné la victoire mais pas la guerre, bas toi microbe.
Il sortit une courte lame et lui en lança une autre.
-Montre-moi ce que tu as dans le ventre.
Il fit tournoyer la lame et avança.
Elle l'attaqua comme une furie.
-Pas mal, mais ce n'est pas assez.
Son dragon arriva.
-Occupe toi du freluquet. Dit Grigeurd à son dragon.
Le dragon balaya Touk du regard son œil cybernétique afficha ces mots: Non vaillant, ne représente aucun danger.
Il envoya une gerbe de flamme décuplée par un système incorporé dans sa gueule qui donne plus de puissance à la flamme.
Touk fut poussé en arrière et fut gravement touché par l'impact.
-Non, vous le regretterez, dit Shayna
Elle redoubla son effort et réussi à lui faire une estafilade.
-Ça par contre c'est vous qui le regretterez. Répliqua Grigeurd.
Touk se redressa et utilisa ses dernières forces pour se diriger vers Grigeurd, puis il se leva et appâta le dragon.
-Vien si tu l'oses grosse brute.
Le monstre le fixa: Proie facile.
Grigeurd dit à Shayna:
-Ton peuple est entrain de brûler à petit feu.
-Ça m'étonnerait.
-J'ai réussi à implanter un poison mortel.
Elle le saisit et dit:
-Il y a-t-il un remède.
-Je te laisse deviner.
Le dragon recracha une immense gerbe de flamme, qui fut esquivé par Touk, qui roula sur le côté et elle atteignit Grigeurd.
-Adieu.
Shayna le poussa vers les feux rougeoyants, qui le happèrent.
Touk fut quand même touché et rendit un dernier soupir.
Shayna s'agenouilla près de lui.
-Je suis désolé de t'avoir entraîné dans cette histoire.
-Tu n'as rien à te reproché, hé je suis fière de l'avoir vécu avec toi.
Elle le saisit dans ses bras et pleura.
-Je tuerai Touïnara pour le mal qu'il a fait, je le jure.
Elle monta sur le dragon après lui avoir crevé son oeil cybernétique.
Ils partirent à tire d'aile vers Nakiros.
Griword sentit la respiration du Lord derrière lui.
-Général.
-Oui seigneur.
-Adieu, je suis désolé.
-Vous ne faites que votre devoir alors que moi au contraire j'ai failli.
-Voyons, vous aviez été l'un de mes meilleurs généraux et le dernier vu les circonstances.
-Merci maître.
-Hé si je la tue je vous assure que ça ne sera pas pour rien.
Il dégaina ses épées et je vous laisse deviner la suite.
Shayna arriva sur la plate-forme qu'elle avait jadis empruntée et arriva dans les appartements de Touïnara mais elle ne le vit pas.
Tout était resté comme avant, puis le Lord arriva.
-Enfin nous revoilà face à face, tu as détruit mon vaste empire et tu me le payera.
Il lui lança l'une de ses épées.
-Grigeurd te l'a sans doute dit, pour ton arbre.
-Oui et j'espère qu'il y a un antidote.
-Bien sûr, mais tu ne te figure pas que je vais te le donner tout de même, mais pour te montrer que je suis de bonne foi, je vais le sortir pour toi.
Il appuya sur un interrupteur et un petit piédestal sortit du sol surmonté de la fiole en question.
- Alors bats toi pour les sauver.
Il avança de son pas traînant et lourd jusqu'à Shayna et battit l'air avec son arme.
Elle esquiva les coups et lui donna un estoc à la poitrine non sans mal.
Ses membres vibrèrent et il stabilisa son armature.
Il lui fit une balafre sur la joue.
Il recula et Shayna le suivi, le rond-point autour du bassin tourna sur lui-même et se mit à descendre tout doucement.
Shayna s'accrocha au bras de la déesse sculptée en marbre.
Touïnara décapa le membre de la statue et Shayna failli tomber, mais elle se raccrocha au socle du bassin en l'enlaçant avec ses bras.
Ils arrivèrent dans un immense volcan, des rouleaux et des vagues de laves chaudes et fluides se brisaient contre les parois.
L'ascenseur s'immobilisa sur une passerelle, le choc fut violent et les fit chanceler.
Touïnara se sortit du mauvais pas en sautant sur la plateforme.
Shayna se redressa et suivit son ennemi qui reculait toujours, elle s'approcha et le combat continua de plus bel.
Les fers s'entrechoquaient des vagues hautes comme des tours déferlèrent sur la passerelle.
Touïnara la poussa avec sa jambe et elle s'affaissa sur la plaque métallique branlante. Les vagues tombèrent comme un seul homme sur la structure. Touïnara recula pour éviter la lave qui prenait du terrain puis, qui tomba emportant les morceaux de métal avec elle.
Les deux duellistes furent séparés par une longue crevasse.
Shayna se releva pris son élan fit un saut sur place et un salto avant puis elle atterrit sur l'autre moitié.
-C'est la fin, adieu.
Il se prépara à la tailladé de part en part, mais il n'en eut pas le temps, car la lave avait endommagé la structure de la moitié de plateforme où il se tenait. Elle bascula en arrière le lord chancela et retomba sur la plaque derrière lui.
Une petite vaguelette entra par l'interstice et suivit la courbe de la passerelle recroquevillée et recouvra Touïnara à moitié et endommagea les organes vitaux.
Il s'aida de ses deux membres restant et entreprit de continuer son chemin ainsi jusqu'à l'autre côté grâce à la batterie derrière son dos qui l'aidait à survivre sans ses organes.
C'était pitoyable de voir ce petit bout de métalloïde ramper pour sauver sa triste vie.
Sa batterie se vida et il retomba comme une masse inerte, à mi-parcours de sa dernière chance de survie, des bras métalliques sortirent, mais ils tombèrent sans avoir rien pus réparer.
Shayna refit le chemin inverse et remonta, les grondements du volcan parvinrent jusqu'à ses oreilles.
Une fois remonter la lave toucha l'ascenseur Shayna sauta et agrippa les bords du trou dans l'appartement du lord, elle se redressa attrapa la fiole qui une fois soutiré à son socle mis en marche la procédure d'auto destruction du domaine, une formidable détonation se fit entendre.
-Adieu haa haaaa.
Puis le Lord fut happé par le magma qui était entrain d'entreprendre son ascension.
Shayna courut autant qu'elle pu.
Le dragon l'attendait puis ils s'envolèrent tous les deux.
Le domaine explosa dans une pluie d'étincelle et le dragon fut expulsé par un souffle puissant puis ils disparurent et réapparurent plusieurs kilomètres plus loin.
Shayna passa par le cratère dans l'arbre et enfonça la seringue, l'antidote rendit au flux sa couleur vert émeraude et l'arbre se régénéra et ramena à la vie à tous ses occupants.
Shayna était assise en tailleur et observait le couché de soleil puis l'arbre recréa sa matière et l'écorce se referma devant le regard de Shayna qui se détendit et se referma de même.
FIN
RED SUN
RED SUN
Il y a très longtemps Yahvé décida de créer un être hors du commun. Mais ce ne fut pas facile et cette tâche dura plusieurs années consécutives. Il voulait que la tâche de son fils se perpétue, car les hommes commençaient à l'oublier. Cet homme devait unir les hommes en ces années difficiles ou ses créations se traînent à la limite du mal du règne et de la haine, ils se battaient au lieu de s'entre aider. C'est pour ça que Red Sun fut conçu le frère de Blue Moon. Comment de l'homme céleste naturellement bon il passa au stade de mégalomane, adepte de Satan le seigneur des enfers. Yahvé fut content car un beau jour, il eut fini son œuvre. Cet homme était bien bâti, beau comme un dieu. Il avait les yeux bruns et un sourire charmeur, des cheveux bruns assez courts. Une fois crée, il se réveilla dans le jardin d'Éden. Les cascades écumantes, l'eau à gros bouillons qui se jette dans le fleuve, les forêts verdoyantes, la clairière et le cirque non loin de là. Il était fasciné mais effrayé, car il ne savait pas qui il était, d'où il venait et où il se trouvait, autant de questions qui demeurèrent sans réponses. Le bonheur malgré tout brillait dans ses yeux. Les oiseaux volaient dans le ciel si bleu. Les nuages étaient bien blancs et cotonneux. Il se laissa choir sur l'herbe tendre, puis il ferma ses lourdes paupières. Soudain une légère brise souffla, son corps trembla et il frissonna. Il se releva et se remit sur ses jambes d'athlète. Il respira un bon coup. Il avança vers le vide, il fit balancer ses bras en avant et il sauta à corps perdu dans le vide. Il retomba lourdement sur le fleuve et l'eau l'engouffra. Il fit jouer ses bras et ses jambes pour se dégager de l'eau. Il s'agrippa sur la clairière flottante et se redressa. Une fois dessus il fit un sprint et sauta dans l'eau. Il rejoignit la berge et se retrouva dans la forêt. Son corps nu était tout trempé, mais cela ne le dérangeait pas. Il vit des animaux courir non loin de là. Il voulut les suivre, mais l'envie lui en manqua. La nuit tomba et Red Sun se rendit compte que malgré l'heure tardive il n'avait pas faim du tout. Il grimpa à un arbre puis il se posa sur une branche et se calla pour ne pas tomber puis il ferma les yeux et sombra dans le sommeil le plus profond. Il se réveilla avec des courbatures mais une fois descendu de son arbre, il n'avait plus mal, ses courbatures disparurent d'un claquement de doigts. Il se frotta le dos, les côtes, rien ni bosse, ni fracture rien. La position qu'il avait prise en dormant la veille sur sa branche n'était pas confortable mais pourtant il n'avait rien du tout. Il marcha à l'aveuglette et il trouva un lac et dans ce lac une belle jeune femme se lavait sous une chute d'eau. C'était la première fois qu'il voyait un être autre que lui. Il fut fasciné par tant de grâce et de beauté. La jeune femme était rousse, le corps régulier, les cheveux longs qui lui arrivaient jusqu'au bas des reins. Elle avança, sa nudité ne le dérangeait pas car Dieu avait fait comme pour Adam et Éve. Il alla la rejoindre, elle fit de même. Ils s'agrippèrent tous les deux et tombèrent dans l'eau. Elle rit aux éclats mais d'un rire pas comme les autres. Plutôt d'un rire sarcastique qui ferait trembler des murs, plutôt qu'un rire chaleureux. Mais cela ne semblait pas le choquer, il était si fasciné qu'il ne se méfia même pas du diable qui dort. L'amour rend aveugle. C'est une chose qu'il apprit à ses dépens. Elle l'enlaça comme un fauve. Tous ses gestes n'étaient vraiment pas normaux et au moment où elle l'entoura de son corps de rêve, elle lui cria haut et fort: -Petit idiot. L'eau se mit à bouillonner, l'eau claire devint de la lave. La chaleur était insoutenable, il tomba dans les vapes. Ils commencèrent peu à peu à s'enfoncer, puis ils débouchèrent au centre de la terre. Le sol était de la lave en fusion. Il y avait un chemin de dalles flottantes. Le noyau en arrière-plan, il était dans l'endroit le plus terrifiant au monde, là ou aucun mortel ne voudrait jamais atterrir. Elle marcha jusqu'à une grande plaque de pierre ponce sur laquelle était placé un autel. Elle le posa dessus et le réveilla. Il tourna la tête dans tous les sens sans comprendre la subtilité de la chose, qui se dévoila à ses yeux ébahis. Elle s'avança vers le noyau, puis se retourna et tendit ses bras puis les ramena vers sa poitrine nue, des barbelés d'acier entourèrent Red Sun. -Alors c'est toi la nouvelle création de Yahvé. -Oui. La lave l'enveloppa d'une fine couche compacte, des bras rouges et poilus cassèrent la croûte. Ses mains griffues l'entamèrent. Ses jambes firent de même, elles étaient robustes. Ses pieds étaient des sabots noirs charbon. Son corps suivit ainsi que ses ailes. Sa tête était cornue, ses yeux rouge sang, c'était Satan. -Tu vois, je suis le seul des deux qui n'a pas peur de dévoiler son identité. -Vous m'en voyez ravi. -Je vais t'apprendre à être plus puissant, tu n'es pour l'instant qu'une chiffe molle. -Devrais-je vous remercier? -Ah ah ah il t'a aussi doté du sens de l'humour, c'est bien ce que je craignais. Il s'avança vers Red Sun, il tressauta, des étincelles jaillirent de la paume de la main de Satan. Les pupilles de Red Sun virèrent au rouge sang. Des tatouages étincelants enrobèrent son corps. Un dragon rouge cerné d'or sur le dos, sur la paume de sa main gauche une rune de feu brillait et sur l'autre une rune de sable. Son sourire avenant devint un sourire sarcastique. Tant de haine brillait dans ses yeux pourpres. Il fut envahi d'une haine incontrôlable, il prit ses entraves à mains nues. Elles cédèrent, puis explosèrent. Une épée sortit de sa main, il la prit à deux mains et fit une cicatrise béante sur le ventre de Satan étonné par tant de hargne. Mais il en rit et sa cicatrice se referma. -J'apprécie ta fugueur. Il saisit la table et la mit au-dessus de sa tête puis il dit: -Tu n'as pas tout vu mon gros. Et il lui lança le morceau de roche. Il le reçut de plein fouet et vint percuter le noyau de la terre. La chaleur devint plus pénible à supporter, de la sueur perlait sur son corps musclé. Il sauta sur les dalles fumantes. Puis il sauta au plafond de la grotte et il disparut dans une gerbe de flammes. Il percuta la croûte terrestre de son épée l'Asthénosphère et la Lithosphère y passèrent elles aussi. Enfin il déboucha à Paris, le pavé chauffa puis explosa. C'était une chaude journée d'été. La canicule était au rendez-vous, le soleil était devenu rouge cerné d'or. Il brillait de mille éclats, les rares passants s'accrochaient aux lampadaires. Il a surgi du sol comme un germe, il était en position fœtale, une superbe onde de choc fit affaler les passants dans un rayon de vingt kilomètres. Cette journée était la pire que les Parisiens eurent connue. Les personnes âgées et les nourrissons restaient chez eux. C'étaient les vacances d'été et tout le monde devait se prélasser sur des îles paradisiaques, mais gare au Tsunami. Il fit trois pas, se tint droit et enfin arriva à marcher sans perdre l'équilibre. En plusieurs enjambées, il arriva enfin devant un magasin de vêtements et entra. Le magasiner fut étonné de voir ce chauve baraqué comme un malade les parties génitales à l'air. Il fronça les sourcils, ça lui paraissait louche tout ça. Il déposa sa main sur le combiné de téléphone quand soudain Red Sun lui saisit la main. -Vous n'avez pas intérêt à faire ce que je pense que vous allez faire. Étonné il se braqua, Red Sun désespéré le saisit par les épaules et l'assomma d'un coup de tête bien placé. Il s'affala sur le sol. Red Sun saisit le combiné le serra si fort que le plastique fondit et les composants électriques au contact du feu formèrent des étincelles. Le courant s'arrêta, le magasin était dans la pénombre la plus totale. Ses yeux virèrent au rouge. Il déambula dans les rayons puis s'arrêta au rayon sous vêtements. Il prit un caleçon qu'il enfila suivi de deux chaussettes. Il prit ensuite un pantalon de cuir rouge, un tee-shirt et un blouson, une paire de lunettes et des gants de cuir ainsi que des bottes furent ainsi volés. Il sortit du magasin et non loin de là un motard sur une Yamaha attendait le feu vert. Il s'approcha au moment où le moteur allait démarrer, il le saisit par le col, puis sauta sur la selle, saisit les guidons et démarra au quart de tour. Une traînée de flammes le suivit comme une traînée de poussière. Il s'arrêta devant une armurerie fermée dont il percuta la porte. Il prit une mitraillette, un holster, un browning et un paquet de recharge. Déjà des démons devaient être à sa recherche. Il sortit et tout à coup la sonnerie d'alarme se mit à retentir. La gendarmerie était à proximité. Ils devaient être déjà dans leur voiture de fonction. Il démarra la moto et roula comme un possédé. Les gyrophares et les sirènes lui rappelaient qu'il était poursuivi. Il fit un dérapage contrôlé, braqua son arme puis il tira plusieurs rafales. Les pare-brises volèrent en éclats déjà des agents de l'ordre sortaient de leurs voitures. Alors Red Sun remit ça, mais cette fois ci les véhicules furent touchés. Ils explosèrent un à un projetant leurs conducteurs sur l'asphalte brûlant. Un d'eux eut le courage de prendre un interphone. -Vous êtes encerclé déposez vos armes, il ne vous sera fait aucun mal. Des rescousses avaient encerclé le périmètre, des fourgons déversèrent des gendarmes équipés pour les affrontements rapprochés. Il leur tira dessus, ils firent ricocher les balles avec leurs boucliers en plexiglas. Ils l'encerclèrent, il était cerné, plus un seul mouvement ne lui était possible. Il lâcha son arme à terre. Il glissa son pied sous l'arme et d'un geste du pied, il la fit voler et la rattrapa au vol. -Couchez-vous. Taratatatatatat la mitraillette fit tomber une vingtaine d'hommes qui essayèrent de renvoyer ses tirs mais sans succès. Les boucliers de plexiglas explosèrent. Les gendarmes furent projetés en arrière, ils s'affaissèrent sur le sol. -Formation. Les survivants formèrent un cercle de boucliers tandis que les autres prirent des fusils d'assaut. Red Sun avança d'un pas lourd, ils tirèrent. Les balles traversèrent son poitrail sans lui faire aucun mal. Il visa leurs têtes casquées et tira. Les fusilleurs tombèrent un par un sans rien pouvoir faire. Red Sun la posa sur son dos et prit son épée, il faucha tous les autres. Un décor macabre l'entourait, il n'en fut même pas ému. Il la prit sa moto, roula loin de l'hécatombe funeste et arriva au cimetière des Saints Innocents. Il rentra dans une crypte et descendit les marches. Il continua et enfin il déboucha dans les catacombes. Il arriva dans une salle éclairée de torches. Au milieu de la salle se trouvait une chimère. C'était la représentation de ce monstre fantastique mi-chèvre mi-lion avec une queue de serpent. Il s'en approcha et posa sa main sur le dos de la statue. Soudain un brasier bloqua l'accès qui menait aux marches de la crypte. Le métal se fendilla et s'effrita. Les pupilles du monstre brillaient, le métal laissa place à une peau blanche. Sa crinière était douce, soudain elle se cabra et sa queue de serpent le projeta en arrière. Sa tête de lion le fixait intensément, elle sauta du socle. Ses sabots raclèrent le sol de quoi faire mal aux tympans. Elle ouvrait une large gueule qui laissa s'échapper une gerbe d'étincelles. Le feu ne lui fit pas même de brûlure ni cloque. Elle se mit à courir et voulut charger, mais Red Sun l'esquiva. Elle le talonna, ils coururent dans toute la salle, sans même se fatiguer. Elle se dressa et lui fit une balafre du plat de ses sabots. Il lui prit la queue de serpent et la découpa, puis se jeta sur elle et l'étrangla avec. Le monstre tomba sur le sol. La salle déboucha sur une autre salle encore plus grande. Là au fond de la salle, il y avait la statue de Satan. Tout autour se dressaient des statues. Il y avait un cyclope, une hydre, une harpye, un minotaure, un griffon, un phénix et une licorne. Le cyclope se réveilla, il s'avança vers lui, il tira une balle dans l'oeil, puis l'acheva. L'hydre, elle était plus coriace, il n'avait pas compris qu'il fallait toucher le poitrail. Car lui couper la tête ne servait à rien. Dès qu'il eut compris, il finit le monstre avec sa mitraillette. La harpye lui cherchait noise sans discontinuer, il la cloua alors au sol à coup de browning. Le minotaure c'était une autre paire de manche. Il fit un formidable combat à mains nues. L'homme taureau fit jouer de ses poings, Red Sun les saisit. Il lui fit un coup de tête entre les deux cornes. Le monstre tomba, il le planta. Le griffon superbe animal à corps de lion, tête et ailes d'aigle, vola au-dessus de lui en esquivant les projectiles. Il s'approcha de lui et lui donna des coup de griffes. Il planta son arme et l'enfonça sans répit dans son poitrail. Le phénix, lui, volait en rase motte, des gerbes de flammes sortait de ses ailes à chaque fois qu'il les battait. Red Sun n'eut rien à craindre des étincelles. Il visa et lui troua les ailes, l'oiseau fantastique fit un formidable piqué et explosa en cendres. La licorne sauta de son piédestal et courut vers Red Sun. Le cheval voulait le trucider sur place, mais Red Sun l'esquiva et lui taillada le garrot. Il hennit de souffrance et voulut l'empaler. Red Sun le finit avant qu'il n'ait eu le temps de le faire. Il en avait fini avec les statues. Il regarda la statue de Satan qui soudain s'anima. Ses yeux de pierres s'ouvrirent en grand à cause de la haine. Sa bouche hachait les mots et de sa bouche sortait des propos acerbes. -Tu es encore en vie, mais qu'ai je fait pour mériter ça. -Tu n'en a pas mare de te plaindre et de geindre tout le temps? -Crois- moi tu ne diras plus ça quand je descendrai sur terre sale petit moucheron. -C'est toi qui le dit. -J'en ai assez de m'amuser, que tu le veuilles ou non tu seras mon esclave soumis. -Jamais, jamais te dis-je. -Tu verras. -Pourquoi moi? -Car tu es l'arme de Yahvé pour apporter la paix, chose que son fils Jésus n'a pas pu faire, car je l'en ai empêché. En remplissant le cœur d'un de ses adeptes, de haine. Il la trahit et s'est empressé de le dénoncer. -Donc c'est à cause de vous. -C'est exact belle révélation non? -Je n'en crois pas un mot. -Tu seras obligé de me croire sur parole. -Ce que je ne fais peut-être pas qui sait, je te laisse le bénéfice du doute. -Vous êtes un monstre. -Et toi la création d'un vieux fou qui croyait que tout était rose. -Retirez ça tout de suite. -Non pour la simple raison que je ne partage pas son point de vue. -Alors allez vous faire voir. -Réponse très éloquente, j'admire ton sang-froid. -Moi je vous m'éprise. Il lui tendit son bras factice. -Si tu veux je peux t'empêcher de t'autodétruire, pour une cause qui n'est pas la tienne, à toi de voir. -Je te laisse le choix. -Je préfère mourir. -Que tu sois exaucé. Il le prit et l'envoya balader. -Réfléchi bien. Puis la statue redevint inerte, un tas de métal tout rouillé sur son socle de bronze. Qui le fixait avec son air narquois. -Tu ne me retrouveras jamais j'en fais le serment solennel, si jamais ça ne se passerait pas ainsi je mourrais pour ma cause, je suis mon libre-arbitre. Il tomba sur le sol les yeux en larmes. -Pourquoi moi, pourquoi moi? Il mit ses mains sur le sol, il prit un peu de terre et se redressa puis il la souffla. -C'est ici chez moi maintenant. Il sourit, pour la première fois depuis qu'il a rencontré Satan qui avait de sa naïveté. Puis soudain il eut une idée, c'était bien en femme qu'il était pour le kidnapper. Une once d'espoir parcourut son corps. -Je serai une femme et personne ne pourra résister à ma beauté et si jamais Satan avait pris une quelconque apparence, il tombera sous mon charme et je le tuerai. Cette pensée lui rendit le sourire. -Pourquoi n'y avais je pas pensé plus tôt. Et c'est ainsi que naquit Hélène, sa deuxième apparence. Il inspira à fond et il pensa à ce qu'il voudrait devenir, s'il devait rester ainsi un bon bout de temps autant prendre son temps. Il voulait être irrésistible, personne ne devrait résister. Il devait se venger de sa maladresse. Rien n'y fit, il réessaya, mais il n'y eut rien du tout. Puis il recommença et cette fois, il visualisa et dit un nom qu'il avait choisi bien consciencieusement. Il avait le déclic, c'était obligé que ça marche. Soudain ses habits semblaient trop grands pour lui. Son corps se rétrécit, sa silhouette s'amincit, sa poitrine se gonfla, ses cheveux cascadèrent sur ses épaules, sa voix changea. Son visage devint fin, ses yeux virèrent au bleu. Sa peau devint douce et veloutée comme une peau de pêche. Il avait la vingtaine, les cheveux longs, les yeux bleus. Le sourire enjôleur, il s'appelait Hélène. Il était tout bizarre, sa nouvelle apparence le laissait comme subjugué. Une curieuse sensation de bien-être l'envahit. Maintenant que va-t-il faire pour s'intégrer dans la société? Soudain une idée germa dans sa tête et s'il était agent de l'ordre. Satan le croyant resté comme il était avant et terré dans son trou, il le retrouvera facilement. Alors que s'il fait comme il a dit, il ne risquera rien. C'est vrai, j'avais oublié c'est "elle" maintenant et plus "il". Hélène sortit de la crypte qui débouchait dans les catacombes. Mais elle avait oublié, elle était encore avec ses anciens habits. Elle y retourna se mit toute nue, empila ensuite ses habits et les mit dans un cercueil vide ainsi que ses armes. Elle fit apparaître un pantalon noir, des sous-vêtements, des chaussures à talons un tee-shirt et une veste. Elle enfila tout et laissa ses cheveux blonds cascader sur ses épaules, puis elle sortit. Après plusieurs heures de marches, elle arriva enfin dans une gendarmerie, avec des diplômes sous les bras, elle rentra dans le bureau du commissaire. Elle frappa plusieurs fois à la porte. -Entrez, fit une voix bourrue. Elle entra dans la pièce. Il était assez enveloppé, il avait une petite moustache rousse, quelques cheveux parsemaient son crâne à moitié chauve. Il était en habit de fonction, des grades sur les épaules, son képi était posé sur son bureau. -Asseyez-vous! Que voulez-vous? -Je voudrais être agent de l'ordre. Il la regarda avec gravité; -Franchement vous êtes frêle. -La seule chose que je peux vous proposer c'est agent de la circulation. -Pourquoi? Soudain il faillit s'étrangler. -Comment ça pourquoi? -Pourquoi ne puis-je pas être agent de l'ordre? -Vous savez en ce moment vaut mieux ne pas sortir de chez soi, la délinquance est à nos portes, vous comprenez? -Si je vous envoyais en mission, vous n'en reviendriez jamais en un seul morceau. Ce n'était pas ce qu'elle voulait mon bon. -Par contre si vous faites vos preuves je vous prends. -D'accord. -Très bien. -Je suis suer d'y arriver. -Je l'espère, mais je m'en fais pour rien, car en ce moment les gens ont peur des radars. -Au fait comment vous appelez vous? -Hélène. -Et moi Justin Boudgra. -Bon il va se faire tard. -Et mon uniforme? -Ha oui le fameux uniforme. Il se leva de son fauteuil. -Suivez- moi. Hélène le suivit. Ils arrivèrent devant une porte, où il était inscrit vestiaire, pour femme. -C'est ici. Ils rentrèrent à l'intérieur. Une file de casier se trouvait dans la pièce. Il s'avança près d'un casier sans nom. Il prit un stylo et écrivit Hélène dessus. -C'est le vôtre maintenant. Il partit dans une autre pièce; -Vous venez ou quoi? Elle le rejoignit dans la pièce d'à côté. -Vous faites du combien? Demanda-il. -Pourquoi? -Pour votre uniforme pardi. Soudain elle réalisa qu'elle était entourée d'uniformes pour femme. -Quelle taille alors? -Du L. Il lui prit un chemisier bleu et une jupe noire. -Et la pointure. -Du trente-trois. Il revient devant elle et lui tendit une pile de vêtements et avant de partir il prit un képi. -Suivez- moi, habillez vous et après rejoignez moi devant la salle de tir. Elle enleva ses habits, puis elle mit le chemisier bleu, elle mit la jupe noire, mit les chaussures à talon et mit son képi sur sa tête. Elle sortit du vestiaire, puis elle chercha la salle de tir. Elle était perdue, soudain une voix derrière elle la fit se retourner. -Vous cherchez quelque chose? -Oui, la salle de tir. Il s'avança près d'elle et la dévisagea. -Vous êtes nouvelle dans le métier? -Oui. -La salle de tir est à gauche du couloir au fond à droite. -Merci. -Au fait je m'appelle Franck et vous? -Hélène. Il lui tendit la main, elle fit de même ils se serrèrent la main. -Ravi de faire votre connaissance. -Moi de même. Elle s'en alla puis se retourna. -Au fait merci. -De rien c'est un plaisir d'aider un collègue. Enfin elle trouva la salle. -Enfin vous êtes là. -Je m'étais perdue. -Savez-vous tirer? -Bien sûr. Enfin une femme qui n'a pas peur de se salir les mains, j'aime ça. Il lui donna un ceinturon, avec une matraque, un sifflet et un revolver et son holster. -Enlevez votre képi. Elle obéit sans poser de question, il lui passa des caches oreilles. -Ça va faire mal aux oreilles. Elle rentra dans une cabine, elle posa le képi sur un pupitre, mit le cache oreilles, visa et tira. La balle percuta la cible. Elle continua jusqu'à ce que la cible soit réduite en miettes. -Bravo ma petite, tu es la meilleure. Elle enleva le cache oreilles et le lui tendit, elle remit son couvre chef. -Je suis impressionné. -Je crois que je vais rentrer. -Attends, tiens les clefs. -Vous me confiez une voiture. -Je sais que je peux te faire confiance. Elle entra avec la voiture au cimetière. Elle entra dans la crypte et y dormit route la nuit. Le lendemain matin, elle y retourna. Justin Boudgra lui demanda de se poster devant l'Arc de Triomphe avec un radar et un teste d'alcoolémie. Elle s'y rendit, une fois arrivée elle se posta près du monument. Elle passa bientôt à l'action car un automobiliste avait grillé un feu rouge. En fait, ils étaient plusieurs. Ils avaient mis la musique à fond. Elle réussit à les stopper avant qu'ils ne provoquent un accident. -Et l'autre. Il klaxonna comme un cinglé. -Ouvrez la fenêtre. -Qu'est ce que vous me voulez? -Vous avez grillé le feu. -Écoutez ma poulette moi et les copains on n'a pas le temps ont doit aller à une teuf d'enfer. -Je m'en fiche, les papiers du véhicule. Il fit la moue. -Je les ai po. -Alors on va s'expliquer au poste. -Désolé mais non. -Comment ça non? Il mit le pied au plancher et contourna la voiture. -Je vais les suivre. Elle prit la voiture et les colla au train. Elle fit un bon bout de chemin puis enfin elle arriva, c'était un entrepôt désert. Ils rentrèrent à l'intérieur. Hélène s'arrêta, elle prit le micro de son poste de radio et dit. -J'aurai besoin d'un coup de main. -C'est à quel sujet? -Je veux dire, j'ai besoin de renfort. Il y a des fêtards dans un entrepôt abandonné, il doit y avoir de la cocaïne. -Très bien je t'en envoie. Elle déposa l'interphone et dégaina son arme. Elle entra à l'intérieur, puis elle vit des jeunes de tous âges fumer, chanter ou se saouler, d'autres danser comme des possédés, il y avait aussi des jeunes armés. Ils avaient dû subtiliser ses armes à leurs géniteurs, l'un d'eux la vit et se mit à tirer, elle le toucha à l'épaule, il tituba sur le sol. Elle avait peur de les tuer, donc elle décida de seulement les amocher, deux autres ne lui firent pas de cadeau. Elle évita les balles en faisant une roulade sur le côté. Il ne fallait pas qu'ils la touchent sinon ils verraient son corps se régénérait et personne ne doit le savoir. Les autres jeunes couraient partout en gesticulant. Soudain les sirènes retentirent, des fourgonnettes se placèrent devant la porte. Des agents de l'ordre entrèrent matraque aux poings, ils mirent de l'ordre dans tous ça, les ados furent embarqués et la cocaïne mise sous clef. Ils furent tous jugés et enfermés, pendant deux mois. Hélène fut récompensée, donc elle devint agent de l'ordre. Elle rentra chez elle et le lendemain, elle fut de repos. Elle fit donc ce qu'elle voulait c'est-à-dire ce que font toutes les femmes: du shoping. Elle s'habilla en civile, prit sa voiture de fonction et alla dans un magasin. Elle prit une combinaison de cuir rouge, ainsi que des bottes à talons et des gants. Elle paya le tout et sortit, puis elle alla dans un magasin de moto et prit un casque. Elle retourna à la crypte, elle mit la combinaison de cuir moulante et la ferma avec la fermeture éclair, mit les gants les bottes à talons et le casque de motard. Elle remonta à la surface. Soudain, elle vit des hommes en moto. Ils avaient des mitrailleuses et des rafales ricochèrent contre les pierres tombales. Elle redescendit prit son baudrier l'attacha en travers de son dos, puis prit son épée. Elle remonta les rafales reprirent. Elle courut vers eux, les balles l'éraflèrent. Ils descendirent de leurs engins, ils avaient braqué leurs armes vers elle. Elle leur tailla les côtes. Elle se battit comme elle pouvait. Elle en faucha plusieurs, mais on aurait cru qu'à chaque il en revenait, dès qu'elle en eut fini avec eux elle pu souffler un peu. Soudain quelqu'un d'autre arriva, un homme blond, il avait un blouson, un jean. -Alors on s'ennuie de moi? -Qui êtes-vous? -Allons c'est moi tu ne croyais tout de même pas que je t'avais oubliée. -Satan. -Oui. -Tu ne croyais tout de même pas que j'allais me faire berner par ta nouvelle apparence. -Quoique je te préfère ainsi, tu ne t'es pas ratée. -Hé toi tu crois que tu es mieux? -Tu es radieuse un vrai rayon de soleil. -La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe. -Tu n'en as pas mare de toujours prêcher. -Non. -Tant mieux pour toi. -Au fait tu as aimé le comité d'accueil? -J'aurais dû m'en douter. -Tu es une blonde et ça ne m'étonne pas que tu n'aies pas trouvé tout de suite d'où ils venaient. -Que c'est drôle. -Je ne suis pas doté du même sens de l'humour que toi. -Ça on peut le dire. -Bon tu es prête. -Plus que jamais. Il fonça vers elle et souleva son épée. Elle abattit la sienne sur son épaule. Le sang coagula de la plaie béante, ses yeux étaient injectés de sang. -Tu vas me payer ça. Il fit vibrer son arme et feinta, il la toucha aux côtes. -Tu vas mourir. Au moment où il allait ouvrir la blessure un coups de feu retentit et une bale transperça son épaule. C'était Franck qui avait tiré, Satan s'effondra sur le sol et simula, Franck s'approcha du corps et dit. -On ne s'attaque pas à plus petit que soi, surtout si c'est un beau brin de femme. Il lui fit un clin d'oeil. -Tu crois qu'il est mort? -Non. -Alors dans ce cas, je m'en vais te le finir. Au moment où il le mit en joue, elle lui dit: -Ne fais pas ça. -Pourquoi? -Parce que. -Je vais te ramener chez moi tu y seras plus en sécurité. -Soit. Ils prirent la voiture et partirent. -Au fait comment m'as-tu retrouvée? -Simple coïncidence. -J'allais revenir chez moi, quand soudain je vis qu'on avait besoin de moi et dès que je vis contre qui ils se battaient, je me suis dit qu'il n'y avait qu'une femme qui tiendrait tête à ces types, c'est toi. Elle se sentit gênée et elle rougit, ils arrivèrent devant un immeuble. -C'est ici. Ils entrèrent à l'intérieur. Le sol était tapissé d'orange et de jaune. Il y avait la loge à sa gauche des escaliers et l'ascenseur était au milieu. Ils prirent l'ascenseur, Franck choisit le deuxième étage. Les rouages se mirent à grincer, les câbles métalliques frottaient contre les poulies. L'ascenseur s'éleva jusqu'au deuxième étage, puis la cabine s'arrêta. Les portes coulissèrent laissant dévoiler le couloir. Ils sortirent et empruntèrent le couloir. Ils s'arrêtèrent devant une porte. Il prit sa clef et ouvrit la porte, l'appartement était assez petit. Le papier peint était blanc. Ils allèrent dans le salon, qui contenait deux canapés l'un contre l'autre. Une petite table basse était juste devant les canapés, la télé était en face. -Bon ma chambre est à ta disposition. -Et toi? -Je vais dormir dans le salon. -Soit. Elle s'avança près de lui et l'embrassa. -Merci pour tout. -Il n'y a pas de quoi, comme je te l'avais dit c'est un plaisir d'aider un collègue. -Je suis sans doute plus que ça à tes yeux? -Bien sûr enfin je veux dire. -Tu veux dire? -Que oui tu comptes beaucoup pour moi et je ne voudrais pas qu'il t'arrive quelque chose, voilà. -Je vois. -Bon et bien bonne nuit mon sauveur. -Dors bien. Elle se déshabilla puis rentra dans le lit. Jamais elle n'avait ressenti autant de compassion pour qui que ce soit. C'était le risque du métier, je veux dire par là que quand on a un corps de rêve, il ne faut pas être étonné que l'on flache sur vous. Elle ne voulait pas s'impliquer dans ses affaires. Ce n'est pas facile de ne pas être comme le commun des mortels. N'être pas comme les autres quel fléau, on est souvent incompris, mis parfois à l'écart, mais ça veut dire parfois que notre destin sera différent des autres destins. Le lendemain, elle se réveilla, elle était dans les vapes. Elle se leva avec difficulté et faillit tomber du lit. Elle s'habilla Franck vint la voir. -Tu n'iras pas travailler. -Pourquoi? -Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose. -Mais je dois y aller. -Non désolé tu restes ici. -Qu'est ce que tu vas lui dire alors. -Que tu es tombé malade. -Laisse- moi y aller, j'ai trop profité de ton hospitalité. -Et que feras-tu quand il reviendra. -Je me défendrai. -Non je refuse que tu prennes ce risque.
-Je me défendrai. -Comme hier tu as failli te faire empâler.
-Il m'a eue par surprise, dit-t-elle offusquée. -Désolé je ne veux pas que tu joues une fois de plus ta vie. -Tu veux me garder ici? -Jusqu'à ce qu'il soit arrêté, je dirai au chef qu' un maboul se balade en liberté, il ne me refusera pas d' y aller. -Je t'en conjure n'y va pas. Elle savait très bien ce qui arriverait, elle ne voulait surtout pas qu'il y aille. -Bien essayé mais j'irais quand même. Il sortit de l'appartement et l'enferma à clef. -Je ne veux pas que tu risque ta vie pour moi. Il n'y eut aucune réponse. -Il va se faire tuer. -J'y vais. Elle prit son épée et sauta par la fenêtre de la chambre. Elle y alla sans hésiter, la vie de Franck en dépendait. Il était dans le bureau du commissaire. -Je peux vous parler? -Bien sûr asseyez vous. Il s'assit sur une chaise en face du bureau. -Alors qui y a-t-il? -Un psychopathe se balade dans la ville, je veux être sur le coup. -Vous avez carte blanche. -Merci. Il se releva et repartit dans sa voiture. Il roula plusieurs minutes, elles parurent interminables. Il essaya de se rappeler où s'était passé la scène, il réfléchit, il y avait des tombes. -Le cimetière des Saints Innocents.
Il mit plein gaz vers le cimetière. Il y arriva, il sortit de la voiture et chercha l'endroit des yeux. -Vous me cherchiez? Franck se retourna, il se trouvait nez à nez avec le blond antipathique de la nuit dernière. Il le regarda étonné sous toutes les coutures. -Mais où est vôtre…? -Ma blessure, ha oui la fameuse blessure que vous m'aviez faite hier, je m'en souvien. -Où est-elle? -Je ne l'ai plus. -C'est impossible, vous étiez là agonisant, je ne comprends pas. -Elle ne vous l'a pas dit? Je veux dire "il". -Comment ça "il"? -Tant de chose à dire et si peu de temps, quelle tragédie. -Bon je vais commencer par le commencement. -Je n'ai pas le temps. -Ça tombe bien moi non plus. -La faucheuse n'est pas assez rapide et crois- moi, tous ceux qui devraient déjà être en enfer, tardent à mourir, une vraie calamité. -Qu'est ce que ça peut me faire. -Pourquoi tant de haines, alors que je fais juste mon travail.
-C'est une des raisons pour laquelle j'ai besoin de lui. -Alors vous avez besoin "d'elle". -Tu as finalement compris, c'était tellement ardu, je ne peux pas tan blâmer. -Finis les beaux discours on va en découdre ici et maintenant. -Tu sais, c'était pour que tu sois au courant de ce qui se trame vraiment. Franck lui tira dessus, mais sans succès. Satan soupira et dit: -Tu n'as pas compris Franck, je suis le diable. La nouvelle fut si violente, qu'il eut soudain l'impression d'être poignardé en plein cœur. -Vous êtes vraiment tous aussi sensibles d'esprit dans la police. -C'est toute l'impression que tu as de me voir en chair et en os, à moins que, ah oui le petit garçon qui m'a vu dans la chambre de ses parents, entrain de les tuer puis de partir avec leurs âmes. -C'est bien ça. -Vous avez osé les tuer. -Tu n'as pas oublié. -Comment pourrais-je oublier une face si hideuse me rendre fou de chagrin et orphelin.
-Tu aurais dû être poète. Il se ressaisit, prit un canif et s'avança, il le balafra, balafre sur balafre. Hélène arriva mais trop tard. Satan avait pris un poignard et l'enfonça dans le poitrail de Franck qui tomba sur le côté. -Nooooon. Elle courut, puis sauta sur Satan. Ils tombèrent à la renverse sur le sol rugueux. -Alors qu'est ce que ça te fait de perdre une chose si chère à ton cœur? Ça fait mal hein? Il la projeta en arrière. -Tu n'es qu'un fagot de bois qui vole aux quatre vents, un pantin qu'il m'est aisé de contrôler, sans la moindre difficulté apparente. Elle retomba sur le postérieur, profondément blessé, les côtes sûrement cassées. Elle se tint en gémissant. -Tu n'es pas une femme tu es un homme sois en digne. -Il a fait de toi une chiffe molle, moi je fais de toi un guerrier et voilà comment tu me remercies, à te prendre pour une femme et à flirter avec un mortel tu vaux mieux que ça. Elle se releva et courut vers lui. Il la projeta en arrière comme un fagot de paille. -Rejoins moi où meurs sans avoir même vécu. -Car tu crois que tu vas te faire respecter en homme de cœur. Il envoya une boule de feu qu'Hélène prit en pleine poitrine. -Pathétique. Il prit l'apparence qu'il avait prise pour la berner. -Maintenant qu'on est à arme égale, est ce que tu vas montrer plus de fugue dans tes mouvements. Elle sentit la colère monter en elle, comment elle s'est fait avoir par cette enveloppe charnelle, comment elle avait succombé à la tentation, elle se renfrogna. -Ça te rappelle de bons souvenirs. -Crève. Elle bondit sur ses jambes et la percuta de plein fouet. -J'ai réussi. Elle ne comprit pas tout de suite ce qui venait de se passer. -Tu t'es fait gagner par la haine, une si forte, si violente. -Il t'a laissé tomber ton Yahvé, tu es maintenant seul. Il lui tendit la main. -Je peux y remédier. Elle avait mal agi, elle l'avoue en se laissant contrôler par sa haine, elle ne pouvait plus aspirer au rang de sauveuse du monde. Le mal en personne avait apposé son empreinte. Elle avait changé, elle avait failli, elle voulut se venger contre l'humanité. Elle avait perdu Franck plus rien ne comptait pour elle maintenant. Elle redevint normale, comme elle devait être, impitoyable et sans vergogne. Après tout elle était peut-être faite pour faire le contraire de ce qu'on attendait d'elle. -J'accepte. -Tu quoi? -Je rejoins votre cause, votre combat est le mien. -Ce n'est pas un coup fourré? -Je croyais que vous étiez le meilleur pour faire des attrapes dignes de ce nom. -C'est vrai. -Je retrouve celui que j'ai arraché à cette vie déplorable. -Tu seras commandant en chef de mon armée. -Tu détruiras tout, tu pilleras, apporte le chaos, la souffrance et la débauche. -Oui. -Ce sera la secte, la plus grande de tous les temps, la Main Rouge. -Tu seras craint et respecté par tous. -Ton avenir s'ouvre à toi, ton vrai avenir, pas celui que l'on te dicte, le tien, celui que tu conserveras jour après jour, avec la subtilité de tes propos acerbes. -Je suis fière de toi, tu vas aller de l'avant, ne plus reculer mais avancer. -Merci de ta confiance, tes paroles sont empreintes de sagesse, et tes jugements explicites me font croire à un jour meilleur. Il enleva ses habits, courut à la crypte, déchira dans l'ombre des colonnes sa peau de caméléon et reprit son apparence physique, la sienne celle qui embellira les tableaux pendant des siècles: la mort, la faucheuse, ces noms lui seront appropriés désormais plus que l'on ne croit. Il ressortit en tee-shirt rouge, pantalon de cuir, capes et bottes. Il rejoignit Satan qui l'attendait, ce diable musclé les cornes saillantes, le front audacieux, celui qui n'avait pas peur, de la vie elle même, représentant du désordre et du chaos. -Tu es prêt? -Plus que jamais. Tu as suivi un nouveau cap, désormais le monde t'appartient. Tu peux sentir cette puissance embellir ton corps, assainir ton esprit tourmenté par les problèmes propres aux mortels, la peur de mourir en fait parti, c'est chose que tu n'auras plus à craindre désormais. Je te donne l'éternité, le pouvoir, la profusion. Ces mots vont t'apporter la gloire à laquelle tu aspires tant. Libère ton esprit, c'est la gloire écoute la, elle t'appelle, saisit la ne la laisse pas filer, poursuit la jusqu'en enfer mon royaume. Je te débite peut-être plus de choses que ces philosophes, qui nous mettent du plomb dans l'aile, qui nous empêchent de réfléchir par nous-même, fuis les comme la peste, évite les, ils ont été la raison de la chute de plusieurs empires. Je ne leur permettrai pas de faire échouer mes plans. Ce sont des hypocrites par nature, le choléra, la peste, la variole. Je t'en prie, si tu as un jour le plaisir d'en trouver un, tue le, mais laisse lui le temps de cracher son venin, mais qu'il ne t'affecte pas. La nuit survint, des hommes appelés hérétiques, ont été enrôlés pour le plaisir de tuer tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Ils étaient de noir vêtu, leurs mains gantées poussèrent les lourdes plaques d'égouts. Un relent de pourriture nauséabonde les parcourait, accentuait leurs haleines fétides. Ils pillaient les musées pour les armes du Moyen-Âge, guidés par Red Sun dont les tatouages brillaient dans la nuit. Ils avancèrent à pas feutrés comme des félins aux aguets. La lune brillait de mille feux, de mille éclats. Red Sun avait le visage caché par une capuche, il était devenu le prince des ténèbres et des ombres, ainsi se termine son histoire, j'espère qu'elle vous a ouvert les yeux maintenant. Bien des fois, j'ai presque été amoureux de la mort reposante… John Keats: Poète anglais né à Londre (1795-1821) un des grands romantiques anglais (Endymion).
FIN
BLUE MOON
BLUE MOON
CHAPITRE
1
Une froide soirée d’hiver, un temps où il ne faisait vraiment pas bon vivre à l’extérieur.
La lune était à ce moment-là en quartier, en croissant pour être plus précis.
L’astre lunaire avait ce jour changé de couleur, au lieu de revêtir son habituelle couleur blanche, elle s’était tout d’un coup mise au bleu, mais un bleu azur vraiment très spéciale, car de l’argent rendait la couleur féerique, inoubliable.
On n’eut pas rêvé mieux, on aurait même voulu la voir toujours ainsi.
Sans se lasser, les rares piétons étaient subjugués, une euphorie collective se propagea sur tous les visages, qu’il soit vieux ou jeunes et l’on avait de la chance car cette nuit spéciale, le ciel était dégagé, pas un seul nuage ne vint gâcher ce spectacle particulier, on aurait cru que la lune était vivante et qu’elle voulait qu’on la voit bien sur toute les coutures et sur tous les angles.
Le prêtre de Notre Dame de Paris la regardait ce même jour, on était le vingt-cinq Décembre au soir et la neige tellement attendu ne se le fit pas dire deux fois pour apparaître enfin.
Ce jour, saint marquera plus qu’à l’accoutumé les esprits.
Il y eut tout à coup un trait doré qui se dessina sur la voie lactée, c’était une étoile filante. Ce genre de phénomène commençait à se faire de plus en plus rare.
Personne ne le savait, mais ce jour pas comme les autres, allait à jamais changer leur vie, en ce vingt et unième siècle mouvementé, car il y avait très peu de gens ces jours-ci, pas à cause du froid glacial de décembre, mais à cause d’une secte, la Main Rouge, qui commençait à se faire menaçante de jour en jour.
Tout le monde se mit à courir car les adeptes de Satan allaient bientôt être de sortie, tuant tous ceux qui seraient en travers de leur chemin.
Le prêtre retourna dans la cathédrale et referma la lourde porte, plus rien n’était comme avant depuis leur arrivée.
Le président restait cloîtré chez lui avec sa femme, se souciant très peu de ses très chers concitoyens.
Tous les soirs, on pouvait voir les serviteurs de Satan, drapés de noir et sur le devant de leur tunique une main rouge était brodée.
Ils avaient fait de nombreux raids dans les musées et ils se baladaient le soir avec des armes Moyenâgeuses et un sourire macabre se peignait sur leurs lèvres.
CHAPITRE
2
La cloche sonna douze coups et la terreur s’abattit sur tout Paris, ce jour devait être un jour de fête, mais personne n’en profita, car certaine personne avait peur d’être choisi, pour l’inquiétante procession.
Personne ne bougeait, tous étaient calmes et l’obscurité la plus totale s’abattit sur la ville apeurée.
Déjà les adeptes de Satan commençaient à sortir des catacombes, leurs mains gantées soulevèrent les lourdes plaques d’égout et se mirent à encercler l’Arc de Triomphe, leurs armes faisaient des bruits agaçants mais cela ne les incommodait pas.
Soudain près de la tour d’Eiffel, une lumière blanchâtre s’abattit près de l’édifice et un corps de femme gisait sur la neige, ses longs cheveux châtain clair s’étalèrent sur le tapis blanc, ses yeux étaient couleur bleu azur, sa peau était douce, les formes de son corps étaient régulières.
Des étranges tatouages brillaient sur son dos et sur la paume de ses mains.
Soudain elle se releva, ses membres frémirent et des éclairs bleus s’en échappèrent.
La tour de Gustave Eiffel se recouvrit d’un épais manteau de glace et de givre, ses yeux brillaient de mille feux, la secte qui avait vu la lumière blanche, accouru.
La jeune femme était encerclée.
Les hérétiques approchèrent armes en mains et se ruèrent sur elle.
Tout à coup une onde de choc les percuta et ils furent suspendus dans les airs un court instant, ensuite leurs corps décrivirent une courbe et tombèrent lourdement sur le sol neigeux.
Le corps de la femme s’allongea et de puissantes pattes remplacèrent ses jambes frêles, sa silhouette se transforma complètement elle était devenue un majestueux dragon bleu azur cerné d’argent.
Elle les fixa avec un air de mépris et cracha des flammes rougeoyantes.
Les adeptes s’enfuirent en hurlant, puis la fille retomba sur le sol sous sa forme première.
Pour l’instant elle n’avait pas de nom donc je me permets de la de la surnommer Blue Moon à cause de cette nuit où la lune était bleue.
Soudain elle se releva, il était tôt dans la matinée.
Elle fit trois pas pour se remettre d’aplomb, puis fit de grandes enjambées, enfin elle se dirigea vers l’Arc de Triomphe.
Elle marcha plusieurs heures et se trouva près de la cathédrale.
Elle chancela et tomba sur le parvis de Notre Dame.
Le lendemain matin, le prêtre se rendit à la cathédrale et la vit allongée sur le dos, la peau bleutée car elle avait pris froid, mais il n’entendit aucun soufle rien.
Comment cela se fait-il pensait sûrement l’homme d’église.
Il la prit dans ses bras et repartit chez lui le souffle haletant car il n’était plus très jeune.
Il vivait non loin de là, il habitait la maison d’en face.
Il monta à l’étage et la déposa sur un lit à baldaquin.
Elle se réveilla et découvrit qu’elle était dans un lit, des habits étaient posés sur une chaise, ainsi qu’un plateau, un bol de chocolat chaud et des tartines.
Elle attrapa le plateau et saisit le bol fumant.
Elle voulut boire, mais il était trop chaud.
Elle le serra bien fort et le breuvage ne fuma plus.
Elle put le boire puis elle mangea les tartines et déposa le plateau sur le sol, enfin elle se leva puis elle saisit les habits, elle regarda sa paume droite et vit que son tatouage était tout mouillé comme si elle avait oublié de la sécher après l’avoir mise sous l’eau.
Elle ne comprenait pas comment elle avait pu faire tout ce qu’elle avait fait la veille, d’ailleurs elle ne savait rien d’elle, elle savait peut-être marcher, parler, mais elle n’avait aucune idée de la façon dont elle est venue ici, puis finalement elle n’y pensa plus.
Elle mit soutien gorge, slip, puis enfila le jean et mit un tee-shirt puis un pull-over, enfin elle décida de descendre, elle entendit des voix qui provenaient d’en bas.
Elle descendit jusqu’au bas des marches, vit un vieil homme et un ange parler et su qu’il s’appelait Gabriel, archange pour être plus précis.
-Yahvé notre seigneur a envoyé sur terre cette jeune femme descendue tout droit du jardin d'Éden, où elle a été façonnée la tâche était ardu, car pour pouvoir un être aussi parfait il fallait être soi-même parfait en tous points.
Des pouvoirs hors du commun lui ont été donnés.
Elle peut contrôler la glace, l'eau…
-Je vois, mais que dois je faire?
-Il vous a choisi pour l'intégrer dans la société et pour lui apprendre l'exorcisme chose, que notre seigneur ne pouvait lui inculquer.
-Comment devrais-je l'appeler?
-Nathalie.
Gabriel s'éleva et disparut.
Le prêtre se retourna: Nathalie, j'avais senti ta présence.
Elle s'avança, ce qu'elle avait entendu l'avait chamboulée.
Elle réussit quand même à dire une phrase.
-Qui êtes-vous?
-Je suis un prêtre.
-C'est vrai ce qu'il a dit à mon sujet?
-Oui.
-Ils te plaisent?
-De quoi vous voulez parler?
Elle fixa les habits qu'elle portait.
-Oui.
-Ils appartenaient à ma fille, dit-il en courbant l'échine.
-Je suis désolée.
-Je suis ravie qu'ils vous plaisent.
-Il y a des choses inexplicables.
-Lesquelles?
-Sur le pourquoi du comment je suis venu ici.
Il y a des choses qu'il faudrait peut-être oublier.
-Je ne veux pas oublier ce qu'il a dit.
-Qui te dit que tu dois les oublier, dit-il en lui souriant, au faite je m'appelle Nicolas.
-Je vous remercie pour toutes les choses que vous avez faites pour moi.
-Ce n'est rien, il faudrait te trouver un travail.
-Oui.
Ils partirent de la maison de Nicolas et prirent sa voiture.
-Que voudrais tu faire?
-Secrétaire dans la tour Montparnasse.
-En voilà des ambitions.
Une fois arrivés à Montparnasse ils se rendirent à la tour.
-Et voilà on est arrivé.
Nathalie fixa la tour impressionnée.
-Il ne faut pas avoir le vertige, lui dit-il.
Nathalie et Nicolas rentrèrent dans le bâtiment.
Un tapis rouge était posé sur le sol, les murs étaient peints en jaune orangé, des allogènes étaient disséminés un peu partout.
Ils arrivèrent à l'ascenseur, ils y entrèrent et sélectionnèrent le dernier étage.
La cabine monta lentement, on pouvait entendre le frottement des câbles et toutes les mécaniques.
L'ascension finie, les lourds battants s'ouvrirent.
Toujours la même couleur sur les murs et ce tapis toujours rouge.
Ils aperçurent enfin la porte du secrétariat et ils frappèrent, aucun bruit, puis une voix haut perchée les invita à entrer.
Nathalie et Nicolas entrèrent, ils ne virent d'abord personne, puis un homme fit son apparition dans la pièce, il sortait de son bureau.
-Bonjour.
-Bonjour.
-Je vois que vous êtes venus pour le poste de secrétaire, dit-il en regardant Nathalie.
Il était assez jeune, des cheveux bruns coupés courts encadraient son visage, ses yeux bruns pénétrants donnèrent des frissons à Nathalie.
-Oui en effet, dit elle calmement.
-Bien, dans ce cas, je vous invite à pénétrer dans mon bureau.
Il les fit entrer et les pria de s'assoire, il contourna son bureau de travail et s'assit sur son fauteuil.
-Bien quelles sont vos motivations?
-J'aime m'occuper de tout ce qui est rendez-vous, papier important, dossier à classer ect.
-Très bien donc toutes ces choses ne vous posent pas de problème, vous ne rechignez pas au travail donc.
-Oui je puis vous en assurer.
-Je vois, puis-je voir vos diplômes et autres?
Tout d'un coup venu tout droit de nulle part l'ange Gabriel fit son entrée dans le bureau.
-Excusez-moi de vous déranger mais cette jeune femme est de ma famille et elle a oublié toutes les paperasses à la maison et je suis venu les lui rendre.
Il les donna à l'homme qui le remercia.
-Tout cela est parfait, il n'y a rien à dire vous êtes la personne dont j'ai besoin.Vous n'êtes pas comme toutes ces empotées.
Il les rendit à l'archange.
-Elle a de la chance de connaître une personne aussi avenante.
Il s'éloigna avec les papiers et s'évapora.
-Vous êtes engagée, comment vous appelez vous.
-Nathalie.
-Moi c'est Lapointe, Christian Lapointe, vous viendrez demain à 7h30 je compte sur vous.
-Merci.
Ils se serrèrent la main, Nathalie et Nicolas sortirent du bâtiment, une fois arrivés à la voiture, ils démarrèrent, rentrèrent à Paris.
Ils se rendirent chez lui, ils s'assirent à la table du salon et discutèrent.
-Nous t'avons trouvé un travail maintenant il faudrait penser à ta tenue, comment va-t-on procéder.
-Il me faudrait des habits moulants pour ne pas être encombrée, un pantalon moulant bleu azur, des bottes bleu azur, un juste au corps bleu azur et enfin épée et fourreau.
-Ça en fait des choses et comment compte tu acheter tout ça?
Ils se rendirent à une armurerie, ils y trouvèrent une pièce unique, une superbe épée parfaitement équilibrée, poignée couverte de satin bleu, des filigranes argentés recouvraient une partie, la lame fine et tranchante.
Elle paya l'armurier tellement vite qu'il n'avait pas vu qu'elle avait fait apparaître de l'argent dans sa main, une fois sortie Nicolas lui dit.
-Je vois comment tu procèdes.
-Il n'y avait que ça à faire.
Ils se rendirent en ville et y achetèrent le juste au corps de satin bleu, les bottes et le pantalon moulants en cuir bleu.
Ensuite dans une maroquinerie ils achetèrent deux brassards en cuir.
Une fois retournée chez Nicolas elle alla se changer.
-Au faite ou se cache ces pourritures d'adeptes ?
-Dans les catacombes.
-C'est un lieu à leur image, j'imagine.
-Oui.
Elle monta, déposa les affaires et se déshabilla, retira le pull, le tee-shirt et le pantalon.
Elle enfila le juste au corps, mit le pantalon en cuir, chaussa les bottes à talons et ceint son fourreau à une ceinture en argent enfin elle rengaina son épée et attacha les brassards en cuir à ses poignets.
Elle était enfin prête à l'action. Ses vêtements adoptèrent ses courbes gracieuses ses mouvements gardèrent leur fluidité exceptionnelle.
Ses yeux bleu azur brillaient de mille feux, ses cheveux châtains claires étaient éclatants.
Elle ouvrit la fenêtre de la chambre et se jeta à corps perdu dans le vide.
Elle fit un salto avant et retomba sur ses jambes fléchies avec élégance.
Elle courut ses cheveux flottaient au vent, une fois arrivé au cimetière des saints innocents, elle dégaina son épée et inspecta les tombes une à une puis elle vit une crypte et, sous le toit, elle pouvait voir gravée dans la pierre une main rouge.
-C'est ici.
Elle poussa la grille qui glissa sur ses gonds rouillés.
Puis elle s'empara d'un flambeau et descendit les escaliers quatre à quatre, le bruit de ses talons se répercutait sur les murs de la crypte. Une fois descendue elle avança au milieu d'une rangée de tombes creusées dans les murs.
Elle avait de la chance de ne pas voir les squelettes en décompositions.
Tout d'un coup un vent violent ferma la grille et souffla la flamme du flambeau.
Elle se trouva dans l'obscurité la plus totale, à sa grande surprise, ses yeux brillèrent dans le noir et elle vit la vie en bleu.
Elle était étonnée, mais elle continua quand même.
Tout d'un coup, elle entendit des pas, elle les suivit.
Puis elle rattrapa l'hérétique et le fit tomber.
Elle lui retira sa cape sombre et la mit sur ses épaules, elle ferma le fermoir, et mit la capuche devant ses yeux, elle lui déroba ensuite une arbalète pliante qui pouvait se fixait au poignet.
Elle l'attacha sur un de ses brassards puis dissimula ses habits grâce à la cape.
Elle fit apparaître sur ses mains des gants de cuir fin et ramassa son épée qu'elle avait soigneusement déposée sur l'une des marches.
Une fois en bas, elle se trouva dans une salle remplie de fidèles encapuchonnés.
Elle se glissa dans la foule compacte puis attendit, au fond de la salle, la statue de Satan reposait sur un pied d'estale en bronze, un homme entra dans la salle.
Il actionna un levier et une table de sacrifice sortit du sol. Deux autres fidèles arrivèrent, ils portaient un enfant drogué.
Ils le déposèrent sur la table des sacrifices.
L'homme qui se trouvait près de la statue pouvait facilement être identifiable, car il portait une cape rouge, la silhouette de l'inconnue était fine et d'assez petite taille comparé aux autres fidèles.
-C'est une femme, se dit Nathalie.
L'inconnue se mit à parler tout en levant les bras au ciel.
-Qu'on le sacrifie.
Leur chef sortit un poignard et le brandit au-dessus de sa tête.
Nathalie d'un geste vif et précis déplia l'arbalète, tendit son bras et décocha le carreau.
La flèche creva l'œil gauche de leur chef.
Celui-ci se tenait le visage, il enleva d'un coup le trait, souleva son capuchon c'était un homme.
Une rage monstrueuse s'empara de son corps, sa mince silhouette se transforma et il prit du muscle.
Ses yeux étaient rouge sang.
Il tendit ses bras et des flammes rougeoyantes sortirent de la paume de ses mains.
Des tatouages étaient gravés sur son corps, il déchiqueta ses habits.
Nathalie partit à sa rencontre, les fidèles se poussèrent.
Elle enleva son capuchon et laissa découvrir son visage.
Une vague de souvenir lui embauma le corps et l'esprit et elle dit.
-Red Sun.
Elle enleva sa cape et dégaina son arme Red Sun fit de même, son arme était colossale, son crâne chauve luisait.
-Soeurette.
Il sauta sur la table de pierre et se mit à courir vers Nathalie, celle-ci l'esquiva et lui trancha le flanc.
Elle se dirigea vers les piliers et les découpa.
Le plafond se mit à s'écrouler, tous les fidèles empruntèrent les canalisations des égouts.
Nathalie prit l'enfant au passage et sortit de la crypte.
Alors que tout s'écroulait Red Sun se dressa sur la table et cria.
-Blue Moon.
Et un morceau de plafond l'aplatit sur le sol.
CHAPITRE
3
Nathalie retourna chez Nicolas l'enfant dans les bras, le déposa sur le canapé, Nicolas arriva dans la pièce.
-Puis je savoir où tu étais passée.
Il avait la mine patibulaire, des cernes et il était en robe de chambre.
-Je suis allé là-bas.
-J'aurais dû m'en douter quand tu m'as demandé ou ils étaient terrés.
Il lui prépara un chocolat chaud dans la cuisine.
Elle s'assit dans un fauteuil, se cacha le visage et dit les yeux larmoyants.
-J'ai un frère Nicolas.
Il s'approcha d'elle en disant.
-Et il fait des sacrifices humains?
-Oui
Il lui donna la tasse, puis s'assit en face d'elle et il continua.
A-t-il un nom?
Red Sun.
-Soleil rouge tu parles d'un nom.
-Moi je m'appelle bien Blue Moon.
-Encore une chose que l'on a oublié de me dire, au faite comment le sais-tu?
-Je ne sais pas, tout d'un coup, j'ai eu une illumination, au faite comment pourrais-je avoir un frère vu que Yahvé m'a conçue.
J'avoue moi-même ne rien comprendre.
-Au faite pour l'enfant, tu comptes faire quoi?
Elle se retourna, pas de respiration pas de pouls.
Elle avait beau le toucher par tout, aucun signe de vie.
Puis elle réalisa soudain.
-Il est mort! C'est un vrai bourreau! Comment a-t-il pus faire une chose aussi cruelle?
-Il a donné l'âme de l'enfant à Satan.
-Comment savez-vous ça, lui dit-elle sur un ton de reproche.
-Nous autres les gens d'église nous sommes mobilisés pour combattre cette menace, je reçois les ordres du Vatican à Rome.
-Je vois.
Elle lui en voulut de ne pas lui avoir dit ça avant, mais sa colère se dissipa.
-Comme nous sommes dans les confidences, je vais te dire la quête de ton frère.
Cet homme apparut sur terre il était impitoyable, il a décidé de créer une secte, la Main Rouge, il a fait un pacte avec Satan en échange des pouvoirs qu'il donnerait à ses hommes, il devait faire que ses adeptes sacrifient un peu de leur sang pour que chacun soit envahi par un démon.
Qui leur conféreraient le pouvoir absolu.
Tant que ces ignominies resteront dans leur corps, ils ne pourront mourir, donc tu devras exorter ces démons. Il faudra que tu dises "vade rétro Satanas" bien sur, il faudrait être à proximité car le mot seul ne suffit pas.
Il faudra exercer ta pensée sur le démon et l'éjecter de l'enveloppe charnelle.
-Ça a l'air compliqué.
-Non ça ne l'est pas il faudra de la patience et beaucoup de travail.
-Au fait, l'enfant que vas-tu en faire maintenant que tu sais qu'il est mort?
-Je ne vais quand même pas le laisser là. Pourquoi ne pas aller le rendre aux siens?
-Ma pauvre c'est compliqué.
-Comment ça compliqué? On peut mettre des affiches.
-Je ne parle pas de ça, si la société sait ce que tu as fait, elle t'en voudra.
-Je ne comprends pas.
-Ils ont tellement peur de la Main rouge qu'ils emprisonneraient n'importe qui par peur des représailles.
-Je vois.
-Nous sommes exclus par tous, les églises ne servent plus à rien vu que tout le monde se met à nous détester nous les gens d'églises. Tous les autres sont là-bas à Rome.
Ils sont nourris logés en échange des combats qu'ils mènent contre le mal. Nous sommes comme les jedis dans Star Sars.
-Et pourquoi ne les avez-vous pas rejoints?
-Parce que j'espère qu'un jour ils auront une autre façon de nous voir.
-Tu ne crois pas que c'est une perte de temps considérable.
-Non pas du tout.
-Tu es vraiment persévérant.
-Oui et aussi inconscient.
Car si ses pourris apprenaient un jour où je vis je ne t'expliques pas.
-Ils te tueraient.
-Oui et sans cérémonie.
Nathalie eut froid dans le dos, elle ne voudrait surtout pas qu'ils s'en prennent à lui.
Tout d'un coup une flèche enflammée atteignit l'enfant qui se mit à flamber.
Nathalie accula Nicolas au sol sans explication.
Déjà une pluie de flamme s'abattit sur la maison.
Les adeptes enfoncèrent la porte incandescente dans une gerbe d'étincelle.
Deux hérétiques entrèrent fléau en main.
Des morceaux du toit se mirent à tomber, les deux adversaires tailladèrent avec une force et une précision surnaturelle, les débris qui leur tombaient dessus.
Nathalie courut vers l'entrée et se jeta sur eux, elle saisit leurs deux têtes encapuchonnées et les heurtèrent l'une contres l'autres, un craquement sourd se fit entendre.
Ils se redressèrent et l'envoyèrent valser sur le canapé enflammé.
Ils approchèrent du mobilier et virent sur le canapé une longue flaque d'eau ruisselante.
Puis ils pivotèrent et la virent sans comprendre.
Elle fit voler la flaque et l'envoya sur eux et elle les congela.
Puis elle dit en les fixant droit dans les yeux.
-Vade rétro Satanas.
Sa force psychique fit le reste, il y eut tout d'un coup un tremblement.
Les deux adeptes étaient pris de convulsions puis deux démons surgirent hors des deux corps.
Ils étaient rouges, des cornes saillantes sur le sommet du crâne et le corps bariolé de longue bande rouge.
Ils avaient les yeux injectés de sang.
Ils la regardèrent avec envie et des fines canines pointues comme des poignards garnirent leur dentition.
Nathalie dégaina son arme et fit apparaître dans sa main libre une fiole d'eau bénite.
Elle en imbiba la lame et laissa tomber la fiole qui éclata en des milliers de petits éclats de verre fin.
Elle saisit son arme à deux mains et tailla les deux démons en deux.
Les spectres explosèrent et une formidable onde de choc acheva les murs. Nathalie prit Nicolas et se mit à courir.
Le toit qui était resté en suspend s'abattit lourdement sur le sol, des fragments de tuiles volèrent dans tous les sens.
Les adeptes étaient partis et Nathalie et Nicolas s'écroulèrent sur le béton brûlant, la carcasse de la maison fumante derrière eux.
Il était tôt dans la matinée, les pompiers étaient venus peu après.
Ils furent tous les deux mis sur des brancards et ensuite dans une ambulance.
Juste avant qu'on les emmène un pompier avait extirpé l'enfant de sous les décombres.
-Chef.
-Qu' y a-t-il?
-J'ai trouvé cet enfant sous les décombres.
-Juste ciel nous sommes arrivés trop tard.
Une fois à l'hôpital, ils furent couchés sur des lits.
Le corps de l'enfant lui, fut emporté au commissariat pour subir des tests.
Le commissaire adjoint suivi de deux policiers entra dans le hall de l'hôpital.
-C'est pour qui? Demanda l'infirmière.
-Les deux personnes qui ont été déposées hier.
-Attendez, je vais voir.
Elle se mit à taper frénétiquement sur les touches de son clavier puis leur lança.
-C'est la chambre 11, au premier étage, à gauche des escaliers. Vous pouvez leur rendre visite.
-Merci.
Il fit signe aux deux autres, puis ils prirent l'ascenseur.
Une fois à l'étage, ils rentrèrent dans la chambre. Le commissaire adjoint se dirigea vers leurs lits et dit.
-Vous deux, on vous embarque pour quelques questions.
Ils furent sous le choc.
-Pourquoi? Demanda laconiquement Nicolas.
-Parce qu'on vous suspect, répondit-il en perdant patience.
-Veuillez m'excuser car je suis dans la force de l'âge et mon cerveau n'est plus aussi frais que le vôtre.
-Ça va pour cette fois.
Ils sortirent de leur lit et les suivirent.
Ils quittèrent l'hôpital encadré par les deux policiers qui les emmenèrent dans la fourgonnette.
Une fois au commissariat, ils furent conduit dans le bureau du commissaire en chef, qui les invita à entrer.
-Je n'irais pas par quatre chemin, vous êtes accusés d'avoir gardé chez vous un dénommé Bastien.
Ils restèrent tous deux perplexes.
-Qui?
-Un dénommé Bastien.
-Vous devez faire erreur nous ne le connaissons pas.
-Il a été vu chez vous ce matin, à moitié calciné. Ses parents ont affirmé que leur fils avait été emmené au cimetière.
Il avait été choisi par la Main Rouge et à cause de vous ils s'en prendront à eux. Il est formellement interdit d'aller là-bas et en plus de repartir avec le sacrifice humain, vous voulez notre mort à tous c'est ça, dit-il en donnant un coup sur la table, et bien vous serez jugé.
Les deux policiers les saisirent et les mirent dans une cellule.
Nathalie devait se faire à cette réalité, Nicolas avait raison, les gens sont cruels entre eux.
Le lendemain matin on leur donna à manger.
Ils mangèrent à belles dents puis ils se laissèrent choir sur leur lit.
La cellule était vraiment exigu, la fenêtre était barricadée.
Ils s'ennuyèrent à mourir, ils rêvassèrent, puis somnolèrent.
Trois jours se succédèrent et rien ne se passa.
Le quatrième jour, on vent les chercher pour les faire comparaître devant le tribunal.
Deux brigadiers les emmenèrent, une fois arrivés dans la bâtisse, ils firent la connaissance de leur avocat maître Phirmon.
-Je ne crois pas vous être d'un grand secours, leur annonça-il.
-Car votre crime entre guillemets est très grave et je ne pourrais pas me battre pour vous très longtemps.
-Dites tou de suite que nous sommes dans une impasse, lança Nathalie.
-J'ai bien peur que vous n'ayez raison.
Quand ils rentrèrent, ils virent que la salle était bondée de gens de toutes les nationalités.
Ils avancèrent mal à l'aise puis on les fit s'asseoir près du bureau du juge.
Les deux brigadiers les encadrèrent de leurs masses imposantes, un air suspicieux sur le visage.
Ils fixèrent Nathalie et Nicolas qui se préparaient à toute éventualité.
Le juge et les deux magistrats firent leur apparition, puis ils s'assirent.
Le juge était un homme enveloppé et grincheux.
Il portait une moustache noire, sa perruque poudreuse lui donnait un drôle d'air.
Les deux magistrats étaient sérieux, leurs visages étaient d'un blanc immaculé.
Le juge prit le marteau et déclara la séance ouverte.
Leur avocat démarra au quart de tour.
-Monsieur le Juge, mes clients pensaient bien faire en délivrant l'enfant. Ils n'ont pas pesé le pour et le contre, mais ils ont voulu arrêter l'abjecte procession.
Une voix sinistre s'éleva du public.
-Toi là-bas au fond, le petit grassouillet tu peux m'expliquer pourquoi on prend leur défense, je m'oppose à tout celà remballer tout car…
Red Sun se leva et s'avança en costume cravate, l'air sombre, son crâne astiquer.
-…je suis dans mes droits et pouvons, nous en dire autant, sur ces personnes-là.
-Bien sûr que non, mais la procédure stipule que…
-Au diable la procédure, je veux être dédommagé sinon vous savez ce qui vous pend au nez. Je veux qu'ils soit incarcérés dans mon bagne.
-Mais…
-Il n'y a pas de mais, le débat est clos.
Il partit de la salle, l'assistance étaient sous le choc.
-Très bien, donc, les deux accusés seront mis aux travaux forcés.
-Vous ne risquez plus rien maintenant, car le juge n'est pas idiot et il n'aime pas quand on le remet en question.
-Nous vous remercions, dirent Nicolas et Nathalie.
-Il n'y a pas de quoi!
CHAPITRE
4
Ils furent ramenés à la cellule, un repas leur fut servi.
Le lendemain, une jeune policière d'une vingtaine d'années aux cheveux blonds et aux yeux bleus vint les chercher.
Ses talons résonnèrent dans les couloirs du commissariat.
La jeune femme avait un chemisier bleu avec des épaulettes noires sa jupe aussi était noire ainsi que ses chaussures à talons.
Ses cheveux étaient longs et soyeux.
Un petit képi posait sur sa tête. Un ceinturon était accroché à sa taille ainsi qu'un pistolet.
Le gardien la laissa entrer, ils la suivirent jusqu'à la sortie.
Tout d'un coup ont l'interpella.
Elle se retourna et se mit à tirer sur les brigadiers qui la prirent en chasse.
Elle les fit monter dans une voiture de police et démarra.
Quelques jours après ils arrivèrent en Bretagne.
Elle les emmena sur une plage où ils prirent un bateau pneumatique.
Ils débarquèrent ensuite sur une île et elle les conduisit au bagne.
Une fois la sécurité passée elle les emmena dans un couloir puis les enferma dans une cellule.
-Qui êtes-vous?
Elle leur répondit d'une voix douce.
-Je m'appelle Hélène.
Le lendemain ils furent convoqués dans son bureau.
On les laissa dans la pièce, enfin elle arriva.
-Bienvenue au bagne la Main Rouge.
-Comment?
Tu as bien entendu Blue Moon.
La frêle silhouette se transforma en un corps d'athlète.
Les cheveux soyeux disparurent et laissèrent place au crâne chauve et luisant.
-Comment on se retrouve soeurette.
-Toi
-Et oui c'est bien moi ton cher frangin, ça faisait un bout de temps.
-Non tu vois bien.
- Bon voici notre nouvelle base, elle te plait c'est une bonne couverture. Le bagne d'Hélène qui oserait dire que tout n'est pas bien orchestré comme un vrai bagne.
-Un (e) chef moi, des prisonniers et des flics.
J'avoue que tu tires bien partie de tout ça.
-Tu nous a enlevés.
-C'était la seule façon, bien, maintenant, excuse moi, mais j'ai un rôle à jouer et une guerre pour la domination, à mener à bien.
Il reprit son apparence d'emprunt et dit sur un ton ferme.
-Emmenez les.
Les gardes les empoignèrent et les envoyèrent bouler dans leurs cellules.
Le lendemain matin, ils furent emmenés dans la cour du pénitencier.
Les adeptes les plus corpulents jouaient très bien le rôle du prisonnier confirmé.
Tout avait été calculé au millimètre, les pénitenciers qui se mêlent des affaires des autres, la mauvaise humeur des gardiens, la violence.
C'était incroyable tout le monde s'acquittaient à sa tâche sans broncher.
Alors que Nathalie s'occupait à casser des pierres, un des acteurs l'air bravache, les muscles saillants, la mine sombres et la lèvre retroussée laissant découvrir des dents jaunies, l'envoya balader, celle-ci se redressa.
L'adepte courait vers elle en faisant des moulinets avec ses bras noueux.
Elle lui donna un revers, puis direct du gauche.
Le colosse eut le souffle coupé, elle le plaqua au sol.
Puis se jeta sur lui, l'homme était épuisé et poussiéreux, mais son démon s'empara de son corps et le fit se relever.
-Vade rétro Satanas.
L'homme tomba lourdement sur le sol, le spectre fut renvoyé hors du corps et fit un vol plané, elle le congela dans son élan.
Son hôte mourut peu après, prit de convulsion et trépassa sur place.
Hélène arriva quand Nathalie voulut se redresser, elle la fit tomber d'un crochet à la mâchoire.
Du sang coula de son nez et de sa bouche.
Elle lui fit un croche-pied qui la fit tomber lourdement sur le béton.
Hélène prit son revolver et tira, Nathalie reçu la balle sur le bras.
Elle se releva, le projectile s'extirpa, de son bras.
Soudain, Hélène s'éleva dans le ciel, sa poitrine gonfla, des ailes apparurent, des cornes poussèrent, des écailles recouvrirent son corps ,qui s'allongea.
Nathalie fut prise aussi de convulsions et fut entraînée elle aussi.
Les deux énormes corps de dragon tombèrent sur la terre ferme faisant un énorme cratère. Nicolas se mit de coter.
Des flammes rouges et bleues se mêlèrent entre elles et une formidable explosion ébranla l'île de part en part, les murs s'écroulèrent.
Plusieurs adeptes furent tués sur le coup.
Le sol se déroba sous leurs pattes, Nicolas faillit tomber, mais Nathalie le récupéra.
Hélène, elle tomba, mais se mit à battre frénétiquement des ailes.
Elle se trouvait au milieu du trou, les façades et les fondations s'écroulaient autour d'elle, sa rage fut grande quand elle vit s'éloigner Nathalie.
Ils rentrèrent à Paris serein et l'esprit tranquille, car ils se croyaient enfin débarrassés d'elle, mais tout celà ne suffisait pas à les contenter.
Christian Lapointe ne la voyant pas revenir a dû s'empresser de la remplacer.
Malgré ça elle se rendit quand même là-bas.
Elle empreinta les couloirs, l'ascenseur et enfin elle arriva devant le secrétariat du dernier étage.
Elle frappa, mais rien ne se passa, elle recommença de plus belle, mais rien n'y fit, elle allait s'engager dans le couloir quand soudain. Christian et Nathalie se percutèrent. Nathalie confuse se releva.
-Je suis désolée.
-Non ce n'est rien.
Puis il se redressa et enfin il regarda à qui il avait à faire, à Nathalie des plus gênées qui se mordillait la lèvre inférieure.
-Mais c'est vous je vous avais complètement oublié.
-C'est de ma faute, j'ai eu plusieurs empêchements et…
-Non je ne parlais pas de ça.
Il s'arracha le peu de cheveux qu'il avait, puis il prit une grande bouffée d'air et dit.
-J'avais oublié de vous appeler car voyez-vous, j'étais cloué au lit et…
Soudain des bruits de pas se firent entendre.
-Ils sont à votre recherche.
-Qui?
Il prit ses jambes à son cou attrapa le poigné de Nathalie et la plaqua contre un mur.
Il lui plaqua sa main sur sa bouche et hacha un à un les mots.
-L…a…M…ain R…ouge.
Les pas se firent de plus en plus menaçants.
Ils rentrèrent dans la pièce et fermèrent la porte à clef.
-Ils savent que vous êtes là, depuis que je vous ai vue devant le tribunal à la télé.
-J'ai su que vous n'étiez pas comme les autres, c'était une avant-première que le tribunal et les flics se mettent à travailler de nouveau. Car tout le monde se tenait à carreau.
-Donc vous n'êtes pas fâché.
-Non mais j'étais perplexe, car pour qu'ils s'en prennent autant à vous, vous avez dû vraiment leur chercher querelle.
-On peut dire les choses de cette façon.
-Aucune autre femme avant vous, ne m'a fait autant d'impression.
-Peut-être parce que je ne suis pas comme toutes les personnes que vous aviez eu le plaisir de rencontrés.
-Que voulez-vous dire par là?
-Je viens du paradis.
-Vous êtes un ange gardien.
-Oui mais de l'humanité alors.
-Tout s'éclaircie, ils veulent vous tuer pour ne pas que vous remplissiez votre mission sur terre.
-Oui en quelque sorte.
Tout d'un coup un fléau défonça la porte.
Une main traversa la fissure et tourna la clef.
Un coup de pied fit sauter la porte, qui tomba sur la moquette du secrétariat.
Elle taillada la moquette, la saisie et les fit tomber.
Les adeptes se relevèrent, elle se jeta sur eux et les taillada de son épée, ils tombèrent en un tas de corps désarticulé et sans vie.
Elle fit signe à Christian de la suivre, déjà les renforts commençaient à affluer. Elle se retourna saisie Lapointe et sauta par une fenêtre ouverte, ils planèrent dans les airs puis atterrir sur le parvis de Notre Dame.
Nicolas l'attendait sur les marches.
Tous les trois maintenant réunis se dépêchèrent d'entrer.
Nathalie referma la lourde porte derrière eux.
Hélène arrive peut après, les hérétiques se trouvaient derrière elle.
Elle fixa la porte, tendit ses bras et des tourbillons de flammes s'en échappèrent, puis fracassa la porte en feu.
Les adeptes entrèrent à l'intérieur.
Une ligne fut postée vers l'avant, ils lâchèrent une pluie de flèches qui s'abattit sur l'orgue.
Nathalie s'avança devant ses ennemis, épée à la main, ses yeux brillaient de mille éclats.
-Comme on se retrouve.
-Tu l'as dit.
-Formation.
Les hommes formèrent un triangle autour de Red rechargèrent leurs armes.
Nathalie les givra et une volée de shurikens sortit de nulle part et leur coupa la gorge.
Elle s'avança un tsunami emporta le reste, elles se regardèrent toute deux sans ciller.
Elles croisèrent leurs armes, les lames se frottèrent en formant des étincelles, Nathalie fit une pirouette dans les airs et détendit sa jambe gauche sur Hélène qui fut projetée en arrière.
Elle se redressa et fit jouer son arme.
Nathalie fit une parade parfaite et la cloua au sol.
Hélène sauta et fit un salto avant, Nicolas était juste à côté, elle atterrit près de lui et au moment où elle allait le tuer un bloc de glace la percuta à la poitrine.
Elle fut projetée en arrière sur un mur et fit une formidable tempête de sable.
-Nathalie ou êtes-vous? S'époumona Lapointe.
-Ici.
-Où ça?
Puis il vit une silhouette.
-C'est vous.
Et, pour toute réponse, il eut un coup de pied dans la mâchoire.
Hélène le laissa et envoya des flammèches, le sable se transforma instantanément en labyrinthe de verre chaud et s'éleva.
Nathalie avança, elle congelait une à une les parois puis d'un mouvement souple du poignet les barrières explosèrent,
Hélène joua sa dernière carte, elle lança un poignard sur le prêtre qui tomba à terre. Christian se leva comme il put, il se traîna, récupéra le poignard qui était planta dans le cou de Nicolas.
Hélène lâcha sur un ton acerbe.
-J'ai tué ton moine.
Christian était debout et il lui répondit "c'est moi qui vais te tuer".
Il lança larme qui siffla aux oreilles d' Hélène sans pour autant la toucher, elle le poussa mentalement hors de sa vue.
-Et maintenant je vais me rendre la haut pour faire le ménage.
Nathalie courut vers Nicolas, elle s'agenouilla près de lui,
Lapointe vint à sa hauteur;
-Peux-tu le sauver?
-Non je ne peux pas, dit elle en pleurant.
Elle le regarda et lui dit.
-Reste là.
Hélène s'envola et abattit le toit, Nathalie la pourssuivit, des tuiles tombèrent sur Lapointe.
-Nathaliiiiiiiiiiiie.
Il sortit de sous les décombres, complètement défiguré il était en haillons, ses larmes creusèrent des sillons sur sa face ravagée.
Nathalie vola autant qu'elle pu et vit une longue traînée dorée, elle traversa les nuages et la suivit, puis elle aperçut le dragon pourpre devant elle.
La rage s'empara de son corps.
Elle vola jusqu'à lui, elle cracha des flammes bleutées. Hélène fut touchée, celle-ci se retourna et fondit sur Nathalie.
Le vortex s'empara d'elles, elles se mordaient, se griffaient le combat était impitoyable.
Elles furent entraînées vers le haut.
Puis un bruit se fit entendre, elles débouchèrent soudain au paradis.
Elles tombèrent sur l'herbe tendre est verdoyante.
Tout autour d'elles, elles virent des cascades d'eau qui s'abattaient sur un lac en contrebas.
Elles étaient sur une plaine recouverte de végétation et pouvaient entendre l'eau bouillonnée.
Le jardin d'Éden s'étendait sur plusieurs kilomètres, il était sans fin.
Des oiseaux volaient au-dessus de leurs têtes.
En bats des cascades à côté du lac. Une petite prairie flottait sur l'eau.
Des montagnes formaient plus loin un cirque où se trouvait le pommier de la connaissance.
Des animaux peuplaient le jardin, des forêts parsemaient chaque recoin du domaine.
Et dans le ciel des cumulus et autres nuages parsemaient le ciel.
Un long trait de lumière éclairait le cirque.
Hélène se retourna vers Nathalie et dit.
-Blue Moon tu ne m'auras pas, je détruirais chaque parcelle, chaque mètre de terrain. Pense-tu m'arrêter à temps.
Elle s'envola et survola le jardin.
Elle prit une grande bouffée d'air et au moment où elle allait recracher ses flammes meurtrières.
Nathalie lui envoya son épée dans les côtes.
Hélène tomba dans le cirque.
Nathalie atteint l'endroit sans difficulté, puis elle atterrit près de l'arbre. Red Sun redevenue lui-même, agonisa sur le sol.
Il retira l'arme de ses côtes dans un bruit de sussions et l'envoya près des jambes de Nathalie.
-Tue-moi.
Puis ne la voyant pas réagir, il cria.
-Vas-y tue-moi qu'on en finisse, réagis Blue, réagis soeurette.
Il fit voler l'arme et la rattrapa et il posa la lame contre son torse.
-Tue-moi où, je vais avoir le plaisir de le faire pour toi.
-Je ne peux pas.
-Tu es trop fragile d'esprit.
-J'ai tué des centaines de personnes.
-Christian.
-Il compte tout sur toi.
-Je ne suis pas assez forte.
-Tu vas me faire pleurer.
Elle détendit ses jambes et le percuta, il tomba en arrière, elle le suivit en un plongeon et retomba dans l'écume.
Elle monta sur la prairie flottante.
Elle le releva et le remit d'aplomb.
-Pourquoi tu as fait ça.
-Je ne voulais pas te voir mourir.
-Tu seras bien obligé si tu veux les sauver.
Il s'entailla la gorge avec l' épée qu'il n'avait pas lâchée.
-Tout ce qui commence par le sang doit finir par le sang, j'en ais trop fait couler. Maintenant c'est au mien de couler.
Il continua, elle le poussa.
Il se mit à nager frénétiquement dans l'eau avec ses bras pour s'enfuir et mourir en paix.
Ils arrivèrent dans l'une des nombreuses forêts du jardin.
Red Sun courut comme il pouvait, puis il aperçut une branche d'arbre, pointue.
Il s'élança et retomba lourdement sur la branche.
-Nonnnnn.
-Soeurette.
Il ferma ses paupières et son âme s'enfonça dans le sol.
Nathalie l'extirpa de la branche.
Elle pleura pendant un bout de temps, il se releva avec ses bras, la cicatrice se referma.
Elle comprit soudain, il avait vendu son âme au diable.
Écoeuré par cette flagrante découverte.
Elle dégaina son épée, il lui fit face.
Elle planta son arme dans le corps.
Il tomba lourdement sur son épaule et il dit à son oreille.
-Merci Blue Moon, ma soeurette tueuse de démons.
Il ferma les yeux.
Nathalie ne su que faire, elle eu finalement l'idée de retourner sur terre pour l'enterrer.
Puis elle se dit.
-Je vais l'incinérer et éparpiller ses cendres.
Elle le fit dans le cirque.
Puis elle prit une grosse poignée.
Elle s'avança soudain une brise légère se leva, elle desserra son poing et le vent les emporta, puis elle se donna la mort.
Son esprit s'éleva et grimpa au paradis, les portes s'ouvrirent soudain, une voix dit doucement.
-Je suis là.
Elle vit une ombre dorée de l'autre cotée de la porte grillagée qui c'était ouverte.
Elle se mit soudain à pleurer de joie car c'était Red Sun.
Fin
KHENCHAR THE WARRIOR
KHENCHAR
THE
WARRIOR
CHAPITRE1
La scène se passe dans un clan de léopards appelé Shernate dont le chef de tribu est Sharnayme le conquérant. Un nouveau-né engendré par Cassandre la femme du chef de la tribu, poussa un cri perçant que tout le clan entendit. Sa mère le calma comme elle put. Son père entra en trombe.
-Que se passe-t-il ici ?
- C’est ton fils.
Elle le lui tendit.
- Alors canaille c’est toi qui a poussé ce rugissement ?
Il hocha la tête et tendit ses petits bras vers son père.
-C’est le digne fils de son père, dit il en le prenant dans ses bras.
Un jeune guerrier entra dans la tente le souffle coupé.
- Seigneur, c’est le clan de Tarkane.
- Qui l'a invité celui-là, je vais l’étriper de mes mains.
Il mit l’enfant dans les bras de sa mère et passa son armure.
Il prit son épée sortit de la tente, fixa l’horizon et vit son ennemi fier comme un coq, c’était Tarkane le balafré, le plus féroce des tigres blancs, qui ne craignait personne pas même Sharnayne le cadet de ses soucis.
-Qu’as-tu Sharnayme? Tu as peur, lança t'il dans un air de défit.
-Je n’ai pas peur le balafré...
-Laisse moi te dire que tu trembles comme une feuille.
Tarkane dégaina un long cimeterre, la lame était de couleur pourpre.
-Ma lame est maculée du sang de ton père, et bientôt le tien viendra s’y ajouter.
-Je ne crois pas.
-C’est ce qu’on verra.
Il courut vers Sharnayme. Celui ci l’esquiva.
-Pas mal pour un vieux croûton. Lança t'il.
-Ce n’est que le prélude.
Il fit volte face et dirigea sa lame vers le cœur de Sharnayne.
-Qui est le vieux maintenant?
Il sectionna sa queue: Sharnayme, poussa un hurlement de douleur et percuta de plein fouet son ennemi. Il se redressa et enfonça sa lame dans son poitrail jusqu'à atteindre son cœur. Il mourut sur le coup.
-Brûlez tout, cria le vainqueur.
CHAPITRE2
Les guerriers de Tarkane mirent le feu aux tentes, Cassandre s’était enfuie.
Elle tenait son fils qui gazouillait gaiement, elle courait pour partir de cet enfer.
Son homme était mort au combat, le clan décimé et le camp brûlé. Elle n’avait nulle part où aller, c’était le désert à perte de vue.
Elle pensait à la merveilleuse année qu’elle avait passée avant l’arrivée de ces guerriers venus d’Asie.
Mais son fils vengera sa famille un jour, il fera repartir ces mécréants dans leur pays.
Mais ce jour là, n’est pas encore venu. Elle ne cache pas qu’eux aussi, avant d’arriver en Afrique, ils vivaient là-bas, ils étaient partis car déjà auparavant Tarkane avait fait régner le chaos et la débauche.
Elle ne pensait pas que plus tard il voudrait étendre son pouvoir jusqu’ici.
Elle se mit à pleurer pensant qu’elle n’en réchapperait pas. Son enfant s’était endormi, il suçait son pouce tranquillement.
Elle le sera dans ses bras et déposa un baiser sur son front. Puis elle tomba, exténué, la chaleur et la soif avaient fait leur œuvre.
Elle était morte, ses yeux étaient révulsés, un sourire s’était peint sur ses lèvres.
Elle fixait le ciel, une lionne passant par là, vit Cassandre et dans ses bras le petit léopard qui ne cessait de remuer. Elle le prit et le soupesa, elle le regarda avec tendresse.
-Quel beau bébé il est seul, et il doit avoir faim. Je vais le ramener au clan.
Une fois arrivée à son clan, elle le montra à son époux.
-C’est quoi cette boule de poils, demanda son mari en baillant.
-C’est un léopard, je crois.
-Tu crois ou tu en es sure
-J’en suis sure et certaine.
-Très bien, tu peux le garder, mais à condition qu’il ne me dérange pas pendant la sieste.
-Je te le promets.
Il bailla bruyamment, s’étira puis se redormit en ronflant.
-Je pensais lui donner un nom.
-Et bien c’est le mauvais moment, laisse moi dormir.
-D'accord nous verrons cela plus tard.
L’heure passa tellement vite que le lion est encore à moitié dans les vapes.
-Tu voulais lui donner un nom, c’est bien ça?
-Affirmatif.
-Très bien, moi je pensais l’appeler Karkan.
-Moi j’aurais dit Khenchar le guerrier.
-D'accord si tu veux l’appeler ainsi et bien soit, comme bon te semblera.
-Tu est d’accord? Demanda t’elle à l’enfant.
Même si il n’émettait pas encore des sons, il secoua la tête comme s’il avait compris.
Elle partit ensuite à la chasse le petit accroché derrière son dos. Elle tenait une lance et une corde.
Elle était parée à toute éventualité, elle avait même pris une gourde en peau de chèvre.
La broussaille, le sable et quelques arbres solitaires étaient le seul décor. C’était ce qu’elle avait l’habitude de voir. Son regard se fixa sur une antilope qui broutait. Elle se mit à quatre pattes se servant des quelques herbes pour camouflage.
Elle lui fit face, mais l’animal ne l’avait pas remarquée. Elle prépara sa lance, puis la lança: L’antilope touchée, galopa, la lionne sur les talons.
Elle courut aussi vite qu’elle pouvait malgré la lance fichée dans ses côtes. L’antilope tomba, la lionne se jeta sur elle et l’acheva d’un coup de patte.
Elle saisit le cou et l’attacha avec la corde.
Elle tira le corps derrière elle jusqu à son clan.
Elle réveilla son mari qui s’était assoupi.
CHAPITRE3
Le clan mangea à belles dents la carcasse saignante.
La lionne, Tatiana allaitait Khenchar, il était content, le lait coulait à flot dans son gosier.
Elle lui sourit tendrement, les autres lionnes l’aperçurent avec l’enfant.
Elle se demandait d'où il pouvait venir puis en voyant les marques noires elle comprit qu’il n’était pas dés leurs. Une lionne qui n’avait pas la langue dans sa poche, dit à Tatiana.
- Alors Tatiana tu donnes le sein à un bâtard ?
- Ce n’est pas un bâtard, dit le chef
- C’est le fils de Sharnayme le conquérant.
- Alors tant mieux persifla-t’elle, car si ce n’étais le cas, il serait mort de mes griffes.
Il fixa longuement sa femme puis dans un excès de rage :
- Comment peux tu héberger ce fils de chacal, il a tué notre fils je te le rappelle et toi tu le nourris.
- Sa mère et lui étaient les derniers, ils sont tous morts. L’enfant était encore en vie, mais il allait mourir si je ne l’avais pas ramené au clan.
- Le sang de son père coule dans ses veines, quand tu lui diras ses origines, il nous massacrera tous, c’est un tueur. Et en plus tu me fais honte plus personne ne me respectera, à cause de lui.
- Tu n’es plus ma femme, et s’il fait, quoi que ce soit, je vous bannirais est ce bien clair ?
- Oui, ça l’est.
Le soir était tombé, elle dormait à bonne distance des autres membres du clan. Elle sanglota, Khenchar dans ses bras. Que pouvait elle faire? Puis une idée germa dans son esprit.
Elle en fera un guerrier, le digne fils de son père, il tuera son mari qui devait sûrement se prélasser avec une célibataire.
Une lueur d’espoir brillait dans ses yeux, elle en fera un guerrier impitoyable, tout le monde le craindra il la vengera puis son père et sa mère. Il forgera son épée. Pour le métal ce n’était pas compliqué, elle prendrait ses bijoux, puis elle l’entrainera à être imbattable.
Il sera son champion, elle reprendra son titre et plus jamais personne ne la traitera d’insoumise.
CHAPITRE4
Vingt ans après
Khenchar se réveilla tard dans la matiné. Tatiana lui dit dans l’oreille.
-C’est le moment de te forger une arme digne d’un guerrier.
Elle lui donna une bourse.
-Voilà tout ce que j’ai pu dénicher, maintenant à toi.
Il prépara un immense brasier, prit une grande pierre plate. Il avait tout préparé loin du clan, il saisit le métal et cogna avec une pierre les bijoux pour qu’il ne fasse plus qu’un, il mit le métal au feu puis le récupéra à patte nue.
Il le posa sur la pierre plate et se mit à l’ouvrage, le résultat était époustouflant.
La lame était longue et bien droite, la garde était passée longue de quoi la tenir à deux pattes. Sa mère était stupéfaite, elle le regarda avec un sourire carnassier puis lui dit.
-Il est temps
-Oui mère.
-Enfin ma vengeance va porter ses fruits ; depuis tant d’années, j’étais recluse, mais ça va changer. Il se fait vieux c’est le moment d’apporter le coup fatal et de faire régner l’ordre et le respect qui me sont dus. Je suis fière de toi ta patience aura porté ses fruits.
-Maintenant il faudra que tu le défies.
- Je lui ferai ravaler son orgueil, je le tuerai, il croit me faire peur mais ce n’est pas le cas.
Car je serai fort et déterminé, je ne crains personne, je suis prêt.
Ils repartirent au camp, satisfaits.
Tout le monde pouvait voir Khenchar se pavaner. Le chef sortit de sa case et le vit fier comme un paon, il ne comprit pas tous de suite, mais en voyant l’épée il comprit tout.
-Je te défie, lança Khenchar
-Très bien.
Le chef prit sa machette et fonça vers lui. Khenchar se prépara il tenait bien fermement son arme, le lion leva sa machette et l’abattit mais dans le vide, car Khenchar avait fait un moulinet, la lame de la machette se trouvait par terre. Il ne tenait plus que le manche.
-Tu a perdu. Lui dit-il sa lame sur sa gorge.
-Laisse- moi la vie.
-Non car je veux venger ma mère.
-Ce n’est pas ta mère, elle est morte en te sauvant la vie.
-Tu mens.
D’un coup net et précis, il lui coupa la tête.
-Qui veut me défier ?
Personne ne parlait, ils étaient pétrifiés.
-Ils ont compris, lui dit elle, tu as gagné.
-Est ce vrai ce qu’il m’a dit.
-Oui.
-Pourquoi me l’avais tu caché?
-Si je te l’avais dit tu aurais voulu partir pour les venger et moi je serais restée insoumise.
-Qui les a tués ?
-Tarkane le balafré.
-Où vit-il ?
-En Inde dans le territoire de Goa, dans la ville de Panjim.
-J’irai là-bas.
-C’est de l’autre coté de la mer tu ne pourras pas traverser.
Il partit sans se retourner, le soleil dans le dos et le sourire sur les lèvres. Son épée dans la patte droite il regardait l’étendue de sable qui s’allongeait au loin.
<< Comment pourrais-je traverser cette étendue de sable brûlant? Se dit-il pour lui-même.>>
Puis il aperçut non loin de là un baobab.
Il courut vers ce point d’ombre inespéré. Le souffle haletant et la démarche bien cadencée il y arriva et s’allongea sous les branches.
CHAPITRE5
Il y dormit toute la nuit jusqu’au lendemain matin.
Il se leva puis se remit à courir de plus belle.
Il avait le souffle coupé, les arbres commençaient à se faire rares, et l’eau n’était plus que chimère.
Il se rapprochait de plus en plus de l’Océan Indien.
Puis au moment où il s’y attendait le moins, un nuage de poussière se forma à l’horizon. C’était Tatiana et ses guerriers, qui portaient des lances et de longs boucliers en peau de chèvre. Ils étaient tous peinturlurés de la tête aux pieds.
-Reviens Khenchar, crier une voix au loin.
-Tu m'apartiens depuis que je t'ai recueilli.
-Jamais tu ne disposeras de ma vie, j’en fais le serment solennel.
-Alors tu mourras.
Un javelot se ficha près de ses pattes.
Il le ramassa et l’envoya sur son propriétaire, il saisit son épée et trucida le premier guerrier à sa portée.
Sa lame vibra et s’abattit sur une autre victime, personne ne réussit à le toucher. Il se jetait à corps perdu dans la bataille. Le guerrier qui était en lui se réveilla.
Tatiana se jeta sur lui toutes griffes dehors. Il fit en sorte que son arme soit sur sa trajectoire, elle s’empala.
Un hoquet de douleur eut le temps de sortir de sa gueule. Elle tomba lourdement sur le sol.
Elle contemplait le ciel sans doute attendait-t’elle la lumière divine et le repos éternel auxquels elle aspirait.
Le sable en quelques secondes ressemblait à la mer Rouge, comme dans la Bible avec Moïse. En bon-chrétien, il pardonna à leur âme tourmentée et comrompue et il les enterra après force prière. Il repartit lui et son cortége de mort.
CHAPITRE6
Il se battit contre les tempêtes de sable, la faim, la soif. Plus il marchait et plus il se rapprochait de l’Océan Indien. La crainte, l’angoisse et l’amertume se firent ressentir.
Il n’avait pas peur de mourir. Mais il avait peur du jugement dernier (l’Armaguédon).
Il pensait qu’après tout ce qu’il avait fait il ne méritait pas sa place au paradis. Il était peut-être impitoyable, mais il avait une part de bonté. Il tomba, mais il ne se releva pas il allait mourir c’était inévitable.
Il n’avait même pas eu le temps de se confesser. Le guerrier au grand cœur avait seulement achevé le prélude, sa vie vient juste de prendre du sens. Il se fit porter par les pattes et fut déposé sur un chameau. Il se réveilla, il était attaché, des fennecs le voyant se réveiller l’assomérent sans cérémonie. Le soir tomba, un feu de camp était préparé par ses agresseurs. C’étaient des marchands d’esclaves. Leur chef se dirigea vers lui, c’était un serval.
-Qui es tu?
-Ton pire cauchemar.
-Tu vas apprendre à me respecte, quelques coups de fouet vont t'apprendre les bonnes manières.
Il était habillé d’une cape de voyage, un pantalon bouffant, des bottes et un turban. Un anneau passé à l’une de ses oreilles, il portait à son côté une dague et avait dans la main un poignard kattar. Il le pointa contre sa gorge.
-Alors tu me réponds chien d’infidèle.
-Mon nom seul inspire la crainte.
-Tu crois me faire peur petit malin, mais tu rigoleras moins quand je te vendrai au puissant Tarkane el Poussa dit le balafré.
-Jamais tu ne me vendras à lui.
-Tu crois ? je suis sûr que oui.
Il partit vers le feu de camp. Le lendemain matin, la caravane se remit en marche. Le serval, El Katarane était sur un beau pur-sang à robe blanche.
-Tu rameras dans ma galère jusqua ce que tu me dises ton nom et peut-être finiras tu le voyage dans ma cabine.
El Katarane arriva lui et ses hommes à la mer, là attendait sa galère: Le Condamnateur.
Ils laissèrent les chameaux sur la terre ferme. Mais le pur-sang, lui, fut mis sur le pont, ils prirent leurs provisions et le butin de leur rapine et les mirent dans la calle.
Le serval sourit et dit à Khenchar qui était maintenu par deux puissants fennecs.
-Tu vois, j’ai eu tout cela grâce aux esclaves vendus, aux pillages et aux raids.
-Tu gagnes ta croûte sur le dos des autres, tu parles d’un métier.
-Le monde est cruel, car seul les plus forts survivent, que veux-tu c’est la vie.
-Tu ne t’attireras que le mépris des autres, belle vie en perspective.
-Ton arrogance est sans fin, un jour, quelqu'un te tuera pour ça.
-Vous l’attacherez avec les autres, qu’il rame jusqu'à en être éreinté et là vous le fouetterez avec force coups de fouet. Jusqu'à ce qu’il révèle son identité comme ça je le dirai à Tarkane el Poussa pour qu’il sache à qui il avait à faire.
Il fit volte-face et monta la passerelle, les deux gardes avec lui. Ils ouvrirent deux lourds battants et s’engouffrèrent dans la galère.
Des bancs étaient disposés prés des rames.
Des esclaves étaient assis les pattes posées sur les avirons, leurs pattes étaient entravées par des chaînes qui étaient accrochées au banc.
Khenchar les regarda bien sous toutes les coutures, leur corpulence et leur âge.
Les galériens étaient tous assez âgés, ce qui n’arrangeait pas le guerrier, car il avait besoin de jeunes gens forts et robustes, pour le soutenir lors de sa sortie rapide car il ne voulait nullement rester accroché sur un banc et ramer jusqu’à s’en briser l’échine.
Les deux fennecs l’asssirent de force sur le banc en bois et l’enchaînèrent.
L’un d’entre eux retourna au fond de la galère, il s’assit, prit deux bâtons et se mit à tambouriner des tablas (tambour).
Le deuxième quant à lui prit un fouet et se mit à frapper quelques esclaves jusqu’à ce qu’ils se mettent tous à ramer.
Khenchar se plia aux règles, tout en cogitant sous l’oeil de son gardien qui le regarda avec un sourire édenté.
-Alors tu ne veux toujours pas délier ta langue c’est embétant.
-Car ça m’obligera à détendre mon poignet et à te donner une jolie balafre sur ta face de rat ?
Au moment où il allait le faire, le léopard lui enleva sa virilité grâce à un coup de patte bien placé.
Le gredin tomba à terre, Khenchar le souleva et lui fit un coup de boule en plein milieu du crâne, il y eut un craquement dérriére lui, le bruit avait cessé et la premiére vermine lui fit une bosse sur le haut du crâne, Khenchar tomba à terre. Un sourire satisfait se dessina sur les babines du fennec. Il détacha Khenchar et le ramena sur le pont. El Katarane qui avait tout entendu était sorti de sa cabine.
-Qu’il y a t’il ?
-C’est le prisonnier qui a envoyé Rardine aux cieux.
El Katarane rit jaune et d’un air supérieur lui dit.
-Mon bon Kamel quel dommage que je doive en arriver là.
-Vous allez me monter en grade ?
-Mais bien sûr mon ami.
Sa patte se posa sur le manche de son poignard kattar et d’un geste vif lui ôta la vie. Kamel tomba à genoux puis sa carcasse percuta le sol.
-Voilà qui est dommage mon cher, dit-il en regardant Khenchar.
- Car il va falloir te punir pour la mort de mes deux hommes en qui j’avais une confiance absolue, dit-il sur un ton mélodramatique.
Deux gardes l’empoignèrent.
-Comment osez vous, c’est vous qui venez de le tuer espèce de chien.
-Qu’on l’attache au mat, dit-il sur un ton sec.
Les deux gardes obéirent.
-Tu vas apprendre le respect.
Il se saissit d’un fouet le leva et baissa violemment son poignet. Une balafre suivie d’un peu de sang marqua sa peau. Khenchar le regarda sur un air de défit.
El Katarane continua de plus belle, le guerrier décrocha ses entraves et se rua sur le serval qui dégaina sa dague moghole. Khenchar se saisit du fouet que le brigand avait fait tomber.
Il lui fit une cicatrice sur toute la longueur de sa tête. Un effroyable flot de sang sortit de la coupure.
El Katarane se jeta sur lui le visage ensanglanté.
Le léopard prit le poignard kattar qui êtait au côté de la vermine et le planta dans le cou de son bourreau.
-T … tu…me paieras…ça.
Il tomba sur le sol, tout le monde avait regardé la scène, ébahi. Khenchar les regarda tous, il les méprisait.
CHAPITRE7
Tous les fennecs se jetèrent à corps perdu dans la mer. Khenchar descendit par la trappe et dit aux galériens.
-Vous êtes libres.
Tout le monde le regarda étonné car ils ne semblaient pas comprendre.
-Elkatarane est mort.
Il brisa leurs chaînes puis ils eurent une lueur dans le regard, puis un sourire se forma sur leurs babines.
Ils pourraient enfin goûter à la liberté. Ils montérent les marches une par une et une fois arrivés sur le pont ils pouvaient voir de nouveau le soleil, et respirer l’air marin à grandes bouffées, Khenchar se mit au gouvernail.
Le vent gonfla les voiles et la galéré avança, il pouvait déjà voir se profiler l’Inde.
Ils appareillèrent à l’aube. Une fois sur la terre ferme il distribua à tous de l’or et de l’argent qu’il avait prit dans les calles du serval.
Il était dans le territoire de Goa enfin. Des kshatryas (guerrier) approchérent de la galére.
-Êtes-vous El Katarane?
-Je suis désolé de vous le dire, mais non.
Au moment où il eut fini sa phrase les kshatryas dégainèrent des dagues.
Khenchar, lui avait déjà son arme à la patte, ce qui était pratique surtout encas d’extrême urgence.
Les dagues de ses adversaires tombérent sur le sol.
Ils n’avaient pas le temp de se jeter sur lui.
Ils s’étaient faits prendre sottement.
-Est que c’est Tarkane qui vous envoie ?
-Oui.
-Est ce que Panjim est loin ?
-Vous y êtes.
-Très bien je n’ai plus besoin de vous.
Il les taillada de part en part leurs corps tombérent.
La rage se lisait dans ses yeux.
-Namaste (bonjour).
Il se retourna c’était un brahmane (prêtre).
-Êtes vous un vaiçyas (paysan) ou un kshatriyas?
-Heu oui je suis kshatryas, mais je travaille pour mon compte voyez-vous.
-Très intéressant, notre souverain est un barbare un monstre d’ingratitude, je vous propose une chose.
Je vous paye armure et équipement plus le salut de votre âme. Et en échange tuez le.
-Avec joie d’ailleurs j’ai quelque démêlé avec lui.
-Parfait.
Il se retourna tout en faisant une pujas (prière).
-Attendez.
Le brahmane se retourna.
-Irais je au nirvana (paradis).
-Oui et vous avez la bénédiction de Brahmâ (le créateur).
Il lui donna une escarcelle remplie d’argent et le salua.
Khenchar courut de ce pas chercher un forgeron.
La ville de Panjim était très grande, on aurait pu se perdre dans son dédale de rues d’habitations et de temples immenses. La nuit arriva et il arréta de chercher.
Il dormit d’un sommeil réparateur sur le pavé.
CHAPITRE8
Le lendemain matin, il alla chercher de la nourriture, il déambulait dans les rues, l’air avait mille et une senteurs. Il pouvait voir des Indiens et des Indiennes assis sur des tapis orientaux. Ils avaient disposé des épices, des fruits, de la soie et de l’orfèvrerie.
Des Indiennes habillées de sari richement décorés, aux couleurs chatoyantes.
Elles faisaient leur marché, avec des paniers pleins à craquer, elles les portaient sur la tête ou par la poignée. Les Indiens eux, avec leur turban blanc sur la tête, dirigeaient leur mulet dans la foule compacte, certains faisait danser des serpents avec leur flageolet (flûte). Khenchar les narines frémissantes et les yeux écarquillés regardait le monde qui l’entourait. Il ne savait plus où donner de la tête, il était étourdi et abasourdi par toutes ces couleurs, il était émerveillé. Puis il vit un étal et acheta des chappattis (galette de pain) et il trouva un forgeron, un Français.
-Namaste ;
-Namaste que puis je pour vous ?
-J’aurai besoin d’une armure compléte, mais pas de soleret ni de gantelet, des poignards kattar et des glaives s’il vous plait.
Le forgeron le regarda longuement puis demanda.
-Vous ne voulez pas d’épée ?
Il lui montra la sienne.
-Belle piéce, bon je vais m’y mettre, mais j’aurai besoin de votre taille.
-Pourriez vous aussi me faire un heaume qui ressemble trait pour trait à ma tête.
- Je prendrai la tête de mon apprentit comme modèle. Lui aussi est un léopard, mais en tout cas tout ça prendra du temps.
-J’ai tout mon temps.
-Ça tombe bien car il me faudra une semaine.
-Une semaine.
-Je suis désolé ce sera un travail de longue haleine.
-Très bien je reviendrai dans une semaine.
Il sortit le cœur léger enfin il les vengera.
Il se dirigea vers le temple qui était derrière Panjim, Il fit quelques kilomètres dans la brousse et trouva un portique et, sur les deux colonnes, il aperçut une scène, de la vie de çakyamuni (Bouddha).
Il vit le monastère juste après. Il était immense, il y avait de hautes tours carrées aux étages superposers. L’édifice avait une toiture pyramidale surchargée de nombreuses corniches en retrait, les colonnes et les murs étaient recouverts de bas-relief. Il retrouva le brahmane à l’intérieur, celui-ci fut content de le revoir, c’était un vieux singe gentil comme tout, il avait une grande expérience de la vie de brahmane.
-Pourrais je trouver refuge ici ?
Bien sûr et le grand Hanuman (le dieu des singes) veillera sur vous.
-Est ce qu’il serait possible d’être un brahmane en même tant guerrier ?
-Tu voudrais être templier.
-Oui mais être seul.
-Tu as de la chance, je suis aussi chrétien, bouddhiste…
CHAPITRE9
Le premier jour, le monastère était en effervescence, car ils surent qu’un guerrier devrait passer une semaine dans son enceinte. Penchaï, le brahmane qui a aidé Khenchar devait leur dire.
-Mes amis n’ayez crainte, car ce léopard nous sauvera de l’oppression.
-Êtes vous bien sûr qu’il ne nous fera rien ? Demanda un novice.
-Ne craignez rien car il veut sauver son âme et voudrait goutter au repos éternel.
-Nous lui enseignerons l’une des nombreuses croyances que nous cultivons depuis des siècles, le christianisme.
- Comment lui faire apprendre le christianisme? Dit un père assez âgé.
-Eh oui.
-Mais ce n’est qu’un souillon un va nu pied, que dis-je un tueur à gage.
-Il voudrait se laver de tous ses pêchers et se mettre au service du Seigneur. Il aspire au rang de guerrier chrétien.
-Blasphème qu’est ceci.
C’est ce qu’il voudrait nous faire croire, dit celui çi en montrant ses canines menaçantes.
-Vous ne voyez pas c’est un don du ciel, c’est le seul qui veut se mesurer à El Poussa le démon mégalomane, excrément de la terre.
-Qui est avec moi ?
Toutes les pattes se levèrent dans un cri de joie.
Khenchar avait carte blanche, il s’en réjouit.
L’un des seuls à avoir tué un maharadjah.
Tout jouait en son avantage sauf l’équipement. Encore six jours complets avant le combat tant attendu.
Panjim s’ouvre devant ses yeux, il était à la fois émerveillé et apeuré oui apeuré, car il avait peur de se perdre.
La capitale du territoire de Goa lui donnerait du fil à retordre.
Il se débrouilla pour chercher à manger car il ne voulait pas indisposer les brahmanes par son affreuse façon de se comporter à table.
Il trouva un poissonnier et prit une daurade, bien fraîche et une banane mûre.
Il se trouva un coin tranquille pour allumer un feu. Il dépeça le poisson puis le tint au-dessus du feu flamboyant, il le mangea à belles dents puis fit de même avec la banane.
CHAPITRE10
Le soir, il rentra au temple.
Penchaï lui donna une paillasse et une couverture ainsi qu’un oreiller.
-Ne crains rien. Lui dit - il. Car demain ils auront une autre vision de toi.
Le lendemain matin, le singe attendait Khenchar près d’une statue de Shiva (dieu destructeur et fondateur).
-Tu as bien dormi?
-Oui.
-Aujourd’hui deuxième jour nous lirons l’Ancien Testament.
-L’Ancien Testament.
-Oui car il faudra que tu saches comment tout a commencé.
-Comment ça !
-Eh bien vois-tu avant notre arrivée sur terre, notre planète n’existait pas. Suivant plusieurs religions, le créateur avait différents noms et différentes formes. Par exemple Brahmâ et Yahvé a créé notre planète. Avant il faisait nuit tout le temps, puis Yahvé à dit<< Que la lumière soit !>> et la lumière fut. >> Dieu vit que la lumière était bonne et Dieu sépara la lumière des ténèbres : Dieu appela la lumière jour, il appela les ténèbres; nuits. Il y eut un matin premier jour. Dieu dit qu’il y ait une voûte au milieu des eaux et qu’elle sépare les eaux d’avec les eaux! Et il en fut ainsi ! Dieu fit donc comme une voûte et il sépara les eaux qui sont au - dessous de la voûte, des eaux qui sont au - dessus de la voûte Dieu donna un nom à cette voûte: le ciel. Il y eut un soir, il y eut un matin.
- C’est tout ?
-Non jeune mâle ce n’est que le prélude pendant six jours, je t’en dirai un peu plus sur notre mystérieuse existence.
CHAPITRE11
Le troisième jour Khenchar après avoir déjeuné se rendit une fois de plus devant la statue de Shiva. Le brahmane était là sur ses pattes arrière Khenchar s’assit.
-Le deuxième jour. Dieu dit :Que les eaux qui sont au - dessous du ciel s’amassent en une seule masse et que le sol ferme apparaisse ! Il en fut ainsi ; Dieu donna un nom au sol ferme la terre, et il appela mer la masse des eaux ; Dieu vit que cela était bon ; Dieu dit. Que la terre produise de la verdure, de l’herbe portant sa semence et des arbres qui donnent sur la terre des fruits contenant leur semence chacun selon son espèce ! Il en fut ainsi. La terre produit de la verdure, de l’herbe contenant sa semence selon son espèce, et des arbres dont les fruits ont en eux la semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin.
Khenchar le regarda ébahi.
-Que se passera-t'il ensuite ?
-Tu le sauras demain.
-Très bien.
Il sortit comme à son habitude et chercha à manger.
-Au secours.
Cette voix se fit entendre par Khenchar qui courut autant qu’il pouvait. Une fois arrivé au port, il vit une léoparde se faire malmener par deux musulmans: des rats
-Laissez là, tonna-t'il.
Les deux vermines le virent ce grand guerrier en pagne avec son épée scintillant au soleil. Sa carrure les effraya et le sang leur monta à la tête. L’esclave le regardait avec un visage de gratitude, il était venu la sauver. Il était beau comme un dieu et ses yeux couleur bleu glacier la firent chavirer.
-C’est qui ce guignol? Dit l’un deux.
-Chais pas mais, en tout cas il a l’air féroce le bougre.
-Ca c’est sûr, mais il ne va pas m’empêcher de partir avec l’autre.
Il sortait un cimeterre tout rouillé. Et courrut, Khenchar l’esquiva et lui transperça les côtes. Il eut un hoquet de stupeur et s’étala de tout son long sur le pavé.
-Incroyable. Dit l’autre avant de prendre la fuite.
Khenchar releva l’esclave, celle-ci se cramponna à son cou.
-Mon héros. Dit elle les larmes aux yeux.
Il n’avait jamais ressenti une telle émotion jusqu'à ce jour. Il était comme transporté de joie, il la souleva et la prit dans ses bras. Il courut au temple. Là il la déposa sur sa paillasse.
-Comment vous appelez vous beau guerrier ?
-Khenchar déglutit et enfin il dit.
-Je m’appelle Khenchar et vous ?
-Mathilde. Dit elle en rougissant
-Vous êtes seule?
-Oui.
Puis elle se mit à pleurer.
-Qu’avez-vous ?
-Tarkane a tué mes parents et m’a prise pour épouse, il me maltraitait, ses épouses étaient des pestes. Je me suis donc enfuie, mais ces deux vermines voulaient me violer. Puis me vendre comme esclave et puis vous êtes venu à mon secours comment puis je vous remercier?
-Acceptez de rester ici, vous serez logée, nourrie, blanchie.
-J’accepte.
CHAPITRE12
Le lendemain Khenchar déjeuna en sa compagnie puis il alla rejoindre Pensaï, le vieux singe.
-Le troisième jour Dieu dit : Qu’il y ait des luminaires à la voûte du ciel pour séparer le jour de la nuit, pour marquer les saisons, les jours et les années : Ils brilleront à la voûte dit ciel pour éclairer la terre ! Il fut ainsi Dieu fit donc le grand luminaire pour gouverner le jour, et le petit luminaire pour gouverner la nuit. Il en fit aussi les étoiles. Dieu les fixa à la voûte du ciel pour éclairer la terre, pour gouverner le jour et la nuit pour séparer la lumière des ténèbres. Dieu vit que cela était bon il y eut soir, il y eut le matin.
-Khenchar.
-Oui.
-Je sais que tu as fait venir une fille chez nous, il voudra la reprendre.
-Qui? Tarkane? il ne me fait pas peur.
Toute la journée, il parla avec Mathilde.
-Je faisais partie d’une famille de riches marchands. Il nous a fait prisonniers un long moment, nous étions au bord du gouffre. Puis un matin, il a demandé à mon père ma main, il s’y est opposé et donc il les a tous tués et il me garda tu sais la suite.
-Il paiera
-As-tu une famille ?
-Oui mais, je ne l’ai pas connu, j’ai été élevé par une lionne et elle a fait de moi un être sans pitié. Elle a voulu que je tue son mari, je l’ai fait, ensuite je me suis enfui, elle m’a poursuivi, je l’ai tuée. Puis j’ai été capturé par un serval. Je l’ai aussi tué, puis j’ai débarqué ici. Un brahmane m'a logé, nourri, je dois tuer Tarkane et je les sauverai tous au-tant qu’ils sont. J’ai voulu être un garant de la paix et un bon-chrétien. Je n’apporte que la mort, je descends à son niveau.
-Ne dis pas ça tu es brave et tu fais preuve d’une grande bonté.
CHAPITRE 13
Le quatrième jour. Dieu dit : Que les eaux se peuplent d’une multitude d’êtres vivants et qu’il y ait des oiseaux pour voler au - dessus de la terre en dessous de la voûte du ciel ! Dieu créa donc les grands monstres de la mer et tous les êtres vivants qui se glissent et qui foisonnent dans les eaux selon leurs espèces, et tous les oiseaux selon leurs espèces. Dieu vit que cela était bon. Dieu les bénit et leur dit. Développez-vous multipliez-vous remplissez les eaux de la mer et que l'oiseaux se multiplient sur la terre ! Il y eut un soir, il y eut un matin.
-Khenchar tu sauras bientôt la fin.
-Ah bon !
-Oui et que comptes-tu faire ce jour ?
-Tuer Tarkane.
-Très bien j’avais peur que tu oublies pourquoi tu es là.
- Comment pourrais-je oublier tout le mal qu’il a fait.
-Bien évidemment.
La journée était toujours la même, il arpentait la ville à la recherche d’un repas que maintenant il devait partager avec Mathilde. Ce qui ne le dérangeait pas, il avait une compagnie maintenant il n’était plus seul et plus le même. Il avait changé, il portait à la fois le fardeau de Mathilde et le sien. Deux bonnes raisons pour tuer Tarkane. Il payera la mort de ses parents ainsi que la mort des parents de Mathilde. Il retourna au temple avec de quoi soutenir un siége. Ils mangèrent à belles dents, puis il fut temps de se coucher et de reposer son corps et son esprit. Chose dont Khenchar avait le plus besoin. Il dormit d’un sommeil réparateur jusqu’au lendemain.
CHAPITRE14
Le cinquième jour Dieu dit : Que la terre produise des bêtes de toutes espèces : animaux des champs, reptiles, bêtes sauvages, chacun selon son espèce ! Il en fut ainsi. Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les animaux des champs selon leur espèce et tous les reptiles de la terre selon leur espèce. Dieu dit faisons les hommes à notre image notre ressemblance. Qu’il ait autorité sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les animaux des champs et toutes les bêtes sauvages et reptiles qui rampent sur la terre ! Dieu créa l’homme à son image à l’image de Dieu, il le créa ; homme et femme il les créa Dieu les bénit et leur dit : Développez-vous multipliez vous, remplissez la terre et dominez la. Ayez de l’autorité sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui vont et viennent sur la terre ! Dieu dit : Je vous donne en ce jour toutes les plantes à graines qui poussent sur la terre et tous les arbres qui portent des fruits avec leur semence : ce sera la vôtre nourriture. L’herbe verte sera la nourriture des bêtes sauvages, des oiseaux qui vont et viennent sur la terre. Il en fut ainsi. Dieu vit tout ce qu’il avait fait : Cela était très bon. Il y eut un soir, il eut un matin.
Il repartit pensant à tout ce que Pousaï avait dit. Il retrouva Mathilde assise en train de manger son repas, il s’approcha d’elle l’enlaça tendrement et l’embrassa amoureusement. Il était sous le charme, elle était sous le charme, il l’aimait, elle l’aimait. Rien ne le séparera d’elle, rien ne la séparera de lui… Ils continuèrent jusqu'à tard dans l’après-midi, jusqu’au soir, jusqu’au lendemain.
CHAPITRE15
Le sixième jour. C’est ainsi que le ciel et la terre et tout ce qu’ils contiennent furent achevés. Au septième jour Dieu avait achevé son travail et il se reposa en ce septième jour et il en fit un jour saint, parce que ce jour-là Dieu s’était arrêté de travailler après toutes ces créations qu’il avait faites. Voilà l’origine du ciel et de la terre lorsqu’ils furent créés.
-Au revoir Khenchar et n’oublie pas tue le.
-Mathilde on va y aller.
-Tu veux que je te suive?
-Oui ont t’achètera un beau sari et je viendrais voir Tarkane, tu seras ma prisonnière comme ça il ne sera pas en rogne dès le début, on va s’infiltrer en quelque sorte.
-Très bien ton idée tient la route.
Ils arrivèrent tous deux à la forge, le forgeron lui attacha le plastron les tassettes les canons d’avant-bras… Il attacha une ceinture à laquelle pendait le fourreau de cuir pour les poignards cathares. Il attacha aussi le fourreau pour son épée et pour ses glaives qu’il fixa à ses cuissards, il enfila des bottes de cuir marron, des gants et une cape bleu. Il mit son casque et paya le forgeron. En chemin, ils trouvèrent un très beau sari de soie bleu, un voile et une paire de babouches. Elle était resplendissante, ils partirent ensuite vers le palais. Où ils rentrèrent sans trouver la moindre difficulté. Tarkane avait invité du monde ce jour-là. Il se présenta et dit.
-Je vous rapporte votre épouse oh! Puissant Tarkane.
Il fit force courbette et se mit sur le coté.
-Je te remercie guerrier, veux-tu te joindre à nous ?
-Non merci puissant Tarkane car j’ai fort à faire en ce moment.
Il partit dans les jardins fit le tour et se retrouva sous une fenêtre. Pendant ce temps, Tarkane réprimanda Mathilde
- Mathilde mon ange tu m’as désobéi et donc je te laisserai en haut dans tes appartements tu as interdiction d'en sortir.
-Bien
Elle se rendit dans sa chambre et les gardes l’enfermèrent. Elle prit ses draps et elle en fit une corde qu’elle fit glisser contre le mur. Khenchar l’attrapa et escalada la façade. Une fois dans la chambre, il referma la fenêtre. Et il se cacha dans l’entrebâillement de la porte. Mathilde se mit à geindre et à crier.
-Je me meure à l’aide.
Les gardes ouvrirent la porte Kherson se rua sur eux et les tua.
-Reste ici mon amour, je vais m’occuper de lui.
Il descendit les escaliers et fonça dans la salle.
-Tuez le. Cria Tarkane.
Les ksatriyas sortirent de partout et l’encerclèrent. Il dégaina ses deux glaives et les faucha telle une moissonneuse batteuse. Voyant que rien ne pouvait arrêter ce fou, Tarkane s’enferma dans la pièce voisine. Mathilde ne supportait plus cette longue attente elle partit le rejoindre. Il prit ses poignards katars et délogea les gonds de leur attache, les portes tombèrent dans un vacarme épouvantable.
-Tu ne me tueras pas.
Khenchar avança, le regard impassible, il riait intérieurement.
-Qui es tu ?
-Le fils de ton ennemi.
-Tu mourras comme lui.
Mathilde débarqua à l’improviste. Khenchar la regarda Tarkane en profita, il se jeta sur son adversaire, cimeterre en main.
-Attention.
Au moment où le tigre allait abattre son arme Khenchar se retourna et lui taillada le flan gauche ;
-Tu as perdu.
-Non
Il se redressa et se jeta sur le léopard, lui ôta son heaume et essaya de l’étrangler dans un effort surhumain, Khenchar l’envoya valser. Il prit un poignard et le lança, l’arme transperça le fauve dans sa chute.
Khenchar tomba le souffle coupé, une flèche lui transperça la gorge.
-Noooooooooooooon.
Elle prit un poignard et le lança sur l’archer. Le lendemain un mausolée fut érigé en l’honneur de Khenchar. La cérémonie se fit dans le plus grand silence. Ils le déposèrent sur un autel, Mathilde lui mit son épée sur le ventre et croisa ses pattes sur la garde. On le recouvrait de plâtre. Une plaque de marbre fut posé à son chevet pour que l’histoire ne l’oublie pas. Khenchar fixait le plafond comme s’il attendait la lumière divine. Personne ne s’approcha sauf Mathilde qui sanglotait car elle n’avait pas eu le temps de mieux le connaître, à peine mariée et déjà veuve. Elle toucha son ventre rebondi, elle était enceinte. Si c’est un mâle, il reprendra la noble quête de son père. Après tout ce que son paternel avait accompli jamais personne n’oubliera son nom : Khenchar le guerrier
FIN
